L’éducation en communication et information vise à fournir aux étudiants les compétences et les connaissances nécessaires pour comprendre et utiliser efficacement les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans leur vie professionnelle et personnelle.
Les domaines d’étude peuvent inclure la gestion de l’information, la communication numérique, la design d’interface, la production de contenu, les médias sociaux et la cybersécurité. Les étudiants peuvent également étudier les implications éthiques et sociales de l’utilisation des TIC.
Les programmes d’éducation en communication et information peuvent être offerts à des niveaux universitaires ou professionnels.
Il y a de nombreux sujets différents que vous pourriez envisager pour un travail de fin d’études en communication et information, en fonction de vos intérêts et de vos objectifs professionnels.
Voici quelques idées de sujets qui pourraient être pertinents :
Analyse des médias sociaux : vous pourriez étudier comment les entreprises utilisent les médias sociaux pour atteindre leur public cible et mesurer leur impact.
Stratégies de contenu : étudiez comment les entreprises créent et diffusent du contenu pour atteindre leurs objectifs de marketing.
Étude de cas d’une entreprise : étudiez les stratégies de communication d’une entreprise particulière, en vous concentrant sur ses réalisations et ses défis.
Éthique des données : étudiez les questions éthiques liées à la collecte, à l’utilisation et à la protection des données.
Analyse des tendances technologiques : étudiez les tendances actuelles et futures en matière de technologies de l’information et de la communication, et les implications pour les entreprises et les individus.
Cybersécurité : étudiez les menaces à la sécurité des données et les moyens de les protéger.
Il est important de choisir un sujet qui vous passionne, qui est en lien avec vos compétences et que vous pourrez développer efficacement. Il est également conseillé de consulter votre encadrant pour valider le sujet et obtenir des conseils pour la méthodologie.
Les mémoires de fin d’études en Communication et Information
Comment envisager les années à venir ? Recommandations
4.2. Recommandations
4.2.1. Le risque de saturation
Si le buzz continu à séduire autant d’annonceurs, et si les campagnes de buzz continuent à se multiplier, on peut penser que le buzz perdra en efficacité avec le temps.
Si les buzzs se multiplient, les recommandations d’amis vont se multiplier également. Et si un internaute se retrouve sollicité par ses contacts en permanence, il risque de très vite se mettre à filtrer ces recommandations, comme il filtre déjà le spam dans sa boîte mail.
Pour perdurer, il faudrait que le buzz arrive à cibler peu à peu des internautes qui ne sont à la base pas des influenceurs. Ceux qui n’ont pas pour habitude de faire des recommandations à leurs contacts.
Ainsi si un internaute se retrouve sollicité par un de ses contacts qui ne lui fait habituellement rien partager, alors il sera interpellé et considérera que la sollicitation vaut la peine d’être étudiée.
Ce sont les influenceurs trop « commerciaux » qui vont perdre en crédibilité à l’avenir. Il en ira de même pour les blogueurs, ceux qui écriront trop de posts sponsorisés par les marques, finiront par ne plus intéresser leur lectorat.
Si les stratégies de buzz vont se tourner vers les internautes qui ne font habituellement pas de recommandations, les stratégies d’influence vont elles se tourner vers les experts. L’un des effets de la multiplication des recommandations est que l’internaute va se mettre à chercher des avis plus fiables, plus professionnels.
Vers Web 3.0 ? Publicité, Mobile : Caractéristiques du Buzz
4.1.7. Vers un Web 3.0 ?
L’expression de Web 3.0 est un buzzword (mot à la mode qui désigne à la fois tout et n’importe quoi). Cette expression définit le Web à venir, mais les spécialistes débattent sur le sens exact de ce terme.
Il n’est donc pas évident de comprendre les caractéristiques du Web 3.0, mais deux aspects se dégagent des nombreuses publications sur le sujet.
La mobilité et les objets. Tim O’Reilly, l’inventeur du concept de Web 2.0, pense que le Web 3.0 sera celui des objets. Si de nombreuses personnes s’accordent sur l’aspect mobile du futur du Web, il sera caractérisé par la multiplication des objets permettant d’aller sur Internet.
On envisage aujourd’hui d’aller sur Internet grâce à un mobile, un GPS, et il est probable que ce type d’objets se multiplie. Il s’agirait d’objets existants aujourd’hui, et qui développeront les capacités d’aller sur le Net (un lecteur MP3 par exemple).
Cela peut également se matérialiser par le développement des applications sur téléphone mobile, de type recettes de cuisine, GPS, vidéos, programme TV, le tout relié à Internet.
Centré sur les besoins de l’internaute. On envisage l’avenir du Web comme centré sur l’internaute. Tout serait envisagé pour que l’internaute navigue de façon plus simple.
Avec le Web sémantique par exemple, où les informations sur Internet seraient traitées de façon intelligente par les ordinateurs, afin d’apporter à l’internaute ce qu’il cherche vraiment. Cet aspect répond à la multiplication
Développement de Twitter et l’avenir des buzzs online
4.1.3. Le développement de Twitter
Twitter a longtemps été considéré comme un réseau social n’intéressant que les geeks. Pourtant le site de micro-blogging remporte depuis longtemps un grand succès aux Etats-Unis (11% des internautes sont sur Twitter) et en Angleterre (7ème réseau social).
Comme la France a tendance à suivre avec une ou deux années de retard l’essor des nouveautés outre-atlantique (exemple de Facebook), on peut s’attendre à ce que le nombre d’utilisateurs français du site augmente dans les mois à venir. Le profil de l’utilisateur de Twitter est différent par rapport à ceux des autres réseaux sociaux.
La moyenne d’age est de 31 ans (26 ans pour Facebook et 40 ans pour LinkedIn), l’usage est essentiellement mobile (76% l’utilisent depuis l’Internet sans fil, ordinateur portable, PDA, téléphone mobile…) et on y retrouve les adeptes des blogs (27% des blogueurs ont un compte Twitter, 57% des utilisateurs de Twitter lisent régulièrement un blog).
Ce qui est d’autant plus intéressant avec Twitter c’est l’ensemble des possibilités offertes aux marques qui souhaitent utiliser ce réseau social pour communiquer. Twitter offre un lien direct avec les utilisateurs.
Cela permet par exemple de contacter directement les blogueurs, de tenir au courant les internautes de son actualité (en continu ou de façon événementielle), ou de faire des recherches de veille stratégique (ce que disent les internautes sur une marque).
Twitter fait actuellement débat dans la blogosphère. Le profil des
Buzz se démarquer pendant la crise, de plus en plus social
4. Comment envisager les années à venir ?
4.1. Prédictions sur l’évolution des stratégies de buzz online
4.1.1. Le buzz, se démarquer en période de crise
Alors que les budgets publicitaires sont réduits en tant de crise, il n’en va pas de même pour les stratégies sur les médias sociaux et de buzz online. Cela parce que dans un contexte de doute, où chaque achat est réfléchi, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les recommandations d’autrui.
Selon une étude Forrester, plus de 50% des marketeurs continueront d’utiliser les applications sociales pendant la crise, 53% s’attendent à une augmentation du budget dédié au marketing des médias sociaux.
Même si le budget dédié aux médias sociaux et au buzz reste minime par rapport au budget global de communication, ces chiffres augmenteront dans les mois à venir.
Mais si les budgets des campagnes de buzz et de médias sociaux augmentent pendant la crise, les stratégies doivent néanmoins être appréhendées sur le long terme et pas limitées à cette seule période.
On peut également s’attendre pendant cette période à ce que les marques soient plus exigeantes en termes de retours sur investissements, et cherchent à communiquer par la différentiation.
4.1.2. De plus en plus social
Avec 75% des internautes qui fréquentent au moins un réseau social (étude Forester), les marketeurs vont de plus en plus se tourner vers les stratégies de buzz. Avec le développement de nouveaux outils comme Facebook Connect, toute expérience sur Internet
3.3.4. Le buzz entraine t’il le recul de la société ?
3.3.4.1. La vision pessimiste d’Andrew Keen
Andrew Keen dans son livre « Le culte de l’amateur» nous montre qu’Internet n’apporte rien de positif à notre société. L’objectif ici n’est pas de savoir si le buzz a des effets positifs ou négatifs sur notre société, l’opinion d’Andrew Keen ne correspondant d’ailleurs pas au point de vue développé ici.
Mais son analyse propose une vision pessimiste de l’avenir, liée à Internet, et qu’il paraît intéressant d’analyser pour répondre aux objectifs de cette étude.
Adieu culture. Ce que dénonce Andrew Keen c’est le culte de l’amateur sur Internet. Le fait que des individus quelconques s’expriment sur tous les sujets entraîne le recul de notre société. Ce ne sont plus les professionnels qui créent le contenu du savoir de l’humanité mais l’ensemble des anonymes.
Le culte de l’amateur. Keen décrit également le besoin insatiable d’attentions qui caractérise les médias sociaux. Internet n’est pas utilisé pour s’informer ou se cultiver mais pour se mettre soi-même en sujet d’information. C’est d’ailleurs le slogan de Youtube : « Broadcast yourself ».
Les blogs sources de confusion. Pour Keen les blogs qui sont de plus en plus nombreux entraînent la confusion. Ils montrent des avis souvent contradictoires, sur tous les sujets possibles, et l’internaute n’est plus capable de distinguer le vrai du faux. Pire, les jeunes internautes confondent information
Limites du buzz : transfert entre les générations, Coût …
3.3.3. Les limites du buzz
Le buzz n’est pas l’outil miraculeux pour s’assurer la notoriété. Comme tous les outils de communications, il possède ses limites.
3.3.3.1. Le coût
Alors qu’il y a quelques années se lancer dans une campagne de buzz ne coûtait pas grand-chose (les internautes étaient plus captifs car il y avait peu d’initiatives), aujourd’hui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les tarifs d’une campagne de buzz sont élevés.
Pour capter l’attention il faut y mettre les moyens. Aujourd’hui, seuls 15% des campagnes virales motiveraient les consommateurs à faire passer l’information.
3.3.3.2. Des résultats difficilement mesurables
Alors que les annonceurs sont de plus en plus exigeants en termes de ROI (retours sur investissement), et qu’on pense souvent que sur Internet tout est mesurable, il n’en va pas ainsi pour le buzz.
Le buzz fonctionne avec une part d’incertitude, en laissant le consommateur agir on perd en contrôle. Par rapport aux médias traditionnels le buzz est plus difficilement mesurable.
3.3.3.3. Un faible transfert entre les générations
On constate que le buzz s’échange plus facilement entre amis qu’entre membres d’une même famille, surtout entre les différentes générations.
Certains nouveaux outils développent peu à peu les liens entre membres d’une même famille (réseaux sociaux dédiés à la famille comme Famster, Famibook ou Viafamilia, et les groupes Facebook Famille par exemple), et comme le buzz cible souvent une catégorie
Motivations de l’individu à relayer le Buzz en ligne
3.3. Vers un buzz online noyé dans le bruit
3.3.1. Pourquoi les internautes s’entourent du buzz (encore plus de bruit)
Alors que les publicités traditionnelles ont de moins en moins d’impact, que le consommateur se sent « harcelé » par cette surabondance de messages, comment expliquer qu’il cherche à s’entourer de buzz ? Au final, le buzz est un message publicitaire, et pourtant il est plébiscité par l’internaute. Quelles différences ?
Contrairement aux publicités traditionnelles qui interrompent le consommateur pour lui déverser un message, le buzz n’inflige rien à l’internaute. C’est l’internaute qui choisit de véhiculer le buzz.
Il est placé sur le même pied d’égalité que la marque. De plus, le buzz n’hésite pas à se lier avec l’internaute contre la publicité, ou contre les marques. Cela crée de la connivence avec l’internaute.
C’est par exemple ce qu’a fait Greenpeace avec une interface sur un de ses sites dénonçant la publicité mensongère des constructeurs automobiles. Le site invite par exemple les internautes à voter pour la publicité la plus mensongère.
Dans la publicité classique, en plus de subir le message, le consommateur se retrouve interrompu dans son activité, et ne gagne rien d’utile, il perd son temps. Avec le buzz, le consommateur devient gagnant. Il conforte sa réputation auprès de ses amis en diffusant une idée intéressante.
D’autre part, il y a actuellement un effet de starification autour des personnalités du buzz. Que ce soit envers ceux
Notions juridiques, les lois concernant le Buzz Online
3.2. Notions juridiques
Même si dans la pratique les lois concernant le buzz sont floues et peu respectées, une marque qui souhaite communiquer via le buzz doit respecter un certain nombre de règles.
Ces impératifs peuvent sembler nuire aux objectifs de la stratégie de buzz (créer la surprise, soulever le questionnement, etc.), mais ils correspondent également à l’éthique générale du Web 2.0, à savoir des relations transparentes, basées sur la loyauté. Un cadre législatif n’empêche néanmoins pas la liberté de création du buzz.
3.2.1. Le buzz se propage par les internautes et non par la marque
Si la marque transmet directement le buzz aux internautes cela est considéré comme de la prospection. Cela requiert le consentement de la personne physique contactée. C’est pour cela qu’il est important de faire en sortes que ce soit les internautes qui se partagent le buzz.
Cela est établi par l’article L.34-5 du Code des Postes et des Communications Electroniques et concerne les prospections directes par automates d’appel (téléphone, SMS, MMS, Bluetooth, Wifi, télécopieur ou courrier électronique) où les coordonnés d’une personne physique ont été utilisés sans son consentement préalable.
Concrètement, lors de la création d’un site Internet viral, deux types de techniques sont envisageables pour propager le buzz.
D’une part demander au visiteur de diffuser le message via un formulaire de contact ou il entre l’email de ses amis. Dans ce cas, la démarche est considérée comme de la
Parce que le buzz doit marquer les esprits, les outils utilisés peuvent parfois être à la limite de la morale. Pour choquer, tous les moyens sont bons… Explications.
3.1.3.1. Choquer par le gore
Certaines marques pour marquer les esprits n’hésitent pas à employer des moyens répugnants, à la limite du supportable. C’est par exemple ce qu’a fait le film « Blair Witch Project », en reprenant et diffusant des moments d’agonie.
Ce type de procédé fonctionne bien auprès d’une cible plutôt jeune, qui prend plaisir à s’échanger des vidéos dans un registre d’horreur. Mais cela ne fonctionne pas toujours. Samsung en a fait l’expérience dans une opération par l’agence Buzzman sur les blogueurs influents.
Les blogueurs recevaient pendant plusieurs jours des colis intitulés « pièce à conviction numéro 1 », « numéro 2 », etc. Jusqu’au jour de la révélation où ils se sont vus recevoir un colis avec un morceau de vache. Littéralement.
Un blogueur a reçu une oreille, un autre la queue… À la suite de l’opération, l’ensemble des blogueurs ont écrit, soulevant la question des limites éthiques pour le buzz. Bien que les retombées n’aient pas été positives, cela a eu le mérite de faire parler. Et peut-être que c’était là le seul objectif de la marque.
3.1.3.2. Le mensonge
Lorsque l’on parle de mensonge dans le buzz on pense par exemple aux films viraux gossip, qui prétendent diffuser du vrai, pour lancer la rumeur. C’est par exemple
Limites du marketing collaboratif Buzz online et déontologie
3. Le buzz online, quelles limites ?
3.1 Les controverses
3.1.1. Les limites du marketing collaboratif
Un buzz qui ne touche pas tout le monde ? On peut s’interroger sur les usages d’Internet, est-ce que tout le monde est vraiment concerné ? Il y a quelques années encore Internet était utilisé principalement par les 15-20 ans.
En 1998, les 12-24 ans représentaient 28% des internautes alors que les plus de 50 ans ne représentaient que 15%. Aujourd’hui les usages ont changé et Internet est un vrai média de masse qui touche toute la population.
Profil des internautes
2008
Hommes
52%
Femmes
48%
15-20 ans
12%
21-24 ans
11%
25-34 ans
24%
35-49 ans
30%
50 ans et plus
24%
Région Parisienne
20%
Province
80%
CSP+
36%
CSP-
31%
Inactifs
33%
L’identité des internautes français, étude 2008, EBG
Ce tableau nous montre qu’Internet cible toute la population, sans distinction d’âge, de lieu de résidence, ni de catégories socioprofessionnelle.
Nous l’avons vu au début de cette étude, les sites les plus visités en France sont des médias sociaux, ils sont des outils pour la propagation du buzz car ils facilitent l’échange d’informations entre internautes. L’utilisation des médias sociaux n’est donc pas réservée à une cible particulièrement jeune, comme on pourrait le croire.
L’utilisation de Facebook, de Wikipedia ou de MSN concerne bien l’ensemble des internautes. Sur Facebook par exemple la catégorie démographique qui connaît la plus forte croissance est celle des femmes de 55 ans et plus.
Le risque de ne pas être pris au sérieux? Le buzz s’appuie sur le levier ludique et l’interaction avec les internautes pour faire parler. Il faut noter que cela peut entrainer le risque de ne pas être pris au sérieux.
Prenons l’exemple de la firme Hasbro qui proposait pour sa prochaine version du jeu Monopoly de remplacer le nom des rues par des villes de France. Les internautes étaient invités à voter pour leur ville sur Internet. Le buzz s’est lancé avec des internautes appelant à voter pour la ville de « Montcuq ».
Cet exemple illustre, que lorsque le marketing collaboratif n’est pas en adéquation avec les aspirations du consommateur il détourne le produit. Autre exemple de buzz détourné par les internautes, celui de la marque de bonbons Skittles.
Skittles a mis en ligne un site annonçant publier tous les commentaires Twitter avec le mot Skittles. La marque a rapidement du fermer le site car les internautes s’amusaient à écrire des insultes avec le mot Skittles. Cela nous montre les limites du marketing collaboratif.
En donnant trop de pouvoir à l’internaute, il s’approprie le buzz à sa façon. Il est nécessaire de cadrer le buzz pour qu’il reste dans les objectifs de communication de la marque. Il faut donc mettre en place des modérateurs avant toute publication officielle reprenant les créations d’internautes.
3.1.2. Quelle déontologie ?
Il n’existe pas de déontologie à proprement parler sur Internet. On parle de « nétiquette », mais ce sont des règles qui sont définies par les internautes. Concernant le buzz, il faut savoir se détacher du côté « spam » de la publicité traditionnelle. C’est l’internaute qui choisit de relayer le buzz, ou pas.
Une campagne d’e-mailing n’aura pas d’impact si elle ne vient pas d’une démarche volontaire de l’individu (je choisis de m’abonner à telle newsletter parce que le sujet m’intéresse, par contre j’efface automatiquement, sans l’ouvrir, un e-mail publicitaire qui ne correspond pas à mes
Contrôler mon buzz : stratégies pour les bad buzzs
2.3.2. Contrôler mon buzz
En cas de bad buzz, quelles stratégies adopter ?
2.3.2.1. Reconnaître ses erreurs
Lorsqu’une marque ne contrôle plus les conversations qui ont lieu à son sujet entre internautes, il est important de synthétiser et de comprendre ce flux de paroles.
Pourquoi me critique-t’on ? Quelles sont les différentes opinions ? Que me reproche-t’on ? Quelle est la proportion du « bad-buzz » (Blogs, réseaux sociaux, moteurs de recherche…) ? Il est important d’analyser rapidement ces éléments pour adopter la bonne stratégie tout aussi rapidement.
Lorsque les internautes se déchaînent sur une marque négativement il est important de reconnaître ses tords. Entrer dans le débat est une stratégie trop compliquée à mettre en œuvre, et qui ne fera pas redescendre le bad-buzz, au contraire. Entrer dans la polémique, c’est le risque de donner un second souffle au bad-buzz.
Les internautes sont énervés, il faut reconnaître ses erreurs, et présenter ses excuses si les esprits ont été choqués.
2.3.2.2. Engager le dialogue
Il faut veiller à engager le dialogue avec les différents publics qui ont été touchés par le bad-buzz. Si un blogueur publie de nombreux articles critiquant la marque, c’est donc précisément avec cette personne qu’il faut engager le dialogue.
Pour répondre à un bad-buzz il vaut mieux privilégier le dialogue officiel, avec un représentant direct de la marque (directeur marketing, manager…).
Il faut soigner ces échanges, car un mail de réponse à un
Buzz incontrôlable : le bad buzz – Incontrôle du buzz online
2.3. Contrôle et incontrôle du buzz
Internet offre la possibilité pour les internautes de s’exprimer. Contrairement à la communication classique où le consommateur ne peut pas exprimer son ressenti lorsque la campagne lui déplait, sur Internet les opinions critiques se diffusent très rapidement et laissent d’autant plus de traces dans les moteurs de recherche.
Mais les bad-buzzs ne sont pas forcément liés à une campagne de buzz ratée, ils peuvent tout simplement naître des internautes, ou des concurrents.
2.3.1. Le buzz incontrôlable : « le bad buzz »
2.3.1.1. Les causes d’une campagne de buzz ratée
Les causes d’un bad-buzz sont liées à plusieurs facteurs. D’une part, cela peut être dû à la nature du produit. Les internautes doivent pouvoir s’approprier le contenu. Le produit doit répondre à un besoin du consommateur, apporter quelque chose de nouveau, soit dans le concept du buzz, soit dans l’application du produit.
Dans la plupart des cas, un mauvais buzz (produit basic, campagne traditionnelle) n’entraîne pas un bad-buzz, il ne prend simplement pas. Autre raison pour que le buzz ne prenne pas, les moyens. Il faut veiller à ne pas réutiliser des outils déjà vus, il faut inventer et adapter.
Le bad-buzz peut être lié à la nature d’Internet, qui répond à un mode de fonctionnement spécifique : les stratégies trop agressives ne fonctionnent pas, il faut demander l’avis du consommateur et respecter son choix. La mise en œuvre du buzz influence également sur son succès. Le
Le buzz se nourrit des évolutions d’Internet et de ses nouveaux outils. Le développement de nouveaux outils est à surveiller de près, pour créer un bon buzz il faut souvent être le premier à se saisir d’une nouveauté.
2.2.3.1. Les derniers buzzs innovants
L’objectif est ici d’énumérer les derniers buzzs innovants, parce qu’ils ont su soit utiliser des nouveautés technologiques, ou parce qu’ils ont su surfer sur un outil auquel personne n’avait pensé.
Application via l’I-phone. L’I-phone d’Apple a connu un vrai succès dès sa sortie, il compte aujourd’hui près d’un million d’utilisateurs en France. Il est le gadget que tous les fans de technologies doivent avoir. Il se caractérise par son interface web très bien développée, permettant de surfer sur la toile comme sur un ordinateur.
Il est donc normal que des stratégies de communication développent des applications web-I-phone. Ces applications via l’I-phone permettent de toucher un public précis : technophile, essentiellement masculin, urbain, et adeptes de la marque Apple (qui fonctionne en vraie communauté).
Pour communiquer via ce produit il existe deux types d’applications : soit proposer une expérience utile (nous nous adressons à des internautes mobiles) de type géo-localisation (comme la RATP qui propose une application annonçant les perturbations et l’état du trafic) ou offrir une expérience ludique maximisant l’approche tactile du produit (comme Van’s qui a développé une
Moyens et outils du buzz – Stratégie de buzz online
2.2.2. Moyens et outils du buzz
Il existe mille et une façons de créer du buzz, la liste proposée ci-dessous est loin d’être exhaustive. C’est la création et l’originalité du contenu qui permettront au buzz de prendre.
Il n’existe pas de recette miracle et imitable. Nous avons vu les éléments essentiels pour un bon buzz (nouveauté, ludique, UGC User Generating Content, blogueurs influents), nous allons maintenant détailler les supports de diffusion du buzz.
2.2.2.1. Les recommandations
Il faut inciter et donner à l’internaute les moyens de diffuser le buzz. Cela de façon simple, avec une interface dédiée permettant à l’internaute de partager l’information (tout simplement en envoyant un mail à ses contacts, ou en envoyant l’information sur un réseau social) ou de façon récompensée.
Dans le cas d’une recommandation récompensée on peut envisager une réduction, un gain, l’objectif étant que plus l’internaute envoie de recommandations plus il est récompensé.
2.2.2.2. Les objets C to C
Ils ont pour objectif d’améliorer l’image et la notoriété de la marque. Il s’agit de petits objets virtuels représentant la marque que l’internaute peut partager avec ses contacts.
Cela peut être des objets de charme et de séduction (bouquets, baisers virtuel), des objets de communication (fonds d’écrans, e-mail card online et offline, mini-réseaux sociaux, interaction avec la téléphonie mobile).
Nécessité des entreprises à utiliser le Buzz online
2.2. Lancer une stratégie de buzz online
2.2.1. La nécessité des entreprises à utiliser le buzz online
Aujourd’hui il ne s’agit plus d’un simple intérêt pour le buzz, mais d’une nécessité. Nous l’avons vu le consommateur a changé, les médias ont changé, il faut donc construire une nouvelle communication, sociale, en intégrant les communautés et les internautes influents.
Les entreprises ne peuvent plus se contenter des communications classiques. Nous l’avons vu, elles n’ont plus d’impact.
Les stratégies de communication doivent donc se penser en termes d’idées virales qui se propageront parmi le public cible. Cela ne doit plus passer par le matraquage publicitaire, mais par le consommateur lui-même.
Les grands succès naissent du bouche à oreille, que l’on utilise aujourd’hui Google tous les jours ou que l’on reçoit ses mails sur Hotmail, ce n’est pas parce qu’on en a vu la publicité à la télévision.
C’est parce qu’on nous en a parlé. Les grands succès ne sont pas nés de campagnes de communication disproportionnées, mais parce que l’idée s’est diffusée par elle-même.
Les campagnes traditionnelles ne durent pas, on parle d’Interruption Marketing. La publicité est coûteuse et de moins en moins efficace. Les bénéfices générés par un buzz réussi peuvent vite être énormes. En termes d’investissement les coûts sont réduits et s’il est bien entretenu le buzz peut perdurer dans le temps.
Selon Karim B.Stambouli et Eric Briones le buzz possède quatre