Dérives du référencement d’un site Internet

Dérives du référencement d’un site Internet

4. Dérives du référencement

4.1. La vague du payant

La généralisation des offres payantes de référencement s’est affirmée depuis 2001 et d’après Sandrine Saporta, le recours à ces services constitue dorénavant un élément essentiel d’une stratégie réussie de référencement [Saporta, 2005, p. 21, (23)].

Si la plupart des outils de recherche continuent à proposer des formules de soumission gratuite, d’autres, en revanche, sont passés au tout payant. Olivier Andrieu regrette la complexité grandissante de rentrer dans un annuaire par le biais d’une soumission gratuite.22

Le prix se justifie par un délai garanti de référencement (moins d’une semaine), une réactualisation fréquente et régulière des pages ou un positionnement concurrentiel sous forme de « liens sponsorisés » sur une page de résultat pour des mots-clés spécifiques (voir supra : « Liens sponsorisés », p. 43-44) [Chu, 2003, p. 107, (03)].

4.2. Le spamdexing

Les enjeux commerciaux liés au positionnement des sites sur les moteurs sont à l’origine du spamdexing – terme formé par la contraction de spam et indexing -.

Ce concept désigne toutes les techniques destinées à tromper illégalement les algorithmes des robots pour améliorer artificiellement la position d’un site web sur un moteur de recherche (répétition abusive des mêmes mots-clés ou des titres, texte invisible, usurpation de nom ou de marque connus, certaines techniques de cloaking*, plagiat, pages satellites ou alias*, mise en place de faux liens pour

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Quand le référencement est devenu de la publicité…

Quand le référencement est devenu de la publicité…

3.3. Quand le référencement est devenu de la publicité…

Le référencement payant est né à la fin de l’année 2000 aux Etats-Unis. Il est apparu en France en 2001. Depuis, il s’est généralisé à l’ensemble des moteurs de recherche [Foenix- Riou, 2002, p. 10, (34)]. Il apporte l’assurance aux éditeurs que leurs sites seront bien présents dans l’outil de recherche sélectionné.

Ces outils publicitaires mobilisent quatre intervenants : un annonceur* (qui paye pour diffuser sa publicité), un éditeur (qui accueille la publicité sur son site contre une rétribution), une régie (qui comptabilise les affichages et les clics et facture l’annonceur en conséquence) et un internaute [Carlier, 2005, (37)].

Trois régies (Miva ex-Espotting, Overture et Google) centralisent l’achat des espaces publicitaires sur les outils de recherche. Un annonceur est contraint de passer par ces régies pour réaliser sa campagne de communication [Saporta, 2005, p. 122, (23)].

3.3.1. Liens sponsorisés

Le lien sponsorisé se définit comme un support publicitaire en ligne « qui permet de référencer un site Internet parmi les premières positions de résultats des recherches […]» [Saporta, 2005, p. 44, (23)]. Il « est une réponse (= offre d’un annonceur) à une requête formulée par un internaute (= demande d’un prospect) […] » [Saporta, 2005, p. 147, (23)]. En France, les liens sponsorisés (MSN, AltaVista), appelés également « liens commerciaux » (Google) ou « liens promotionnels » (Yahoo) selon les moteurs,

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Référencement auprès des annuaires et moteurs de recherche

Référencement auprès des annuaires et moteurs de recherche

3. Un référencement différencié en fonction des outils de recherche et des objectifs

Les techniques de référencement varient non seulement en fonction des outils de recherche mais aussi des stratégies de visibilité (services gratuits ou payants).

3.1. Référencement auprès des annuaires

Pour apparaître dans un annuaire, le référencement est obligatoire. L’inscription passe par le remplissage volontaire d’un formulaire.

Avant de soumettre un site à un annuaire, il est impératif de déterminer la catégorie la plus en adéquation avec le thème du site. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dont les niveaux d’arborescence (le site doit être facilement accessible), la visibilité du site au sein de la catégorie (choisir des rubriques qui ne sont pas surchargées), la présence de concurrents [Chu, 2003, p. 104, (03) ; Andrieu, 2000, p. 350-351, (02)].

Une fois la catégorie définie, on remplit une fiche d’information. Elle est généralement composée de deux parties : la carte d’identité du site (titre, URL, description, situation géographique, etc.) et des informations sur le contact.

Il faut encore patienter quelques semaines voire des mois avant que l’équipe éditoriale ne prenne en compte la soumission*. Cette dernière ne garantit pas l’inscription. L’acceptation définitive du site dépend des netsurfeurs [Saporta, 2005, p. 18, (23) ; Foenix-Riou, 2002, p.10, (34)]. S’il est toujours possible de soumettre un site gratuitement, de nombreux annuaires rendent l’inscription obligatoire

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Optimiser une page Web pour le référencement

Optimiser une page Web pour le référencement

2. Optimiser une page Web pour le référencement

La première mission du référencement est d’assurer la présence d’un nombre maximal de pages d’un site sur les outils de recherche.

2.1. Les règles générales de l’optimisation

Un bon positionnement dépend de l’adéquation du code source de la page Web avec les critères de pertinence propres à chaque moteur, lesquels sont connus et faciles à mettre en œuvre (voir supra Chapitre 1, « Méthodes de tri des résultats et ranking », p. 22). Il est dès lors surprenant de constater que seuls 7 % des sites commerciaux sont optimisés pour un référencement [Saporta, 2005, p. 32, (23)].

Outre les préconisations déjà évoquées au Chapitre 1, rappelons que les algorithmes de classement des moteurs de recherche attribuent une pondération supérieure aux 200 premiers caractères d’une page web. Il est donc recommandé d’éviter les pages totalement graphiques [Chu, 2003, p. 97, (03)] et d’utiliser autant que possible les mots dans les titres, les liens, les attributs ALT des images et dans le texte.

Mis à part la balise « meta robots », qui permet d’interdire l’indexation d’une page par les moteurs de recherche et de suivre ou non les liens qu’elle contient, les autres balises meta n’ont plus aucune incidence dans le cadre d’un référencement [Andrieu, 2005, (17)].

Enfin, l’emplacement de la page dans l’arborescence d’un site a également un impact direct sur son référencement : les robots accèdent plus difficilement à une page

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Intérêts et enjeux du référencement sur les moteurs de recherche

Intérêts et enjeux du référencement sur les moteurs de recherche

Chapitre 2 – Le référencement : une technique documentaire ou marketing ?

1. Intérêts et enjeux du référencement

1.1. Définition

Au sens strict, le référencement définit l’action d’enregistrer un site web sur un outil de recherche, afin de le faire connaître aux internautes. « Dans son acception large, [il] peut être défini comme l’ensemble des actions permettant à un site d’être présent dans les bases de données des outils de recherche » [Saporta, 2005, p. 19, (23)].

Il poursuit un double objectif : « d’une part inscrire le site Internet dans les bases de données des outils de recherche ; d’autre part, le positionner parmi les premières pages de résultat.» [Saporta, 2005, p. 17, (23)].

1.2. De l’importance d’être référencé sur les moteurs de recherche

Selon une étude de décembre 2004 publiée dans la Revue du Référencement, les moteurs de recherche génèrent 42,67 % des visites sur un site, les liens externes 26,14 % et les accès directs 31,19 % [Revue-Référencement, 2005, (29)].

Si, d’autre part, on considère que quatre fois sur dix un e-consommateur visite un site marchand grâce à un moteur de recherche (étude Overture 2003) [Saporta, 2005, p. 9, (23)], on mesure l’importance pour celui-ci d’être référencé sur ce type d’outils.

1.3. Du référencement au positionnement

L’intérêt du référencement est de générer un trafic ciblé. Mais être référencé auprès des principaux outils de recherche ne suffit plus. Vu la concurrence présente sur la

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La recherche avec un moteur et Limites des moteurs de recherche

La recherche avec un moteur et Limites des moteurs de recherche

1.5. Limites des moteurs de recherche

Malgré des fonctionnalités croissantes et une indéniable efficacité, les moteurs de recherche présentent toutefois quelques lacunes :

  •  Ils ne peuvent fournir de manière exhaustive l’ensemble des documents réellement disponibles sur Internet, estimés entre 200 et 800 millions12.
  •  Parmi les documents référencés, certains sont périmés (informations obsolètes, disparition du site, erreur 404, etc.). En Février 2000, Greg R. Notess répertoriait 13,7 % de liens invalides sur AltaVista et 4,3 % sur Google13.
  •  Les moteurs ne savent pas tout indexer : pages orphelines (non liées à d’autres pages web) ou dynamiques, contenu des bases de données, Flash, Javascript, frames*, etc. sont encore mal gérés.
  •  Les méthodes de classement des résultats demeurent opaques et complexes pour la majorité des internautes.
  •  Il est toujours impossible de trier les résultats de recherche par ordre chronologique ou par auteurs comme le regrettait déjà Rambaux-Yakovleff en 1999 [Rambaux- Yakovleff, 1999, p. 15, (24)].

Ces déficiences n’entachent pas le succès des moteurs de recherche. Les internautes privilégient ce moyen d’accès aux ressources exponentielles du web. Pour ce faire, ils lancent leur requête sur les interfaces dépouillées (Google) ou plus garnies (Yahoo !) de ces outils.

2. La recherche avec un moteur

2.1. Moteur d’interrogation

Un moteur effectue sa recherche en texte intégral sur le contenu des pages. Lorsqu’une recherche est

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Méthodes de tri des résultats et ranking – Moteur de recherche

1.4. Méthodes de tri des résultats et ranking Plusieurs critères, propres à chaque moteur de recherche, sont utilisés pour déterminer le classement d’une page Web. 1.4.1. Critères de pertinence liés au contenu de la page (« in-page ») Les critères de pertinence « in-page » – c’est-à-dire liés au contenu de la page – vont … Continuer la lecture

Systèmes d’indexation des pages par les moteurs de recherche

Systèmes d’indexation des pages par les moteurs de recherche
1.3. Systèmes d’indexation

L’indexation des pages peut s’effectuer de deux manières : par indexation automatique* en texte intégral* ou par déclaration volontaire auprès du moteur de recherche par le biais d’un formulaire [Andrieu, 2000, p. 314, (02)].

1.3.1. Indexation par les moteurs de recherche

La procédure d’indexation s’effectue en deux temps : le robot n’indexe d’abord que les pages soumises (fresh crawler de Google) puis il effectue l’indexation complète du site (deep crawler ou full crawler de Google) (ce qui peut prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois) [Andrieu, 2000, p. 318, (02)].

Les informations récoltées par le robot sont ensuite transmises au moteur d’indexation. Les pages collectées ne sont cependant pas toutes retenues.

Des critères comme la richesse du contenu et sa lisibilité par le robot, l’adéquation entre les mots-clés présents dans les balises meta et le contenu des pages influent sur l’indexation définitive. A l’issue de cette étape, la taille de l’index est majorée des nouvelles données glanées et traitées par le robot. Le tableau ci-dessous permet de comparer la taille des index de plusieurs moteurs de recherche :

Tableau 2 : Taille des index de six moteurs de recherche

ExaleadGigablastAsk JeevesMSNGoogleYahoo!
Nb de pages indexées+ de 1 milliard1,5

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Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ?

Comment fonctionnent les moteurs de recherche par mots-clés ?

Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ?

Chapitre 1 – Les moteurs de recherche

1. Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ?

Trois possibilités s’offrent à l’internaute pour trouver un site : soit il connaît le nom de domaine* et le tape directement dans son navigateur*, soit le lien* est enregistré dans ses favoris. Il peut aussi utiliser des sites où se retrouve concentrée et organisée l’information : les outils de recherche [Carlier, 2000, p. 170, (01)]. Ceux-ci peuvent être généralistes ou spécialisés sur un thème donné.

1.1. Présentation des outils de recherche

1.1.1. Différence entre annuaire et moteur de recherche

Annuaire

Appelé également guide ou répertoire, un annuaire est « un catalogue de sites, hiérarchisés par catégories ou rubriques. » [Carlier, 2000, p. 171, (01)]. Les thèmes sont organisés du plus général au plus particulier.

Il est constitué d’un ensemble de fiches descriptives présentant l’URL*, le titre et un résumé du site indexé, parfois son origine géographique, le public visé et la langue employée. Des « documentalistes », également appelés « netsurfeurs », sont chargés de visiter, évaluer puis classer les sites soumis dans les rubriques les plus appropriées. Ils se réservent le droit de modifier les données transmises (commentaires, titre, rubriques proposées) [Andrieu, 2000, p. 348, (02)].

Les annuaires proposent deux modes d’interrogation : (1) via le mode de navigation hiérarchique dans la classification (catégories, sous-catégories, rubrique, liste) ; (2) sous forme de

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Référencement : Stratégie documentaire vs S. marketing

Référencement : Stratégie documentaire versus Stratégie marketing

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Un marché des brevets efficace – Patent trolls

Un marché des brevets efficace – Patent trolls

Section 7 – Un marché efficace

Les patent trolls contribuent à rendre le marché des brevets plus liquide, en agissant comme intermédiaires et en traitant les titres de propriété intellectuelle comme des commodités.

Cependant, ce marché reste encore fort obscur et les trolls tirent régulièrement parti de l’asymétrie d’information qui en découle : l’inventeur n’est pas toujours à même d’estimer correctement la valeur de son brevet alors que le troll, spécialisé dans l’acquisition de brevets, l’est beaucoup plus. Ainsi ce dernier peut-il tirer un juteux profit en proposant, par la suite, des licences d’exploitation à prix élevé aux entreprises productrices.

Une fois encore, il ne s’agit pas ici de supprimer les patent trolls mais bien de les affaiblir. En créant les conditions d’un marché efficace dans lequel les prix reflètent au mieux la valeur intrinsèque d’un brevet, l’on parviendrait à rendre la pratique du trolling moins profitable et, partant, à modérer son impact. Les inventeurs auraient, face à eux, une série d’acheteurs potentiels et feraient face à des coûts de transaction réduits.

De plus, s’il était plus facile et moins coûteux pour les entreprises productrices de rechercher et d’identifier les brevets potentiellement litigieux – de supporter des coûts de recherche réduits –, les trolls perdraient un autre de leurs atouts : il deviendrait plus difficile pour eux de se cacher et d’attendre patiemment avant d’intenter une action contre le contrefacteur.

Selon E. D.

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La soft Intellectual Property, les patent trolls

La soft Intellectual Property, les patent trolls
La soft Intellectual Property, les patent trolls
Section 6

La soft Intellectual Property

Sous son nom trompeur 222, la soft intellectual property est un concept récent, évoqué pour la première fois en 2007 par l’EPO223, qui propose de combiner la protection offerte par le brevet, avec un système de licences de droit.

Le détenteur d’un brevet aurait la possibilité de doter son brevet d’une licence de droit, par le biais de laquelle toute personne intéressée par l’acquisition d’une licence pourrait l’obtenir après négociation avec le titulaire du brevet.

Si un accord ne peut être conclu, l’intervention d’un juge ou de l’Office des brevets est prévue. En contrepartie, le breveté verrait ses taxes, dues pour le maintien en vigueur du brevet, réduites.

Un tel système rend bien évidemment inapplicable le mécanisme de l’injonction permanente ordonnant la cessation de l’exploitation du brevet. Le breveté est obligé d’accorder une licence, les termes de celle-ci étant, le cas échéant, définis par le juge.

Ce mécanisme, s’il était rendu obligatoire pour certaines industries224, celle des logiciels par exemple, aurait pour effet de diminuer l’impact des trolls : ces derniers perdraient la menace d’une action en justice pouvant éventuellement mener à une injonction prononçant la cessation des activités du défendeur.

Il convient cependant de rester prudent quant aux effets potentiellement néfastes qu’un tel système pourrait avoir sur les incitants à l’innovation.

Si les brevets de certaines industries sont placés automatiquement dans

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Vers un droit des brevets différencié ?

Vers un droit des brevets différencié ?

Section 5

Vers un droit des brevets différencié ?

Si une réforme monolithique visant le droit des brevets dans son ensemble est peu susceptible d’aboutir, pourquoi ne pas imaginer un droit des brevets que l’on pourrait qualifier de différencié, avec des standards différents pour des industries différentes ?

Nous l’avons vu, les différences sont vastes entre les industries informatiques et pharmaceutiques. Pour la seconde, le droit des brevets actuel ne pose pas de problème majeur, à tout le moins pas en ce qui concerne la pratique du patent trolling.

Par contre, le domaine informatique est touché de plein fouet. Ainsi, si l’on décide de poursuivre dans la voie de la brevetabilité des logiciels et que l’on veut, en même temps, limiter l’impact des trolls, des standards différents pour cette industrie semblent pouvoir corriger ou limiter les effets négatifs de ceux-ci.

Outre les réformes ayant trait à la qualité des brevets résultant d’un examen plus approfondi de l’état de la technique et du caractère véritablement nouveau de l’invention, d’autres modifications, plus substantielles, pourraient intervenir.

A. Chuang propose une série de mesures, destinées à l’industrie informatique, qui pourrait limiter l’impact des trolls220. Premièrement, il indique qu’une durée de protection inférieure à vingt ans serait bienvenue. En effet, le domaine informatique est caractérisé par une évolution extrêmement rapide des technologies qui ont, par conséquent, un cycle de vie de plus en plus

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Réformer le droit des brevets – Etats-Unis

Réformer le droit des brevets – Etats-Unis

Section 4

Réformer le droit des brevets

La réforme du droit des brevets est un sujet d’actualité, depuis de nombreuses années, aux Etats-Unis : après le Patent Reform Act de 2005, non entré en vigueur, celui de 2006, non entré en vigueur, celui de 2007, non entré en vigueur, celui de 2008, non entré en vigueur, celui de 2009, non entré en vigueur, voici celui de 2010212. Entrera-t-il en vigueur ?

La section 2 du texte prévoit le passage du standard dit du premier inventeur, first-to-invent213, à celui dit du premier déposant, first-to-file214. Les Etats-Unis font aujourd’hui figure d’exception dans le monde de la propriété intellectuelle et cette modification du Patent Act consisterait en un alignement, entre autres, sur les systèmes européens et japonais. L’avantage de ce nouveau modèle git dans la sécurité juridique accrue qu’il procure : ce qui est ou n’est pas compris dans l’état de la technique est bien plus aisément identifiable.

La seule exception au principe a trait à certains éléments rendus public un an avant le dépôt de la demande de brevet. Ceux-ci ne seront pas considérés comme compris dans l’état de la technique s’ils ont été rendus publics par l’inventeur lui-même ou quelqu’un qui a obtenu les informations directement ou indirectement de la part de l’inventeur. Une nouvelle procédure visant à régler les conflits ayant trait à la détermination du véritable inventeur est prévue.

La section 2 prévoit également que l’action en contrefaçon ne pourrait plus être

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Réformer l’office américain des brevets

Réformer l’office américain des brevets

Section 3

Réformer l’office américain des brevets

Le nombre de demandes de brevet introduites ces dernières années devant l’USPTO a augmenté considérablement et de nombreux nouveaux domaines sont entrés dans le champ de la brevetabilité. Cela a mené à une surcharge de travail de l’Office américain des brevets ainsi qu’à la délivrance de brevets de qualité médiocre, peu clairs et portant parfois sur des inventions qui, à l’issue d’un examen plus complet, n’aurait pas dû être brevetées. Les trolls surfent sur cette vague et tirent parti de l’ambigüité de leurs brevets pour forcer leurs victimes à conclure un accord hors des tribunaux.

Ainsi, une manière de diminuer l’importance du patent trolling est de prendre le problème à la racine et de corriger les failles de l’USPTO : ces dernières sont principalement dues à un manque de ressources, humaines et financières202. Des projets de réforme sont en cours mais peu a été entrepris « en raison de l’énormité de la tâche, de son impact sur l’innovation, des recours en justice et surtout de divergences dans l’industrie »203.

Afin de combattre la haute rotation du personnel qui génère des problèmes de qualification, d’organisation et de motivation, l’USPTO a récemment mis en place des programmes d’attraction et de rétention du personnel. Le télétravail, par exemple, implémenté en 2001, a atteint un niveau record en 2008 : sur les 9600 employés de l’Office, dont 6000 examinateurs, près de 4500 en bénéficiaient, sous une forme

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