Une révolution publicitaire – Section II :
§ 1 — Premier bilan
Afin de mettre en œuvre sa nouvelle politique de publicité, Apple a dû dénicher des annonceurs. Ainsi, dès le début de l’aventure, une vingtaine de grandes marques se sont engagées tels que Nissan, Chanel ou bien Unilever56.
D’après le Wall Street Journal, elles ont dû débourser un ticket d’entrée d’un million de dollars pour s’acheter une campagne iAd. Au total, avant même son lancement, il a été commandé la valeur de 60 millions de dollars de publicité sur iAd.
Lancé aux Etats-Unis le 1er Juillet 2010, les premiers retours sont assez mitigés. Certains annonceurs notent un effet très positif, à en croire le LA TIMES57. Le New-York Times confirme par ailleurs ce succès. Certains programmeurs affirment avoir vu leurs revenus publicitaires grimper de 177 % depuis qu’il utilise ce service.
Mais tout n’est pas aussi rose pour iAd. Si le Los Angeles Times indiquait que les annonceurs étaient particulièrement positifs sur la régie pub d’Apple, le Wall Street Journal a entendu une toute autre musique. En effet, la lenteur du processus de production des applications publicitaires est extrêmement critiquée. Et ceci n’est que le fait d’une politique dirigiste orchestré par la firme américaine.
Celle-ci « garde un contrôle serré sur les aspects créatifs de la fabrication de la publicité », écrit le WSJ, « une chose à laquelle les annonceurs ne sont pas habitués ». En assurant la création et la diffusion des publicités, Apple a