Mythe et réalité, la profession d’avocat
§ 4 – Mythe et réalité
L’honnête homme des affaires, c’est-à-dire l’avocat du XXIème siècle susceptible d’assister des entreprises, devrait réunir dans sa personne des qualités indispensables : celles du juriste, celles de l’humaniste, associées à une rigueur comptable.
Or, chaque profession a sa vocation qui lui est propre et du fait de son serment et du respect de ses règles déontologiques l’avocat se doit de veiller à ne pas transgresser :
- Son secret professionnel
- à conserver une totale indépendance
- à éliminer tous risques de contradiction d’intérêt
La réunion dans un même cabinet de professionnels du chiffre et du droit aboutit effectivement à multiplier les risques de transgression de toutes ces règles et notamment de celles qui s’imposent à un avocat et qui sont en réalité au service du citoyen et bien entendu du justiciable.
De son côté, l’expert-comptable ne peut bénéficier du caractère absolu du secret professionnel de l’avocat : la chambre criminelle de la Cour de Cassation par un arrêt en date du 2 mai 1978 a posé le principe que si les agents d’une société fiduciaire :
« Ont l’obligation de ne rien révéler au tiers de ce qu’ils n’ont pu connaître qu’en raison de leur activité professionnelle, il en est autrement lorsque comme tout citoyen, ils sont appelés en témoignage devant une juridiction répressive ;
Que dans ce cas, ils doivent toute la vérité à la Justice, ce devoir pour eux en une telle circonstance résultant des principes d’ordre