Cyberguerre, Hacktivisme, l’informatique dans les nuages
1.3 Des menaces d’un autre horizon
1.3.1 Cyberguerre, Hacktivisme
Internet employé comme une arme incarne parfaitement le principe des conflits dit asymétriques.
Les parties prenantes n’y sont pas nécessairement de même nature juridique – il peut s’agir d’un Etat, d’une entreprise, d’un collectif de militants ou d’un individu isolé –124 Un collectif de militants a justement beaucoup fait parler de lui, notamment dans le cas des botnets volontaires que nous avons explicité auparavant.
Il s’agit des Anonymous125, des hacktivistes (contraction de hacker et activisme) connus notamment pour avoir initié l’opération payback126 (qui a consisté à lancer des attaques contre les sites ayant porté préjudice à Wikileaks, et auquel notre jeune auvergnat avait participé).
Ils ont également menacé Sony126 suite à l’attaque d’envergure qu’à connu cette plateforme, de piratage de coordonnées bancaires.
124 ARPAGIAN (Nicolas), La cybersécurité, août 2010, PUF, p24.
125 http://fr.wikipedia.org/wiki/Anonymous_(communauté)
Nouvelle conscience de la toile ou nébuleuse anarchique de cyber- activistes ? telle est la question.
Les Anonymous sont sur tous les fronts, au chevet de WikiLeaks, aux côtés des insurgés d’Egypte et de Tunisie…Jeunes geeks127 ou militants politiques, ils disent n’avoir qu’un combat: la liberté d’expression128. Mais au point de vue des systèmes informatiques, il s’agit bien entendu d’une nouvelle menace, de mise au point ou d’utilisation commune de logiciels d’attaques comme LOIC qui appellent éventuellement d’autres attaques individuelles ou collectives.
Le risque est de banaliser ces pratiques et de contribuer encore plus à l’insécurité générale d’internet, mais également de se faire condamner pénalement sans avoir pris conscience de l’acte accompli, sous prétexte de défendre une idée noble : la liberté d’expression.




