Le bureau virtuel de l’université Lyon II : les étudiants

Comment communiquiez-vous avec vos enseignants avant l'utilisation du BV?

3.2. Présentation de l’objet d’étude : le bureau virtuel

Comme son nom l’indique il s’agit d’un bureau à l’image de celui de l’ordinateur, lui-même issu de l’objet réel. Contrairement au « Desktop » de l’ordinateur, le bureau virtuel est un espace de travail disponible via internet et accessible à partir du moment où l’on a un accès à internet.

De nombreux bureaux virtuels ou suites bureautiques existent. Par exemple, Google propose lui aussi une sorte d’« office virtuel » avec un côté plus bureautique.178

Le bureau virtuel est basé sur l’espace de travail numérique ContactOffice crée par l’entreprise homonyme. Cette société propose également un espace de travail numérique pour les individuels, mais il existe aussi des versions pour groupes et des versions éducatives.179

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Espace/ Environnement numérique de travail (ENT)

Espace/ Environnement numérique de travail (ENT)

Partie II : CORPUS

Je vais d’abord présenter le contexte du sujet d’étude, puis les méthodes d’études, les résultats obtenus, l’analyse que j’en ai faite, et enfin je confronterai cette analyse aux hypothèses de départ pour déterminer si une réponse aux problématiques peut être apportées.

3. Présentation de l’objet d’étude

Comme je l’ai précédemment précisée, mon objet d’étude est le bureau virtuel de Lyon II. Il s’intègre dans un ensemble de mesures prises au niveau national et déclinée au niveau régional et universitaire.

Je vais décrire le contexte dans lequel s’est élaboré le bureau virtuel puis celui-ci.

3.1. Contexte

3.1.1. Espace/ Environnement numérique de travail (ENT)

3.1.1.1. Cadre Politique

Terme crée par le ministère171, les ENT ont été conçus et développés sous l’impulsion de l’appel à projets « Espace numérique de travail de l’enseignement supérieur » lancé par la direction de la technologie en mars 2002.

En parallèle, trois appels à projets pour la constitution de « Campus numériques français » ont été lancés en 2000, 2001 et 2002.

Il s’agissait alors pour le ministère de l’Éducation Nationale et de la Recherche de préserver et moderniser l’enseignement supérieur français.

171 D. CAVET, Espace Numériques de travail, Août 2003, p1. (Consultable sur http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/actualisation/ENT/ent.pdf)

Directeur adjoint des ressources et de l’ingénierie documentaires; Centre national de

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Usages éducatifs des technologies et intérêts

Présentiel "amélioré" en amont et en aval

2.5. USAGES EDUCATIFS DES TECHNOLOGIES ET INTERETS
Pour présenter les différents modes d’intégrations des TICEs d’un point de vue général, nous pouvons nous baser sur les modèles d’usages préconisés sur le site Educnet, bien qu’ils n’aient pas une valeur scientifique.157 L’intérêt est d’avoir un aperçu des usages préconisés et possibles. En tout, il y a cinq modèles qui vont progressivement de l’enseignement intégrant le moins les TICEs au modèle substituant le présentiel par les TICEs.
Le premier, le présentiel enrichi, consiste à utiliser les TICEs en apport pendant le cours lui-même.
Présentiel enrichi par l’usage de support multimédia
Figure 7 : Présentiel enrichi par l’usage de support multimédia
Dans le deuxième, l’apport des TICEs se situe en dehors du cours. Ils sont alors utilisées sous la forme de ressources mit à disposition par l’enseignant en dehors des heures de cours (avant et/ou après). Cette contribution est plutôt en terme d’organisation et de gain de temps. Concernant la légende de la figure cinq, il est nécessaire de mettre un bémol. En effet, le titre « présentiel amélioré » ne doit pas être retenu dans le sens où le présentiel ne serait pas suffisant et aurait besoin d’être compenser par l’utilisation des TICEs.
Présentiel "amélioré" en amont et en aval
Figure 8 : Présentiel « amélioré » en amont et en aval
Pour le troisième l’essentiel de la formation se réalise en présence des enseignants, mais quelques heures de cours sont

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Les acteurs d’un TICE : personnel encadrant, enseignants et élèves

2.4. LES ACTEURS D’UN TICE
Nous avons précédemment relaté la position des industriels, ainsi que des collectivités locales. A présent, nous allons nous pencher sur les acteurs directs des TICEs en contact avec les élèves /étudiants.
2.4.1. Le personnel encadrant
Le personnel encadrant ou IATOS (personnels Ingénieurs – Administratifs Techniques – Ouvriers – de Service) se révèle être une position centrale des dispositifs de TICES. L’introduction d’une technologie dans un établissement scolaire ou une université nécessite des personnes qui prennent en charge soit la partie technique du système, soit l’encadrement des utilisations ou l’ensemble.142
2.4.2. Les enseignants
L’usage et l’intégration dans l’enseignement s’imposent comme une réalité aux enseignants dans leurs pratiques pédagogiques.143
Cela demande d’eux, d’une part, une certaine maîtrise des dispositifs techniques, ainsi que le transfert de leurs cours sur un support informatique. D’autre part, il leur faut adapter les nouveaux outils à leur enseignement et aux différents niveaux de classe. Par conséquent, les TICEs sont souvent perçus par les enseignants comme de nouvelles contraintes qui nécessitent plus de travail.144
De plus, force est de constater que les professeurs cessent d’être l’unique source de connaissance. Par contre « ce qui fait défaut, ce sont les méthodes pour les utiliser, les intégrer dans un cours, évaluer leurs utilisations par les élèves. »145 A priori, ils tendent donc à devenir

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Economie et éducation : Problématique économique des TICs

2.3. ECONOMIE ET EDUCATION
L’éducation serait-elle une économie qui possède les mêmes aspects que celle de la presse ? À l’image des discours invoquant que l’information n’est pas une marchandise, mais bien plus des biens culturels ne pouvant être considéré comme de « vulgaire » produit ? L’éducation échapperait-elle aussi aux lois du marché ?
À titre individuel, il est commun de considérer l’éducation comme un investissement à long terme. Ceci correspond à la notion de « capital humain ». Pour la collectivité, le l’intérêt d’une formation est calculé en fonction des retours financiers par rapport aux dépenses engagées pour la formation de chaque individu.
L’introduction des TICE se fait aujourd’hui dans un environnement économique fortement concurrentiel et en évolution rapide. En effet :
« parmi les tendances lourdes qui marquent l’éducation et la transmission des savoirs, le numérique en général et Internet en particulier ont une place sensible.»119
Les TICEs soulèvent différentes problématiques. Nous verrons premièrement la question du financement, puis celui du phénomène de « marchandisation » de l’éducation, sans oublier d’aborder l’approche idéologique des discours.
2.3.1. Problématique économique des TICs
L’éducation se veut un service public gratuit qui l’est certes pour les familles, mais pas pour la collectivité. Les TICs impliquent de frais très importants en matériel comme en formation dont la prise en charge est à l’origine à de

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Les politiques des TICEs en France : le cas des universités

2.2. LES POLITIQUES DES TICES EN FRANCE
Les politiques éducatives sont les reflets des conceptions de l’homme qu’en font les sociétés.81 Dans cette perspective, le milieu éducatif comme toutes autres institutions de la société française a subit des répercussions dues à « la société de l’information » issue de l’idéologie de la communication. Dans le discours des instances politiques, les TICs sont synonymes de nouveaux modes d’accès au savoir et d’apprentissage.
Même sur la toile le pouvoir institutionnel instaure sa visibilité au profit de ses idées. Parmi les nombreux sites du gouvernement, le portail de la société de l’information montre à quel point les orientations politiques globales sont inscrites dans l’utilisation et le développement des TICs en France. Dans cette perspective, le ministère de l’Education nationale a créé en août 1998 le site Educnet « pour aider à impulser, puis à généraliser l’usage des « TICE » ».82 L’agence des usages des TICEs83 propose ses services à l’ensemble de la communauté éducative (enseignants, conseillers, parents d’élèves, etc.). Elle est implantée au sein du centre national de documentation pédagogique (CNDP) et fonctionne en concertation avec la sous -direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (SDTICE) du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
G-L Baron indique que l’intérêt du système éducatif français pour les technologies de l’information date de la seconde

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Les technologies dans le monde de l’éducation : des TICs AUX TICEs

LES TECHNOLOGIES DANS LE MONDE DE L’EDUCATION – 2. CHAPITRE 2 :
L’enseignement a toujours eu un intérêt fort pour les technologies, dans le but d’améliorer la communication entre les différents acteurs du monde de l’éducation, et par là, améliorer la transmission du savoir. Ainsi, les médias ont été très souvent adaptés à celle-ci : le ronéotype, la photocopie, le téléphone, la télévision ont été intégrés et ont permis de nouveaux modes de diffusion. Je m’intéresserai dans ce chapitre uniquement aux technologies d’information et de communication mises en œuvre au sein de l’éducation, les « TICEs ».
2.1. DES TICS AUX TICEs
2.1.1. Qu’est ce que c’est qu’un TIC ?
Prise dans sa formulation complète l’expression « TIC » signifie technologies de l’information et de la communication. Pour définir cet acronyme nous nous attardons sur chacun des concepts qui le composent.
Le Petit Robert définit la technologie comme une technique moderne et complexe. En font partie les technologies de pointe (high-tech), les technologies avancées (biotechnologie), ou encore ce qui est appelé les nouvelles technologies (de l’information et de la communication) [NTIC] : réseaux informatiques, CD-ROM, Internet, téléphonie mobile, etc. En revanche, pour le Larousse la technologie c’est l’étude des outils, des procédés et des méthodes employées dans les diverses branches de l’industrie. On peut constater que : d’une part, le terme technologie renvoie à la fois aux objets et systèmes eux-mêmes

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L’enseignement en France : système éducatif et politiques

L’enseignement en France : le système éducatif français et les politiques éducatives française

1.3. L’enseignement en France

1.3.1. Le système éducatif français

Pour des raisons pratiques et dans l’intérêt du sujet, je vais me limiter ici au système éducatif actuel.

Comme nous l’avons vu précédemment avec J. Houssaye et C. Freinet, l’enseignement s’inscrit dans une institution. Celle-ci cadre son activité par le contrat pédagogique.

L’institution scolaire est le lieu d’une socialisation à la fois morale, technique et intellectuelle.

Elle a pour fonction que les enfants s’approprient des savoirs et des pratiques trop complexes pour pouvoir être l’objet de la seule transmission familiale.47

Par le biais l’élève se transforme et s’insère dans des groupes autres que familial, s’initiant et se perfectionnant ainsi à des pratiques sociales et culturelles.48

Le fonctionnement actuel de cette institution qu’est le système éducatif français est un héritage des évolutions politiques passées.

De ce fait, l’enseignement en France à l’heure actuelle repose sur la liberté de l’enseignement, la laïcité, la gratuité et l’instruction obligation de 6 à 16 ans.

La liberté de l’enseignement permet la coexistence d’un système public d’enseignement et d’établissements privés pouvant bénéficier de l’aide de l’état et soumis à un contrôle.

L’enseignement public relève de l’autorité directe du ministre de l’Education Nationale qui assure la responsabilité de l’organisation et du contrôle de l’éducation à tous les niveaux.49

1.3.2. Les politiques éducatives française

L’éducation doit être pris en compte à la fois comme « un enjeu social, comme une composante de la croissance économique, comme une organisation nationale, un projet de gouvernement »50.

Il est dès lors une nécessité de considérer l’évolution de la politique éducative française.

Inutile toutefois ici de faire une chronologie exhaustive des différentes politiques modernes d’éducation française. Il s’agit davantage de mettre en exergue le fonctionnement général actuel et son développement.

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Relation pédagogique: la communication et l'enseignement

Le triangle pédagogique

ETUDE THEORIQUE – PARTIE I :
1. CHAPITRE 1 : LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT (SANS LES TICES)

1.1. PRECISIONS SUR LES NOTIONS

Le domaine de l’enseignement comporte de nombreuses notions, tendant le plus part du temps à une certaine confusion. Cette densité de signification tient à la complexité de ce domaine. Il va de soit qu’il faut bien saisir leurs significations et leurs spécificités les uns par rapport aux autres.
Pour le dictionnaire, l’enseignement désigne tout d’abord l’action et la manière de transmettre des connaissances. Cela inclut la profession en elle-même, mais aussi ce qui est enseigné. Pour finir, il réunit tous les types et les niveaux d’enseignements, que ce soit l’enseignement public ou privé, général ou technique, ou encore à distance.8 On peut constater que la notion d’enseignement est large et englobe quasiment tous les pans de ce milieu.
A contrario, l’apprentissage concerne l’activité de l’apprenant, réunissant à la fois le fait d’apprendre mais aussi celui de comprendre.9 « C’est pourquoi certains préfèrent distinguer ces deux activités et parlent d’apprentissage d’une part, de comprentissage de l’autre. »10
Le terme instruction a un sens très proche de celui d’enseignement. Il désigne en effet l’action de donner des connaissances nouvelles, mais il signifie aussi le savoir déjà acquis par les études.
De son origine, le mot éducation vient du latin « educato: conduire ». Il en a gardé son sens actuel en désignant les bonnes manières,

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TICs et l’enseignement: bureau virtuel de l’université Lyon

Les TICs et l’enseignement. Le cas du bureau virtuel de l’université Lyon II

TICs et l’enseignement : Bureau virtuel de l’université Lyon II

Université Lyon II : Institut de la communication

Les TICs et l’enseignement. Le cas du bureau virtuel de l’université Lyon II

Les TICs et l’enseignement.

Le cas du bureau virtuel de l’université Lyon II

Lena BRANDENBUSCH

Sous la direction

de Monsieur William SPANO

2007

Remerciements

Je tiens à remercier Monsieur William Spano d’avoir accepté de superviser ce travail, ainsi pour que sa disponibilité et son encouragement.

Je tiens tout particulièrement à remercier les étudiants, professeurs et personnels de Lyon, qui ont accepté de participer à cette étude. Sans eux, ce travail n’aurait pas pu voir le jour.

Enfin, merci Eric pour ton soutien.

Introduction  :

L’utilisation quotidienne d’un outil technologique au sein de l’université Lyon II, l’intranet étudiant, autrement dit le Webetu, a été l’élément déclencheur de ce travail de recherche que je propose avec ce mémoire.

Il s’agit ici de la rencontre entre les technologies de l’information et de la communication [TICs] et l’enseignement.

Comment et pourquoi ces deux domaines sont-ils venus à se croiser ?

Pour quelles raisons en France a-t-on intégré les TICs dans les enseignements ?

Les buts visés par l’enseignement et les TICs ne sont-ils pas opposés, voire contradictoires ? Telles ont été les premières questions que je me suis posée à l’égard de ce phénomène d’informatisation des établissements scolaires.

Comment un outil de communication peut-il devenir éducatif ?

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Conséquences des attaques aux entreprises sur Internet

Conséquences des attaques aux entreprises sur Internet

2) Quelles conséquences ?

Une des premières conséquences de ces attaques (qu’elles soient vraies ou pas) est financière : la baisse du chiffre d’affaires. Beaucoup de ces entreprises ont vu chuter, soit le cours de l’action (ex : Marc Dorian), soit une partie de leur chiffre d’affaires.
C’est ce qui est arrivé à Pepsi, en 1993 : elle fut accusée d’avoir commercialisé des cannettes contenant des seringues et d’autres objets divers. Cette rumeur fut largement relayée par les médias et cela lui a coûté 25 millions de dollars.
Même chose pour la société Emulex : en 2000, un communiqué de presse, publié par Internet Wire, annonce la démission du PDG, la baisse de son chiffre d’affaires et l’ouverture d’une enquête sur les comptes de l’entreprise. Aussitôt reprise par les médias internationaux, cette information fait chuter l’action de ce spécialiste de télécommunications par fibres optiques de 113 à 43 dollars.
En moins de 20 min, Emulex a vu partir en fumée l’équivalent de 14 milliards de francs. Le groupe a aussitôt démenti l’information et porte plainte. Une semaine plus tard, un étudiant de 23 ans, ancien collaborateur d’Internet Wire, est arrêté. Afin d’éponger sa dette suite à une vente à découvert sur le titre Emulex, il aurait inventé de toute pièce de communiqué répandant de mauvaises nouvelles.
Mais si toutes les attaques sur Internet n’ont pas de conséquences aussi dramatiques, elles peuvent toutefois ternir l’image d’une entreprise. Et c’est très souvent le

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Les détournements de publicités sur Internet

campagne contre-entreprise total

b) Les détournements de publicités
Un autre moyen de causer du tort à une entreprise en terme d’image est de parodier (le plus souvent négativement) des campagnes publicitaires existantes66 et de les faire circuler sur le Web. C’est le principe du marketing viral : si ç’est amusant, si ça nous plaît, alors on le transmet à d’autres. Le caractère ludique de ces parodies et la facilité de transmission de l’information font que les entreprises ont beaucoup de difficultés à lutter contre ce genre d’attaques.
L’humour est une arme difficile à combattre, mais l’entreprise se doit d’être informée de ces plaisanteries qui circulent sur Internet, sur un produit, un service, où une marque, car elles peuvent ridiculiser les millions d’euros investis dans une campagne.
Certaines plaisanteries peuvent être parfaitement orchestrées par la concurrence, d’autres, par des créatifs voulant mener une campagne contre une entreprise ou une institution. Total en fait régulièrement les frais, avec de multiples détournement de sa campagne publicitaire : « Vous ne viendrez plus chez nous par hasard », devenue : « Vous ne viendrez plus chez nous, même par hasard » ; ou encore avec les slogans créés suite à la catastrophe de l’Erika. Voici quelques exemples de publicités détournées67 :
 campagne contre-entreprise total
Cette publicité a circulé sur Internet après le naufrage de l’Erika. Une autre, parodiant le système des points Total, a également été très diffusée

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Comment Internet peut–il amplifier une crise ?

jeboycotte

C) Comment Internet peut–il amplifier une crise?
1) Les différentes façons d’amplifier une crise
a) S’attaquer aux internautes : un pari dangereux
Certaines entreprises estiment qu’attaquer directement les internautes qui, selon elles, ternissent l’image de l’entreprise, est un moyen radical pour faire cesser une crise. Il n’en est rien.
Danone a obtenu le 23 avril 2001, l’interdiction de l’utilisation de son logo sur le site parodique jeboycottedanone.com, ouvert le 4 avril 2001, suite à l’annonce de la fermeture de deux de ses usines. Le tribunal a en effet considéré qu’associer au terme très explicite « jeboycotte », le terme « Danone » ne peut conduire dans l’esprit du public à aucune confusion quant à l’origine du service offert sous ce nom64. Le site lui même n’est donc pas censuré par les juges. Ce n’est qu’une demi victoire car contrairement à ce que les dirigeants pensaient, ils ne sont pas parvenus à le faire taire.
jeboycotte
En entamant une procédure judiciaire, Danone a pris le risque d’entretenir la polémique en s’attaquant à une cible très influente, et très susceptible : celle des internautes.
Olivier Malnuit, initiateur du site jeboycottedanone.com, n’était pas mécontent de la décision de justice : certes, il a du retirer le logo du site, mais il a pu détenir et exploiter le nom de domaine jeboycottedanone.com. Et il ne s’en est pas privé car, le jugement était à peine tombé, qu’il annonçait le lancement

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Internet : un média de veille et d’anticipation

total travail forcé sur le moteur de recherche Google

B) Un média de veille et d’anticipation
1) Une veille permanente obligatoire
Une entreprise sur quatre pratique la veille sur Internet. Elles utilisent de plus en plus cet outil pour surveiller leur environnement, les acteurs, pour mesurer l’état de l’opinion etc. L’information disponible sur Internet est colossale : à l’heure actuelle, plus de sept millions de pages sont produites chaque jour sur le Web. De plus, la qualité de l’information est très bonne. En cas de crise, on peut ainsi savoir à 18 h sur Internet ce qui se dira au journal de 20h.
Cela permet de détecter les signaux faibles pouvant dégénérer en phénomène de crise56. La société clust.com s’est rendue compte quelques temps après le lancement du site, en visitant certains forums, que les internautes commençaient à se plaindre du non-respect, en général, des délais de livraison de leurs achats sur le net. L’ancien directeur marketing de cette entreprise explique que cela a permis de prévenir de telles plaintes de leurs clients, de réajuster leurs propres délais et d’améliorer leur système de livraison.
Sur Internet, il est important de connaître et de surveiller les principaux canaux d’information. Certains sont plus facilement observables que d’autres :
les principaux canaux d’information en France
Un bon travail de veille peut donc sensiblement limiter les dégâts. Une grande entreprise alimentaire a constaté un taux anormalement élevé de réclamations sur son opération promotionnelle organisée à l’occasion

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Entreprises utilisent Internet pour leur communication de crise

2) Des progrès restent à faire
Comme nous l’avons vu, de plus en plus d’entreprises utilisent Internet pour leur communication de crise. C’est un moyen simple, rapide et accessible à beaucoup de personnes. Mais certaines personnes, mal intentionnées peuvent détourner l’utilisation classique de cet outil à des fins discutables. On voit donc tout le paradoxe Internet : si certaines entreprises restent très timorées sur Internet, d’autres, en revanche, n’ont aucun état d’âme.
On peut voir, par exemple, de plus en plus des tentatives de déstabilisation d’entreprises, notamment sur les aspects boursiers. Le coût de ces attaques est très faible et les gains peuvent être considérables. Certaines entreprises n’hésitent pas à créer des sites dont la principale fonction est de dénigrer un concurrent, ou l’un de ses produits. Mais ce petit jeu est évidemment très risqué. Le président du distributeur de spiritueux Millenium en a fait les frais54. En effet, il a été mis en examen pour « dénonciation calomnieuse et diffusion d’informations fausses ou trompeuses » à l’encontre de la société Belvédère. Avec le concours de son agence Edelman, Millénium avait ouvert un site clairement identifié à son nom, polémiquant sur les résultats de son concurrent, et sur sa mise en faillite éventuelle : la Vodka Belvédère a ainsi perdu environ 600 millions de francs sur sa capitalisation boursière.
A l ‘inverse, certaines entreprises recrutent des personnes pour animer des forums et colporter des informations

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