La détention préventive : conditions, régime et libération
Section III : La détention préventive
La garde a vue appliquée par la police judiciaire, les arrestations et détentions de 24 h et de 48h consécutives aux mandats et préalables à l’interrogatoire constituent déjà des atteintes graves à la liberté individuelle.
Elles se justifient en pratique et en théorie par les besoins de l’enquête et les impératifs de l procédure. D’un autre point de vue elles paraissent secondaires par leur durée et leurs conséquences, quand on les compare à la détention préventive présentée et règle entrée par le code de la procédure pénale.
Celle ci consiste à priver un inculpé de sa liberté et à le placer dans une maison pénitentiaire avant la décision de la juridiction du jugement.
Cette mesure grave soulève les problèmes de son admissibilité, de ses conditions d’application, et de régime juridique la disparition des motifs de la détention préventive, entraîne la libération provisoire qui peut être avec ou sans conditions.
A- Problématique de la détention préventive.
La détention préventive est une atteinte incontestable à la liberté individuelle, le juge d’instruction la décide (art 212 du C.P.P) sans que la juridiction du jugement se soit prononcée sur la culpabilité, par conséquent elle contredit le principe de la présomption d’innocence, ne reposant point sur une condamnation, la détention préventive constitue également une sanction qui ne correspond pas à une infraction.
Dans ces conditions, elle peut jouer comme un moyen de contrainte, sinon comme une torture morale en vue d’arracher des aveux à l’inculpé[1].
« Inversement, la détention préventive, comme il est naturel, constitue une mesure d’instruction a ce titre, elle peut être décidée lorsqu’elle apparaît comme l’unique moyen de conserver les preuves ou les