Construction des vitrines de mode pour la captation des jeunes
Deuxième partie
Les dispositifs de captation des jeunes
2.1. La captation via la vitrine de mode
Le philosophe Kant à mis en place une théorie de l’esthétique permettant d’opérer une dichotomie entre deux sortes de plaisir.
Dans la première, il s’agit d’un plaisir suscité par le beau ; plaisir dans lequel la personne qui est en situation d’émerveillement ou d’admiration ne ressent nullement l’intérêt ni l’envie de s’appropirer l’objet qui retient toute son attention.
Dans la seconde, il s’agit d’un plaisir pris à l’agréable où l’individu en situation d’admiration manifeste un désir d’acquisition ou un intérêt pour l’objet en question.
L’art de la vitrine consiste précisément à déclencher un plaisir lié à un attrait pour les collections vestimentaires. Et même lorsque l’on n’a pas vocation à acheter, ne reste-t-il pas le plaisir des yeux ? La lèche vitrine entraîne l’individu à éprouver un véritable plaisir, qui suscite indéniablement du désir.
Dans ce ressenti de plaisir l’indivdu n’est pas totalement libre ; il est a contrario guidé par des étalagistes ou scénographes.
Ce sont ces derniers qui sont l’origine du sentiment d’attirance et de désir susceptible de submerger celui qui contemple une vitrine de mode.
Une telle attirance tire ses fondements sur un réel jeu de séduction et de captation que manifeste la marque, présente dans la vitrine, à destination du client.
Il s’agit d’une séduction qui incite le client à se projeter dans le rêve. La vitrine se