Développement de la vente des véhicules par Internet en France

Cheminement d’un internaute souhaitant acheter un véhicule en ligne

Développement de la vente des véhicules par Internet en France

4.4 Le développement de la vente par Internet

Comme évoquer tout au long de ce chapitre, les habitudes de consommation ont évolué. Est apparu avec les nouvelles technologies un nouveau type de consommateur. Ces nouveaux consommateurs, entre 25 et 39 ans, consomment d’avantage que les consommateurs traditionnels et avec une préférence pour le High-tech et les nouveautés. Cette surconsommation se perçoit dans les secteurs tels que les produits culturels, les voyages, l’informatique, l’habillement.

La particularité de l’achat du nouveau consommateur est qu’il est préparé, informé, comparé, négocié. Internet s’impose donc comme l’outil indispensable de ce nouveau consommateur.

En effet, grâce à cet outil d’information, les nouveaux consommateurs ont plus facilement accès aux différents prix du produit, aux fiches produit et découvrent également les nouveautés. Internet est donc perçu comme un gain de temps et d’économie.

Il est une évidence pour les nouveaux consommateurs que les magasins qu’ils fréquentent soient présents sur « la toile ». Ainsi les attentes de ces consommateurs sont de pouvoir vérifier les stocks du magasin, être averti des promotions, réserver un produit, prendre rendez-vous avec un vendeur.

4.4.1 Pourquoi développer la distribution autour d’Internet ?

C’est pour répondre à cette nouvelle attente que la distribution automobile s’est propagée sur Internet, simplifiant ainsi l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion en rendant l’information et la prise

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Nouveaux vendeurs d’automobile et les concessionnaires

Le comportement d’achat des automobilistes

Nouveaux vendeurs d’automobile : hypermarchés et sites Internet

4.2 Les nouveaux vendeurs d’automobiles

En France, le comportement face à l’achat d’un nouveau véhicule a fortement évolué depuis les années 80.

Le nombre de kilomètres moyen parcourus par les ménages français ayant fortement augmenté, les services liés à la vente et les services après-vente ont pris une part décisive dans l’intention d’achat.

À ces deux nouveaux facteurs vient s’ajouter celui de la facilité avec laquelle le véhicule pourra être revendu. Malgré une certaine rationalisation de l’achat, l’automobile reste tout de même un symbole de réussite sociale.

Du point de vue des distributeurs traditionnels et des nouveaux intervenants, on remarque également de nouvelles tendances telles que la réelle détermination des enseignes multimarques à standardiser l’organisation de leurs concessions, l’indépendance croissante des investisseurs financiers de la distribution automobile face aux constructeurs et l’intention croissante des constructeurs non européens à pénétrer le marché.

Face à ces nouvelles attentes, tendances de consommation, de nouvelles formes de distribution ont vu le jour telles que les villages automobiles, les stands en hypermarchés et les intermédiaires Internet. Nous d’étudierons ces nouveaux vendeurs d’automobiles dans cette sous partie.

4.2.1 Les villages automobiles

Concept né dans les années 90 aux Etats-Unis, le village automobile se compose d’une multitude d’enseignes de marques différentes et dans lequel on retrouve des activités telles que la vente

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Les règlements français et européens d’exemption automobile

Les règlements français et européens d’exemption automobile

4 Réforme de la distribution – banaliser l’achat de l’automobile

La crise du secteur automobile, engendrée par les deux chocs pétrolier de 1973 et 1979, a donc profondément transformé le paysage automobile Américain, Européen et Français.

Cette transformation a été marquée tant par la profonde remise en cause du modèle productif automobile que par le développement de nouveaux véhicules répondant à de plus en plus d’exigences. Cependant si d’énormes progrès ont été fournis autour de la productivité et le développement, aucun n’a été fourni en termes de distribution.

Rappelons toute fois, que si la répartition géographique des constructeurs automobiles les cantonne autour de trois grands pôles avant les années 80 (les constructeurs américains commercialisent leurs modèles sur le continent Américain, les constructeurs Européen commercialisent les leurs en Europe et les constructeurs japonais commercialisent les leurs au Japon), celle-ci a été profondément bouleversée par les constructeurs japonais durant la crise des années 70.

Obligeant les constructeurs Américains et Européens à expérimenter de nouvelles formes de vente et à transformer le marché automobile en un théâtre à expérimentations afin de pouvoir faire face à la trop forte pénétration de ce nouveau concurrent.

La distribution automobile apparaît comme étant la troisième « Révolution » engendrée par la crise du secteur automobile des années 70. Nous nous proposerons de développer dans ce chapitre la révolution apportée

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Le secteur automobile: enjeux du design, la recherche et développement

Le secteur automobile: enjeux du design automobile, la recherche et développement

3.6 Les enjeux du design

Le design industriel a pour but de donner vie à des objets produits en série par des machines.

L’automobile fait partie de ces « objets » qui ne doivent pas se contenter que de remplir des fonctions simplement utilitaires.

Le design automobile a pour but de tisser divers liens émotifs entre l’automobiliste et l’automobile.

Ainsi, l’automobile se voit dotée d’une âme, d’un caractère, d’une intelligence, d’attraits de séduction, créant ainsi, de par le design automobile et la forme des concepts car, de nouveaux segments de niches.

Cependant, on constate trois styles de design prépondérant dans l’univers de l’automobile : l’archaïque, le classicisme et le baroque.

3.7 L’organisation mondiale de la recherche et développement

Nous avons donc vu jusqu’ici les possibilités d’innovation pour les constructeurs automobile.

Ces innovations ont bien sûre un coût, cependant n’oublions pas que l’un des piliers de la compétitivité est la « réduction » des coûts.

Nous verrons maintenant par quels moyens les constructeurs automobile ont su minimiser ces dépenses, notamment grâce à l’internationalisation de la recherche & développement et dans une optique de « Regroupement », la recherche de complémentarité de savoir-faire avec les divers fournisseurs et industries.

Nous différencierons, dans cette sous partie, les travaux de développement de nouveaux véhicules et la veille technologique faite en amont.

En ce qui concerne la recherche et l’innovation, les constructeurs ont conclu deux types

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Les énergies alternatives au pétrole et le développement des moteurs

Les énergies alternatives au pétrole et enjeux du développement des moteurs

Le développement des énergies alternatives au pétrole et les enjeux du développement des moteurs

3.4 Le développement des énergies alternatives

L’utilisation du pétrole qui semblait, depuis l’apparition de l’automobile, être la meilleure solution afin de faire avancer nos véhicules, a largement été contesté lors de la crise du secteur automobile.

C’est durant cette crise que les premières questions, concernant l’impact sur l’écologie de l’utilisation du pétrole comme source d’énergie à la locomotion, ont été soulevées.

Mettant ainsi au grand jour la nécessité de développer des énergies alternatives au pétrole afin de préserver l’écosystème.

Le développement de ces énergies s’est déroulé en trois grande phases.

La première phase, de la naissance à la crise du secteur automobile, favorise l’utilisation de l’énergie la plus disponible, la plus performante et la plus simple d’utilisation : en l’occurrence le pétrole.

La seconde phase, de 1985 à 2000, est marquée par la volonté des autorités à encourager l’utilisation et le développement d’énergies alternatives afin de limiter les émissions polluantes localement.

Cependant cette période n’a malheureusement pas contribué à un fort développement des énergies alternatives.

C’est seulement depuis les accords de Kyoto de 1997 que de réels efforts ont été fournis par les gouvernements mondiaux afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en développant avec leurs industries locales des solutions concernant l’utilisation des énergies alternatives au pétrole.

Nous nous proposons d’analyser dans cette partie les

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Réinventer sans cesse l’automobile : séduire par l’innovation

Rappelons dans un premier temps la répartition moyenne des matériaux utilisés dans la production automobile

Réinventer sans cesse l’automobile – séduire par l’innovation

3. Réinventer sans cesse l’automobile : séduire par l’innovation

L’innovation et la capacité de concevoir de nombreux nouveaux modèles sont aujourd’hui les nerfs de la guerre de la compétitivité des constructeurs.

Qu’il s’agisse des nouvelles technologies embarquées ou de la sécurité, des énergies alternatives, des moteurs « propres », voir même du design des véhicules, tous ces facteurs qui peuvent dédramatiser la perception de ce moyen de transport et améliorer l’attractivité de certains modèles.

Nous verrons dans ce chapitre les perspectives et les domaines d’innovations pour les constructeurs.

Enfin, toujours dans une optique de « réduction » des coûts, nous verrons comment les constructeurs peuvent réduire leurs coûts de recherche et développement.

3.1 L’évolution des matériaux

Rappelons dans un premier temps la répartition moyenne des matériaux utilisés dans la production automobile (analyse réalisé sur 53 véhicules européens de la dernière décennie) :

Rappelons dans un premier temps la répartition moyenne des matériaux utilisés dans la production automobile

Source : *

Les matériaux utilisés dans la production d’automobiles de grande série ont fortement évolué dans le temps.

Cependant ces changements relèvent plus d’une lente évolution que de réelles révolutions.

Avec l’apparition de nouvelles réglementations d’émission poussant les constructeurs à utiliser de nouvelles répartitions de ces matériaux afin de rendre nos véhicules moins

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Le modèle Toyotien et le modèle Hondien de production

Le modèle Toyotien

Le modèle Toyotien et le modèle Hondien de production

2.3 Le modèle Toyotien

Ce modèle de production apparut au monde avec l’arrivée de la crise des années 70.

Son but étant de couvrir la frange supérieure du marché que le modèle Sloanien à défaut de qualité ne couvrait pas.

Cette soudaine rupture avec le modèle de production universel Sloanien, pousse les constructeurs européens à appliquer des solutions sociotechniques afin d’améliorer les conditions de travail du personnel.

C’est la fameuse réforme du travail.

Cependant le chômage, la guerre des prix et l’envol des coûts de production ont mis fin à cette réforme.

La stratégie de profit du modèle Toyotien est celle de la réduction permanente des coûts.

Stratégie adoptée par Peugeot jusqu’au milieu des années 60, consistant à diminuer les coûts de production à chaque instant de l’évolution de l’entreprise.

D’autres stratégies de profit peuvent être exploitées à condition que celles-ci n’entravent pas la réduction constante des coûts.

Cette stratégie n’est adéquate que si la stratégie de croissance externe est fondée sur la compétitivité du prix du produit.

Afin que ce modèle de production soit applicable, il faut que la politique produit ignore les modèles innovants à cause des risques financiers qu’ils représentent, que l’organisation productive soit en constante évolution et non par sauts technologiques et enfin il faut que la relation salariale soit assez forte pour permettre l’acceptation par la masse salariale de la réduction continue des effectifs à volume constant de

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Réduire les coûts : les 4 modèles de production industriel

Réduire les coûts : 4 modèles de production industriel automobile

Réduire les coûts : 4 modèles de production industriel automobile

2. Réduire les coûts – les quatre modèles de production

Depuis la crise automobile, les rôles des différents constructeurs mondiaux ont été redistribués, favorisant les constructeurs maîtrisant le procédé de production industriel automobile et remettant ainsi en cause les modèles de production existant au détriment de nouveaux modèles plus flexibles et diversifiés.

Prouvant par la même occasion qu’il existerait une « meilleure manière de faire »5 dans le processus de fabrication de l’automobile pour améliorer la « stratégie de profit » des constructeurs et ainsi réduire les coûts et améliorer la compétitivité du prix des automobiles.

Ce modèle de production ainsi que l’évolution des différents modèles, ont été mis en avant par deux centre de recherche : the Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Groupe d’Etudes et de Recherches Permanent sur l’Industrie et les Salariés de l’Automobile (GERPISA).

Nous nous proposerons d’étudier, dans ce chapitre, l’évolution et les caractéristiques de la production artisanale, du modèle de production Sloanien, du modèle de production Toyotien, du modèle de production Hondien et leurs utilisations ou impacts sur la production ou les comportements stratégiques des constructeurs français.

Cependant, avant d’étudier les différents modèles de production, rappelons pour faciliter la compréhension de ces différents modèles, une schématisation des différentes étapes de fabrication d’une automobile aujourd’hui:

Réduire les coûts : 4 modèles de production industriel automobile
Source : Philippe Roos, L’automobile, Paris, Economica, 1992

Rappelons, premièrement, que l’apparition d’un nouveau modèle de production n’engendre pas la disparition du précédent.

Ces modèles de production coexistent dans l’univers automobile.

La préférence pour l’utilisation d’un modèle de production dépend de la stratégie de profit mise en place par l’entreprise par rapport au modèle de croissance et d’un compromis de gouvernement.

5 Michel Freyssenet, Anchew Mair, Koiki Shimizu, Giuseppe Volpato, « One best way, trajectories and industrial models of the world’s automobile producers, Oxford University Press, 1998

Rappelons, ensuite, qu’il existe aujourd’hui six sources de profits distinctes :

  1. Les économies d’échelle
  2. La diversité de l’offre
  3. La qualité du produit
  4. L’innovation apportée au produit
  5. La flexibilité de la production adaptée à la demande
  6. La réduction permanente et constante des coûts

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Les concurrents des constructeurs d’automobiles Renault

Les concurrents des constructeurs d’automobiles Renault

1.3 Les principaux concurrents européens de Renault et PSA

Ayant mis en avant jusqu’ici nos deux constructeurs nationaux, nous verrons maintenant le profil des principaux acteurs et concurrents européens de Renault et PSA.

1.3.1 Volkswagen

Volkswagen est aujourd’hui le premier groupe automobile européen.

Le groupe est constitué de marque telles que Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Lamborghini, Bugatti, Bentley, Scania.

Contrairement à Renault et PSA, Volkswagen est un acteur mondial car le groupe est implanté sur tous les marchés.

Cependant tout comme PSA, le groupe met malgré un risque de cannibalisation à la disposition de toutes ses marques ses diverses plates-formes mondiales.

La politique du groupe est l’excellence technique et la montée en gamme de ses marques.

S’offrant ainsi la possibilité de concurrencer des marques telles que Mercedes et BMW mais offrant, en se détournant du gros des automobilistes, la possibilité aux constructeurs français de renforcer leurs positions de constructeur grand public.

1.3.2 Daimler Chrysler

Daimler Chrysler est quant à lui le premier groupe industriel allemand. Le groupe s’est construit mondialement autour de deux axes : les voitures de luxe et les camions.

Nous nous intéresserons ici qu’à la marque d’automobile de luxe de Daimler Chrysler : Mercedes-Benz.

La stratégie de Mercedes-Benz est l’extension de gamme ,l’expansion mondiale et la diversification vers le bas sur des segments prometteurs sa gamme.

En effet, la marque étant consciente que le marché de la voiture

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Les constructeurs d’automobiles français : PSA et Renault

Les constructeurs d’automobiles français : PSA et Renault

1.2 Les principaux constructeurs français

Dans cette section, nous mettrons en avant l’histoire de nos deux principaux constructeurs d’automobiles français et leurs profils.

Nous ne chercherons pas à détailler leurs histoires mais à comprendre à travers celles-ci, le profil de ces deux sociétés.

1.2.1 PSA

Fondée en 1810 par les frères Peugeot, cette société est à ses origines une modeste fonderie d’acier qui fournit en ressorts l’industrie horlogère locale.

Durant les 72 années qui suivent celle de la création, de nouvelles usines voient le jour.

La production se diversifie et la société se met à produire des ressorts, de l’outillage, buscs de corset, moulins à café, machines à coudre.

C’est en 1882, que Peugeot se lance dans la construction de bicycle à moteur Daimler et c’est seulement en 1890 que le constructeur se lance dans la fabrication de quadricycle à gazoline.

En 1900, le constructeur produit déjà 500 automobiles par an et propose un choix de quinze modèles.

La production de grandes séries débutera dans les années 1905 avec un véhicule non plus destiné à quelques privilégiés mais aux classes moyennes.

En 1913, Peugeot produit la moitié des automobiles françaises.

Avec l’arrivée de la guerre de 1914, Peugeot reconvertit son industrie automobile en industrie de guerre.

Cette nouvelle industrie étant très gourmande, Peugeot doit adopter les méthodes de production Fordien pour répondre à la demande.

Peugeot réussit ainsi à doubler sa production en moins de trois ans. En 1939, l’usine de Sochaux produit à elle seule déjà 50 000 automobiles par an.

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La crise automobile en France … à qui profite la crise ?

Cette crise se traduit en France par une brutale et soudaine récession du secteur de l’automobile

La crise automobile en France… à qui profite la crise ?

1.1.3 La crise automobile en France…

Cette crise automobile en France se traduit en France par une brutale et soudaine récession du secteur de l’automobile.

C’est la première fois depuis la guerre que l’industrie automobile est tant bouleversée par les évènements de 1973 et 1980.

Cette crise se traduit en France par une brutale et soudaine récession du secteur de l’automobile
Source : C.S.C.A

Pour faire face au premier choc pétrolier de 1973, chez Renault, Pierre Dreyfus décide de contrer cette récession en adoptant une stratégie de diversification.

L’objectif de Renault étant de réaliser 50 % du chiffre d’affaire en dehors du secteur de l’automobile.

Cette stratégie ne s’avère que très peu efficace du fait que tous les secteurs sont stagnants en cette période de récession.

Chez PSA, on opte pour une stratégie d’automatisation du processus de fabrication malgré une préférence pour l’utilisation en masse de la main-d’œuvre étrangère.

Le second choc pétrolier de 1979 entraînera de lourde perte pour les deux constructeurs : 8,5 milliards de francs pour PSA entre 1980 et 1984 ; et 33 milliards pour Renault sur la période de 1981 à 1986.

Pour subsister, Renault doit emprunter et cumuler les dettes : 62 milliards de francs de dettes contre un chiffre d’affaires de 110 milliards2.

Afin de sortir de cette crise, on préfère renouveler les dirigeants.

La croissance fulgurante qu’a connue l’industrie automobile depuis ses débuts est belle et bien terminée.

Entre 1956 et 1976, le parc automobile français passe de 3 millions de véhicules à 14 millions, multipliant ainsi par 4,6 en trente ans le nombre de véhicules en France.

Depuis la crise, ce parc automobile a tout juste été multiplié par deux en 25 ans.

Le parc automobile français passant entre 1976 et 2005 de 14 millions de véhicules à 31 millions.

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L’importance de l’industrie automobile dans les économies 73-1980

Évolution du taux de croissance du P.I.B. des Etats-Unis, de l’Europe et de la France entre 1950 et 2002

L’importance de l’industrie automobile dans les économies 73-1980

1 L’environnement automobile

Nous profiterons de ce chapitre pour poser un cadre à nos travaux.

En effet, nous développerons les origines, les causes et l’impact de la crise de 1973– 1980 sur les ventes d’automobiles, afin de mieux comprendre les répercutions de celle-ci sur l’industrie automobile française dans la suite de nos travaux.

Nous tenterons également d’établir le profil des principaux constructeurs mondiaux pour mieux discerner les principaux acteurs de ce marché.

1.1 1973-1980 ou l’histoire d’un virage à 180°

1973 et 1980 ont été des années noires pour l’industrie mondiale.

En effet, les chocs pétroliers de ces deux années ont eu de désastreuses répercutions sur l’économie mondiale, remettant en cause de nombreux modèles de croissance et de production.

Dans cette toute première partie, nous nous proposerons de revenir sur cette crise.

1.1.1 La situation économique

« Les trente glorieuses » ont été pour la France les plus fortes années de croissance économique.

De 1945 à 1973, tous les secteurs économiques de la France se sont agrandis, modernisés, les entreprises se sont concentrées et internationalisées.

Toute l’industrie française prospère.

Cependant la dépendance vis-à-vis du pétrole et les différences entre les secteurs, les régions et les catégories sociales se sont lourdement aggravées.

C’est pourquoi, dès la fin des années 1960, le chômage, les salaires et l’inflation assombrissent le tableau de ces trente années de gloire et de

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Les 4R de la nouvelle ère automobile française

Les 4R de la nouvelle ère automobile française

Les 4R de la nouvelle ère automobile française

Centre d’Etudes Supérieures Européennes de Management CESEM

Reims Management School

Mémoire de fin d’étudesLes 4R de la nouvelle ère automobile française

Les « 4R » de la nouvelle ère automobile française

Anthony PIERRE

Cycle franco-allemand

Superviseur :

I. DESNOULEZ

2006 – 2007

Remerciements et Dédicaces

Peugeot, Renault, Citroën, Daimler-Chrysler, Volkswagen, Ford, General Motors, Fiat

Tous ces noms qui évoquent pour certains une passion, pour d’autres un simple moyen de locomotion et pour d’autres encore un sérieux indicateur de la santé économique de tout un pays.

Ces noms de multinationales, de marques repères, ont tous un point en commun : ils représentent les principaux constructeurs automobiles mondiaux frappés aujourd’hui par la plus forte crise.

Après près de trois quarts de siècle de croissance exponentielle de l’industrie automobile mondiale, rien ne semble pouvoir nuire à cette splendide réussite économique, réelle « révolution à quatre roues » qui transforme notre société petit à petit.

Pourtant c’est en 1973, lors du premier choc pétrolier que la première sirène d’alarme retentie. En moins d’un an, les ventes chutes de 18% en France et de 24 % aux Etats-Unis.

Cependant les efforts fournis par les constructeurs pour sortir de cette première crise industrielle mènent à la relance de l’industrie automobile en 1975.

1980 les années fastes de l’automobile touchent à leur fin.

Les ventes rechutent de 4,5%. Des licenciements massifs sont annoncés. En France, il n’existe déjà plus que deux constructeurs principaux : Peugeot – Citroën – Talbot et Renault.

Aux Etats-Unis, les constructeurs d’automobiles sont touchés de plein fouet.

Seuls les constructeurs japonais continuent leurs exportations et commencent leurs imposantes implantations mondiales, lançant ainsi nos constructeurs français dans un « jeu concurrentiel mondial ».

À la différence de 1973, 1980 signe une crise grave, profonde et durable.

1973, 1980 et ses crises nous « conduisent » à s’interroger sur les divers impacts de la crise automobile mondiale sur la productivité, sur la stratégie, la perception du marché français, mondial et la commercialisation des véhicules des constructeurs français ?

À défaut de remettre au goût du jour les « 4L », nous allons tenter de mettre en avant les « 4R » qui vont contribuer au changement du monde automobile actuel.

En effet, nous allons articuler ce mémoire autour de la « Réduction » des coûts, de la « Réinvention » de l’automobile, de la « Réforme » de la distribution et enfin du « Regroupement » entre constructeurs et fournisseurs.

Mais tout d’abord nous chercherons à replacer les constructeurs d’automobiles français dans leur environnement devenu concurrentiel suite à la mondialisation du secteur dans les années 70….

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Les limites de la thèse : mesurer la fatigue du consommateur

Les limites de la thèse : mesurer la fatigue du consommateur

Les limites de la thèse : mesurer la fatigue du consommateur

7.3 Limites et voies futures de recherche

7.3.1. Limites

La mesure de la fatigue

La variable explicative principale de cette thèse est la fatigue. C’est elle qui nous sert à opérationnaliser le niveau de ressources disponible des individus.

Pour mesurer la fatigue, nous avons utilisé les échelles Karolina Sleepiness Scale ainsi que des Visual Analog Scales. Ces échelles sont des mesures de fatigue subjective unidimensionnelles.

Cette approche a une limite principale : nos échelles de fatigue ne comportent donc par définition qu’une seule dimension. Nous avons utilisé cette approche car elle est recommandée dans plusieurs travaux reconnus, comme par exemple par Michielsen et al. (2004).

Cependant, certaines recherches plaident en faveur d’une mesure multidimensionnelle de la fatigue (Dittner et al., 2004; Gledhill, 2005).

Il aurait peut-être été utile d’utiliser une échelle de la fatigue à plusieurs dimensions et examiner comment ces différentes dimensions influencent nos variables dépendantes (mouvements des yeux, attitudes et mémorisation).

En effet, il est possible que des variables latentes derrière notre notion de fatigue subjective n’aient pas été prises en compte. Une approche multidimensionnelle permettrait peut-être de les repérer et d’affiner nos résultats.

Manipulation plutôt que mesure de la fatigue ?

Nous avons pris le parti de mesurer la fatigue plutôt que de la manipuler, de façon à obtenir une plus grande validité écologique. Pour cela, nous avons fait venir les participants plusieurs fois à différents moments de la journée.

Ils ont donc participé à l’expérience le matin, le midi et le soir, ce qui nous permet d’obtenir des scores de fatigue variés.

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L’étude des mouvements des yeux et l’information publicitaire

L’étude des mouvements des yeux et l’information publicitaire

7.2 Implications

7.2.1 Implications théoriques

Cette recherche fournit plusieurs implications théoriques. Nous allons successivement examiner les implications relatives à la traduction de l’activité cognitive en stratégies visuelles, celles relatives à l’impact de la fatigue et de la complexité, et enfin celles liées à la théorie de l’adéquation des ressources.

Contribution à la compréhension de l’activité cognitive par l’étude des mouvements des yeux

Des recherches passées ont étudié les liens existants entre activité cognitive et mouvements des yeux (Wedel et Pieters, 2000; Hidalgo-Sotelo et al, 2005; Rayner, 1998, 2009).

Elles faisaient un lien entre le niveau de l’activité cognitive et un ou plusieurs indicateurs de mouvements des yeux. Cependant, à notre connaissance, aucune recherche n’avait jusqu’ici identifié les stratégies visuelles correspondant au niveau de ressources exigé par l’activité cognitive.

Dans notre étude 1, l’étude préliminaire, nous avons tenté d’apporter cette contribution importante. Nous montrons qu’un traitement cognitif superficiel correspond à une stratégie visuelle que nous avons appelée « balayage », composée de peu de fixations, de peu de temps passé au total sur le stimulus, d’une courte distance parcourue par le regard.

Nous montrons également qu’un traitement profond correspond à une stratégie visuelle que nous avons appelée « attention soutenue », composée de nombreuses fixations, de beaucoup de temps passé au total à fixer

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