Système de management environnemental: Définition et les enjeux

Système de management environnemental: Définition et les enjeux
C. Le management de l’environnement : Effet de mode ou réelle prise de conscience

Nous allons voir dans cette troisième sous partie, le management environnemental et en quoi consiste ce dernier. Nous verrons dans un premier temps en quoi consiste ce management, pour voir ensuite ses enjeux. Nous verrons dans un troisième temps ses outils et enfin, nous nous attarderons sur le système management environnemental.

1. Définition du concept environnementale : de la prise de conscience au système de management

On a assisté depuis quelques années, à une prise de conscience de la part de la population, mais aussi des organisations, de l’intérêt de l’environnement sur notre vie quotidienne. Ainsi c’est développé la volonté de réduire notre empreinte écologique sur l’environnement et la volonté de développement durable. Il y a eu une prise de conscience sur le caractère irréversible de certains comportements.

Le développement durable est un concept qui vise à « répondre aux besoins des générations actuelles, sans compromettre ceux des générations futures »3

Il y a environ dix ans, on a assisté à l’émergence de nouvelles dispositions afin de protéger l’environnement. En 1992 avec la conférence des Nations Unis sur l’environnement à Rio, il est pris une décision permettant d’officialiser le concept de développement durable. En 1993, le sommet de la Terre marque le début de la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre et pour la protection de la couche d’ozone. Les conférences de

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Le système de management de la sécurité SMS dans l’entreprise

Le système de management de la sécurité SMS dans l’entreprise

4. Le système de management de la sécurité (SMS)

Le système de management de la sécurité (SMS) est un outil afin de gérer durablement la sécurité dans les organisations. La mise en place d’un tel système est lourde de conséquences pour les organisations. En effet, ces dernières s’engagement à respecter un ensemble de règles et de normes, afin d’assurer la sécurité de son personnel.

L’implication de la direction est essentielle à la mise en place d’un SMS. En effet, c’est elle qui va allouer les ressources nécessaires et fixer les objectifs de cette démarche. La direction doit être convaincue du bien fondé de cette politique.

Elle doit avoir un comportement irréprochable et elle doit montrer une volonté déterminée. De plus, l’organisation doit définir les rôles et les responsabilités de chacun en matière de sécurité. L’organisation doit être responsable de la communication et du respect des normes définis dans le SMS. La direction doit faire un travail de sensibilisation auprès de son personnel.

En effet, elle doit lui expliquer en quoi un accident du travail peut lui être dommageable, lui expliquer les gestes et les attitudes à adopter pour une meilleure sécurité au travail. La direction doit encourager son personnel, en étant elle-même exemplaire et faisant preuve d’enthousiasme. Si la direction considère les actions de sécurité comme une contrainte, le personnel ne participera pas, car il considèrera que c’est une perte de temps. La direction doit être appliquée.

La mise en place

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Les outils et les démarches applicables à la sécurité au travail

Les outils et les démarches applicables à la sécurité au travail

3. Les outils et les démarches applicables à la sécurité

Il existe différents outils applicables à la sécurité. En effet, on peut tout d’abord parler des formations et des compétences.

Beaucoup d’accidents sont causés par des erreurs humaines qui sont en générale le résultat d’un manque d’information concernant les risques. Connaître un risque permet d’acquérir des réactions adéquates afin de l’éviter. C’est pour cela que de nombreuses organisations ont décidé de former leur personnel à la sécurité. Ces formations peuvent servir aux organisations qui peuvent utiliser les compétences acquises de leur personnel afin d’accroître leur performance.

La formation du personnel doit être une réelle politique de formation basée sur une gestion prévisionnelle des compétences afin qu’elle soit pertinente et efficace. Pour établir cette politique de formation, il faut identifier les besoins en formation, analyser les résultats de l’évaluation des risques issue du document unique d’évaluation des risques professionnels, mais aussi les résultats issus des entretiens annuels d’évaluation, et les besoins liés aux nouveaux projets.

Dès l’entrée d’un salarié dans une organisation, cette dernière se doit de lui communiquer une information sur les conditions d’exécution de son travail en sécurité.

La formation doit être une politique crée en concertation avec le personnel afin de les inciter à la prévention. La formation à la sécurité est organisée pour les nouveaux embauchés

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Les enjeux du management de la sécurité au travail

Les enjeux du management de la sécurité au travail

2. Les enjeux du management de la sécurité

L’un des premiers enjeux de la sécurité est l’enjeu humain. C’est l’un des grands enjeux des organisations.

En France, on comptabilise 900 000 accidents du travail et du trajet avec arrêt par an sur 15 millions de salariés affiliés au régime générale de la Sécurité Sociale, soit 6% des individus par an. On rajoute à ce chiffre 5 000 maladies professionnelles reconnues tout les ans liés à de nombreuses causes comme le bruit, la poussière, l’utilisation de produit toxiques, les positions de travail inadaptées, les gestes répétitifs, le port de charges lourdes, le stress…

Ces accidents et ces maladies professionnels représentent une charge pour les organisations, mais ils privent aussi les organisations de leur personnel. Un accident représente une étape traumatisante pour les organisations et leur personnel. Les organisations se doivent d’agir en matière de sécurité afin de se prémunir contre la réalisation de ce type de risque.

De plus, le management de la sécurité a également un enjeu social. En effet, il permet de mesurer et d’évaluer le climat social au sein des organisations. Si les conditions de travail sont pénibles et que les risques d’accidents sont non traités, cela est source de tension. On peut considérer que la sécurité est un facteur d’amélioration du climat social au sein des organisations, mais c’est également un signal de confiance envoyé vers les salariés contribuant à une meilleure efficacité de

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Définition de la sécurité, de la maîtrise au système de management

Définition de la sécurité, de la maîtrise au système de management

B. Le management de la sécurité : Le zéro accident est-il possible ?

Nous allons dans cette seconde sous partie consacrée au management de la sécurité, ce qu’est la sécurité. Dans un second temps, nous verrons les enjeux du management de la sécurité, pour voir ensuite les outils et les démarches applicables à la sécurité. Et nous verrons dans une dernière sous partie, le système de management de la sécurité.

1. Définition de la sécurité : de la maîtrise au système de management

La sécurité est « l’état dans lequel le risque de dommages corporels ou matériels est limité à un niveau acceptable » Norme ISO 8402 (1994), §2.8.

La sécurité recouvre le domaine de la santé et de la sécurité au travail et comprend les accidents du travail et les maladies professionnelles. L’histoire de la sécurité a évolué par le biais de nombreuses lois et réglementations.

La loi du 9 avril 1898 portant sur la réparation des dommages rend l’employeur civilement responsable des accidents survenus dans son entreprise. De plus l’employeur doit s’assurer auprès des compagnies privées afin d’assurer la réparation.

Les lois des 26 et 30 novembre 1912 permettent de promulguer le code du travail, l’aspect santé et sécurité est confié à l’Inspection du travail. La loi du 11 octobre 1946 permet de créer la Médecine du travail. La même année, la loi du 30 octobre 1946, le législateur confi à la Sécurité Sociale la mission de prévention et de gestion du risque accident du travail.

Le

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Le management de la qualité totale (Total Quality Management)

4. Le management de la qualité totale ou le “ Total Quality Management“ (TQM)

L’expression « qualité totale » vient du terme anglais TQC (Total Quality Control) que l’on traduit en français par maîtrise de la qualité totale. Le management de la qualité totale réunit un ensemble de principes et de méthodes organisés et intégrés dans la stratégie globale d’une entreprise.

Ces principes et ses méthodes ont une place importante dans les normes qualité, sécurité, environnement (QSE) et doivent mobiliser tous les salariés afin d’obtenir la meilleure satisfaction des clients au moindre coût pour l’organisation, tout en améliorant sans cesse les processus et les systèmes de l’entreprise. Le changement fait partie intégrante de ce type de management qui a pour objectif l’excellence et la persévérance.

Le TQM est une également une philosophie car c’est une manière d’être et de penser pour l’organisation. Avec le TQM ce qui compte principalement est la qualité du management pour produire.

On peut résumer l’application du TQM à une “équation“ qui est la suivante : « Dans une entreprise qui adhère par ses actes aux principes fondamentaux de l’excellence, la pleine satisfaction des collaborateurs constitue à la fois le préalable et le miroir de pleine satisfaction des clients. La fidélité des clients et les profits associés sont la résultante de cette satisfaction. Les profits engendrent à leur tour la satisfaction des actionnaires, condition indispensable aux investissements qui profitent

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Les outils et les démarches applicables à la qualité

Le QQOQCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi

Les outils et les démarches applicables à la qualité

3. Les outils et les démarches applicables à la qualité

Il existe plusieurs outils et démarches afin d’améliorer la qualité au sein des organisations.

Le travail de groupe est une technique très utilisée pour les problèmes en matière de qualité. En effet, cette méthode permet d’apporter des informations complémentaires grâce à la diversité des gens qui composent ces groupes. Cela permet de créer un enrichissement mutuel pour tous les membres.

C’est un travail de groupe pouvant regrouper 8 à 15 personnes, choisis de préférence dans plusieurs disciplines et un animateur.

Cependant, il peut y avoir des dérives. Il faut former les gens à travailler en groupe. A la tête de chaque groupe, il faut un animateur. Il doit faire participer tous les membres du groupe de façon équilibré, il doit également susciter les idées, ramener le sujet lorsque le groupe s’en éloigne, maîtriser le temps.

https://wikimemoires.com/2014/02/la-qualite-notion-definition-formes-qualite-et-marketing/

Il doit aussi être formé à gérer les conflits entre les membres du groupe, tout en essayant de créer une bonne ambiance de travail. Il doit aussi faire des tours de tables. Faire des synthèses, reformuler les points importants. Les participants doivent savoir écouter, mais aussi être constructif, et capable de faire évoluer une idée. Il faut susciter la motivation chez les membres du groupe.

En effet, certains peuvent prendre ce travail d’équipe comme un travail supplémentaire et inintéressant pour eux. Il faut leur montrer l’importance de ce travail, il faut également prendre en compte les résultats du groupe et la mise

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Les enjeux du management de la qualité

2. Les enjeux du management de la qualité

Toutes les organisations ont pour préoccupations de fournir des produits ou des prestations qui puissent satisfaire les clients, tout en étant à moindre coût pour l’organisation qui se situe dans un environnement de concurrence.

Le management de la qualité cherche à avoir un impact sur la qualité des produits et des processus. La qualité des produits et des services est fonction d’un certain prix pour les clients.

En effet, la qualité de l’offre faite au client de l’organisation est fonction de la qualité et du prix.

Il y a également la qualité des processus qui regroupent toutes les opérations indispensables pour assurer la qualité du produit et des services, de la conception à l’installation.

Ces deux éléments sont liés. En effet, en augmentant la qualité des processus, on améliore la qualité de l’offre tout en réduisant et tout en maitrisant les coûts.

Il revient moins cher aux organisations de produire « du premier coup » les produits à la qualité demandée.

Faire bien du « premier coup » suppose plusieurs conditions. L’organisation doit respecter les exigences clients, mais également toutes les exigences liées à l’activité comme les obligations légales et règlementaires concernant la sécurité et l’environnement.

Le respect des normes doit intervenir dès la conception des produits et des processus de production du produit, au risque de voir apparaître des non-conformités au niveau des produits provoquant des défaillances, et créant par

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La qualité : déf., du contrôle au système de management

Le management de la Qualité, Sécurité, Environnement : Un nouvel axe stratégique des organisations ?

La qualité : déf., du contrôle au système de management

I. Le management de la Qualité, Sécurité, Environnement : Un nouvel axe stratégique des organisations ?

Dans cette première grande partie, nous allons voir dans une première sous partie, le management de la qualité permettant d’aboutir à un management de la qualité totale.

Dans une seconde sous partie, nous allons voir si le zéro accident est possible, grâce au déploiement du management de la sécurité.

Ensuite dans une troisième sous partie, nous verrons si le management environnemental est un effet de mode ou si c’est une réelle prise de conscience de la part des organisations.

Et enfin dans une ultime sous partie, nous verrons en quoi la mise en place d’un management intégré QSE est un axe stratégique pour les organisations.

A. Le management de la qualité : vers un management de la qualité totale ?

Dans cette première sous partie, nous allons voir dans un premier temps la définition de la qualité et l’évolution de ce concept.

Dans un second temps, nous verrons quels sont les enjeux du management de la qualité. Ensuite, nous nous attarderons sur les outils et les démarches applicables à la Qlité.

Et enfin dans une dernière sous partie, nous verrons le management de la qualité totale (TQM).

1. Définition de la qualité : du concept de contrôle au système de management

La qualité est « l’aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences », Norme ISO 9000:2000, §3.11.1

L’évolution du concept de qualité passe par plusieurs phases. En effet, ce concept tel que nous le connaissons actuellement et qui est la satisfaction du client, n’a pas toujours été le même.

Le contrôle de la qualité

Jusque dans les années 1970, on parlait essentiellement de contrôle de la qualité ou bien d’inspection.

On évaluait si un produit fabriqué était conforme aux règles énoncées. On contrôlait les produits un par un, ou bien par échantillonnage pour s’assurer que le produit était conforme.

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Le management QSE (la qualité, la sécurité, l’environnement)

Le management QSE (la qualité, la sécurité, l’environnement)

Le management QSE (la qualité, la sécurité, l’environnement) Université de Reims Champagne-Ardenne Institut Remois de Gestion Mémoire professionnel 1ère année de Master Management Stratégique des Organisations Parcours Ressources Humaines Le management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement (QSE) Présenté par Julien DI GIULIO Directrice de mémoire : Madame Laëtitia LETHIELLEUX, Maître de … Continuer la lecture

Les constructeurs français et la crise automobile mondiale

Évolution du système automobile

Les constructeurs français et la crise automobile mondiale

6 Brève analyse des travaux réalisés

C’est suite à la lecture du débat du 13 octobre 2006 sur « la crise du secteur automobile : que peuvent faire les constructeurs français ? » avec M. Pascal Roussarie, responsable de l’Observatoire de l’automobile que je me suis décidé à comprendre, à travers mes travaux, les causes de la crise du secteur automobile et comment elle impacte réellement les constructeurs français.

Ma passion pour le monde économique et sportif de l’automobile m’a permis de développer une problématique cohérente et intéressante.

6.1 Pertinence et légitimité de la problématique

C’est donc autour de la problématique suivante que sera développé mon mémoire : « 1973, 1980 et ses crises nous « conduisent » à s’interroger sur les divers impacts de la crise automobile mondiale sur la productivité, sur la stratégie, la perception du marché français, mondial et la commercialisation des véhicules des constructeurs français ? »

6.1.1 Résultat de l’investigation documentaire initiale

Les réponses apportées par M. Pascal Roussarie ont permis de guider les premières recherches. Cependant, une ambiguïté a rapidement émergé, entre les réponses apportées par M. Roussarie et la problématique.

En effet, d’après M. Roussarie, le développement de la croissance externe, notamment en Amérique du Sud et en Asie, serait aujourd’hui la principale stratégie des constructeurs français. Ce développement serait donc l’un des impacts de la crise du secteur. Or, mes

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Le transfert de savoir-faire entre constructeurs d’automobiles 

Le transfert de savoir-faire entre constructeurs d’automobiles

5.4 Le transfert de savoir-faire entre constructeurs

Les constructeurs européens et américains ayant rapidement compris que la formidable compétitivité des constructeurs japonais résidait dans leur organisation, ils se devaient d’améliorer leurs méthodes de production. Pour cela deux choix s’offrent à eux :

Collaborer avec les constructeurs japonais afin de profiter d’un transfert de savoir faire et ainsi les imiter ou rechercher de nouvelles méthodes en s’inspirant d’un regard extérieur au modèle japonais.

Pour bon nombre de constructeurs, les accords de coopération ont été un facteur important pour le développement de leurs activités depuis les années 1980. En effet, ces accords avaient pour objectifs d’offrir la possibilité aux constructeurs américains et européens ,d’approcher le concept de la production frugale ou de compléter leur gamme avec des petits modèles japonais. Pour les constructeurs japonais, ces accords leurs permettaient de faciliter leurs implantations aux Etats-Unis et en Europe, tout en limitant les risques.

En raison de la forte crise qu’a connu Ford dans les années 80 et sa prise de participation à hauteur de 24 % de Mazda, le constructeur a été l’un des premiers à profiter du transfert de savoir-faire entre constructeurs Américains et Japonais.

En effet, grâce à cette relation, Mazda pouvait démontrer l’efficacité d’autres méthodes de production et proposer à Ford de les apprendre. Ainsi, une équipe Ford fut envoyée durant plusieurs semaines sur le principal

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Les accords entre constructeurs automobiles : les co-entreprises

Les accords entre constructeurs automobiles : les co-entreprises

5.2 Les accords entre constructeurs

Au nombre de 300 en 1980, de 600 en 1995, les accords (sans prise de participation au capital) technologiques ou commerciaux concluent entre les constructeurs mondiaux connaissent un fort développement depuis la crise du secteur.

Ces accords peuvent porter tant sur les innovations technologiques que sur la conception commune de véhicules ou encore sur la fabrication d’organes mécaniques et sur les divers services liés à l’achat d’une automobile. Nous nous proposerons de mettre en avant dans cette sous partie les trois grands types d’accords sans prise de participation au capital.

5.2.1 Les simples échanges entre constructeurs

Les échanges de biens ou de services entre constructeurs représentent la forme d’accord la moins évoluée. De par le faible engagement des constructeurs dans ce type d’accord, ces accords s’étendent sur plusieurs années et peuvent être facilement rompus ou révisées.

Les échanges peuvent porter tant sur des organes mécaniques que sur des modèles de véhicules ou sur les activités de financement des ventes ou encore sur l’achat de licences et sur la distribution de véhicules concurrents.

On remarque également depuis quelque temps qu’en raison de la réglementation croissante en matière de recyclage des véhicules hors d’usage, un fort développement d’accords concluent autour d’infrastructures de recyclage.

5.2.2 Les projets communs

Contrairement aux simples échanges, les projets communs engagent plus sérieusement les constructeurs. En

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Renault Nissan : complémentarité et stratégies de rachats

Renault Nissan : complémentarité et stratégies de rachats

5.1.3 Renault – Nissan : la recherche de complémentarité

Après un plan de réduction de coûts, de croissance et une transformation profonde et structurelle, le rachat de Nissan Motors par Renault lui a permis de doubler ses taux de pénétration sur la plupart des grands marchés : + 4 % de part de marché aux Etats-Unis, + 15,3 % de PDM au Japon, + 10,8 % de PDM dans l’ASEAN et + 6 % de PDM en Australie.

Renault a su jouer non seulement de cette complémentarité géographique mais aussi de la complémentarité de gamme dans le rachat de Nissan Motors. En effet, Renault non présent sur le marché du SUV et du 4 x 4 s’est offert avec la gamme Nissan 5,6 % de part de marché africain.

Grâce au « rebadging » Renault des véhicules Nissan, Renault a pu s’implanter sans frais de prospection dans des marchés encore complètement inexploités par Renault tels qu’aux Etats-Unis, en Asie du Sud-est et en Australie.

D’autres complémentarités s’ajoutent à celles déjà évoquées. En effet, d’un point de vue financier, Renault dispose, contrairement à Nissan qui était fortement endetté, d’une bonne capacité de financement grâce à une forte trésorerie (cependant Renault considère qu’une expansion individuelle serait trop coûteuse et trop longue).

Du point de vue de la complémentarité des produits des deux marques, les modèles de Renault font références à l’innovation design tandis que ceux de Nissan font références à la qualité et à une technologie de pointe. De plus, Renault propose des véhicules grand public

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Le regroupement du secteur automobile français

Le regroupement du secteur automobile français

Le regroupement du secteur automobile français

5 Regroupement du secteur automobile – l’union fait la force

Bien que bon nombre d’analystes de l’industrie automobile considèrent l’accélération du développement des alliances et accords depuis le dernier quart du XXe siècle comme une tendance, simple phénomène de mode.

Le « Regroupement » des divers acteurs de l’industrie automobile semble pourtant bien constitué. Il est aujourd’hui l’un des facteurs majeurs de la nouvelle donne de la concurrence du secteur automobile mondial.

Cet essor du « phénomène » de regroupement s’explique principalement par trois facteurs :

Les économies d’échelle

La mondialisation de l’industrie automobile stimule sans cesse les constructeurs à réduire leurs coûts pour accroître leur compétitivité. Le « Regroupement » permet de répartir les coûts de production, de développement, de distribution entre les différents acteurs. C’est en partie ce facteur qui explique l’apparition d’accord portant sur l’échange et le co-développement de nouveaux véhicules ou d’organes mécaniques.

Citons en exemple les accords de partage de plates-formes entre Ford et Mazda, Nissan et Renault et la gestion commune de divers services entre GM et Fiat. En ce qui concerne le partage du réseau de distribution entre constructeurs regroupés, l’économie d’échelle s’explique par leur complémentarité géographique de la distribution.

Le partage des risques

La pénétration de nouveaux marchés ou de nouveaux segments est souvent synonyme

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