Les PME suisses et les réseaux sociaux : une équipe qui gagne?

médias sociaux

PME suisses et Réseaux sociaux : une équipe qui gagne ?

Eracom, Ecole Romande d’Arts et Communication

Ecole Supérieure Es 370 Lausanne

Mémoire de fin d’études

médias sociaux

« Quelles stratégies d’adoption peut-on proposer aux PME suisses

qui désirent optimiser leur présence en ligne à l’aide des médias sociaux ? »

Mémoire de fin d’études présenté par David Duperrex

Conseillère: Stéphanie Booth

Lausanne mai 2010

Executive summary

Ce document étudie la relation entre les PME suisses romandes et les réseaux sociaux. Durant mes études ES, j’ai observé les opportunités et les risques liés aux médias sociaux.

Cette technologie a pris un essor considérable et modifie les relations entre le client et le fournisseur de service ou de produit. Elle influe sur le monde des affaires mais également sur la sphère privée.

Lors de mes recherches, j’ai constaté que les entreprises suisses n’utilisent pas, ou très peu, la technologie des réseaux sociaux. Pourtant les entreprises qui se servent des réseaux sociaux pour dialoguer avec le client amènent une plus-value à leur société.

De plus, la technologie qui supporte les médias sociaux a un potentiel énorme.

Ce travail

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Les composantes de la confiance dans le commerce en ligne

3.4.3 Les composantes de la confiance

Les chercheurs Barney et Hansen (1994) ont mis en évidence trois composantes de la confiance : une forme faible, semi-forte puis une forme forte de confiance. Ces composantes permettent de connaître le niveau de confiance qui sera accordé au cours d’une transaction.

Le mode de confiance dominant dans le commerce électronique est la « forme semi-forte », elle est caractérisée par la présence d’un cadre légal fort basé sur la connaissance des risques encourus par les comportements opportunistes.

Elle est fortement similaire avec les sanctions exercées dans le commerce traditionnel ; les parties engagées dans l’échange comptent particulièrement sur les mécanismes de contrôle pour le bon acheminement de leur produit et donc de la confiance envers l’entreprise qui devra prendre ses responsabilités en cas de litige.

On peut alors se demander si l’économie du partage sur internet peut se référer à la même composante. Tandis que la forme faible concerne principalement les échanges à faibles risques tels que les marchés très compétitifs, le niveau fort de confiance concerne les marchés d’échanges risqués mais quasiment invulnérables du fait que les parties engagées ne font pas preuve d’opportunisme.

Nommée également confiance relationnelle par Rousseau et al. (1998), « La confiance apparaît malgré d’importantes vulnérabilités dans l’échange, peu importe s’il existe des mécanismes de gouvernance sociaux et économiques élaborés ».

Cela signifie que

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La distance et la confiance dans les échanges électroniques

Modèle générique de confiance dans le commerce en ligne

3.4. Distance et confiance dans les échanges électroniques
3.4.1 La distance
La distance physique entre les membres d’une communauté sur internet est le principal facteur qui rend l’établissement des relations de confiance difficiles. Malgré les logiques de dons et contre dons que les chercheurs ont mis en avant pour expliquer les échanges distants, on observe que la difficulté des rencontres en face à face et la connaissance limitée de l’autre entraînent le refus de beaucoup d’internautes d’échanger. C’est la peur d’être arnaqué par un inconnu et donc de ne pas obtenir de contre don, surtout dans les cas d’interversion par voie postale, qui limiterait la croissance de l’économie du partage.
Si les nouvelles techniques de l’information et de la communication jouent un grand rôle dans l’aboutissement et la coordination des échanges, le face à face et les échanges directs restent indispensables pour construire des relations de confiance interpersonnelles, actuellement peu développé dans les réseaux distants.
Les communautés jouent le rôle d’intermédiaire et pâlissent à l’anonymat des acteurs en les rassurant de plusieurs manières. En créant une identité, c’est-à-dire un site communautaire, le consommateur reconnaît sa valeur grâce à un logo, un slogan ou des codes couleurs. Il peut analyser le niveau de confiance qu’il souhaite lui accorder en observant par exemple le nombre d’utilisateurs, l’activité du site, ou les avis des utilisateurs. On parle alors de confiance

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Production de la confiance : conditions et communication

3.3. La production de la confiance

Les actes de confiance sont régit par plusieurs conditions qu’ont réussi à mettre en avant les chercheurs au cours des vingt dernières années.
La mise en commun de leurs travaux permet de dresser plusieurs facteurs nécessaires à la production de la confiance.

3.3.1 Les neuf conditions de construction de la confiance

Grâce aux recherches de ces 20 dernières années, psychologues et sociologues ont réussi à créer les neuf conditions de construction de la confiance qui nous permettent de pouvoir mettre en place un processus solide et concret qui sera utile à un entrepreneur de l’économie du partage. 12

  1. 1- Identifier clairement le groupe et l’objectif commun par l’intermédiaire d’une communauté.
    2- Définir les objectifs et les délais du site.
    3- Instaurer des mécanismes d’apprentissage par le biais de vidéo ou de tutorial.
    4- Rendre possible la communication entre les membres tels que la messagerie instantanée ou les mails.
    5- Trouver un partenaire régulier à l’échange telle qu’une personne effectuant un même trajet régulièrement en voiture.
    6- Mettre en place un règlement.
    7- Exercer le contrôle sanction en donnant la possibilité d’exclure un utilisateur.
    8- Avoir une équipe qui gère le site.
    9- Création de routine commune aux membres de la communauté en incitant les utilisateurs à laisser des avis sur leurs expériences avec une personne de la communauté.

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La confiance : moteur du développement de l’économie de partage

3. La confiance : moteur du développement de l’économie de partage
« Une confiance abondante promet l’équité et la croissance, une confiance défaillante condamne à l’injustice et au sous-développement. » Peut-on se fier à la confiance ?L.Eloi (2009)
3.1. Contexte
Là où nous observions une diminution des relations sociales et un individualisme fort, la confiance a été remise au goût du jour par les entrepreneurs et l’on se demande actuellement si ce n’est pas ce besoin qu’il reste à combler chez les consommateurs. On remarque que l’estime de soi tend à augmenter lorsque l’individu est perçu positivement par sa communauté. Dans la pyramide de Maslow, le besoin d’appartenance est comblé au travers de l’honneur, de la fierté et de la confiance qu’un groupe accorde à une personne ou un membre. Principe crucial de l’économie du partage, la confiance est considérée comme l’élément principal permettant son développement et l’on remarque qu’elle fonctionne mieux lorsque les réseaux en ligne influencent les connections fiables. Des plateformes intermédiaires entre deux individus ont été créés dans l’objectif de rassurer le consommateur, et plus le réseau de ce site est important plus ont remarque que la confiance augmente car les utilisateurs ont plus d’avis sur une personne, ils peuvent connaître sa réputation, son historique et son savoir-faire.
Sur internet, pour évaluer la confiance, la plupart des réseaux sociaux utilisent un système de scoring. Chez WhipCar par

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Les critiques de l’économie du partage, agrandir les communautés

2.5. Critiques de l’économie du partage
De plus en plus nombreux sont les sites internet axés sur l’économie du partage. Les entrepreneurs sont confrontés à plusieurs difficultés qu’ils convient de citer afin de mieux comprendre les enjeux de son évolution. Les deux grands enjeux sont donc de faciliter l’accessibilité puis l’usage.
2.5.1 Difficultés pour agrandir les communautés
L’obstacle principal de l’évolution de l’économie du partage figure dans la difficulté de fédérer de nouveaux consommateurs afin d’agrandir ses communautés.
Outre le fait de devoir communiquer sur la naissance ou l’existence d’un site internet, il convient de convaincre les internautes de s’y inscrire et non de simplement visiter et prendre connaissance de son activité. Le site internet et notamment sa page d’accueil doit donc être créé et pensé avec soin afin de fédérer un maximum de personnes à son utilisation.
De plus, l’inscription d’une personne sur un de ces sites ne signifie pas systématiquement qu’il deviendra un utilisateur régulier ; en effet, le site doit satisfaire les intérêts personnels et susciter l’envie par la facilitation de son usage.
Pour cela, il est important d’accompagner la formation des communautés en les regroupant par intérêt communs ou géographiques.
Après la création de plusieurs communautés, le second enjeu et le plus important est de la faire fonctionner et évoluer sans cesse afin de fidéliser le consommateur. Par exemple, sur le site La Ruche qui

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Les déclinaisons de l’économie du partage : Trois modèles

Les trois formes de l’économie du partage

2.4. Les déclinaisons de l’économie du partage
Motivés par l’envie de payer moins cher et de mieux consommer, on voit apparaître un changement des pratiques, et une réelle motivation du consommateur pour les circuits de distribution court, le troc, la location ou encore l’achat entre particulier. Cette cause d’intérêt général intéresse de plus en plus les entrepreneurs qui se lancent à l’assaut de ce nouveau filon prometteur.
On dénombre aujourd’hui plus d’une centaine de sites internet communautaires, ou entreprise sociale de base communautaire8, en France, et plus de 1500 formes de consommation collaborative dans le monde.
2.4.1 Trois modèles
Afin de mieux comprendre la consommation collaborative, nous allons étudier ses différents modèles économiques, au travers de ces trois distinctions :
Les trois formes de l’économie du partage
Shéma 4 : Les trois formes de l’économie du partage
Source : Consocollaborative.com
2.4.2 L’économie de fonctionnalité
« L’économie de fonctionnalité, qui vise à optimiser l’utilisation – ou la fonction – des biens et services, se concentre sur la gestion des richesses existantes, sous la forme de produits, de connaissances ou encore de capital naturel. L’objectif économique en est de créer une valeur d’usage la plus élevée possible pendant le plus longtemps possible, tout en consommant le moins de ressources matérielles et d’énergie possible. Le but est d’atteindre ainsi une meilleure compétitivité et une

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Qu’est-ce que l’économie du partage ?

Qu'est-ce que l'économie du partage ?

2. Qu’est-ce que l’économie du partage ?

« Une alternative à la disparition des formes traditionnelles de solidarité », 2010-E.Batista et Al.

Alors que la politique actuelle est verticale, hiérarchique et centralisée, le système collaboratif se base sur la coopération horizontale, décentralisée et de pouvoir partager entre les acteurs.

Dans le système actuel, les échanges marchands créent de plus en plus d’exclusion sociale et de défiance.

Lassées de consommer, de dépenser toujours plus, de remplacer des objets aux durées de vie volontairement raccourcies; les consommateurs des pays développés commencent à livrer une lutte contre le gâchis et la diminution des ressources naturelles en rapprochant au plus près les individus.

Au Brésil, les chercheurs ont observé que depuis une dizaine d’années, des formes nouvelles d’organisation rurales se sont basées sur la production de petite quantité et sur la proximité des différents acteurs pour établir leur croissance.

Ces entreprises se sont fondées au sein de communautés ou de personnes ayant des liens entre elles, ce qui permet de montrer également le retour, aux quatre coins du globe, des valeurs communautaires et sociales.

Nouveau modèle de croissance orienté vers le développement durable, la consommation collaborative ou l’économie du partage est rendue possible grâce à l’explosion d’internet et des réseaux sociaux qui rapproche considérablement les populations.

En se positionnant hors des

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Les conséquences de consommation de masse

Les conséquences de consommation de masse

Les conséquences de consommation de masse: gaspillage et stockage

1.3 Les conséquences

1.3.1 Le gaspillage

L’un des facteurs de la consommation de masse ayant des effets environnementaux néfastes a été l’augmentation des produits jetables.

Combien d’objets jetables utilisons-nous chaque jour sans même se soucier des effets qu’ils produisent ?

L’augmentation des déchets est l’un des problèmes actuels les plus difficiles à traiter, à organiser et à valoriser.

À l’époque de la création du premier gobelet jetable par Moore et Luellen, en 1907, les conséquences d’un tel produit sur la planète n’avaient pas été examinées. Le sociologue Robert K.Merton a mis au jour la « loi des conséquences involontaires » se définissant comme les actions dont les personnes n’ont pas anticipé et voulu les conséquences.

Dans cette loi, le sociologue identifie cinq sources de conséquences involontaires dont l’ignorance et l’intérêt immédiat révèlent profondément les raisons de l’hyper consommation.

Culture de masse, Rêve américain et atomisation

Il est impossible d’anticiper toutes les conséquences de nos actes, et lorsqu’un consommateur souhaite ardemment quelque chose il va choisir d’ignorer les effets à long terme pour privilégier une réponse immédiate à ses besoins ou désirs.

1.3.2 La possession et le stockage

Au début des années 90, une famille américaine détenait deux fois plus d’objet que 25 années plus tôt.

Les conséquences de consommation de masse

La taille des maisons a également augmenté de 50 % en 50 ans et les garages sont devenus quasiment indispensables.

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Influence des comportements de consommation de masse

Influence des comportements de consommation de masse

Facteurs d’influence des comportements de consommation de masse

1.2 Les facteurs d’influence

1.2.1 La montée en puissance des entreprises

Le premier facteur d’influence de ses comportements de consommation de masse a été la montée en puissance des entreprises.

L’enjeu pour elles était de transformer les besoins en désir, sachant que celui-ci n’a pas de limite.

En jouant sur le pouvoir des émotions, elles ont créé des objets attirant les convoitises et pouvant ainsi parvenir à convaincre consciemment ou inconsciemment des leaders qui à leur tour influencent des groupes à l’imitation, et les pousse à l’achat.

Pour réussir à atteindre leurs objectifs, elles ont d’abord innové technologiquement pour ne pas rompre le rythme lors de l’absence de grand changement;

Puis en développant des nouveaux design pour inciter les consommateurs à acheter la nouveauté.

Afin de pousser la consommation, les compagnies ont cherché à diminuer la durée de vie de leur produit afin que le taux d’achat de remplacement augmente et, par conséquent, leur profit.

L’exemple qui bat tous les records est le téléphone portable avec en moyenne 18 mois de vie.

Pour ce qui est de l’habillement, l’apparition de la mode a influencé le remplacement des vêtements, pour réduire les prix et coller au désir de remplacement, la production est devenue moins qualitative au détriment de leur tenu au fil du temps.

Pour les entreprises, les problèmes de production se sont transformés en problème de demande ce qui les a incités à trouver de nouvelles façons de vendre des produits déjà existants. Fabriquer des produits d’excellente qualité est alors devenu un mauvais moyen de faire du business.

Les entreprises ont augmenté leur compétitivité en diminuant le prix des produits pour attirer une nouvelle clientèle.

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Société de consommation et surconsommation : définitions

La société de consommation

1. XXème siècle et consommation de masse : effets et conséquences.

1.1 La consommation

1.1.1 Définition de la consommation

La consommation « désigne un ensemble de comportements réalisés par les individus, les entreprises ou un État dans le but de satisfaire des besoins ou des désirs depuis la décision et les modalités d’achat de biens ou services, jusqu’aux interactions qui gravitent autour de l’achat et de son usage. »2

Selon Keynes, le revenu disponible des ménages qui leur permet de consommer ou d’épargner est divisible en deux :

  1. Les revenus primaires sont issus de l’activité professionnelle d’un individu ou des rentes perçues grâce à la possession d’un patrimoine tel qu’un appartement.
  2. Les revenus de transfert concernent l’écart entre les prestations reçues par l’État et celles qui sont prélevés par celui-ci comme les impôts sur le revenu.

La consommation régit la croissance économique mondiale et permet au pays de se développer.

Plus la consommation d’un pays est forte, plus ce pays pourra se développer et c’est pourquoi les politiques gouvernementales se soucient fortement du pouvoir d’achat et de la compétitivité des entreprises pour établir leur prévision de croissance.

Actuellement, l’Europe est confronté à l’essoufflement de la consommation des ménages et à l’augmentation du taux de chômage ; la montée en puissance des pays émergents comme le Brésil ou la Chine, ayant des revenus moins élevés, reduit considérablement la compétitivité de nos

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Le rôle de la confiance dans l’économie du partage

Le rôle de la confiance dans l’économie du partage

Le rôle de la confiance dans l’économie du partage : pratiques, communautés et enjeux


Groupe Sup de Co Amiens Picardie
ESC 3

Thème du Mémoire de recherche appliquée: La confiance

Sujet du mémoire :

Le rôle de la confiance dans l’économie du partage
Le rôle de la confiance dans l’économie du partage

Etudiant : Justine Piclin

Conseiller de recherche : Corina Parashiv

No. Portable : 06 60 63 48 13

Année de réalisation :
2011/2012

 

Résumé :

Un entrepreneur de l’économie du partage doit-il privilégier la confiance pour faire évoluer sa communauté ? Pratiques, communautés et enjeux de la confiance.
Ce mémoire aborde la mutation actuelle des comportements de consommation de masse vers une économie décentralisée que l’on appelle économie du partage. On observe actuellement une recrudescence des échanges, des trocs, des dons et des achats groupés entre particuliers et l’on cherche à prouver que l’utilité d’un objet prime sur sa possession.
Nous aborderons plus particulièrement le domaine de la confiance au sein des échanges distants entre particuliers et nous verrons comment les

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Réaffirmer le rôle clé du vendeur dans la décision d’achat

Réaffirmer le rôle clé du vendeur dans le luxe

3.2.5 Réaffirmer le rôle clé du vendeur dans le luxe

Le vendeur a un rôle clé à jouer dans la décision d’achat, c’est le maillon final de la communication vers le client. H. Péretz analyse très précisément le comportement et l’habillement des vendeuses dans le prêt-à-porter de luxe qui permet, malgré l’existence d’une différence sociale conséquente, de développer une identification entre la vendeuse et sa cliente notamment à travers l’identité vestimentaire des vendeuses.
Parmi les éléments caractéristiques de la relation sociale établie entre le vendeur et le client, on peut notamment retenir le fait qu’il existe « de longues relations personnalisées avec le client», qu’on cherche à « construire l’identité du vêtement » et une « identité sexuelle et […] vestimentaire » entre le vendeur et le client89.
La relation établie avec le client est essentielle pour le remettre au sein de la communication, comprendre au mieux ses attentes et le fidéliser.
Il est notamment important à cette fin d’établir un climat d’honnêteté afin d’arriver à influencer la décision d’achat sans lui donner le sentiment qu’il a été trompé ou manipulé. Les vendeurs doivent par ailleurs identifier les attentes des clients et adapter leur comportement en fonction de ceux-ci.
Ainsi certains clients sont sensibles aux flatteries alors que d’autres vont au contraire résister voire se braquer

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Les nouvelles théories du marketing: les marques de luxe

Les nouvelles théories du marketing: les marques de luxe

Les théories du marketing et la communication des marques de luxe

3.2 L’application des nouvelles théories du marketing pour renforcer la communication des marques de luxe

Aujourd’hui on assiste à une démocratisation du luxe qui entraîne une évolution de certains codes : le luxe oscille entre la tradition et l’innovation et la question se pose de comment concilier ces deux nécessités.

La démocratisation du luxe a entraîné une nécessaire adaptation tout d’abord de l’offre et donc des marques de luxe qui ont privilégié souvent la logique financière aux traditions artisanales.

Elles ont eu recours aux méthodes du mass marketing et se sont écartées des codes propres aux marques de luxe.

Du côté des consommateurs, l’attente a également évolué avec une volonté d’avoir un produit moins ostentatoire mais plus en mesure de répondre à des leviers émotionnels.

3.2.1 Le plaisir comme moteur principale de la décision d’achat

Le luxe se trouve donc à un moment charnière où du fait justement de ses particularités, il pourrait tirer d’importants bénéfices des opportunités offertes par les nouvelles théories du marketing.

L’adhésion à une marque repose en effet selon le neuromarketing en grande partie sur une émotion attendue de plaisir.

Pour comprendre pourquoi certaines marques résistent ou non au prix des concurrents, il est nécessaire d’aller au-delà de la simple notoriété de la marque80. Le choix entre la marque et le prix est déterminé par la relation entre les facteurs de plaisir, de peur et de récompense.

Or le plaisir est certainement la motivation

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Les limites de la communication du luxe : les paradoxes

3. Repenser le marketing du luxe: pistes de réflexion

3.1 Les limites de la communication du luxe

Certains auteurs prétendent que les publicités des marques de luxe sont peu créatives et se ressemblent beaucoup entre elles69.
Effectivement il existe certains codes à respecter dans le luxe et de nombreux points communs entre les publicités, toutefois l’originalité est ce qui permet aux marques de réellement se différencier et marquer les esprits.
Cela peut certaines fois conduire à diverses dérives.

3.1.1 Entre ostentation et discrétion

Le luxe tout comme la communication ont pour but de faire rêver et ont une influence mutuelle l’un sur l’autre.
Le marketing peut être très efficace pour promouvoir les marques de luxe mais une utilisation trop large de celui faire courir le risque à la marque de perdre son particularisme : « en même temps qu’il crée des rêves, le marketing brise les illusions »70.
D’un autre côté, les marques de luxe ont une notoriété exacerbée. Ce paradoxe apparaît notamment dans la communication du luxe qui tout en étant inaccessible est pourtant omniprésent. Les marques de luxe visent une large communication alors que même que leur clientèle est réduite et que le luxe se veut confidentiel et élitiste.
Ce qui est essentiel est d’entretenir la notoriété des marques et non pas forcément de vendre ; on constate notamment que la notoriété spontanée de certaines marques de luxe atteint quasi 100% même auprès de non-consommateurs.
Cette communication alors même qu’elle vise

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