BioMed Central : The Open Access Publisher – les revues en ligne

3. Les revues en ligne “Open access”
Troisième et dernier modèle envisagé, les revues en ligne regroupent une mine d’informations dont la qualité est souvent assurée par le processus de peer review. Grosse différence par rapport aux deux autres types de dépôt : l’aspect financier est bien plus souvent mis en avant.
3.1. BioMed Central : The Open Access Publisher
http://www.biomedcentral.com
BioMed Central, comme son nom l’indique est centré sur les sciences bio­médicale, secteur malmené par les éditeurs commerciaux classiques. Seul projet envisagé dans ce travail ayant un but lucratif affirmé, BioMed Central n’en est pas moins Open Access dans sa manière de donner accès à l’information. Par contre, la publication d’article est, elle, payante.
3.1.1. Historique
BioMed Central est “une maison d’édition indépendante engagée à permettre un accè s immé diat et gratuit aux travaux de recherche biomédicale revus par pairs” [http://www.biomedcentral.com/info/about/whatis_fr]. Elle a été lancée au mois de mai 2000 et fait partie du Current Science Group spécialisé dans l’information et les services pour les professionnels du monde bio­médical. Avec une offre de plus de 100 périodiques au moment de son lancement (147 aujourd’hui), BioMed Central peut se poser comme leader de l’édition “Open Access” de son domaine [http://current­science­ group.com]. Ces 147 périodiques sont répartis en 58 catégories [http://www.biomedcentral.com/browse/bysubject/] concernant le domaine des sciences

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e-Prints Soton : University of Southampton e- Prints Service

2.3. e-Prints Soton : University of Southampton e-Prints Service
http://eprints.soton.ac.uk
Dernier exemple de dépôt institutionnel, e­Prints Soton nous donne un aperçu service européen, britannique, plus précisément. Le Royaume Uni est sans doute un des pays européen les plus actifs en matière d’initiative Open Access.
2.3.1. Historique
Le dépôt institutionnel de l’université de Southampton, e­Prints Soton a été développé dans le cadre du projet TARDis (Targeting Academic Research for Dissemination and Disclosure) qui s’inscrit lui­même dans le cadre du programme FAIR12 (Focus on Access to Institutional Resources) financé par le JISC13 (Joint Information Systems Committee) [http://eprints.soton.ac.uk/information.html].
Le projet TARDis a été lancé au mois d’août 2002 [http://www.jisc.ac.uk/index.cfm?name=projectbrowse] avec pour objectif la mise sur pied d’un dépôt institutionnel multidisciplinaire qui donnerait accès à la recherche scientifique menée à l’université de Southampton. Ce dépôt serait bâti grâce à un système d’auto­archivage par les chercheurs et d’archivage assisté. Le projet TARDis s’est appuyé sur les expériences pilotes menées par les School of Ocean and Earth Sciences et School of Electronic and Computer Science dont les bases de données seront finalement intégrées dans le dépôt [http://tardis.eprints.org].

12 Le programme FAIR a pour objectif l’évaluation et l’exploration des différents mécanismes permettant la diffusion et le partage de contenu

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La Digital Library of Massachusetts Institute of Technology Theses

La Digital Library of Massachusetts Institute of Technology Theses
http://theses.mit.edu
Si Caltech CODA acceptait tous les types de documents dans son archive, cet exemple du MIT montre que ce n’est pas toujours le cas. Ce genre de limitation permet la diffusion de documents peu et difficilement consultables : les thèses.
2.2.1. Historique
La “Digital Library of Massachusetts Institute of Technology Theses” est un dépôt institutionnel un peu particulier par rapport à ce que nous avons vu précédemment avec la “Collection of Open Digital Archives” de Caltech, puisqu’il concerne exclusivement les thèses. De plus, si la majorité des thèses disponibles sont datées de ces dernières années, un processus de numérisation a permis à ce dépôt de proposer des travaux datant de la fin du XIXème siècle. Celles­ci sont néanmoins peu nombreuses car l’objectif n’a jamais été d’offrir au public la totalité des thèses du MIT. A vrai dire, si le public a aujourd’hui accès à ces thèses, c’est un peu le fruit du hasard : la sélection de ces thèses ne se fait sur aucun critère précis, seul entre en compte la demande des utilisateurs pour une version papier.
Au départ, en 1998, ces thèses ont été numérisées pour servir uniquement le “Document Services department” de la bibliothèque du MIT. Ces versions numérisées étaient (et sont toujours) très utiles lorsqu’une demande d’achat d’un exemplaire de thèse était adressée au département. Une fois la thèse numérisée, il ne restait plus

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Caltech CODA, les dépôts institutionnels

2. Les dépôts institutionnels
Ce deuxième modèle se différencie du premier principalement par le critère de regroupement des documents qui, ici, n’est pas le thème mais la provenance du document. Celui­ci doit avoit été créé au sein de l’institution pour pouvoir apparaître dans le dépôt. Nous verrons que cela ne se fait pas toujours selon les mêmes modalités
2.1. Caltech CODA
http://library.caltech.edu/digital
Le dépôt du California Institute of Technology est notre premier exemple. Si un dépôt institutionnel est, en général, multidisciplinaire, nous verrons que cet aspect est parfois limité.
2.1.1. Historique
Caltech CODA (pour Collection of Open Digital Archives) est le nom donné au dépôt institutionnel lancé en 1999 par le “California Institute of Technology” [http://www.caltech.edu] situé à Pasadena. Une réflexion sur la situation de la publication scientifique était déjà entamée bien avant 1999 et le projet CODA. En effet, une conférence avait été organisée en 1997 sur ce thème. Il en est ressorti une certaine vision de ce qui pourrait être un système alternatif de communication scientifique. L’idée principale sur laquelle reposerait ce système est la séparation du processus de certification de celui de dissémination du document [Schaffner 1997].
L’idée fait son chemin et en 1999, le “Scholar’s Forum”, dans un article, propose un nouveau modèle pour la communication scientifique. Il y définit les différentes fonctions que devrait assurer le système, les

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Research Papers in Economics : historique, fonctions et technique

1.3. RePEc : Research Papers in Economics
http://repec.org
Troisième et dernier dépôt thématique, RePEc propose une quantité importante d’information et de services. Fonctionnant sur un modèle décentralisé, il constitute ainsi une ressource non négligeable pour les économistes.
1.3.1. Historique
RePEc, tel qu’il se présente actuellement est l’évolution du projet NetEc. Le projet NetEc voit ses origines remonter à 1991 et au travail de Thomas Krichel à l’université de Loughborough. Le rôle de NetEc était d’améliorer la communication scientifique dans le domaine des sciences économiques via les médias électroniques (listes de diffusion, gopher, wais, ftp, http, …). NetEc se présentait sous la forme de différents projets (BibEc, WoPEc, CodEc, WebEc, BizEc et HoPEc) ayant chacun des rôles différents mais travaillant à l’accomplissement des mêmes objectifs. Ces projets ont évolué, certains font encore partie aujourd’hui de RePEc [Krichel 1997].
RePEc se veut la réalisation matérielle du concept d’ Open Library mis au point par Thomas Krichel. Dans cette optique, il est possible non seulement d’ajouter et de référencer du contenu dans RePEc mais aussi de créer des services à partir des données de RePEc. Par exemple : mettre au point une interface de recherche et de présentation de documents ne concernant que certains sous­domaines des sciences économiques ou ne concernant que certains types de documents. C’est ainsi que plus de 100 personnes provenant de 44 pays différents travaillent bénévolement

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@rchive SIC : Historique, Technique et Fonctions

1.2. @rchive SIC : Archive Ouverte en Sciences de l’Information et de la Communication

http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/
Autre dépôt thématique, autre domaine, autre lieu, @rchive SIC propose des articles sur les sciences de l’information et de la communication. Situé en France, la majorité des articles sont en français.

1.2.1. Historique

Le point de départ de la création d’@rchive SIC est une prise de conscience de l’état des revues scientifiques dans ce domaine et de leur faible diffusion envers les chercheurs. En 2000, le Ministère de la Recherche français demandait l’élaboration d’un outil visant à mesurer la production scientifique en sciences humaines et sociales. Pour ce faire, une série d’enquêtes ont été menées, notamment dans le domaine des revues en sciences de l’information et de la communication. Cette enquête montre que sur 263 revues de niveau mondial seules 17 sont connues par 50 % des chercheurs, et, au niveau national, seules 12 sur 40. Et cela ne signifie pas qu’ils les consultent régulièrement [Gallezot 2003a].
Face à ce constat, trois chercheurs (Gabriel Gallezot, Ghislaine Chartron et Jean­Max Noyer) ont proposé la création d’une archive ouverte en SIC [Gallezot 2002]. Celle­ci a été mise à disposition des chercheurs/auteurs en juin 2002. Ses trois objectifs principaux sont d’augmenter la diffusion des articles, de faciliter l’accès au savoir contenu dans ces articles et enfin de lutter contre la “babelisation7” de la discipline tout en conservant une certaine diversité. Plus

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ArXiv : e-print archive, un modèle de communication scientifique

Des nouveaux modèles de communication scientifique – Chapitre 3.
1. Les archives thématiques
Les archives thématiques ou disciplinaires sont moins attachées à une institution qu’à une communauté de chercheurs. C’est dans ce modèle que nous retrouvons la première alternative aux éditeurs commerciaux : arXiv qui est également notre premier exemple.
1.1. ArXiv : e-print archive
http://xxx.arxiv.org
ArXiv est une archives thématique concernant premièrement et principalement les physiciens, communauté habituée à la circulation des pré­tirages, sur support papier comme sur support électronique.
1.1.1. Historique
Premier projet du genre, arXiv est lancé et développé en 1991 par Paul Ginsparg, physicien membre du laboratoire de Los Alamos [http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Ginsparg]. Aujourd’hui, il est présenté comme suit sur le site officiel :
“ArXiv is an e-print service in the field of physics, mathematics, non-linear science, computer science, and quantitative biology. The content of arXiv is conform to Cornell University academic standards. ArXiv is owned, operated and funded by Cornell University, a private not-for-profit educationnal institution. ArXiv is also partially funded by the National Sciences Foundation.”
En 2001, Paul Ginsparg a quitté le laboratoire de Los Alamos et est devenu professeur à l’université Cornell, le projet arXiv a également effectué ce déplacement.
Les premiers documents accueillis dans cette archive concernaient principalement la physique. Au fil

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Open Archives Forum et la diffusion de l'information

4. Open Archives Forum
<http://www.oaforum.org>
Dernier fédérateur présenté, l’Open Archives Forum est un exemple d’une action plus régionale, limitée à l’Europe.
L’Open Archives Forum a pour objectif de donner un point de vue européen sur la diffusion de l’information et sur les initiatives européennes d’archives ouvertes. Il regroupe les projets et initiatives nationales ainsi que toutes autres institutions intéressées par les archives ouvertes [http://www.oaforum.org].
Le projet a débuté en octobre 2001 pour une durée de 24 mois, il est donc à présent terminé. Ses initiateurs et gestionnaires proviennent d’Allemagne, d’Italie et de Grande­Bretagne; il s’agit du Computing Centre de l’université Humboldt à Berlin, de l’Istituto per la Scienza e la Tecnologia dell’Informazione – Consiglio Nazionale delle Ricerche et du UK Office for Library and Information Networking (UKOLN) hébergé par l’université de Bath [http://www.oaforum.org/documents/d54projpres.php].
Pour la réalisation des objectifs, l’OAF a organisé plusieurs ateliers (workshops). Le premier a eu lieu en mai 2002 et les suivants en décembre 2002, mars et septembre 2003 (soit pour clôturer le projet) [http://www.oaforum.org/documents/]. Même si l’OAF n’était prévu que pour une durée de 24 mois, tous les documents et apports à la communauté des archives ouvertes sont encore disponibles sur le site.
En plus de la tenue et l’organisation d’ateliersm tout au long du projet, l’OAF a réalisé un site internet [http://www.oaforum.org]

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NDLTD : Networked Digital Library of Theses and Dissertations

3. NDLTD : Networked Digital Library of Theses and Dissertations
<http://www.ndltd.org>
NDLTD est une initiative entièrement centrée sur le monde universitaire puisqu’elle concerne principalement les travaux de fin d’études. Son objectif est de promouvoir l’adoption, la création, l’utilisation, la diffusion et la préservation de thèses et mémoires électroniques (ETD, pour Electronic Theses and Dissertations) [http://www.ndltd.org].
Le concept d’ETD est abordé dès 1987 lors d’un meeting orchestré par l’University Microfilms International (UMI). Comme suite à cet événement, Virginia Tech (Virginia Polytechnic Institute and State University) prend en charge le développement d’une DTD (Document Type Definition) SGML (Standard Generalized Markup Language) applicable aux thèses et mémoires. Mais l’action de Virginia Tech ne s’arrête pas là et continue d’envisager la problématique de la publication électronique des travaux de fin d’étude, notamment les aspects de production, d’archivage et d’accès. En 1996, le SURA (Southeastern Universities Research Association) finance la continuation de ce projet basé à Virginia Tech. Ses objectifs concernent aussi bien les étudiants que les chercheurs. Pour les étudiants, il s’agit de leur faire connaître les produits de la publication et des bibliothèques numériques de manière à ce qu’ils puissent appliquer cette connaissance dans leur recherche et dans la création de leur propre thèse ou mémoire électronique. Les universités sont également concernées par l’apprentissage des

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SPARC : The Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition

2. SPARC : The Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition
<http://www.arl.org/sparc>
Deuxième fédérateur présenté dans ce travail, SPARC est une association qui regroupe des universités, des bibliothèques de recherche ainsi que d’autres organisations et qui a été créée pour répondre de manière constructive aux dysfonctionnements du marché de la communication scientifique. La stratégie adoptée pour ce faire est d’augmenter la compétition et supporter les projets Open Access pour ainsi contrer les prix élevés et croissants pratiqués par les éditeurs commerciaux de revues scientifiques. Ce problème étant plus aigu en sciences, techniques et médecine, SPARC se concentre jusqu’à présent sur ces domaines [http://www.arl.org/sparc].
L’origine de l’association se trouve dans le milieu des bibliothèques qui, à cause de l’augmentation des prix des périodiques ne sont plus aptes à assurer leurs missions. SPARC est un projet qui cherche une réponse pratique à ce problème de la “crise des périodiques” [Case 2002, pp. 2­3].
En octobre 1997, l’Association of Research Libraries (ARL) lance SPARC. L’initiative doit servir de catalyseur pour créer un changement qui rendrait le marché de la communication scientifique plus compétitif et dont la conséquence première devrait être la diminution des prix des périodiques. Le premier partenariat est conclu en juin 1998 avec l’American Chemical Society (ACS). L’objectif est de publier un nouveau journal tout les ans pendant trois ans. Le premier, Organic

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Open Archives Initiative OAI, un projet fédérateur

Des projets fédérateurs – Chapitre 2.
Nous appelons projet fédérateur les initiatives regroupant différents projets d’archives ouvertes sur base de critères définis mais qui peuvent être très englobant. Ces projets peuvent encourager la création de dépôts en ligne, envisager des mesures pour améliorer leur interopérabilité, mener des actions d’information, proposer des répertoires,… bref, autant de bonnes raisons pour se proposer comme point d’accès (ou de recherche) à différents dépôts ou revues en ligne d’accès plus ou moins ouvert.
Un intérêt plus important sera porté sur l’élaboration de méta­ données qui rendent interopérables les différents dépôts. Ces méta­données permettent la création de services ajoutés dont un des plus importants est sans conteste la recherche d’information. Ceci permet au chercheur d’effectuer une seule fois sa requête pour obtenir les documents provenants de plusieurs dépôts. Les dépôts institutionnels ont également un grand intérêt pour ce type de services. Etant le plus souvent multidisciplinaires, la recherche transversale leurs permet de faire connaître leur production à un public plus large. En effet, le chercheur, s’il doit soumettre sa requête à tous les dépôts institutionnels préférera se tourner vers un dépôt thématique tel que arXiv s’il est physicien ou RePEc s’il est économiste.
Nous abordons, dans la suite de ce chapitre, trois projets fédérateurs connus et souvent rencontrés dans l’analyse des différents modèles. Il s’agit de l’Open Archives

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La crise des périodiques, Modes de communication scientifique

La crise des périodiques – Chapitre 1.
Ce premier court chapitre a pour objectif la description de la situation qui a encouragé le développement de nouveaux modes de communication scientifique.
La “crise des périodiques” est causée par l’augmentation impressionante des prix des périodiques. Ce phénomène est, nous le verrons dans la suite de ce travail, un des facteurs qui est à l’origine de l’apparition de nouveaux modèles de communication scientifique et d’initiatives les encourageant.
A l’origine de cette crise qui affecte l’ensemble de la communication scientifique, se trouve une augmentation sans précédent du prix des abonnements aux périodiques, principalement en sciences, technique et médecine (STM). L’Association of Research Libraries (ARL) indique qu’entre 1986 et 1997, le prix de ces périodiques a augmenté de 169 % pour aboutir à un coût d’abonnement annuel moyen variant de 5 000 $ à 20 000 $ [Webster 1999]. En France, entre 1980 et 1999, c’est une augmentation de plus de 500 % qui a été observée pour le coût moyen des abonnements aux revues de médecine et pharmacie, et environ 400 % pour les sciences, 300 % pour le droit, l’économie et la gestion et 200 % pour les lettres et les sciences humaines [Chartron 2004, p. 15]. Ce phénomène est encore accru par le désabonnement, réaction première des bibliothèques face aux prix trop élevés, que les éditeurs compensent en augmentant leurs tarifs [Chartron 2000].
Les causes de l’augmentation première sont diverses. Duane Webster, dans sa participation à

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La communication scientifique : des 3 nouveaux modèles

La communication scientifique : des nouveaux modèles

La communication scientifique : des nouveaux modèles Université Libre de Bruxelles Faculté de Philosophie et Lettres Section Infodoc Diplôme d’études spécialisées (D.E.S.) en sciences et technologies de l’information Réflexions sur quelques nouveaux modèles de communication scientifique Jessica Schmitz Sous la direction de Monsieur Christian Brouwer Année académique 2003-2004 Introduction Depuis un certain temps déjà, les … Continuer la lecture

Documents pédagogiques numériques: les hypermédias

Documents pédagogiques numériques: les hypermédias

Documents pédagogiques numériques: les hypermédias

6.4.3 Aspects épistémologiques

Les aspects épistémologiques que nous considérons importants de discuter dans cette partie sont principalement liés à l’approche centrée sur les structures dans laquelle c’est précisément la notion de structure qui contraint à cette démarche.

En effet, notre étude ne peut être complète sans une référence aux discussions longuement débattues par les travaux philosophiques sur le structuralisme.

Plus précisément nous souhaitons évoquer l’emploi des structures comme modèle ontologique en opposition au modèle méthodologique.

Dans ce travail, l’idée de « structure » a été abordée principalement du point de vue méthodologique. Elle a constitué une procédure d’opération qui nous a permis d’aborder le caractère sémiotique des codes hypermédias.

Dans ce sens, son caractère est scientifique et valable en tant que mécanisme pour faciliter la compréhension des expériences hétérogènes par le biais d’un raisonnement homogène, c’est-à-dire comme moyen d’application de la méthode inductive qui autorise de penser à des choses qu’on ne connaît pas à travers des choses que l’on connaît.

Dans toute structure donnée, nous l’avons signalé, il y a des caractéristiques communes comme la totalité, l’autoréglage et les transformations. De plus, il a été dit que les structures peuvent se regrouper ou se décomposer, c’est-à-dire qu’elles sont des systèmes complexes.

La composition d’un système complexe implique qu’un ensemble de structures soit défini en

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Services Web sémantiques éducatifs

Services Web sémantiques éducatifs

6.4.2.2 Services Web sémantiques éducatifs

Un dernier point sur lequel l’informatique structurale permet d’envisager des nouveaux développements est celui de Services Web [§ 4.7.3] et de Services Web sémantiques.

Dans son état actuel, l’architecture de SPECS rend possible le développement de Services Web sémantiques. En effet, étant donné que les documents pédagogiques numériques générés par SPECS sont accessibles à partir d’une adresse URL, plusieurs formes d’accès s’envisagent :

  • * accès à l’ensemble de documents du répertoire de documents,
  • * accès à l’ensemble de médias du répertoire de médias,
  • * accès à un seul document,
  • * accès à une seule ressource ou à l’ensemble correspondant à une sélection prédéfinie de plusieurs contenus (nœuds, liens ou médias),
  • * accès aux balises sémantiques (sans considérer le contenu balisé).

Bien que le cadre de fonctionnement des Services Web actuels soit avant tout orienté pour répondre aux besoins spécifiques des modèles business-to-business, son adaptation à des besoins pédagogiques est possible, en suivant les pratiques des deux types d’utilisateurs envisagés par notre système : auteurs et lecteurs.

Pour les lecteurs, les Services Web sont dédiés à la facilitation de l’exploration et de l’accès aux contenus de SPECS. À travers des langages et des protocoles pour la description d’un service, un simple scénario d’utilisation consiste, par exemple, en un développement d’interfaces mSpaces pour explorer les documents créés

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