Perception ambiguë d’Internet : web entre menace et opportunité

Perception des menaces au métier de journaliste

1.2 Une perception ambiguë d’Internet
L’irruption d’internet dans le paysage médiatique a provoqué des réactions ambigües au sein des groupes de presse. Si la curiosité ou l’ignorance ont souvent accompagné les premiers pas des journaux sur les nouveaux médias, les acteurs du secteur en ont développé des perceptions multiples, la diversité de celles-ci pouvant provenir du manque de leadership et de stratégie à la tête des groupes de presse.
Perçu comme un média concurrent et perturbateur, le web a tout d’abord été considéré comme une menace par ceux travaillant sur papier, que ce soit par conservatisme ou par crainte de se voir dépassés, quand d’autres, plus enthousiastes, y voyaient une opportunité (1). Après plus de dix années de coexistence entre versions internet et papier, les comportements ont changé, sans que l’on puisse affirmer qu’il s’agisse d’une adoption plutôt que d’une résignation (2).
1.2.1 Le web entre menace et opportunité
Malgré l’augmentation constante de la consommation de contenus en France, liée en partie à la réduction du temps de travail et à l’importance accrue de l’information dans les décisions économiques, la part relative consacrée à la lecture de la presse diminue. Le temps passé sur les nouveaux supports d’information croît plus vite que la consommation média globale. Malgré la quasi-absence de chiffres sur cette consommation, ventilée entre les différents supports, une tendance émerge (Tessier, 2007).
Une étude de l’institut

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La presse, à l’origine de l’actualité en ligne

Le modèle de l'influence selon Jurgensmeyer

1 La presse, à l’origine de l’actualité en ligne
Les titres de presse possèdent aujourd’hui, en France, les principaux sites INTERNET d’actualité. La figure ci-dessous montre qu’hormis les sites des fournisseurs d’accès et des moteurs de recherche, la presse capte une vaste majorité des visiteurs en quête d’actualité. Ces chiffres montrent que sur l’audience cumulée des 21 principaux sites français, la presse possède une part de marché de 47,4%, contre 39,5% pour les pages d’actualité des fournisseurs d’accès et des moteurs de recherche et 11,4% seulement pour les sites de télévision.
L’analyse des mécanismes ayant abouti à cet état de fait permettra de déterminer la solidité de la position acquise par les journaux sur Internet.
L'audience des sites d'actualité
Figure 4. L’audience des sites d’actualité. Source: Médiamétrie//NetRatings, novembre 2006.
L’étude des stratégies développées par les groupes de presse au démarrage de leurs opérations en ligne (1) ainsi que les réactions des différents acteurs de ces organisations face à l’émergence d’un nouveau média (2) permettent d’établir un modèle économique pour la presse en ligne (3).

1.1 Aux origines des investissements en ligne

Les premiers sites internet de presse sont arrivés en France en 1995, puis se sont rapidement généralisés. Aujourd’hui, seuls quelques quotidiens régionaux ne diffusent pas de contenus d’actualité en ligne, tous les autres utilisant ainsi un second canal de

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Quelle place pour la presse en ligne à l’heure du Web 2.0 ?

la presse en ligne à l’heure du Web 2.0

Institut d’études politiques de Lille, section Economie et Finance.

Mémoire de fin d’études

Quelle place pour la presse en ligne à l’heure du Web 2.0 ?

Nicolas Kayser-Bril

dirigé par Mme Véronique Drecq.

29/05/2007

Remerciements  :
Je tiens à remercier tous les professionnels qui ont accepté de répondre à mes questions aux dépens de leur temps, Yann Battard, Corinne Denis, Julien Jacob, Jade Montané, François-Xavier Schlesser, Frédéric Sitterlé, Philippe Val, Nicolas Vuille, et tout particulièrement Gilles Bruno, pour sa confiance et son invitation à écrire sur L’Observatoire des Médias www.observatoiredesmedias.com.
Je remercie également Mme Véronique Drecq, de m’avoir motivé à faire ce mémoire et d’en avoir pris la direction, ainsi que M. Christian Marmuse d’avoir eu la gentillesse d’accepter de faire partie du jury.

Introduction  :

Les journaux sont nés d’une technologie. La modernisation de la presse de Gutenberg par Friedrich Koenig et

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Les agences de communication et l'argument écologique

Campagne Le Chat Eco-efficacité revue par Limite

4 – CAS PRATIQUES : COMMUNIQUER SUR DES ARGUMENTS ECOLOGIQUES DE MANIERE RESPONSABLE

4.1. Les campagnes « éco-rectifiées » de Terra Eco

Les agences de communication responsables se sont vu confier au printemps 2008 une mission par le magazine Terra Eco : corriger des campagnes de communication ayant été dénoncées pour greenwashing.
Il s’agissait d’un exercice inédit, bénévole, qui avait pour but de montrer les perspectives qu’offre le monde de la publicité avec la communication responsable.
Les annonceurs ont ensuite été invités à réagir sur ces campagnes alternatives. L’exercice a été publié dans le numéro d’août 2008 du magazine Terra Eco.

4.1.1. La lessive Le Chat

4.1.1.1. Un cas de verdissement d’image

Une campagne réalisée par l’agence DDB pour la lessive Le Chat Eco Efficacité de Henkel a été diffusée par affichage et presse magazine durant le premier semestre 2009.
Figure 6 : Campagne DDB 2009
Le Chat Eco-efficacité
Le Chat Eco-efficacité
Source : www.ecoandco.com
Le slogan choisi était « L’écologie, c’est le moment d’en parler moins et d’en faire plus. » L’argument écologique était justifié par les précisions suivantes : « tensio-actifs d’origine végétale et 100 % biodégradables », « efficace même en eau froide ». Or, il n’y avait aucune preuve de l’avantage écologique, si ce n’est un label non officiel pouvant induire les consommateurs en erreur. Utiliser le terme « écologie » constituait donc du

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Programme pour réformer les pratiques du secteur de la communication

La copie stratégie responsable : trois principes

3.3.2.3. Le Programme pour réformer globalement et radicalement les pratiques du secteur de la communication41
L’Association pour une communication responsable considère que des réformes sont nécessaires pour optimiser l’encadrement règlementaire relatif à la communication. Afin de sensibiliser les politiques ainsi que les instances officielles aux enjeux sociaux et environnementaux de la publicité, l’Association a émis des propositions de mesures (déjà appliquées de façon variables dans différents pays européens) dans un manifeste de communication responsable. Le « Programme pour réformer globalement et radicalement les pratiques du secteur de la communication » comporte ainsi des mesures relatives à la transformation des métiers de la communication, aux messages, à la diffusion, et à la production de la communication.

41 Collectif des publicitaires éco-socio-innovants, Programme pour réformer globalement et radicalement les pratiques du secteur de la communication, http://collectifcomresponsable.fr/wp-content/uploads/2011/09/Manifeste- com.responsable-2011.pdf

Les deux mesures jugées prioritaires par les agences de communication responsable sont, d’une part, l’instauration d’un label officiel décerné par un organisme indépendant (écolabel européen, label AB, Cosmébio…) obligatoire pour tout argument écologique, avec un numéro de certificat, et d’autre part, créer un Haut Conseil de la Communication, qui serait à la publicité ce que le Conseil Supérieur de

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La proposition des pionniers de la communication responsable

3.3. La proposition des pionniers de la communication responsable
3.3.1. ADWISER : le collectif précurseur
Le Collectif AdWiser vise à “accompagner les métiers de la communication et du marketing vers l’intégration du développement durable, dans leur secteur, dans leur entreprise, dans leurs activités, dans leurs métiers et dans leurs valeurs”.
Il réunit agences et annonceurs pour un total de quatorze professionnels de la communication, du conseil et de la formation : Alice Audouin, Gilles Berhault, Gildas Bonnel, Anne Chanon, Benoît Desveaux, Loïc Fel, Sauveur Fernandez, Isabel Kurata, Sylvain Lambert, Valérie Martin, Agnès Rambaud-Paquin, Pierre Siquier, Laurence de Lignac, Frédéric Petit, Alain Chauveau, Jean-Michel Gode, et Hugues Carlier.
Il définit la communication responsable par des mots-clefs : cohérence, social, environnement, responsabilité, évaluation.
La ligne de conduite du collectif implique de :
1) Mener une réflexion basée sur une remise en question permanente, une confrontation des points de vue
2) Créer et diffuser aussi largement que possible des outils et des expertises
3) Partager la réflexion, les expertises par des formations, des colloques, ou encore des témoignages
4) Aider les agences à mettre en œuvre une communication responsable en interne et auprès de leurs clients.
Adwiser a notamment réalisé le rapport Vers une communication responsable : pourquoi et comment le secteur de la communication doit s’engager dans le développement durable38 et

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La législation relative à la communication/publicité et les règles incitatives

Le fonctionnement de l’ARPP

La législation relative à la communication/publicité et les règles incitatives

3- Un cadre règlementaire non contraignant pour prévenir le Greenwashing

Concernant la thématique environnementale, la législation internationale est majoritairement dominée par des approches volontaristes et “non contraignantes” compatibles avec une idéologie plutôt libérale : limiter l’encadrement de l’Etat pour laisser se développer les acteurs privés.

Cette approche est sujette aux critiques des écologistes engagés.

Les Amis de la Terre, par exemple, considèrent que les annonceurs peuvent, en utilisant ces approches, bénéficier d’une amélioration d’image auprès de leurs parties prenantes27 et des citoyens sans pour autant s’engager de manière spécifique et opérationnelle.

Les écologistes dénoncent par ailleurs un manque de sanctions, ainsi que des vides juridiques en matière de droit social, sociétal et environnemental, que les multinationales exploitent pour gérer leurs activités de la manière la plus rentable.

Instaurer un cadre juridique national et international plus contraignant serait donc nécessaire.

Commencer à court terme par la réglementation française servirait d’étape intermédiaire.

L’encadrement réglementaire français du secteur de la communication est basé sur deux principes28 :

  1. D’une part, la règlementation, qui comprend le cadre législatif et juridique français, ainsi que les directives institutionnelles et européennes.
  2. D’autre part, l’autorégulation, c’est-à-dire les codes de conduite ainsi que les recommandations émises par la profession.

Ainsi,

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Les répercussions du verdissement d'image sur les Français

2.3. Les répercussions du verdissement d’image sur les Français
2.3.1. Les conséquences du verdissement d’image
2.3.1.1. Les conséquences pour le consommateur
Un consommateur intéressé par les thématiques environnementales sera sensible aux arguments écologiques. S’il se sent dupé, il n’accordera plus sa confiance aux arguments environnementaux et deviendra méfiant, voire sceptique, à l’égard de la communication de toutes les marques y compris celles présentant des produits vraiment écologiques ou éthiques.
2.3.1.2. Les conséquences pour les entreprises vertes
Concernant les entreprises engagées dans une véritable démarche écologique, le risque majeur du verdissement d’image est que le consommateur soit détourné des produits dont le bénéfice environnemental est avéré. La couverture médiatique des entreprises verdissant leur image rend l’argument écologique omniprésent, qu’il soit fiable ou non. Cela banalise les organisations sincères dont l’effort environnemental est réel, et qui, assimilées à leur concurrence non verte, sont discréditées. Ce risque est d’autant plus grand que ces marques ne communiquent pas toujours sur leurs actions environnementales, qui restent ainsi méconnues du grand public. Nous verrons dans la quatrième partie qu’une marque utilisant excessivement les arguments environnementaux peut perdre de sa crédibilité, de sa réputation, et voir son image se dégrader.
2.3.1.3. Les conséquences à grande échelle
Comme nous l’avons défini

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Avantages de l’argument écologique et l’argument vert

Avantages de l’argument écologique et l’argument vert

2.2. La rentabilité de l’argument explique son engouement

2.2.1. Les avantages de l’argument écologique

Les annonceurs se servent d’études marketing pour connaître les tendances actuelles et les thématiques intéressant les consommateurs, afin de déceler des leviers marketing pouvant favoriser les ventes.

Les marques utilisent donc les centres d’intérêt de leur cible afin d’optimiser le contenu de leur communication, et donc leurs résultats.

Or depuis 2006 les consommateurs se sentent concernés par les thématiques environnementales.

Les marques ont alors pris en compte cette donnée marketing en donnant une dimension environnementale à leur communication, parfois même en révisant leur stratégie de communication, voire leur stratégie marketing.

Le but était non seulement d’adopter une image plus éthique, mais également de saisir une opportunité de marché.

Une enquête mondiale19 menée par l’agence de communication éthique Echo Research, a révélé qu’en 2011 76% des consommateurs avaient fait l’achat d’un produit comportant un bénéfice environnemental.

L’enquête IFOP du 26 juin 2012 Les Français et le greenwashing20 révèle par ailleurs que 87 % des Français déclarent que les questions de développement durable et de respect de l’environnement sont importantes dans leurs choix actuels d’achats.

L’argument écologique offre donc toujours des débouchés, malgré les abus que nous allons aborder prochainement.

2.2.2. Le verdissement d’image peut résulter de trois volontés de

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Le Greenwashing : origine, définitions, typologies et guide

Le greenwashing : un argument écologique utilisé à mauvais escient

2 – LE GREENWASHING AUJOURD’HUI (OU VERDISSEMENT D’IMAGE)

2.1. Le greenwashing : un argument écologique utilisé à mauvais escient

2.1.1. Origine du terme, définitions et traductions

Le greenwashing (ou « verdissement d’image ») est l’utilisation à mauvais escient d’un argument écologique, reconnaissable par son manque de pertinence ou son absence de fondement.
Le mot greenwashing est issu de la contraction de « green » (vert) et « brainwashing » (lavage de cerveau). Il est décliné du terme « whitewashing » utilisé par les anglophones, en politique notamment, pour désigner le fait de cacher des faits déplaisants, ou de manipuler l’opinion publique.
Ainsi, le greenwashing est une forme de manipulation consistant à changer l’état d’esprit du public vis-à-vis d’une organisation dans le but de lui donner une image plus axée sur l’environnement.
Le Greenwashing : un argument écologique utilisé à mauvais escient
Source : www.ecoloinfo.com
Les définitions, traductions et connotations de cet anglicisme varient. Les termes français employés sont moins connus : lavage vert, écoblanchiment, blanchiment écologique, verdissement d’image, désinformation verte, mascarade verte, mascarade écologique, abus d’argument écologique.
Le Greenwashing : un argument écologique utilisé à mauvais escient
Source : www.econov.eu
Bien que la traduction littérale de greenwashing soit « lavage vert », nous retiendrons plutôt, pour imager cette pratique, le fait de recouvrir un produit ou une marque d’une fine couche de peinture verte. Il

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La typologie des communications ayant trait à l’écologie

La typologie des communications ayant trait à l'écologie

Les types des communications ayant trait à l’écologie

1.3. Typologie des communications ayant trait à l’écologie

Solange Hémery-Jauffret, spécialiste en communication responsable (que nous allons définir à la page suivante), a relevé différents types12 de communication d’organisation où l’on peut trouver un argument écologique.

Cela étant, les définitions ci-après ne font pas l’objet d’un consensus de la part des professionnels de la communication. Certains organismes, tels que l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), utilisent indifféremment les termes que nous allons aborder ci-dessous.

Car paradoxalement, pour beaucoup de professionnels de la communication, le résultat compte davantage que la terminologie.

1.3.1. La communication durable

L’expression « communication durable » fait référence à la communication sur le développement durable13, ou la responsabilité sociale et environnementale des organisations du fait de leur influence sur la société, l’économie, et l’environnement.

Cette communication comprend ainsi entre autres la « sensibilisation et l’information des parties prenantes14, l’établissement des rapports de développement durables pour les actionnaires ».

1.3.2. La communication responsable

La typologie des communications ayant trait à l'écologie

La communication responsable n’a pas trait à la morale, à l’opposition entre le bien et le mal. Il s’agit davantage d’une éthique imposée par les circonstances relatives à la réalité économique moderne.

En effet, internet a donné la parole aux consommateurs, qui peuvent réagir en temps réel à toute communication.

Cette réaction, que les communicants appellent « feedback », doit être prise en compte par les professionnels avant de mettre en œuvre toute opération de communication.

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Pratiques et types de la communication et Définition de l’écologie

1 – LA COMMUNICATION ET L’ÉCOLOGIE AUJOURD’HUI
1.1. La communication, cet art de convaincre
La communication est une « transmission d’information, une mise en commun »6. Selon Jean-Claude Abric7, il s’agit de « l’ensemble des processus par lesquels s’effectuent les échanges d’informations et de significations entre des personnes dans une situation sociale donnée ». Cet acte social a, d’après Jakobson, cinq fonctions. Les plus importantes dans la publicité sont :
*** La fonction référentielle : quand la publicité8 a un but cognitif , elle utilise un message pour décrire un fait.
*** La fonction expressive (ou émotive) : une publicité ayant un but affectif doit générer une émotion chez son récepteur.
*** La fonction conative : une publicité à but conatif vise à faire agir le destinataire.
Nous pouvons distinguer deux types9 de communication :
*** Communication interpersonnelle : « interaction entre un locuteur humain et un autre locuteur humain ».
*** Communication des organisations : « interaction entre une personne morale (entreprise, association, organisme public, etc.) et des individus (considérés comme un groupe ou plus rarement individuellement) ».
Nous nous

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La communication verte et Greenwashing: verdissement d’image

La communication verte et le Greenwashing (verdissement d’image)

La communication verte et le Greenwashing (verdissement d’image)

Université de Poitiers IAE – ICOMTEC

Master professionnel

« Stratégie & Management de la Communication »

La communication verte et le Greenwashing (verdissement d’image)

La communication verte et le « greenwashing »

Comment communiquer sur des arguments écologiques en évitant le verdissement d’image?

Lucie WRONA

lucie.wrona@yahoo.fr

Professeur référent : Mariannig LE BECHEC

Université de Poitiers IAE – ICOMTEC

Tuteur de stage : Alexandre PASCHE

Eco&co

Remerciements

Je tiens avant tout à remercier Alexandre Pasche, mon tuteur de stage pour son dynamisme, son enthousiasme, sa disponibilité, et pour m’avoir accueillie si chaleureusement à Eco&co. Ses recommandations avisées m’ont aidée à découvrir les différentes facettes de mon futur métier, et à établir de ce fait un projet professionnel solide. Je le remercie d’avoir rendu mon stage de Master 1 si formateur.

Je remercie également mon professeur référent, Mariannig Le Béchec, pour ses recommandations méthodologiques. Ce mémoire de stage étant mon premier, ses conseils m’ont été très utiles tout au long de la rédaction.

J’aimerais remercier par

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Attentes et besoins des étudiants et enseignants _les TICs

Quels sont ces attentes et besoins ?

Dans un premier temps, il s’agissait d’organiser la communication au sein de la communauté universitaire de Lyon II de près de 30 000 utilisateurs, ce qui est équivalent à une petite ville. Cette fonction est essentiellement remplie par le BV, même s’il est aussi utilisé pour le travail collaboratif et pédagogique.
Le BV est à présent en phase de développement des usages. Par exemple, un des enjeux se situe au niveau des étudiants qui n’utilisent pas la boîte mail de l’université se coupant ainsi de toutes les informations passant par le système d’information. Cependant, il s’agit pour Truchaud d’usages préconisés et non normatifs.185
Deuxièmement, il était impératif pour les responsables que l’université s’adapte pour permettre aux étudiants d’acquérir des compétences informatiques professionnelles. Bien qu’immergés dans les TICs, les étudiants d’aujourd’hui sont des générations de transitions en matière d’acquisition de l’informatique de façon professionnelle et certifiée. Ils ont appris pour la majorité par eux-mêmes en se débrouillant.
En outre, les moniteurs de salle libre accès constatent que malgré la « hotline » et les moyens mis en place pour les assister, les étudiants ne demandent pas d’aide quand ils ne savent pas et ne cherchent pas à savoir comment fonctionnent les outils.
C’est donc dans cette optique d’élargissement des compétences informatiques que d’une part les salles informatiques et de points

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La formation des enseignants, le personnel et l’outil courrier

4.2.1.2. Les enseignants
Tous les enseignants que j’ai interrogés utilisent le bureau virtuel de Lyon. Dans l’ensemble ils sont tous d’avis que le bureau virtuel a son utilité et un intérêt (à un degré divers) dans leur enseignement, du moins dans leur travail d’enseignant.
Ils se répartissent entre ceux qui par volonté se sont mis très vite au BV et ceux qui s’y sont mis par nécessité.
Les enseignants interrogés utilisent principalement l’outil « mail » et l’outil « groupe » pour mettre en ligne des documents. Il faut toutefois mentionner que certains utilisent plutôt la plateforme de cours.
Ceux qui se sont davantage tournés vers la plateforme
Faisant partie des pionniers du bureau virtuel, Chavagne s’est à présent orienté vers la plateforme. Il a essayé tous les outils du BV, mais a rapidement cessé d’utiliser les fonctions chat, forum et favoris, dont personne ne se servaient. Maintenant, il n’utilise pratiquement plus l’outil mail, car trop lent à son goût. À son avis le BV doit encore évoluer. Il s’est tourné vers la plateforme, puisque selon lui elle était au départ destiné à remplacer le bureau virtuel. Chavagne précise que cela n’a finalement pas été le cas, car le BV permet des usages différents et plus personnels. Il ne l’utilise que dans une moindre mesure.
Depuis le début du Webetu, que ce soit BV ou plateforme maintenant, Chavagne trouve qu’il n’y a pas de coopération avec le Sentier.
Legriel se sert aussi de la

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