Architecture des systèmes hypermédias pédagogiques

Composants et architecture de systèmes de technologie éducative
Architecture des systèmes hypermédias pédagogiques

3.2.2 Architecture des systèmes hypermédias pédagogiques

Du point de vue de la formation ouverte et à distance (FOAD), un système hypermédia est une pièce constitutive d’un dispositif d’enseignement plus large. Il s’agit d’une solution de formation adaptée à une demande et qui doit généralement répondre à :

  • * un besoin identifié,
  • * des objectifs opérationnels de formation,
  • * l’organisation des contenus pédagogiques et des ressources,
  • * la médiatisation de ces contenus,
  • * un découpage de la formation en unités de formation,
  • * une scénarisation de la formation (design de l’ensemble de parcours),
  • * des modalités de tutorat (valeur ajoutée de la formation),
  • * des modalités d’évaluation.

Afin de définir une architecture générale des systèmes de technologie éducative, dont les systèmes hypermédias pédagogiques, le Comité des standards de technologie éducative (Learning Technology Standards Committee ou LTSC) de l’IEEE propose un cadre pour le développement de systèmes à venir [IEE 01].

L’intention est d’encourager l’interopérabilité et la portabilité d’interfaçage entre les systèmes tout en envisageant leur applicabilité et leur validité pour une durée d’au moins cinq à dix ans à partir de la date de fin de développement.

Le cadre proposé par l’IEEE consiste en cinq couches dont seule la troisième est obligatoire en tant que recommandation :

  • * couche 1 : interactions entre l’apprenant et l’environnement;
  • * couche 2 : spécificités du design en

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Les hypermédias pédagogiques : approches et notions

Les hypermédias pédagogiques : approches et notions

Les hypermédias pédagogiques : approches et notions

3. Systèmes hypermédias pédagogiques

3.1 Introduction

En tant que pratique et métier, l’éducation a toujours été une discipline située au coeur des développements des systèmes et applications hypermédias. En effet, depuis la première conférence internationale consacrée aux hypertextes en 1987 sous le patronage de l’ACM (Association for Computing Machinery), plusieurs systèmes ont été réalisés visant une application pédagogique et bien d’autres se sont rapidement adaptés à ces usages.

Au travers ces travaux, nous constatons que la grande majorité des études s’est intéressée aux aspects d’accès à l’information et aux défis posés par l’exploration. Ainsi, une grande partie des travaux ont exploré, par exemple, la surcharge cognitive ou la désorientation lors de la navigation.

Cependant, et sans laisser de côté cette problématique commune, nous souhaitons examiner ici d’autres aspects également essentiels concernant un usage constructif des hypertextes. Notre étude est ciblée sur les hypermédias pédagogiques, compris comme une sous-catégorie des hypertextes nommés informatifs qui se définissent par opposition aux hypertextes littéraires, artistiques ou marchants.

Ce chapitre se donne pour tâche de présenter les systèmes hypermédias pédagogiques. Nous proposons de mener une analyse de ceux-ci à partir de deux grands axes de recherche des hypermédias, à savoir la recherche centrée sur les systèmes et celle centrée sur les domaines. Comme nous l’avons vu, le premier axe

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L’évolution de systèmes hypermédias : Domaines et Systèmes

Modèles à quatre couches [SAL 05]
L’évolution de systèmes hypermédias : Domaines et Systèmes

2.4.5 Évolution de systèmes hypermédias

Comme tout objet technique, les hypermédias ont suivi une ligne évolutive. Cette ligne est importante à étudier afin de découvrir les nouveaux fonctionnements et les nouveaux usages qui se sont formés au sein des objets hypermédias, ainsi que la manière dont ils se sont implantés.

En ce qui concerne la naissance des hypermédias, un regard historique nous apprend que le premier système technique à vocation hypertextuelle a été conçu par Vannevar Bush en 1945. Dans son célèbre article « As we may think » [BUS 45], Bush décrivait la machine Memex, capable d’associer des documents entre eux afin que l’utilisateur puisse les consulter de manière associative.

Bien que le format de documents supportés, le format microfilm, n’était pas électronique, il s’agissait de montrer comment un accès rapide aux documents pouvait augmenter les capacités cognitives humaines.

La deuxième tentative visant à réaliser les idées de Bush a été présentée une vingtaine d’années plus tard avec le projet NLS/Augment de Douglas Engelbart. Enfin, le premier système hypertexte de type numérique a été Xanadu, développé par Theodor Nelson.

Dans les années 70 et 80, plusieurs systèmes sont apparus mettant l’accent sur les structures associatives, sur ce qui est nommé couramment le « domaine de la navigation » (navigational domain) des hypermédias. Parmi ces premiers systèmes, on peut citer KMS, NoteCards et Intermedia.

Depuis ces travaux, les hypermédias se sont rapidement

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Fonctions des hypertextes : primaires et secondaires

Fonctions des hypertextes : primaires et secondaires

2.4.4 Fonctions primaires et secondaires

2.4.4.1 Fonctions primaires de l’hypertexte

Il est admis que la fonction principale des hypertextes, ou plus généralement des hypermédias, est d’établir, dans un ensemble de documents, des possibilités de circulations « transverses ».

Cette fonctionnalité rend possible une lecture hypertextuelle où l’on peut « sauter » aussi bien d’un passage à l’autre dans un document que d’un passage d’un document donné à un passage d’un document distinct, à la seule condition que celui-ci soit informatiquement accessible.

Par rapport à l’informatique, la finalité de l’hypertexte est avant tout de mettre les capacités de calcul et de présentation d’un ordinateur au service de l’information, structurée ou non, en réalisant des associations entre des éléments de natures différentes, associations conduites par l’intelligence ou l’intuition de l’utilisateur.

Dans la section précédente, nous avons rappelé des éléments syntaxiques et sémantiques, en proposant une brève description de leurs fonctions primaires.

À présent, nous allons nous intéresser aux fonctions secondaires des éléments hypertextes.

2.4.4.2 Fonctions secondaires de l’hypertexte

Nous avons suggéré que les fonctions secondaires des objets techniques sont celles qui sont connotées : idéologie d’usage, type(s) d’utilisation et de signification.

Afin de découvrir les fonctions secondaires associées aux objets hypermédias, il n’est pas inutile de commencer en considérant l’idée selon laquelle le Web est une entité de la « symbolosphère », notion qui a été introduite par Robert K. Logan et John Schumann.

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Les éléments sémantiques des objets hypermédias

Les éléments sémantiques des objets hypermédias
2.4.3.2 Éléments sémantiques
Les éléments sémantiques d’un code de signification, ainsi que cela a été indiqué, se réfèrent à des règles sémantiques selon lesquelles un signe peut s’appliquer à des objets ou à des situations. Les structures sémantiques constituent les différentes formes potentielles qui existent ou peuvent exister pour représenter un objet hypermédia et s’associent ou peuvent s’associer à des genres typologiques.
En effet, dans la pratique, les éléments syntaxiques se présentent de manière complexe, c’est-à-dire qu’ils sont souvent regroupés pour dénoter une fonction plus précise.
Par exemple, un champ de texte de saisie suivi d’un bouton avec la mention recherche dénote un moteur de recherche, mais un ensemble de champs suivis d’un bouton avec la mention envoyer dénote quant à lui un formulaire ou une enquête en ligne ou encore une application d’e-mail, etc.
Comme c’est le cas pour tout système de signes, il n’est pas nécessaire que tous les éléments qui constituent la structure du code soient présents pour signifier, mais uniquement qu’ils respectent un ordre.
Si l’on considère que les structures sémantiques surgissent au sein de divers domaines d’application (y compris les performances et les usages sémantiques), il est possible de percevoir dans les hypermédias une série étendue de conventions visant à élaborer de multiples signifiants. Ainsi, on observe que sur le Web les différentes activités socio-professionnelles établissent peu à peu des codes qui leur sont propres au sens

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L’objet technique hypermédia : hypertextes et hypermédias 

L’objet technique hypermédia : entre hypertextes et hypermédias

2.4 L’objet technique hypermédia

Nous avons vu que les objets techniques peuvent être conçus de deux façons distinctes : comme des machines à communiquer (transmettant des informations) et comme des machines qui communiquent d’elles-mêmes (par dénotation et connotation).

Le Web manifeste ces deux types; d’une part, c’est un objet technique, plus précisément informatique; d’autre part, c’est un objet média car coexistent en lui divers types de contenus se présentant aux utilisateurs sous plusieurs formes et formats, contenus qui obéissent à la logique de la remédiation.

Pour le dire autrement, le Web est objet technique en vertu de son caractère de système hypermédia; et c’est un objet média puisque c’est le lieu de convergence de divers médias.

Le but de cette partie est d’appliquer au Web les concepts de la sémiotique et des théories des objets techniques et des nouveaux médias.

Notre objectif est d’établir les conditions nécessaires d’une délimitation de ce qui peut être nommé un « objet technique hypermédia », et ce à travers de ses divers composants, de ses lignes évolutives et de ses fonctions primaires et secondaires.

2.4.1 Entre hypertextes et hypermédias

Le terme « hypertexte » est un néologisme anglais créé par le chercheur Theodor Holm Nelson en 1965 pour décrire un concept inventé déjà vingt ans auparavant par Vannevar Bush [BUS 45].

Cependant, le monde informatique ne fait la connaissance de ce concept qu’à partir de 1987, lorsque la société Apple introduit le logiciel HyperCard dans sa gamme de produits.

Nelson notait : « Permettez-moi d’introduire le mot hypertexte pour signifier un corpus composé de matériels écrits ou graphiques interconnectés d’une manière tellement complexe qu’il ne serait pas pertinent de le représenter sur papier.

Il peut contenir des sommaires, ou des cartes de son contenu et de ses interrelations; il peut contenir des annotations, des additions et des notes de bas de page insérés par les chercheurs qui l’ont examiné » [NEL 65 : 96].

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Convergence et remédiation des objets médias

Convergence et remédiation des objets médias

2.3.3 Convergence et remédiation des objets médias

La convergence est une notion qui renvoie à la capacité qu’ont les supports techniques pour interagir entre eux et pour distribuer des messages électroniques sous plusieurs formats, ces derniers pouvant être transmis simultanément dans un seul média. Grâce aux navigateurs et aux langages de développement, le Web constitue une forme de média convergent car il supporte l’affichage des ressources textuelles, graphiques, audiovisuelles et exécutables dans un seul espace.

On peut trouver d’autres exemples de médias convergents : les appareils de télévision interactive, les téléphones portables, les jeux vidéos ou la réalité virtuelle, qui offrent exactement la possibilité d’écouter de la musique, de naviguer sur Internet, de télécharger de nouveaux jeux vidéos, d’envoyer des messages électroniques, d’utiliser des logiciels de bureautique, etc.

Néanmoins, l’arrivée des ordinateurs dans la vie privée a provoqué une véritable révolution des médias qui s’observe clairement avec l’usage d’Internet pour la production, la distribution et la communication des messages sous format média.

En effet, il semble que toutes les formes de culture s’acheminent (au moins potentiellement) vers des formes médiatisées par l’informatique dont la logique qui s’impose est celle de l’interaction et de la manipulation des informations.

L’espace Web de nos jours est un univers peuplé par différents types de médias, chacun ayant des possibilités communicatives spécifiques pour la

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Les objets techniques numériques à communiquer

Les objets techniques numériques à communiquer 2.3 Les objets techniques numériques à communiquer Dans l’évolution technique, il est à noter aujourd’hui les rôles joués par l’électronique et l’informatique en tant que champs favorisés du développement de nouveaux moyens de communication des informations. Le bouleversement du traitement de l’information et de la pratique de la communication … Continuer la lecture

L’évolution des objets techniques : fonctions et lois de genèse

L’évolution des objets techniques : fonctions et lois de genèse
2.2.6 Évolution des objets techniques

2.2.6.1 De l’objet abstrait à l’objet concret

Jusqu’à présent, nous avons tenté d’élucider le caractère signifiant des objets techniques par leurs caractéristiques propres à un état donné. Néanmoins, les objets techniques se situent dans un processus évolutif qui produit de nouveaux fonctionnements et de nouveaux usages.

Pour étudier l’évolution de l’objet technique, Simondon propose une démarche à partir de critères propres à sa genèse. Ainsi, il existe un passage des objets abstraits aux objets concrets, un processus nommé « concrétisation » dont l’évolution s’accomplit par « des perfectionnements essentiels, discontinus qui font que le schème interne de l’objet technique se modifie par bonds et non selon une ligne continue » [SIM 89 : 40].

Simondon identifie les objets abstraits par une unité qui est traitée comme un absolu, achevée dans une perfection intrinsèque nécessitant pour son fonctionnement d’être constituée en système fermé. Au contraire, dans les objets concrets, chaque pièce importante est tellement liée aux autres par des échanges réciproques qu’elle ne peut pas être autre qu’elle n’est.

Selon Simondon, le problème technique est celui de la convergence des fonctions dans une unité structurale. C’est cette convergence qui spécifie l’objet technique, car il n’y a pas, à une époque déterminée, une infinie pluralité de systèmes fonctionnels possibles; ce sont les besoins humains qui se diversifient à l’infini. L’objet technique existe

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TICE et les dimensions sémiotiques des objets techniques

TICE et les dimensions sémiotiques des objets techniques

2.2.5 Les dimensions sémiotiques des objets techniques

Une analyse proprement sémiotique des objets techniques met en question plusieurs postulats hérités des études linguistiques au moment de déterminer l’existence d’un code technique.

En effet, les travaux sur le langage ont abouti à la définition de deux éléments d’articulation pour composer un code de signification : il s’agit d’éléments en nombre déterminé (les morphèmes) formés d’éléments en nombre indéterminé (les phonèmes). Par code, on entend les règles nécessaires pour la compréhension du signe.

Ces règles sont elles-mêmes des signes, existent dans un processus de communication quelconque et s’appuient sur une convention culturelle [ECO 99].

Mais la sémiotique des objets techniques n’est pas la première à trouver les limites de cette double articulation des codes. Les études sur les codes visuels, les codes cinématographiques, les codes architecturaux, les codes publicitaires, etc., ont permis d’établir, par leur caractère étendu, qu’un code peut être composé de nombreux éléments.

En outre, dans un code déterminé il se peut que les éléments d’articulation soient les signifiants d’un code plus analytique, ou bien que les signifiants d’un autre code déterminé soient les éléments d’articulation d’un code plus synthétique. Par exemple, dans les codes publicitaires se mêlent des codes photographiques et des codes rhétoriques, tous les deux pouvant appartenir à un code plus large comme l’est le code visuel [BAR 85 : 243].

Quant aux codes

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Les objets techniques et TICE : signes, dénotation et connotation

Les objets techniques et TICE : signes, dénotation et connotation

2.2.3 Les objets techniques comme signes

Dans un processus de communication simple où un émetteur veut transmettre une information qu’il connaît et qui désire que le destinataire la connaisse également, c’est le message et sa codification qui rendent possible une signification.

Dans ce contexte, le message reçoit le statut de signe. Néanmoins, notre analyse présuppose que non seulement les messages soient considérés comme signe, mais aussi tous les autres composants du processus communicatif : émetteur, destinataire, canal, code, etc.

Pour qu’un objet technique puisse être analysé en tant que signe, il est donc pertinent de donner quelques définitions du signe et de ses composants.

Pour Saussure, un signe est une entité à deux faces. D’abord, il indique : « nous appelons signe la combinaison du concept et de l’image acoustique : mais dans l’usage courant ce terme désigne généralement l’image acoustique seule, par exemple un mot (arbor, etc.) » [SAU 05 : 99]. Ce que Saussure entend par image acoustique est l’intériorisation, l’abstraction, d’un objet du monde réel (naturel ou artificiel) par l’homme.

Plus loin, il précise : « Nous proposons de conserver le mot signe pour désigner le total, et de remplacer concept et image acoustique respectivement par signifié et signifiant; ces derniers termes ont l’avantage de marquer l’opposition qui les sépare soit entre eux, soit du total dont ils font partie » [SAU 05 : 99].

Une autre définition du signe à laquelle on recourre très souvent est celle qui a été proposée par

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Approche informationnelle-communicationnelle des TICE

Approche informationnelle-communicationnelle des TICE

2. Approche informationnelle-communicationnelle des TICE

2.1 Introduction

Depuis le milieu du XXe siècle, un statut de plus en plus important a été accordé aux technologies de l’information et de la communication (TIC) au sein du développement et de la recherche scientifiques.

En effet, lorsqu’en 1949 Shannon et Weaver publient la théorie mathématique de l’information [SHA 49], les TIC se profilent comme un champ incontestable pour le développement des systèmes de traitement de l’information, dont l’information est désormais numérique et quantifiée en termes de bits.

Quant à la recherche, en sciences sociales notamment, les systèmes technologiques ont été considérés comme exerçant un rôle structurant dans l’organisation de la société [MAT 03] : la société est définie en termes de communication, et celle-ci en termes de réseaux [CAS 96].

Néanmoins, malgré la vaste diversité des études et des réalisations, il est toujours difficile d’affirmer qu’il existe aujourd’hui une pleine intégration des TIC dans les sphères sociales et culturelles.

Il est plus adéquat de signaler que nous sommes au début d’un processus visant à découvrir les possibilités, les avantages tout autant que les désavantages, de l’utilisation des TIC dans tous les domaines où elles sont appliquées. L’éducation, en tant que discipline et métier, n’est pas isolée dans ce scénario.

Mais nous savons que l’application des TIC n’est pas une question simple; il ne s’agit pas de transformer les contenus

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Les enjeux technologiques des TIC pour l’éducation

Les enjeux technologiques des TIC pour l’éducation

1.5.5 Enjeux technologiques

L’essor du Web ne peut s’expliquer sans le concept du numérique et ses implications. En effet, la transformation fondamentale de la matière tactile en numérique, de l’entité physique en code informatique, fait apparaître des différences entre les contenus créés.

Les innovations introduites par l’informatique au sein des environnements basés sur les hypermédias ont été déjà considérées dès 1990 par Jean-Pierre Balpe qui souligne la mobilité, la générativité, l’instantanéité, l’interactivité et la délocalisation [BAL 90].

Cependant, avant l’arrivée du numérique, la technologie de l’information nous avait prouvé l’exploitabilité du caractère asynchrone de l’information, c’est-à-dire, la possibilité d’une mémoire collective permettant le développement de la culture.

De nos jours, les deux approches, asynchronicité et numérique, restent au cœur de la problématique de l’enseignement assisté par les TIC. Les défis technologiques bifurquent vers la recherche de méthodes pour un usage efficace de la technique, par exemple les documents numériques, les hypermédias, les multimédias, la réalité virtuelle.

Le commun dénominateur de tous ces axes est la valeur ajoutée que le numérique peut apporter à l’apprentissage.

Dans cette optique, les institutions éducatives se trouvent au carrefour entre le possible et les moyens de sa réalisation. Le choix d’une technique ouvre bien ces possibilités en même temps qu’il en ferme d’autres et le problème est de décider quelle est la

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Enjeux économiques et juridiques des TICE

Enjeux économiques et juridiques des TICE

1.5.3 Enjeux économiques

Il est bien connu que l’adoption des TIC par les acteurs représente un investissement économique souvent important.

Quant aux institutions, les coûts principaux concernent l’équipement et la disponibilité du personnel spécialisé. Ce dernier est requis pour mettre en marche, maintenir et gérer les dispositifs techniques, mais aussi pour assurer l’assistance technique aux utilisateurs.

Quant à l’équipement, l’ample variété des produits disponibles dans le marché requiert une analyse préalable à toute commande selon le type de besoins de l’institution. Sans tenir compte de l’infrastructure de base (par exemple, serveurs Web, ADSL, WiFi), l’équipement technique est de deux types : matériel physique (hardware) et logiciels (software).

Pour les institutions désirant offrir une formation hybride, le matériel typique consiste en ordinateurs, vidéoprojecteurs, rétroprojecteurs, et peut aller jusqu’à l’acquisition d’appareils photographiques numériques, scanners, reproducteurs DVD, baladeurs multimédias, consoles de jeux vidéo, stations de travail informatiques spécialisés, tableaux blancs interactifs, etc.

Pour leur part, les formations entièrement à distance ne nécessitent pas nécessairement tous ce matériels sauf si elles accueillent les étudiants quelques fois par an. Néanmoins, les services d’infrastructure de base sont indispensables et peuvent comprendre, outre les services mentionnés précédemment, des satellites, des chaînes de télévision, des fréquences FM/AM, des maisons

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Les enjeux pédagogiques et sociaux des TIC pour l’enseignement

Les enjeux pédagogiques et sociaux des TIC pour l’enseignement

1.5 Les enjeux des des TICE (TIC pour l’enseignement)

On entend souvent aujourd’hui dire que l’insertion des TIC dans l’enseignement supérieur est accompagnée d’une reconfiguration de l’université et du système éducatif dont les contours sont encore mal définis et mal compris [OIL 00, SAL 04].

Dans ce contexte, les institutions doivent proposer le développement d’actions pour soutenir les enseignants à plusieurs niveaux, par exemple : formation continue dans leur domaine de spécialité, dans les méthodes didactiques et dans les TIC; révision de salaires; ouverture de postes; flexibilité pour travailler à l’extérieur du campus universitaire.

Bien que plusieurs de ces actions aillent au-delà du contexte de notre travail, il nous semble intéressant de réaliser une révision des enjeux concernant l’influence des TIC dans le domaine de l’éducation.

En nous risquant à une simplification, nous allons décrire de manière non exhaustive cinq enjeux principaux : pédagogiques, sociaux, économiques, juridiques et technologiques.

1.5.1 Enjeux pédagogiques

Le premier enjeu est sans aucun doute pédagogique puisque, faut-il le rappeler, tel est le but de l’enseignement.

Au niveau de l’adoption des TICE par les acteurs, Bernard Miège a noté que, malgré le constat d’une étroite relation historique entre enseignement et TIC, l’éducation se révèle être particulièrement « résistante » à l’adoption de modalités médiatisées d’apprentissage et de transmission des savoirs. Miège indique que

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