Formes de communication : participation des donateurs

Formes de communication privilégiant la participation des donateurs

Formes de communication : participation des donateurs

3. L’exploration d’autres formes de communication, privilégiant la participation et l’engagement des donateurs 45

a) Les mises en scène mass médiatiques

Les médias de masse permettent de s’adresser à l’ensemble des citoyens : 98% des foyers sont équipés d’une télévision ; chaque foyer possède en moyenne 4 postes de radio et un adulte sur deux lit régulièrement un quotidien.

Dès 1984, P. Champagne notait que les résultats politiques d’une manifestation se jouaient dans deux espaces très différents : la rue et les médias.

Autrement dit, les manifestations sont de plus en plus conçues comme des spectacles destinés à attirer l’attention des médias. Or, nous l ’avons vu précédemment, logique médiatique et logique associative sont différentes. Tant et si bien que, hormis la voie publicitaire, les associations ont beaucoup de mal à se faire entendre dans l’espace médiatique. Du coup, pour forcer la porte d’entré des médias de masse, elles ont mis en place des techniques de communication particulières.

– Le dévoilement

Une manière efficace d’ « imposer un cadre interprétatif » qui n’est pas celui du journaliste est de transformer l’association en reporter. C’est ainsi que les ONG humanitaires parviennent à imposer quelques fois leur propre vision du conflit à des journalistes qui, soit ne sont pas sur place, soit ont besoin de leur concours pour comprendre la situation qu’ils doivent couvrir.

Dans le cas d’Amnesty International, ce dévoilement

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Le secteur associatif en France : vers une auto-régulation

La campagne d’ACF : les 100F qui sauvent Leïla
Le secteur associatif en France : vers une auto-régulation
III. Vers une auto-régulation du secteur
1. La prise de conscience de certaines dérives a donné lieu à la mise en place de cadres éthiques

a) La campagne d’ACF : les 100F qui sauvent Leïla

Cette campagne, réalisée en 1994, montre une jeune somalienne avant et après l’intervention d’Action Contre la Faim. Le texte : « Leïla » puis, sur la deuxième photo, « Leïla 100 F plus tard. » avec l’adresse et le logo de l’association.

Si cette campagne a plutôt été mal reçue par le milieu humanitaire et la presse, il est intéressant de remarquer que les raisons de ce rejet ne sont pas les mêmes selon les personnes qui se sont exprimées sur ce sujet et que ces critiques ont tendance à s’effacer à mesure que les techniques de communication issues du secteur marchand sont utilisées par les associations.

De plus, cette campagne a eu un fort impact sur le grand public et a permis de faire connaître l’association Action Contre la Faim.

La campagne d’ACF : les 100F qui sauvent Leïla

Afin de donner un aperçu de l’accueil de cette campagne par certains membres du secteur associatif, nous avons relevé les réactions de Philippe Lévêque et Denis

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Les conditions de la médiatisation de l’action humanitaire

Les conditions de la médiatisation de l’action humanitaire

3. Les risques liés au levier difficilement contrôlable de la médiatisation

Déjà dans les années 50, Lewis Mumford annonçait qu’un jour viendrait où la moitié du monde regarderait à la télévision l’autre moitié mourir de faim.

Il avait prévu que ces images de détresse auraient pour effet, une fois la phase d’indignation passée, de renforcer l’indifférence. C’est un fait que l’habitude de l’horreur (du moins telle qu’elle nous est révélée, par écran interposé) a pour conséquence inéluctable d’élever le seuil de tolérance à cette horreur.

Quant à la télévision, on sait que la mémoire télévisuelle ne dépasse pas 15 jours… Et sans doute de moins en moins, avec le temps. Sans compter que, pour la plupart des téléspectateurs, les images absorbées ne participent pas d’une compréhension mais d’un spectacle.

Dans ce contexte, nous allons tenter de mieux cerner les risques liés à la médiatisation de l’action humanitaire en identifiant notamment les conditions pour qu‘une crise humanitaire soit médiatisée, les risques de représentation manichéenne de certaines situations ainsi que les dérives relatives à l’exploitation d’images misérabilistes.

a) Les exigences de l’audimat

De la simplification au manichéisme

Les auteurs de « The news media, civil war, and humanitarian action »34 voient une autre forme de pression s’excercer sur des médias plus ou moins accommodants — pression qui a eu, et continuera d’avoir, des répercussions

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Le collecte de fonds et la communication des associations

Le collecte de fonds et la communication des associations

2. La nécessité de collecte de fonds peut amener un risque de standardisation de la communication des associations

Les modes de description de l’action des associations présentent de fortes similitudes, en particulier une tonalité dramatique homogène dans l’ensemble des documents envoyés aux donateurs. Toutefois, ces modes de description étant plus accentués dans le cas d’Associations de Solidarité Internationale (ASI), nous étudierons plus particulièrement les messages véhiculés par celles-ci.

Nous tenterons donc de mettre en évidence le mode opératoire amenant à la démarche de libération du don (démarche évoquée dans le chapitre 1 traitant des mécanismes de don).

Comment le simple récit de l’action des volontaires associatifs peut-il provoquer le don ? Comment la production de ce don peut-elle être systématisée et « routinisée » ? Nous verrons que la stylisation du discours humanitaire s’organise notamment autour de la nécessité d’inspirer la pitié et de susciter la compassion du candidat au don. La construction du récit humanitaire s’opère donc selon une logique de l’émotion.

La démonstration de cette caractéristique des mises en formes humanitaires demande de la prudence. Souvent les dirigeants des ONG caritatives perçoivent comme une critique le seul fait de suggérer qu’ils cherchent à faire appel à l’émotion du donateur plutôt qu’à sa raison.

Ici notre démarche n’entend pas constituer une critique de l’action ou des discours des organisations humanitaires. Nous

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L’image de l’association et la communication du secteur marchand

L’image de l’association et la communication du secteur marchand

II. Les risques liés à l’utilisation de certaines techniques de communication

1. L’ utilisation calquée de certains outils issus du secteur marchand peut comporter des risques en terme d’image

Comme le signale Jean-Claude Guillebaud, écrivain-journaliste ayant participé à la fondation de Médecins Sans Frontières, la société de l’information que nous construisons amène les gens à n’être que des « pousseurs de caddies », des « consommateurs d’images ». 27

Cette remarque nous amène à formuler la question suivante : le discours associatif peut-il être relayé par une communication standardisée poussant à la consommation ?

Cette question est à mettre en parallèle avec le fait que le secteur représente, dans l’imaginaire collectif, un fournisseur d’informations non manipulées, en lequel le grand public a généralement confiance.

Cette crédibilité ne risque-t-elle pas d’être ébranlée par l’utilisation abusive de techniques marchandes ?

Dans cette partie, nous allons voir comment l’utilisation de certains outils de communication peut amener des risques de dérives tant au niveau de l’image que du message véhiculés par les associations. Pour ce faire, nous reprendrons certains des outils identifiés dans le Chapitre 1, et nous relèverons quels sont les risques de dérives relatifs à l’utilisation de ceux-ci.

a) La création d’événements médiatiques

On peut généraliser à l’ensemble des événements créés par les associations cette remarque d’Antoine

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Les scandales financiers dans le secteur associatif français

Les scandales financiers dans le secteur associatif français
3. Les scandales financiers

« L’industrie du don » s’est particulièrement développée dans les années 1980. Des sommes d’argent considérables sont récoltés chaque année. Entre 1985 et 1998, les ressources drainées par les ONG sont passées de 198 Millions d’Euros à près de 534 Millions. En 1999, les ressources collectées étaient estimées à 665 Millions d’Euros, dont 407 Millions de dons privés23. Inévitablement, il y a eu quelques détournements personnels, gaspillages et usages détournés.

a) Le détournement d’argent au profit d’individus

En 1985, l’affaire Crozemarie bouleversait le secteur associatif bénéficiant de la générosité du public : la France apprenait que l’homme à la blouse blanche (qui n’avait jamais été médecin) venait de se faire épingler pour détournement d’argent.

Celui-ci confiait ses campagnes de communication à la firme International Development, qui surfacturait ses services et reversait aussitôt des salaires indus à la société du patron de l’ARC.

En 1996, le rapport de la Cour des comptes indiquait que seuls 26% des dons pour la recherche parvenaient effectivement aux scientifiques, ce qui représente au moins 300 millions de francs détournés.

Avec cet argent, Monsieur Crozemarie a pu financer sa piscine privée, son matériel vidéo sophistiqué, la climatisation de l’une de ses villas, sans oublier l’aménagement de son appartement à Villejuif, ses voitures de fonction, ses voyages en avion, ainsi que les salaires de ses domestiques et de ses maîtresses…

Du

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La dimension morale de l’humanitaire et la professionnalisation

La dimension morale de l’humanitaire et la professionnalisation

2. La dimension morale de l’humanitaire et la professionnalisation

a) Les devoirs des humanitaires

L’engagement humanitaire a d’abord été un engagement de conviction. Inspiré de la charité chrétienne multi-séculaire et des mouvements progressistes du XXème siècle, il mobilisa d’abord, en plus des âmes religieuses, d’anciens militants désenchantés de la politique et voulant agir concrètement. Le geste humanitaire est d’abord fait par des bénévoles de façon désintéressée.

Il doit faire le bien. Il se nourrit de la générosité du public qui donne sa confiance et son argent par compassion, charité, conviction. Pour tout cela l’humanitaire à une dimension morale lourde de devoirs.

Dans l’imaginaire collectif, le bénévole humanitaire est le bon samaritain moderne: il doit non seulement sauver les victimes mais aussi compatir, comprendre, s’intéresser à ceux qu’il aide, les respecter.

Il lui est même demandé, indirectement, de partager le sort des bénéficiaires, tel un franciscain ayant fait vœux de pauvreté. Sur la base de cette image et des valeurs qui y sont associées, les associations collectent de l’argent auprès de personnes privées qui, parce que c’est un geste plus libre que l’impôt, ont de fortes exigences quant au respect de ces valeurs.

Dans ces conditions, les questions touchant à la professionnalisation des humanitaires, à leur rémunération, à leurs comportements vis à vis des victimes, aux « stratégies opportunistes » des associations ou aux arrangements avec le politique, sont des questions

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Secteur associatif: l’humanitaire est-il indépendant du politique ?

les rations de survie et les bombes envoyées par les forces américaines durant l’intervention « Liberté immuable » en Afghanistan.

Secteur associatif: l’humanitaire est-il indépendant du politique ?

Chapitre 2 – Les risques de dérives

Introduction

Cette année a été riche d’affaires touchant le secteur associatif et plus particulièrement le secteur humanitaire.

Parmi les plus médiatisées, il y a d’abord eu l’enquête du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés qui accuse 67 personnes, employés locaux d’une quarantaine d’organisations humanitaires, d’avoir abusé sexuellement des mineurs dans des camps de réfugiés en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée, en échange de nourriture.

Quelques semaines auparavant, une enquête de l’IGAS (Ministère des Affaires Sociales) révélait que l’association Raoul Follereau offrait des aides financières sans lien avec la lèpre à des églises en Afrique, subventionnait des cardinaux conservateurs au Vatican et réalisait des investissements dans des plantations de palmiers en Côte d’Ivoire.

Enfin, la démission en mars 2002 de Sylvie Brunel de son poste de Présidente d’Action Contre la Faim (après 17 ans de travail dans ce secteur) a été très médiatisée.

Celle-ci dénonce, dans un article paru le 7 mars dans Libération le fait que les associations humanitaires soient devenues un business.

Ces affaires identifiées par les médias14 comme des dérives ont permis d’ouvrir le débat lors de conférences publiques au cours desquels les thèmes récurrents étaient : le lien entre humanitaire et politique, l’efficacité des actions menées, les scandales financiers et les tentations de pratiques marchandes, la

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La vente de produits partenaires et la communication associative

Ensemble Contre le Sida – 2000
La vente de produits partenaires et la communication associative
8. La vente de produits dérivés et produits « partenaires »

Pour certaines associations, la vente de produits dérivés représente une part importante du budget.

Il peut s’agir de produits vendus dans des catalogues édités par l’association elle-même, tel le catalogue d’Handicap International, ou d’articles proposés dans des grandes surfacesou autres lieux de distribution, tels les papiers cadeaux Unicef en grande surface ou des cartes de vœux vendues dans des petits commerces.

a) Les produits dérivés d’Handicap International

Depuis 1990 Handicap International propose l’achat d’un Sac à sapin pour la somme de 4€, dont 1€ est reversé à l’association.

Devant le succès remporté par cette action (13.700€ collectés en 1990 et 137.000€ en 2000, soit 10 fois plus), l’association a décliné cette gamme en lançant la collerette à sapin.

Cette année, elle lance un nouveau produit : le kit Plio pour couvrir les livres d’école (221.000€ collectés en 2001)

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Campagnes publicitaires et produits-partage des associations en France

la campagne réalisée dans les stations de métro et RER

Campagnes publicitaires et produits-partage des associations en France 6. Les campagnes publicitaires La plupart des grandes associations font appel à des agences de publicité pour la réalisation de campagnes nationales, et utilisent ainsi de plus en plus les moyens de communication du secteur marchand. Compte tenu de budget de promotion non comparable à ceux du … Continuer la lecture

Outils de communication utilisés par les associations en France

l’affiche de la Croix-Rouge avec le slogan « Dimanche 9 juin, votez aussi contre la souffrance
Outils de communication utilisés par les associations en France

V. Les outils de communication utilisés

Il suffit de regarder les affiches, d’ouvrir les pages des magazines ou de regarder sa télévision pour s’en rendre compte : aujourd’hui, les associations les plus riches utilisent une palette très large de techniques de communication issues du secteur marchand.

Afin d’établir leur stratégie de promotion – dont la finalité est, en majeure partie, la collecte de fonds – les associations travaillent seules ou peuvent faire appel à des agences de conseil en marketing et communication spécialisées dans secteur caritatif (Excel, Non Profit, Optimus, etc.).

Pour créer leurs visuels de campagne, certaines associations passent par des agences de publicité qui peuvent accepter de travailler gracieusement. L’association est alors une vitrine intéressante pour l’agence qui n’a pas de contrainte de rendement.

Dans cette partie, nous allons faire un tour d’horizon des outils de communication qui peuvent être utilisés par les associations pour communiquer.

1. Le couponing

Le principe est simple : mettre à la suite d’un message publicitaire un encart détachable. L’envoi de cet encart permet de recevoir des informations supplémentaires (plaquette, pétition, etc.) et/ou de faire directement un don.

Cette technique permet de toucher des donateurs potentiels dont les caractéristiques correspondent à la cible définie dans la stratégie marketing de l’association.

Les associations utilisent aussi cette technique pour faire un appel au don sur des actions

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Les 6 stratégies d’incitation au don, les messages associatifs

Les 6 stratégies d’incitation au don, les messages associatifs
Les 6 stratégies d’incitation au don, les messages associatifs

6. Les six stratégies d’incitation au don

Comme nous l’avons vu précédemment, les associations communiquent vers le grand publics et les donateurs afin d’assurer le financement des actions menées, de mobiliser, informer, modifier les comportements et/ou promouvoir l’association.

Dans cette dernière partie concernant l’analyse des messages associatifs, nous allons nous intéresser aux stratégies permettant d’amener le donateur potentiel à faire un don.

Dans le cadre de notre analyse, nous avons repéré six stratégies permettant de favoriser le don : la matérialisation du résultats, l’interpellation sur des idées fausses, l’impossibilité de l’inaction, l’interchangeabilité des rôles, l’adhésion au porte-parole et l’adhésion aux valeurs portées.

Il est à noter que ces stratégies sont souvent utilisées de façon combinées. Les exemples proposés ont uniquement une valeur illustrative et n’indiquent pas que l’association présentée n’utilise que cette stratégie.

La matérialisation du résultat

C’est une mécanique de conversion qui permet d’attribuer au don une équivalence concrète et non symbolique.

Exemple : pour 15€ vous offrez un toit à une famille, etc. Nous verrons, dans le chapitre 2, dans la première partie concernant les dérives de fonctionnement des associations, que le souci de matérialiser le résultat du don s’inscrit dans une logique de moyens et non de résultat. C’est à dire qu’il y a une différence entre la réalité

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La mise en scène de la victime et le rôle proposé au donateur

Handicap International a lancé une campagne de communication
La mise en scène de la victime et le rôle proposé au donateur

4. La mise en scène de la victime

La victime est généralement au centre du discours des associations. En effet, les bénéficiaires sont la raison d’être des associations : les associations travaillent pour elles.

Il est donc intéressant de repérer de quelle façon les associations les représentent, et comment elles mettent en contact bénéficiaires et donateurs.

Certaines associations mettent en avant les victimes afin d’illustrer le mal qui les touche (expression d’un manque) ou bien l’action bénéfique que réalise l’association (photo qui illustre à la fois le problème et sa solution).

a) Ce que représente la victime

La victime représente d’abord l’expression d’un manque : manque de santé, de nourriture, de lien social, de respect. L’image d’ une icône de la souffrance vaut symbole, permet de faire des raccourcis, et résume tous les contextes.

La victime représente d’abord l’expression d’un manqu

Ci-contre, la couverture du journal envoyé aux donateurs de l’association Solidarités, août 2002. Cette photo a été prise dans un camp de déplacés en avril 2002, dans le nord de l’Afghanistan.

Celle-ci a été choisie

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Typologie des messages utilisés par les associations pour communiquer

Le combat par la mobilisation collective ou individuelle
Typologie des messages utilisés par les associations pour communiquer

IV. Typologie des messages utilisés par les associations pour communiquer

Afin de mettre en avant les éléments relatifs au positionnement des associations sur le marché de la générosité, nous allons étudier les messages et campagnes de communication des associations à travers une grille de lecture réalisée par Pierre Bocchini10 et que nous avons adaptée pour les besoins de cette étude.

Nous verrons ainsi quelques unes des caractéristiques relatives au positionnement des associations parmi lesquelles :

  •  le type d’actions menées par les associations
  •  la thématique récurrente aux messages formulés : le combat à mener
  •  la tonalité et le style de discours utilisés
  •  la façon dont la victime est mise en scène
  •  le rôle proposé au donateur
  •  les stratégies d’appel au don

La définition d’un positionnement amène une façon de communiquer, bien que ceci ne puisse pas être schématisé. La manière dont les associations communiquent vers leurs donateurs est aussi liée à leur histoire (base militante ou non), aux valeurs qu’elles défendent (on imagine mal une association de défense des droits de l’homme bafouant le droit à l ‘image des victimes représentées), ou à la structuration de leurs ressources financières (répartition des fonds privés dans les ressources), etc.

1. Le type d’actions menées par les associations

Trois grands types de fléaux sont dénoncés lors des messages formulés par les associations

Les trois grands types de

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Types de dons : spirituel, plaisir, magique, militant, émotif…

Types de dons : spirituel, plaisir, magique, militant, émotif…

3. Les différents types de dons

A partir des données de base (âge, sexe, milieu socioculturel, religion…) , que l’on peut appeler « profil psychosociologique » de l’individu et des informations fournies par les différentes sources auxquelles il est exposé, le donateur potentiel va être poussé, par une pression psychologique, au don, perçu alors comme unique moyen de faire retomber cette pression.

Le poids des différents éléments du profil psychosociologique de l’individu détermine plusieurs catégories de don9 :

a) Le don spirituel – l’acte de charité

Il s’agit, pour le donateur, de faire le bien. C’est une démarche d’ouverture vers l’autre, un désir de le comprendre et de l’aider .

Le don spirituel s’effectue comme un devoir envers l’humanité. Il suppose la compassion. Il n’a pas besoin de forts stimuli pour être déclenché. C’est le don des généreux.

b) Le don rationnel – la volonté de solidarité

C’est un besoin d’estime par rapport à soi-même, une démarche relativement semblable au don spirituel mais qui intègre en plus une certaine réflexion, stabilité et impulsivité. Le don rationnel s’effectue comme un devoir envers soi. Le prospect va alors avoir besoin de comprendre dans quel cadre l’action de l’association est menée, en quoi le don qu’il va faire peut contribuer faire évoluer la situation qui lui est présentée. C’est le don des épargnés.

c) Le don magique – la peur de mourir

Dans ce cas, c’est le souci, voir l’obsession de sécurité qui pousse à

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