Les obstacles à la participation politique des femmes et les moyens de les surmonter
Les obstacles à la participation politique des femmes et les moyens de les surmonter
Un faisceau de facteurs bloque le plein exercice des droits politique des femmes au Maroc. Donc quels sont les obstacles à l’effectivité des droits politiques de la femme marocaine ? Et quelles sont les possibilités d’améliorer la situation actuelle ? Voilà deux questions auxquelles cette dernière partie de l’étude tentera de répondre.
§1 : Les défis à relever
La participation des femmes à la vie politique est entravée par de nombreux facteurs parmi lesquels on peut citer les facteurs culturels, sociaux et juridiques.
* Au plan culturel
Le faible taux de scolarisation et l’accès limité des femmes à l’instruction constituent un handicap majeur à la jouissance effective des droits politiques des femmes. En plus de l’analphabétisme, comme un obstacle à l’accès des femmes à la politique, l’absence d’une culture politique parmi les femmes peut être mentionnée.
Le tableau ci-dessous nous renseigne sur le taux d’analphabétisation (en %) de la population âgée de 10 ans et plus par milieu de résidence et selon le sexe au Maroc :68
68 Haut-commissariat au plan ; La femme marocaine en chiffres : Tendances d’évolution des caractéristiques démographiques et socioprofessionnelles 2017 ; Education et analphabétisation p : 55
| 1994 | 2012 | |||
| Hommes | femmes | hommes | Femmes | |
| ensemble | 58.6% | 32.6% | 74.7% | 52.4% |
| Urbain | 75.3% | 51.4% | 82.8% | 63.9% |
| Rural | 39.4% | 10.9% | 62.9% | 35.3% |
Selon les statistiques précédentes on trouve que les femmes sont davantage victimes que les hommes d’analphabétisme et de déperdition scolaire, et accèdent bien plus rarement à une éducation supérieure.
L’accès aux études supérieures est plus difficile pour les femmes à cause des mariages précoces, de la pauvreté des parents ou encore des conséquences des différentes coutumes sur la destinée de la jeune fille et du jeune garçon ; un facteur qui n’a changé que progressivement.
Les faiblesses liées à un bas niveau d’instruction sont évoquées comme le principal élément qui freine la participation active des femmes au processus électoral, aussi bien comme candidates qu’en tant qu’électrices.