3.3.2 Effets de la complexité sur le traitement de l’information publicitaire
Le niveau de complexité de la publicité peut également influencer nos trois variables dépendantes. Nous formulons maintenant nos hypothèses quant à l’influence de la complexité sur les mouvements des yeux (H4), les attitudes (H5), et la mémorisation (H6).
Comme nous l’avons vu, un stimulus complexe demande davantage de ressources cognitives pour être compris qu’un stimulus simple (Sperber et Wilson, 1986). En termes de mouvements des yeux, il semble qu’un accroissement de la complexité ait des effets similaires à un accroissement de la fatigue. Les recherches précédentes semblent montrer que la difficulté de compréhension induite par la complexité d’une publicité entraîne des mouvements des yeux plus intenses que pour les publicités simples (Morrison et Dainoff, 1972; Van der Linden et Eling, 2006).
Par exemple, Chamblee et al. (1993) montrent que les publicités complexes sont regardées plus longtemps que les publicités simples. Plus précisément, Morrison et Dainoff (1997) montrent que les stratégies visuelles engendrées par des stimuli complexes sont les suivantes : un nombre de fixations plus important, des fixations plus longues (car un temps plus long est nécessaire pour extraire l’information) et enfin un nombre de saccades plus important sur l’ensemble du stimulus, entrainant une distance de parcours visuel plus importante. Rayner (1998), en étudiant l’impact de la complexité textuelle, arrive à des conclusions similaires
