Le co-branding : s’unir pour mieux séduire – Zara et H&M

Fig. 35.Vitrine H&M pour la campagne de la collection : « A Tribute to Marimekko ».
Le co-branding : s’unir pour mieux séduire – Zara et H&M

S’unir pour mieux séduire : le co-branding

 

S’attacher les services d’une star est une opération astucieuse car elle se veut avant tout stratégique.

Les critères de choix de cette dernière sont déterminants étant donné qu’elle se doit d’être efficace afin de permettre une captation optimale.

C’est la raison pour laquelle le rapport entre la star et la marque se doit d’être intime dans une association. Pour que cette association soit profitable aux deux parties, pour qu’il ait un véritable sucés, le lien entre la star et la marque doit être indéfectible, harmonieux, et surtout persuasif.

C’est de cette façon que la collaboration peut rencontrer le succès escompté dans une problématique de captation des jeunes. L’image que dégage la star est aussi d’une importance sans faille ; elle doit être entièrement en concordance avec les valeurs de la marque.

L’exemple de Johnny Deep pour H&M est révélateur, car ce dernier est un séducteur né du petit écran, un modèle d’identification qui trouve facilement un écho chez les jeunes.

Mais chez H&M, cette association se manifeste aussi sous une tendance appelée le « masstige».

Que l’on se souvienne, il s’agit pour H&M de s’allier a une marque ou une star de renom dans le milieu de la mode afin d’offrir à son public des articles griffés à des prix accessibles.

On le sait, le premier à faire ceci pour H&M était Karl Lagerfeld. Tout commence en 2004 lorsque l’enseigne H&M déclencha le “buzz” en s’attachant les services

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L’influence des stars sur les comportements des jeunes

Visuel M by Madonna Photo © Steven Klein.

L’influence des stars (célébrités) sur les comportements vestimentaires des jeunes

2.3.3. L’influence des célébrités sur les jeunes dans la captation

La communication des marques passe aussi par une stratégie qui consiste à faire porter leurs vêtements à des célébrités.

Ces dernières sont des stars incarnant à bien des égards des modèles de réussite pour les jeunes qui ne cessent de les trouver, nanties, belles, élégantes et séduisantes, « branchées », talentueuses, généreuses etc. D’où cette envie de s’identifier à elles.

Parce qu’elles font porter leurs vêtements à des stars, les marques jouent un rôle majeur dans ce processus d’identification que nourrissent les jeunes à l’égard de leurs idoles.

Bien entendu, les marques le font dans l’optique de capter les jeunes qui peuvent se laisser séduire par les styles vestimentaires de ces stars dont les modes de vies sont souvent attirants et souhaitables.

Les stylistes, certaines stars : acteurs, actrices, chanteurs ou chanteuses, mannequins, sportifs, etc. jouent aujourd’hui souvent le rôle de prophètes de la mode.

« En matière de mode, il est des indicateurs infaillibles, Si Sarah Jessica Parker, Sharon Stone et la rappeuse Eve arborent le même accessoire, c’est que l’objet est en phase de devenir culte. […]

Les oracles de la mode lui prédisent un fabuleux destin. »390 C’est une telle prédiction qui à notre sens justifient le fait que les enseignes prêtent voire offrent des articles à des célébrités.

Selon Guillaume Ener, autrefois, les stars s’habillaient sur un coup de cœur, aujourd’hui leur habillement se négocie

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Une mode vestimentaire à vivre – ZARA et H&M

Une mode vestimentaire à vivre – ZARA et H&M

Une mode à vivre

« Sous l’autorité de la haute couture et des journaux de mode, les tendances annuelles et saisonnières se sont imposées comme des diktats, il fallait pour être chic adopter le plus vite possible la dernière ligne en vogue, changer sa garde-robe au rythme des caprices des grands couturiers et des femmes up to date. »380

Lipovetski parle d’une ouverture de la mode ; cela signifie « la fin de “ce dirigisme” unanimiste et disciplinaire, le décalage inédit existant entre l’innovation et la diffusion, l’avant-garde créative et le public consommateur. »381

380 Ibid., p.166.

381 Idem.

Dorénavant, la rue n’est pas si fascinée par les nouvelles tendances de modes que lancent les leaders, elle l’a suit ou pas à son goût et selon son rythme.

Le philosophe évoque la notion d’émancipation de la rue. « Dans le public est apparu un pouvoir fortement amplifié de filtrage et de distance en matière d’apparence, significatif de l’escalade individualiste des volontés d’autonomie privée. »382 Désormais, il n’existe aucune nouveauté de style qui parvient à s’imposer de suite dans la rue.

La diversification des stylistes, de même que les aspirations de plus en plus soutenues à une certaine autonomie privée, conduisent à des comportements de plus en plus détachés et relativistes vis-à-vis de la mode dominante ou du must have.

Le dernier look sorti est plus ou moins connu du public qui ne le copiera pas fidèlement ; il l’ignorera, préférant un autre style, ou alors l’adoptera mais à sa

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Les tendances vestimentaires : un processus sans sujet

Les tendances vestimentaires : « un processus sans sujet »

 

Le capitalisme doit, pour se perpétuer, inciter les individus à consommer continuellement. Et pour faire d’eux des individus insatiables, on assiste à un caractère indispensable des tendances qui poussent « les foules grégaires » à adhérer aux signes proposés par le système.

Baudrillard décrit le gouvernement des tendances comme un totalitarisme ; il parle de « dictature totale de la mode » ou bien encore de « dressage mental des masses », le tout orchestré par la publicité et les médias.

Toutefois, cette théorie, selon Guillaume Erner, repose sur un paradoxe qui en limite la pertinence. Car pour Baudrillard, les producteurs ont une capacité de manipulation sans limite.

« Mais dans le même temps, il dénie aux consommateurs la plus petite parcelle de libre arbitre. Au bout du compte, Baudrillard attribue aux producteurs un pouvoir qu’ils rêveraient probablement d’avoir mais dont ils ne disposent pas ; dans le même temps il affirme sa défiance vis-à-vis de l’individu. »365

« Le choix fondamental, inconscient, automatique du consommateur (écrit-il) est d’accepter le style de vie d’une société particulière (ce n’est plus un choix ! et la théorie de l’autonomie et de la souveraineté du consommateur est démentie par là même).»366

Une telle position est donc erronée. Il remet en cause la capacité du marketing et des tendances à manipuler les consommateurs. Ces derniers ne sont pas soumis à la dictature des producteurs.

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Le style vestimentaire, un instrument de distinction

2.3.2. Le style vestimentaire, un instrument de distinction

Selon le philosophe Gille Lipovetsky, plus la consommation se développe, plus les objets deviennent des instruments d’individualisation des personnes.

En institutionnalisant l’éphémère, en diversifiant les objets, il y a une multiplication du choix individuel. « […] l’individu est devenu un centre décisionnel permanent. »347

L’offre multiple de H&M par exemple, permet aux clients de se créer différents styles, de se démarquer de la masse, et, par conséquent, de s’affirmer comme individus.

De cette manière, la mode relève d’une question existentielle : l’identité. Par son apparence, l’individu se situe par rapport aux autres et par rapport à lui-même.

La différence est devenue pour chacun un idéal de réalisation de soi. Pour Guillaume Erner, le souci de l’apparence oblige à opérer un choix en faveur de certaines tendances, il y a une stratégie rationnelle. Les individus sont, en effet, lucides sur leurs choix vestimentaires car ils sont surinformés sur la signification des « looks » via la presse et la culture de masse en générale.

« Notre société fait preuve de réflexivité et montre une capacité à décrypter les symboles sociaux des vêtements et des marques. »348

347 Lipovetsky G., L’empire de l’éphémère : la mode et ses desseins dans les sociétés modernes, op. cit., p. 207.

348 Erner G., Victimes de la mode ? Comment on la crée, pourquoi on la suit, op. cit., p.201.

Que l’on se souvienne, le constat que l’on a fait c’est qu’en consommant chez H&M, les jeunes aspirent à se créer un style propre pour se distinguer. Gabriel Tarde évoque la théorie de l’imitation. Pour ce sociologue, les êtres humains absorbent des courants de la

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Une mode vestimentaire jetable – une mode éphémère

Une mode vestimentaire jetable – une mode éphémère

Une mode jetable

Les pratiques d’achat des jeunes montrent que leurs fréquences d’achat dans des boutiques ZARA et ou H&M sont importantes.

« … moi de toute façon, je regarde tout le temps les vitrines, j’adore ça le shopping. J’y vais au moins quatre fois par mois. J’achète pour en moyenne 50-70 euros ». (Camille, 23 ans, étudiante Paris).

« Je vais chez H&M environ deux fois par mois. Mon panier moyen est de 100 euros chaque fois ». (Sophie 25 ans étudiante, Nancy).

« Cela dépend de mes finances, je peux faire les magasins plusieurs fois dans la semaine comme une fois tous les quinze jours. Je dois dépenser en moyenne entre 40 et 60 euros. (Benjamine, 26 ans, médiatrice culturelle, Metz).

« Chez ZARA, j’achète deux fois par mois pour 50 euros à chaque fois, en moyenne » (Elsa, 30 ans juriste d’entreprise, Metz).

Je trouve déjà que je vais trop souvent chez ZARA, ou du moins que les fois où j’y vais, juste pour regarder, je repars trop chargée de paquets. (Diame, une bloggeuse).

Comme le site le dit si bien, les grandes shoppeuses finissent toujours par y revenir, et me considérant comme une shoppeuse, je retourne bien à chaque fois dans le magasin.

C’est chez ZARA que je trouve toujours la perle rare et à des prix abordables. Une inspiration des grands couturiers, qui au final ne fait pas mal au porte feuil, en tout cas je suis une fan et j’ai pris ce magasin avec tout son marketing et sa géographie comme sujet de TPE, merci encore pour toutes ces

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La rhétorique H&M et ZARA serait-elle sous la menace du Slow Wear?

2.3. La rhétorique H&M et ZARA serait-elle sous la menace du « Slow Wear » ?

Pour maintenir l’intérêt et l’envie des clients tout au long de l’année, ZARA tout comme H&M s’adonne à cœur joie à renouveler leurs offres d’articles en recomposant régulièrement les mises en avant suscitées par l’arrivée perpétuelle des nouveautés en cours de saison.

Le rapport avec des consommateurs avides de nouveauté est direct et ces chaînes jouent leur va-tout sur leur capacité de réponse instantanée aux changements des goûts de leurs clients.

Renouveler régulièrement la présentation de l’assortiment permet non seulement de rendre vivant le point de vente mais aussi de pousser les clients à revenir régulièrement dans le magasin parce qu’ils ont bien évidemment le sentiment d’avoir des nouveautés à y découvrir.

La position de ZARA consiste à aller au même rythme que les tendances ; ce qui entraîne un renouvellement permanant des collections.

La rhétorique est la suivante : hormis les modèles qui s’écoulent à vitesse grande V, le reste des collections est produit en quantité limitée.

« Quand il y en a plus, il y en a encore. Mais c’est du totalement nouveau. Du coup, quand un client craque, il n’hésite pas encore des heures car il n’est pas sûr de retrouver la même chose quelques jours plus tard.

Ce mouvement perpétuel agit comme un aimant, il attire sans cesse des consommateurs désireux de voir ce qu’il y a de neuf. »332 Les clients doivent s’attendre à ce que les magasins changent d’une visite à

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Les outils des équipes de vente : l’équipe merchandising

Les outils des équipes de vente : l’équipe merchandising

Les outils des équipes de vente

« Le book merchandising donne des directives précises quant à la présentation visuelle de la ou des collection (s) de la saison. Ces indications portent sur les atmosphères colorées, sur les associations de produits, leur présentation en fonction du mobilier. »325

Un dossier concernant la réalisation de la vitrine « décrit, en début de saison, la succession dans le temps des mises en scène de vitrines. Il s’accompagne de photos ou de croquis des réalisations, avec les produits et décors correspondant. »326

324 Underhill P., La Science du shopping. Comment le merchandising influence l’achat, op. cit., p.159.

325 Françoise Sackrider, Gwenola Guidé, Dominique Hervé., Lèche-vitrine / Distribution & Merchandising Visuel Dans La Mode., op. cit., p.195.

326 Ibid., pp.195-196.

On le sait maintenant, généralement, les vitrines se renouvellent tous les dix à quinze jours. Les décors ont une durée de vie bien souvent supérieure à celle des thèmes produits que propose le magasin ; ils sont donc directement adressés à chacune des enseignes.

La réalisation des vitrines est soit à la charge des employés ayant le plus d’affinité en décoration soit à ceux qui ont acquis une formation en la matière. Pour couronner le tout, la charte merchandising apporte des indications complètes sur la pratique merchandising de la marque.

Véritable bible de la pratique merchandising, cette charte est adressée à toutes les enseignes.

Chez l’américain Gap l’équipe merchandising, dont le siège se situe à San Francisco, donne les directives à l’ensemble de ses magasins implantés dans le mode. Le pouvoir de la cellule nationale se réduit à d’infimes adaptations locales. Le siège s’occupe des ouvertures de nouveaux magasins, de leurs

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Parcours d’achat des vêtements chez Zara et H&M

Visuel du merchandising du magasin pilote ZARA à Barcelone

Parcours d’achat des vêtements chez Zara et H&M

2.2.3. Parcours d’achat

Dans les rayons, H&M prend soin de doser la composition de ses différents concepts de vêtements. Les tendances sont en bonne place.

Mais le client doit aussi pouvoir trouver un assortiment de vêtements plus classiques.

Toutefois, tous les magasins ne proposent pas les mêmes vêtements.

Les choix sont dictés par la surface commerciale, souvent égale à 1500m².

Certains magasins sont plus petits. Ils se contentent alors du minimum.

Les 10 000 articles mis en vente sont répartis par zones (mode jeune, classique, branchée, sportswear). On le sait maintenant, les visual merchandisers sont des étalagistes d’intérieur.

Ils ont un rôle, un seul : mettre en scène l’assortiment pour apporter une plus-value à ce qui, sinon, ne serait que des « bonnes affaires » en assortissant couleurs et matières suivant les directives du « livre des codes » fourni par Stockholm.

Du coup, les clients bénéficient d’une large liberté de circulation visuelle.

Chez ZARA dés l’entrée, le champ de vision n’est pas obstrué, « des lignes de fuite sont organisées vers le fond du magasin ou vers des points focaux. »305

305 Françoise Sackrider, Gwenola Guidé, Dominique Hervé., Lèche-vitrine / Distribution & Merchandising Visuel Dans La Mode., op. cit., p.159.

La facilitation du déplacement du client dans le magasin, qu’elle soit visuelle ou physique, est souvent faite de promenades “accidentées” permettant de découvrir, parfois par surprise, les offres de produits.

Partant, « les allées rectilignes sont abandonnées au profit de tracés sinueux et courbes, offrant des redents (angles rentrants du dessin de l’allée) et des repends (angles saillants) qui

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Le merchandising ZARA et H&M : Implantation et Zoning

Merchandising ZARA

Le merchandising ZARA et H&M : Implantation et Zoning

2.2.2. Merchandising ZARA et H&M Implantation et Zoning

Les surfaces des magasins H&M et ZARA sont structurées en espace de vente et de communication (signalétiques, bornes interactives) mais aussi de services avec des cabines d’essayages et des centres d’encaissement.

La circulation établie pousse les clients à passer devant le maximum de secteurs et surtout, à fréquenter les zones qui génèrent le plus de marges. Ces secteurs sont organisés de telle sorte que le client puisse les visualiser clairement et comprendre facilement leur structure.

Une circulation fluide avec des superficies qui augmentent de plus en plus.

H&M par exemple s’est installée en 2001 sur 2500 mètres carrés au boulevard Haussmann, entre les Galeries Lafayette et le Printemps. Face au manque de surface et surtout à la flambée du prix de mettre carré, certaines enseignes à l’image d’H&M ont segmenté leur offre.

Ils ont ainsi mis en place de petits points de vente qui ne proposent qu’une partie de leur offre.

Le magasin H&M à la rue Ravioli ne cible désormais que les juniors ; à quelques centaines de mètres de celui-ci, se trouve le deuxième magasin H&M qui propose les autres lignes de produits.

Autre endroit, même situation : tout prés du magasin H&M, boulevard Haussmann, la marque à implanté un espace plus petit consacré en exclusivité à la lingerie et aux accessoires. À Nancy on retrouve, en face du magasin H&M situé à la rue saint Jean, un autre consacré uniquement aux vêtements pour femmes.

Chez ZARA, la plupart des

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Le merchandising de mode : outil de communication

Le merchandising de mode : outil de communication

Le merchandising de mode : outil de communication

2.2.1. Le merchandising de mode

Le merchandising de mode

Selon la définition que donne le marketing anglo-saxon, le terme merchandising désigne différentes actions telles que : la mise en rayon, la présentation, l’étalage, la présentation des ventes, la constitution de l’assortiment du produit et des collections.

La définition que l’on a en France reste pour le moment alignée au merchandising visuel américain.

Il s’agit ici de mettre en avant la manière dont les articles vestimentaires vont à la rencontre des clients par le biais de différentes manifestations sur le point de vente : implantation, display, image, etc.

Il faut donc séduire émotionnellement le client, être capable de le surprendre, de le toucher et de le divertir.

La plupart des enseignes de mode sont stratégiques et proposent une structuration de l’assortiment en familles, sous-familles d’articles vestimentaires ou thèmes.

Cela se traduit sur le lieu de vente par des zones d’implantation physique des produits, autour desquelles le consommateur circule. Cela revient à segmenter la proposition produit et à lui donner une logique d’organisation qui permet au consommateur d’en faire une lecture rapide, facile et claire.

Cette “intelligence” conférée à l’assortiment, et qui le structure, « en fait non plus une suite de produits uniques mais une proposition d’histoire qui se raconte en termes de coloris associés, de matières assemblées et de silhouettes »276.

Tout un ensemble de dispositifs : l’animation du point de vente (images, éléments narratifs), la mise en

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La vitrine des vêtements et les comportements d’achat des jeunes

L’influence de la vitrine sur les comportements d’achat des jeunes

Les principaux résultats de cette observation ont permis d’identifier les points que les jeunes mettent en valeur dans la vitrine.

Il s’agit des paramètres qui permettent d’apprécier l’efficacité des vitrines, et d’effectuer leur évaluation.

L’analyse des entretiens réalisés avec des jeunes clients H&M et ZARA met l’accent sur deux aspects clés de la vitrine manipulés par les professionnels.

D’une part la manière dont les produits sont scénarisés : présence de mannequin ou pas, et d’autre part selon que la vitrine est ouverte ou fermée.

Les jeunes soulignent l’importance de l’utilisation de mannequins.

Ainsi ils apprécient beaucoup plus la vitrine lorsqu’elle comporte des mannequins.

« J’aime bien voir les vêtements déjà sur le mannequin, pour voir si ça peut m’aller ou pas même si je n’ai pas les mensurations d’un vrai mannequin, mais c’est bien pour se faire une idée… je peux voir si ça tombe ou pas ». (Jessica, 26 ans ingénieur informatique, Paris.)

Ainsi la présence des mannequins dans les vitrines H&M et ZARA est un élément susceptible de provoquer des comportements d’attirance.

Les mannequins, dans une vitrine, valorisent les articles proposés de même que l’image que dégage l’enseigne.

Le mannequin insuffle aux vêtements le comportement ou le style au goût du moment, exprime de ce fait les aspirations des consommateurs mais aussi incarne l’image de l’enseigne et de son

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La communication par l’image, le produit ou l’air du temps

Vitrine H&M lors de la présentation de la collection H&M Comme des Garçons par Rei Kawakubo
La communication par l’image, le produit ou l’air du temps

La communication par l’image, le produit ou l’air du temps

 

« Pour moi, faire une vitrine, c’est comme mettre en scène une pièce »264. « La pub c’est une émotion, alors que la vitrine est plus liée au produit donc quelque chose de moins globale.

Si on prend la publicité, on la réinterprète. »265 Une vitrine « produit met en avant l’objet à la vente plus que toute autre manifestation de la marque.

Les décors mis en relief tout autour du produit servent d’écrin à la présentation de l’objet ainsi mis-en valeur.

La vitrine sert alors de présentation de la collection avant tout, dans un but marchand, afin de générer du trafic en boutique de prime abord. Au milieu de décors, les articles sont les personnages d’un théâtre muet immobile »266.

Le bas et le milieu de gamme du secteur textile habillement sont plus enclins à faire ce type de vitrines, leur identité de marque n’étant pas clairement définie ou bien porte simplement sur le produit et la manière de le porter avant tout.

Aussi dans le luxe, l’utilité des produits est redevenue une valeur très importante dans l’achat, même de luxe, on aime Dior ou Chanel aujourd’hui moins parce que c’est du luxe, que c’est beau et de qualité.

Cette quête renouvelée de sens chez le consommateur de mode et de luxe nécessite une certaine matérialisation de la promesse commerciale par la mise en scène du produit dans la communication de la marque, et notamment auprès de la présentation du produit. Plus la marque est présente dans

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Les vitrines des marques de mode, outils de communication

Vitrines des marques de mode, un outils de communication

Vitrines des marques de mode, outils de communication

2.1.2. Les vitrines des marques de mode, outils de communication typique

D’abord, il y a une spécificité ; elle passe d’un produit d’usage à un produit d’image, ce qui fait que le secteur de la mode communique moins sur le produit que sur l’image de la marque.

Ensuite, spécificité des rythmes car les produits se renouvellent fréquemment et les cycles de vie d’une marque possèdent différents rapports au temps (continuité, rupture).

La problématique majeure reste la gestion du temps récurrente, de manière à garder le juste dosage entre la pérennité de la marque et la rotation permanente de ses produits.

Aussi, existe une spécificité de l’économie du secteur car il dégage des marges relativement faibles. Les marques investissent 2,5 fois moins en communication mode qu’en communication cosmétique.

Un autre facteur spécifique à la mode c’est la combinaison de tous les vecteurs de communication en fonction des types de produits et en fonction des choix stratégiques; que ce soit de la publicité sur différents supports : presse, radio, télévision, cinéma et internet mais aussi toutes les opérations hors média comme l’identité visuelle, les catalogues et les éditions, le marketing relationnel, les relations presses et publiques, les événements, les produits publicitaires, la communication en magasin, le sponsoring, le mécénat, l’humanitaire, ou encore l’écologie.

L’aménagement et l’animation du point de vente dans sa globalité (conception et mise en place de mobilier spécifique à la décoration,

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Le sens de la vitrine de mode, le montage de la vitrine

Vitrine ZARA : le 18 juin 2009

Le sens de la vitrine de mode, le montage de la vitrine

Le sens de la vitrine de mode

Ana Claudia Alves de Oliveira analyse une typologie des vitrines qu’elle considère comme une médiation « entre la rue et la boutique, entre extérieur et intérieur, entre privé et public mais aussi et surtout, médiation entre offre et demande. »226

Une approche de la vitrine qui privilégie la profondeur, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse à la vision de l’extérieur vers l’intérieur. Pour Jean-Marie Floch, il faut aussi l’analyser en tant que plan.

Les vitrines seraient donc vues comme des « compositions » ; ce qui ne veut pas dire qu’il faille les considérer comme de véritables œuvres d’art.

Souvent présentées comme des agencements d’articles hétérogènes composés de couleurs, de formes et de volumes variés, les vitrines produisent des « effets de sens » dont il convient de comprendre.

Au-delà des effets stylistiques, il s’agit de comprendre les différentes façons de créer des structures par le biais de signes, « déjà-là, déjà signifiants… » Autrement dit, il faut comprendre ce mécanisme de bricolage.

« La vitrine parle d’une certaine façon des produits mis en vitrine. C’est d’ailleurs en s’intéressant à la vitrine comme plan que l’on se donne à l’analyser comme énoncé, et que l’on peut s’interroger en suite sur les différentes stratégies énonciatives auxquelles elle peut renvoyer.

Et, in fine, travailler sur la compétence et le vouloir des agenceurs et des commerçants. »227 Il va s’agir d’une analyse des

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