La clientèle des marques de luxe : consommation extrême

2.2.2 La clientèle des marques de luxe

La difficulté des marques de luxe est celle de sensibiliser une clientèle peu homogène.
On y trouve ainsi les clients réguliers qui ont un pouvoir d’achat important et qui ont été fidélisés à la marque mais aussi des clients occasionnels qui même s’ils effectuent peu d’achats en volume par personne, représentent une clientèle très nombreuse.

Les apports des produits de luxe

La clientèle du luxe recherche dans la consommation des produits de marque de prestige des apports très différents qui sont définis soit de manière égocentrique soit par rapport aux autres. On peut ainsi distinguer trois apports :

– Un apport personnel :

Le client est satisfait de son achat car il a voulu se faire plaisir et s’acheter un produit dont le prix est en relation directe avec la satisfaction recherchée. Selon les statistiques IPSOS des hauts revenus 2008, les achats de produits de luxe se font à 55% pour une satisfaction purement personnelle.

– Un apport social :

L’achat d’un produit de luxe permet à la clientèle d’affirmer son statut social. Elle constate alors un retour qualifiable sur la reconnaissance de son statut, le respect de ses responsabilités et son importance dans la société.

– Un apport élitiste :

Le client cherche à se distinguer et avoir une reconnaissance d’autrui en vue de sa possession de produits de prestige. Selon IPSOS 2008 23% des hauts revenus de France affirme que le luxe favorise un sentiment d’appartenance à des clubs exclusifs.

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La communication du luxe : marque, produit, motivation et signes

2.2. Les spécificités de la communication du luxe
Les signes de reconnaissance d’une marque sont primordiaux dans la communication du luxe. Le luxe est en effet le secteur où la logique de marque joue le plus grand rôle et donc le consommateur également car les marques sont des systèmes vivants centrés autour du consommateur ; sa communication est donc cruciale pour s’ouvrir sur l’environnement44.
2.2.1 Une communication dictée par les particularités du secteur
Il est important de connaître l’histoire du luxe et les différentes influences qu’il a subit pour comprendre certaines des caractéristiques de sa communication. Une idée reçue notamment est que le mot luxe vient de « lux », la lumière. Or son origine étymologique n’est pas lux mais « luxus » qui signifie l’excès. Ce terme permet de rendre compte des principales caractéristiques du luxe à travers trois directions : l’écart vers le haut qui se traduit notamment par l’utilisation de mots comme exceptionnel, unique ou encore des termes religieux ; l’écart de côté qui se traduit par une revendication de différence ou encore la mise à distance et enfin l’écart vers le bas qui se traduit par son amoralité et même l’utilisation de la pornographie45.
La forte image de marque
Il est tout d’abord important de comprendre que la marque dans le luxe agit comme un contrat : l’achat d’une marque de luxe ne se limite pas à l’achat d’un produit en tant que tel mais c’est aussi l’achat d’un nom véhiculant une forte

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Le secteur du luxe : particularités, activités et définitions

Pyramide présentant les différentes catégories des produits de luxe et leur diffusion

2. Les particularités de la communication du luxe
Le luxe est une étude de cas privilégiée pour comprendre le rôle du neuromarketing et surtout les nouvelles opportunités qu’il offre dans secteur. Pour mieux comprendre les enjeux de la communication du luxe, il nous faut tout d’abord bien appréhender les particularités de ce secteur.
2.1 Les particularités du luxe
2.1.1 Les grandes activités du luxe
Dans l’ouvrage, Management et marketing du luxe, on trouve une classification des principales activités du luxe. Chacune de ces activités a des particularités distinctives.
* L’activité de haute-couture est particulière du fait qu’elle repose sur deux nationalités phares : françaises et italiennes et quelques autres plus secondaires comme les Etats- Unis, l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Souvent le prêt-à-porter féminin est le produit de lancement d’une marque. Les facteurs de réussite dans cette activité sont notamment la gestion du processus créatif et la présence internationale de la marque.
* La parfumerie est une activité elle aussi particulière car elle propose des produits de luxe en nombre et à un prix abordable tout en véhiculant les valeurs propres au luxe comme le raffinement et l’identité du produit. Ce qui est essentiel dans la parfumerie c’est avant tout l’environnement du produit et cela explique que le budget publicitaire de ces produits est très important. Ce marché est dominé par un nombre limité de sociétés qui couvrent la majorité du marché.

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Le neuromarketing : déf., cerveau, décision d’achat, engouement et limites

Le neuromarketing : une opportunité nouvelle pour comprendre les décisions du consommateur

La problématique du neuromarketing et les décisions du consommateur

1.3 Le neuromarketing : une opportunité nouvelle pour comprendre les décisions du consommateur

On a donc constaté que le marketing traditionnel ne semble pas en mesure d’expliquer totalement les comportements changeants des consommateurs.

Le neuromarketing lui affirme qu’en observant le cerveau du consommateur lors de ses décisions d’achats, on pourrait comprendre les éléments déterminants celles-ci et offre donc de nouvelles opportunités pour comprendre l’impact de la communication et de l’environnement sur les consommateurs.

1.3.1 Définition du neuromarketing

« Le neuromarketing consiste, par l’observation de l’activité cérébrale, à analyser les émotions des consommateurs pour savoir avec précision ce qui conditionne leur acte d’achat »22.

Le test bien connu de Pepsi et Coca-Cola montre qu’à l’aveugle, les consommateurs préfèrent le goût du premier mais lorsqu’ils voient les deux produits, leur préférence va pour Coca en raison de l’image qu’ils se font de la marque.

Lorsque les consommateurs ont connaissance de la marque, c’est la zone préfrontale du cerveau qui s’active, celle qui correspond à l’estime de soi.

Qu’est-ce que le neuromarketing ?

Le neuromarketing en se basant sur l’activation des zones du cerveau créée par les stimuli permet donc de voir quels sont les facteurs sensoriels, émotionnels et affectifs qui influencent l’achat et donc de mieux identifier quel sens prime dans la prise de décision.

Les nouvelles technologies offrent des possibilités considérables d’identifier les parties du cerveau humain les plus stimulées

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La décision d’achat : inconscient, mémoire, émotion et attentes

l’inconscient du consommateur

La décision d’achat et le neuromarketing : l’inconscient, la mémoire, les attentes et l’émotion

1.2. La décision d’achat

Lorsque l’on se concentre sur l’interaction entre le client et le professionnel tout un ensemble d’éléments non verbaux comme les gestes ou les postures ont un impact sur l’inconscient du consommateur et donc sur sa décision d’achat.6

Ces stimulateurs ont un impact différent sur l’individu selon son vécu mais aussi ses prédispositions au moment de l’achat.

En effet, un ensemble d’éléments : la pensée, l’environnement social, la culture, l’expérience propre du consommateur et ses croyances doivent être étudiés conjointement pour comprendre le comportement du consommateur.

Le neuromarketing prend en compte ces différents éléments, tant les stimuli présents au moment de l’achat que le passé du consommateur, dans l’explication de la décision d’achat.

1.2.1 Le rôle de l’inconscient

Le professionnel du marketing doit comprendre comment les pensées conscientes mais aussi inconscientes se créent. Didier Courbet affirme que les dernières recherches en socio- cognition prouvent clairement l’influence inconsciente de la publicité 7.

Il présente une expérience qui montre qu’en se basant sur le temps de réponse, on peut comprendre ces effets inconscients.

La compréhension des métaphores inconscientes permet de dévoiler les sentiments et besoins apparents mais aussi cachés des consommateurs.

Ces métaphores sont créées par les expériences propres à chacun et il est nécessaire de les utiliser au mieux pour développer des produits correspondant aux besoins réels du

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L’application du neuromarketing dans le secteur du luxe

neuromarketing

L’application du neuromarketing dans le secteur du luxe

Mémoire de recherche applique

Sujet :
 neuromarketing
L’application du neuromarketing dans le secteur du luxe

Etudiant :
Pierre-Nicolas SENNE

« Le type de rideaux que l’on trouvait aux fenêtres de la plupart des maisons du village variait en fonction du degré de visibilité de chaque fenêtre. Les rideaux les plus onéreux se trouvaient où ils pouvaient être vus le plus clairement et étaient de loin supérieurs à ceux pendus aux fenêtres qui étaient cachées du public.
De plus, il était d’usage pour ce genre de tissu qui a des motifs imprimés uniquement d’un côté, qu’il soit utilisé de façon telle que la décoration soit orientée vers l’extérieur.
Cet emploi de tissus les plus en vogue et les plus coûteux de façon qu’ils soient le plus sûrement remarqués, est un moyen typique d’acquérir du prestige »

Sociologue Williams (1956)

Introduction générale :

Le neuromarketing cherche à expliquer et à mieux comprendre le comportement du consommateur en étudiant les zones de son cerveau qui s’activent lors du processus d’achat.

Il voudrait donc pouvoir expliquer de manière biologique, voire même scientifique, les mécanismes d’achat qui seraient le résultat d’un certain processus cérébral.

Le neuromarketing permettrait d’influencer, voir même de manipuler, le consommateur en déterminant, selon l’objectif à atteindre, sur quelle zone de son cerveau la communication doit agir.

Dans la pratique, l’intérêt du neuromarketing consiste à faire croire au consommateur que la motivation d’achat qui lui est soudainement venue provient d’une décision consciente et choisie par lui-même.

Or les théories du neuromarketing affirment que ce stimulus a été créé par une manipulation du cerveau primitif de cette personne et que son acte n’est en fait que la résultante d’une décision inconsciente liée au subconscient.

Le neuromarketing se base sur le postulat que les êtres humains prennent leurs décisions de façon émotionnelle et les justifient ensuite rationnellement.

Les émotions sont prises en charge et traitées par le cerveau intuitif et la décision finale est prise par le cerveau primitif.

Le rôle primordial des émotions apparaît constamment dans notre vie quotidienne, personnelle ou professionnelle.

Or, peu de ces facteurs « intangibles » sont véritablement pris en compte dans les approches économiques car ils ne sont pas nécessairement rationnels ou logiques et donc plus difficilement mesurables et appréhendables.

Du fait que le neuromarketing affirme que les émotions sont au cœur de la décision d’achat, il nous faudra également étudier les hypothèses du marketing émotionnel.

Nous allons dans notre mémoire, mettre en lumière les théories du neuromarketing en les appliquant au secteur du luxe.

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L’influence de la diffusion d’odeur sur les consommateurs

L’influence de la diffusion d’odeur sur les consommateurs

2. Cadre conceptuel de l’étude et hypothèses de recherches

2.1. Objectif de l’étude

L’objectif de cette étude est de tester l’influence d’une composante de l’atmosphère, l‘ambiance olfactive, sur les réponses émotionnelles, cognitives et comportementales des consommateurs: effectivement, Bitner (1992), Kotler (1973-1974) et Mehrabian et Russel (1973) indiquent que l’atmosphère des points de vente permet de modifier les réponses des consommateurs dans le but d’augmenter le comportement d’approche des consommateurs.

Des tests sur ce sujet ont déjà été réalisés par Daucé (2000) mais il préconise, puisque son étude est peu généralisable, de tester l’influence de la diffusion d’odeur dans d’autres entreprises de distribution.

Pour comprendre l’influence de la diffusion d’odeur sur les réponses des consommateurs nous nous sommes basés sur le travail de Bitner (1992), Kotler (1973 – 1974) et Mehrabian et Russel (1973) pour définir le cadre conceptuel testé lors de notre étude.

2.2. Le cadre conceptuel

Figure 2.1: Cadre conceptuel de notre étude.

L’influence de la diffusion d’odeur sur les des consommateurs

Lorsque le consommateur entre dans le magasin, il va percevoir de manière consciente ou inconsciente l’ambiance olfactive qui va modifier les réponses de l’individu. Cette ambiance agit de deux manières différentes sur les réponses du consommateur:

  • • Tout d’abord de manière directe, c’est-à-dire que l’odeur influe de manière indépendante sur les réponses des

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Les odeurs et les réactions du consommateur : Camaïeu

Les magasins Camaïeu

La méthodologie adoptée: les hypothèses de recherche et la mise en place d’un test en magasin – Partie II.

Dans cette partie, nous allons tout d’abord expliquer les raisons qui nous ont amenées à préférer l’expérimentation en terrain réel, puis nous exposerons les hypothèses de recherches, le questionnaire construit pour y répondre et la méthodologie employée.

1. Choix du lieu de collecte.

1.1. Les attraits de l’expérimentation en terrain réel.

Il existe différentes méthodes pour tester l’influence d’une des composantes de l’atmosphère sur les réactions des consommateurs.

Pour notre expérimentation, deux méthodes nous ont semblé probantes.

Il s’agit de la reproduction d’un magasin en laboratoire ou l’interrogation des consommateurs en terrain réel. Nous avons retenu la deuxième option pour plusieurs raisons:

  • Tout d’abord, le travail en laboratoire contient un biais important qui est dû à la modification du comportement du consommateur dans de telles conditions.

    Effectivement, comme le soulignent North et Hargraiveaves (1997 dans Rieuner, 2000), il est délicat de s’extraire l’individu de sa situation d’achat pour travailler en laboratoire.

  • D’autre part, dans le cadre conceptuel de Bitner les composantes de l’atmosphère sont indissociables de l’acte d’achat, puisqu’elles sont créées par les magasins pour augmenter le comportement d’approche des consommateurs (Kotler,1973).

Travailler sur le terrain nous a donc semblé indispensable.

1.2. Les apports  d’un magasin spécialisé: CAMAIEU.

1.2.1. Les attraits d’une chaîne spécialiste.

Lorsque nous avons prospecté les entreprises pour trouver un terrain d’étude,

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Le marketing olfactif: apports des chercheurs et limites juridiques

3. Le marketing olfactif: apports des chercheurs et limites juridiques.

>> Dans le cadre de ce mémoire, il est indispensable de savoir si les chercheurs ont déjà obtenu des résultats probants sur les réponses affectives, cognitives et comportementales des individus aux odeurs diffusées.

3.1. Les effets des odeurs sur les réactions du consommateur.

3.1.1. Effets des odeurs sur les réactions affectives.

Pour vérifier l’influence des odeurs sur les réponses affectives des individus, les chercheurs ont eu recours au PAD Mehrabian et Russel.

Ce type d’expérience mesure généralement les effets d’une odeur sur l’humeur des individus par rapport à une situation placebo. L’odeur, en général, a une forte dimension émotionnelle: elle est soit agréable, soit désagréable, mais jamais neutre.

Les expériences menées par Ehrlichman et Halpern (1992) (Daucé, 2000) ont montré qu’il y avait des différences importantes sur l’évaluation de l’humeur en fonction de l’odeur en présence.

Ainsi, les odeurs agréables semblent influer positivement sur l’humeur des individus. Pourtant, lorsque l’odeur était agréable, les effets sur l’humeur diminuaient avec le temps alors que pour une odeur désagréable les effets sur l’humeur persistent.

Lors de ces expériences, un biais a été découvert: lorsque les participants étaient au courant du caractère agréable de l’odeur, ils avaient tendance à répondre plus facilement de manière positive.

Tableau 1.2: Des expériences significatives sur les réponses affectives

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L’olfaction: déf., perception, adaptation et mémoire olfactive

La compréhension de l’olfaction : la perception des odeurs

La compréhension de l’olfaction : la perception des odeurs

2. Vers une meilleure compréhension de l’olfaction

2.1. L’olfaction, un sens délaissé

Aujourd’hui, lorsque nous sommes en contact avec notre environnement, les sens sollicités sont principalement la vue et l’ouïe (3).

Mais cela n’a pas toujours été le cas: auparavant, l’olfaction était un sens qui permettait de protéger les individus mêmes quand ceux-ci étaient endormis.

D’autre part, lorsque le concept de sécurité alimentaire n’existait pas, l’odorat permettait de reconnaître les produits nocifs de ceux qui ne l’étaient pas.

Ce délaissement de la faculté olfactive a engendré une absence de codification précise et générale. Par exemple, les Bretons et les méditerranéens n’auront pas la même idée de l’odeur de la mer (**).

L’olfaction : définition simple

Cette négligence fait apparaître l’olfaction comme un sens complexe, d’autant plus que la variété d’odeurs existantes et la subtilité de leurs nuances ne rendent pas la tâche aisée (3).

Sans volonté de la part de la société de recréer un référentiel concernant les odeurs, ce qui impliquerait un apprentissage scolaire, comme c’est le cas pour les autres sens, le processus d’apprentissage des odeurs se fera de manière individuelle et selon des spécificités régionales et familiales. Et tant que ce sera le cas, le marketing olfactif souffrira d’un biais.

Processus de l’olfaction

Comme nous le verrons plus tard, le processus d’apprentissage de l’odeur, malgré les différences individuelles qui existent aussi pour les autres sens, est le facteur principal dans la reconnaissance des odeurs (Collectif,1999).

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Les réponses des clients aux variables d’atmosphère du magasin

Cadre conceptuel de Bitner (1992) (Bitner,1992, p.60)

1.3. Les réponses des clients aux variables d’atmosphère.

Les variables d’atmosphère, énumérées ci-avant, ont un impact sur le consommateur.

Celui-ci a été modélisé par Kotler, qui montre que la réaction aux variables d’atmosphère est caractérisée par trois types de réponse: la réponse affective, la réponse cognitive et la réponse comportementale.

Figure 1.1: Le modèle de Kotler (1973-1974) (Kotler, 1973-1974, p54)

Le modèle de Kotler (1973-1974) (Kotler, 1973-1974, p54)

Dans son modèle, Kotler estime que l’influence de l’atmosphère sur le comportement du consommateur est causale. Lorsque le consommateur entre dans un point de vente, il va tout d’abord percevoir certaines qualités de l’atmosphère de manière discriminante (2).

Sa perception sera sujette à une attention sélective et à une rétention partielle de l’information qui pourra être distordue (Kotler, 1973-1974). Cette compréhension biaisée de l’atmosphère va amener le consommateur à modifier son état affectif et les informations qu’il détient au sujet du point de vente et des produits qui s’y trouvent (3) (Kotler, 1973-1974). Ces changements d’état amènent le consommateur à modifier son comportement d’achat et augmente sa probabilité d’achat (4) (Kotler, 1973-1974).

Kotler stipule que l’atmosphère du point de vente influence de manière systématiquement positive le comportement d’achat.

>>>> Kotler montre que le consommateur réagit aux variables d’atmosphère de rois manières différentes: les réponses affectives, les réponses cognitives et les réponses comportementales. Nous allons détailler ces trois types de réponses

1.3.1. Les réponses affectives

Les réponses affectives ont été détaillées en 1974 par les psychologues Mehrabian et Russel.

Figure 1.2: Le Modèle de Mehrabian et Russel (1974 dans Daucé, 2000 et Belk, 1975)

Le Modèle de Mehrabian et Russel (1974 dans Daucé, 2000 et Belk, 1975)

Le modèle postule que l’environnement, à partir de toutes ses composantes, va générer trois types de réponses affectives:

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L’atmosphère du point de vente : composantes du magasin

L’atmosphère: fondement du marketing sensoriel

L’atmosphère du point de vente : fondement du marketing sensoriel

1.2. L’atmosphère: fondement du marketing sensoriel.

Définition du marketing sensoriel

1.2.1. Vers une définition exhaustive de l’atmosphère.

Dans le cadre du marketing sensoriel, le concept d’atmosphère est essentiel puisqu’il permet de comprendre les influences et les interactions de l’ensemble des composantes du magasin, autres que le produit, qui influencent les perceptions du consommateur et les variations du chiffre d’affaires.

Définition de l’atmosphère

L’atmosphère a été définie selon trois approches qui se complètent.

La première approche (définition de l’atmosphère du point de vente)

La première, celle de Kotler en 1973, qui est le premier à définir ce concept, est construite sur les dimensions sensorielles du consommateur, puisqu’il considère que l’environnement est caractérisé par quatre dimensions qui correspondent aux perceptions du consommateur:

  1. la dimension visuelle (la couleur, la luminosité, la taille et les formes),
  2. la dimension olfactive (la senteur et la fraîcheur),
  3. la dimension tactile (la température et la douceur)
  4. et la dimension auditive (le volume et la tonalité) (Kotler,1973).

L’atmosphère d’un magasin n’existe que si l’entreprise fait un effort d’aménagement dans le but de produire une modification des émotions du consommateur (Kotler, 1973).

L’atmosphère du point de vente : composantes du magasin

Par la suite, en 1986, Baker (dans Karray, 2000) s’inspire de cette définition, mais il l’étend et la transforme et il met en avant trois dimensions: les deux premières comprennent celles de Kotler, mais il existe une hiérarchie de perception.

La première est directement perceptible par l’individu puisqu’il s’agit des éléments de décors, des meubles etc… qui correspond à la dimension visuelle définie par Kotler.

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Marketing sensoriel : diffusion d’odeurs dans les magasins

La diffusion d’odeurs dans les points de vente : Influence sur le comportement des consommateurs

La diffusion d’odeurs dans les points de vente IESEG School of Management Mémoire de fin d’études: La diffusion d’odeurs dans les points de vente : Influence sur le comportement des consommateurs SILVY-LELIGOIS Aymeric Directeur de mémoire: Aline Le Boedec Année universitaire : 2003-2004 « L’IÉSEG n’entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les … Continuer la lecture

Les paradoxes de l’authentique : Mix et Communication authentiques

Les paradoxes de l’authentique
Pour Cova et Cova (2000), ils qualifient le « compromis paradoxal du produit authentique » comme un ensemble large intégrant le produit et le service ainsi que l’usage fonctionnel ou le rituel qui accompagne l’offre où le consommateur accepte d’acheter ces « produits authentiques » en grande distribution alors que l’authenticité se définit par le fait qu’elle est non marchande.
Il est donc étrange de voir des marques internationales paraître « authentiques ». Pour Warnier (1994), cela s’explique parce qu’il n’existe pas de différences de nature entre les objets marchands et les objets « authentique ».
La marchandisation de l’authentique amènerait à la « kitchisation » du monde.
De même, le retromarketing joue sur le paradoxe entre un passé idéalisé et des consommateurs qui préfèrent ne pas se rappeler les mauvais moments de la période où les conséquences négatives de cette période comme l’absence d’air conditionné, des ordinateurs modernes, de la médecine moderne (Brown, Kozinetz et Sherry Jr, 2003). Dans le même registre en ce qui concerne la dimension négative de la nostalgie, il y a l’impossibilité de revivre les faits passés (Hirsch, 1992).
De plus, alors que le retromarketing s’appuie sur la nostalgie et la mémoire, le vécu demeure une dimension non indispensable à l’émergence des sentiments nostalgiques (Kessous, 2006).
L’exception des marques sportives, bien qu’elles soient généralement de création

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L’ambassadeur de marque ou endorsement : un produit authentique

L’ambassadeur de marque
L’ambassadeur de marque ou endorsement en anglais est également une technique marketing pour rendre authentique un produit.
Dans une époque obsédé par les célébrités, ce n’est pas un hasard si ce sont les chanteurs, les acteurs, les sportifs qui sont le plus demandés pour devenir ambassadeur de marque.
Un ambassadeur de marque permet d’atteindre des consommateurs grâce à la notoriété qu’il vous apporte.
Néanmoins, quand on décide d’utiliser un ambassadeur de marque en marketing de l’authentique. Il faut faire très attention à l’ambassadeur choisi, celui-ci n’est pas nécessairement une célébrité parce que l’ambassadeur doit apporter de la crédibilité. Il est donc important d’identifier la célébrité ou l’individu qui correspond à l’identité de la marque. C’est pourquoi il est généralement utilisé un expert ou une célébrité travaillant dans le même domaine que la marque. Plus la connexion de l’ambassadeur à la marque paraît authentique, plus il paraîtra crédible que cette personne soit l’ambassadeur de la marque (Bright, 2010).
Pour Kamins (1990), l’attractivité d’une célébrité d’influence conduit à renforcer la crédibilité des produits d’attractivité-apparentés mais pas pour les produits dit d’attractivité non- apparenté.
Pour Kapitan et Silvera (2011), un ambassadeur doit correspondre à un produit où il est perçu pour avoir le plus d’expertise avec. Par exemple, un sportif et une barre

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