L’analyse des résultats, outils de concertation citoyenne

Sociologie des répondants au questionnaire de territoire

L’analyse des résultats, les outils de concertation citoyenne

4.4 L’analyse des résultats

4.4.1 Le questionnaire de territoire de la Communauté de Communes Caux-Austreberthe

Avant de rentrer dans les détails de l’analyse, nous allons présenter succinctement la Communauté de Communes Caux-Austreberthe.

Créée en décembre 2001 par arrêté préfectoral, la Communauté de Communes Caux-Austreberthe (CCCA)36, située à environ 20 kilomètres de Rouen au nord-ouest en Seine-Maritime, est un Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), c’est-à-dire qu’elle regroupe plusieurs communes dans le but d’exercer certaines de leurs compétences (urbanisme, ramassage des déchets…).

Au regard du Schéma Départemental de Coopération Intercommunale, la CCCA a intégré deux nouvelles communes en 2016.

Aujourd’hui, elle est constituée de 9 communes dont le nombre est évalué à 25 000 habitants.

Les modes d’administration du questionnaire ont été réalisés sous forme de document détachable présent dans le journal local à renvoyer au siège de la CCCA ou accessible en version électronique sur le site de la CCCA. Au total, nous avons reçu 596 réponses qui ont été traitées pour le livrable final déposé à la fin du processus en avril 2021.

36 Pour aller plus loin, consulter la fiche signalétique sur la base nationale de l’intercommunalité.

Figure 7 : Sociologie des répondants au questionnaire de territoire

Sociologie des répondants au questionnaire de territoire

Source : Auxilia, 2021.

Au niveau des répondants (figure n°7), on constate que la majorité des répondants sont des hommes (54 %). Les retraités se sont mobilisés à hauteur de 37 % pour répondre au questionnaire.

Au niveau des catégories socio-professionnelles, 26 % d’employés et 20 % de cadres ont participé au projet.

Par contre, un seul étudiant a pris l’initiative de témoigner. Il en va de même pour les moins de 35 ans, car ils ne représentent que 9 % des sondés. Quasiment la moitié des personnes qui ont répondu proviennent de la même ville : Barentin correspondant à la ville la plus peuplée de la CCCA.

Pour terminer, 64 % des effectifs souhaitaient être tenu au courant des suites données à la démarche du projet de territoire et 18 % désiraient s’impliquer dans la suite du processus.

À présent si l’on s’intéresse aux résultats de l’enquête sur le volet « participer, s’engager, être citoyen » (figure n°8), 30 % des 596 répondants évoquent la possibilité d’améliorer la co- construction des projets de développement du territoire entre les décideurs publics et les citoyens37.

Cette demande a été infirmée par 13 personnes ayant participé au Forum des futurs souhaitables.

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La mise en œuvre de l’enquête, la concertation citoyenne

Page de garde du questionnaire de territoire

La mise en œuvre de l’enquête, la concertation citoyenne

4.2. La mise en œuvre de l’enquête

Comme nous l’avons déjà précisé préalablement la dégradation des conditions sanitaires liée à la Covid-19 a fortement perturbé le déroulement de notre enquête. Pourtant, nous avons réussi à remplir la majorité des objectifs que nous nous étions assignés.

À titre illustratif, nous avons réussi à réaliser le nombre d’entretiens souhaités. Seulement, ceux-ci n’ont pas été réalisés dans leur majorité auprès d’acteurs de Loos-en-Gohelle comme prévu.

Néanmoins, nous n’avons rencontré aucun problème pour le traitement statistique du questionnaire de territoire. Maintenant, nous allons recenser les objectifs fixés au départ de l’implémentation de cette enquête, ce qui nous permettra ensuite d’en dresser les limites et pour finir, nous allons en expliquer le processus.

Après avoir réalisé tout le travail en amont « d’élagage » du sujet lors de la recherche documentaire au premier semestre, nous avions pensé parallèlement à l’organisation de notre enquête.

Les contraintes de temps de réalisation des tâches dans le Mastère exigent une adaptation importante et une anticipation quasi immédiate en début de premier semestre. Ainsi, l’élaboration de nos propres objectifs de recherche a été faite assez rapidement.

L’idée au départ était de prendre en considération cette contrainte de temps et se projeter sur des objectifs d’enquête et de collecte de données réalisables.

4.2.1 Le traitement du questionnaire de territoire (enquête quantitative)

Pour ce faire, nous avons pris en considération les données exploitables que nous avons recueillies lors de notre stage.

De ce fait, nous avons pensé, dans un premier temps, réexploiter le questionnaire de territoire sur lequel nous avons travaillé au cours du premier semestre.

Assurément, le corpus du questionnaire était intéressant, car il comporte deux volets (un axe sociologique et une question sur la participation citoyenne) qui nous intéresse pour cette partie et qui répond à notre questionnement de recherche et ses hypothèses connexes (H1, H2, H3)34.

34 Nous reviendrons sur ce point au moment où nous traiterons les résultats de l’enquête. Nous présenterons le questionnaire de manière plus précise.

À propos du traitement du questionnaire, nous avons retranscrit les données des questionnaires papier (cf. photo n°2) sur Excel. Par ailleurs, les membres du cabinet Auxilia dédiés à cette mission les ont traités sous le logiciel Sphinx en réalisant de leur côté une collecte Web des réponses.

Ils ont ensuite compilé nos résultats et les leurs sous forme de document PowerPoint (.ppt).

Pour être complet, le questionnaire se présente de la manière suivante :

Page de garde du questionnaire de territoire

Photographie 2 : Page de garde du questionnaire de territoire

Crédit photo : David Vigneron, 2021.

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Méthodologie d’enquête, les outils de concertation citoyenne

 

Chapitre 4 – Analyse des résultats

4.1. Méthodologie d’enquête

4.1.1 Choix de l’étude

Après avoir posé les bases de notre nomenclature d’analyse liée à la géographie sociale en première partie et effectué le diagnostic afférent aux problématiques des outils de concertation, nous nous proposons de tester les hypothèses suivantes :

* Hypothèse 1 (H1) : l’efficience de la gouvernance territoriale améliore l’inclusion citoyenne dans le processus de décision ;

* Hypothèse 2 (H2) : l’innovation en matière d’outil de concertation citoyenne est une manière de rendre plus fluides (ou l’amélioration) les relations élus et administrés ;

* Hypothèse 3 (H3) : les outils de concertation citoyenne existants sont méconnus du grand public et des décideurs, car ceux-ci ne sont pas mis en avant.

Avant d’évoquer la mise en œuvre de notre enquête, nous verrons en détail le protocole de recherche suivi pour réaliser cette étude.

4.1.2 Choix de la méthodologie

La méthodologie envisagée pour ce mémoire est à la fois quantitative et qualitative (cf. annexe 1).

Ce choix se justifie par le fait que nous avons déjà de l’expérience dans le monde de la recherche académique. Dans ce cadre, nous avions utilisé la méthode dite « écologique » tirée de la géographie électorale pour réaliser notre thèse.

En effet, elle compile une étude de production de données participantes à base d’entretiens semi-directifs et une utilisation d’analyses statistiques liée à des données électorales (taux de participation, scores partisans…).

Cette double méthodologie a pour avantage de faire parler les données en les confrontant aux hypothèses de recherche posées au départ en faisant des allers et retours avec les données qualitatives et quantitatives récoltées.

De plus, cette conception sera complétée par une réflexion approfondie sur les systèmes socio-spatiaux où la question du rapport entre les élus et citoyens est pertinente.

Existe-t-il des modèles d’organisation sociale ou territoriale en réponse à la complexité des situations spatiales ?

4.1.3 La stratégie de vérification et les limites imposées par les instruments de recherche

– L’observation participante ou non de l’individu par le biais d’enquêtes par entretien semi-directif ou directif. Lors d’un entretien, notre interlocuteur peut utiliser un discours convenu, d’où la nécessité de prendre du recul dans la phase d’analyse des données.

– Une analyse documentaire consistant à extraire d’un texte son sens pour en transmettre de manière synthétique son contenu. Cet état de fait induit une obligation d’éviter tout empirisme en ayant une position scientifique toujours très claire.

– Un traitement graphique des données statistiques à différentes échelles permettant de lisser les structures sociales d’une localisation pour pouvoir prendre en compte d’autres éléments explicatifs. La validité des données externes à recueillir permettra une analyse fine adaptée à l’échelon géographique (local ou régional) auquel elles se rapportent.

Quels sont les problèmes d’ordre déontologique posés par la recherche ?

L’objectivité doit être le maître mot de cette recherche. Il est important d’adapter au mieux l’analyse au contexte et éviter tout rapprochement des phénomènes observés avec notre propre expérience. En d’autres termes, il s’agira de « mettre de côté » ses propres opinions et plutôt mettre en avant les éléments récoltés dans l’étude.

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Les stratégies des acteurs sur l’innovation participative

Pourcentage de répondants à la question : pourquoi faut-il encourager le de développement de la participation citoyenne ?

Les stratégies et perceptions des acteurs sur l’innovation participative

3.2 Les stratégies et perceptions des acteurs sur l’innovation participative

3.2.1 La révolution numérique, une alternative pour les acteurs territoriaux ?

Souvent, la participation des populations locales à la conception et à la réalisation des politiques de développement pouvait être réduite à la phase initiale d’enquête (sous forme d’études d’impact).

Les comptes-rendus finaux appartenaient à l’administration, aux élus ou aux services administratifs.

Au début des années 2000, P. D’AQUINO (2002, p. 12) annonçait que l’encadrement technique des populations n’était pas efficient et que l’appui institutionnel se matérialisait en un dialogue artificiel « réduit au mieux, à l’expression des besoins et à la validation des choix effectués par les experts et l’administration ».

Tout en affirmant que la méthode participative et les outils de concertation afférents ont été dévoyés petit à petit au profit d’un savoir technique et scientifique.

Au moment où P. D’AQUINO a exposé sa problématique, les outils de concertation n’en étaient encore qu’à leurs balbutiements. Aujourd’hui, la donne a quelque peu changé. La demande ou les besoins se sont renouvelés.

On assiste même à une intériorisation des élus ou des agents des collectivités locales pour aller vers plus de concertation. Selon l’enquête Acteurs publics : EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’IFOP (DUBRULLE J.-P, 2018, p. 2)25, 8 agents sur 10 estiment que la concertation publique n’est pas assez développée dans les territoires.

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La complexité de l’écosystème de la participation citoyenne

Des exemples de projets communautaires à Bordeaux

Chapitre 3 – La complexité de l’écosystème de la participation citoyenne

Dans cette partie, nous allons poser le diagnostic des problématiques liées aux dispositifs de participation citoyenne. Nous confronterons la revue de littérature avec des données empiriques. Pour ce faire, nous verrons dans un premier temps, comment les outils de participation ont émergé et du coup, le rôle du citoyen afférent. Ensuite, nous tenterons de dresser une typologie des outils de participation.

Nous le verrons, cet exercice n’est pas simple à réaliser, car il en existe beaucoup de sortes.

Pour contourner cette difficulté, nous avons pensé à réaliser une évaluation de ces outils au même titre que l’on peut évaluer les politiques publiques. Cela nous permettra d’aborder la thématique de l’innovation et nous nous poserons la question à savoir si les collectivités locales se dirigent vers une inexorable « gouvernance numérique ».

Par la suite, nous dresserons un tableau des perceptions et des stratégies des citoyens en tant qu’acteurs de la participation à travers l’exemple de la commune de Laillé (Ille- et-Vilaine).

Pour finir, nous effectuerons une mise en perspective à savoir est-ce que l’innovation en matière de concertation citoyenne fera partie intégrante de la labellisation politique des collectivités territoriale.

Tout ceci nous permettra d’annoncer les trois hypothèses de recherche qui seront utilisées en troisième partie.

3.1 Typologie versus évaluation, le dilemme de la consultation

La participation locale est une démarche descendante visant à doter les habitants d’un territoire d’une capacité à agir dans les procédures de décisions publiques. Ainsi, le facteur réussite de cette démarche dépendra grandement du degré d’implication des citoyens.

À cet effet, l’engagement citoyen est plus particulièrement connu sur la base des statuts qui le composent : le volontariat, les stages, le salariat, le service civique ou encore le bénévolat18.

18 Voir le Portail Humanitaire, cf. la partie axée sur « les formes d’engagement dans la solidarité et l’humanitaire ». http://www.portail-humanitaire.org/s-engager/les-formes-dengagement/

Seulement, ces statuts sont régis par des conditions juridiques ou matérielles qui encadrent ces différentes collaborations.Pourtant, l’engagement citoyen est aussi constitué d’actions beaucoup plus informelles, non quantifiables. S’informer ou militer pour une cause sont autant d’actions qui ont un impact palpable dans la vie de la cité.

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Un état des lieux de la consultation citoyenne

Un état des lieux de la consultation citoyenne

2.3 Un état des lieux de la consultation citoyenne

2.3.1 Le socialisme communal ou la (ré-)émergence de la gouvernance au niveau des territoires

Démocratiser le pouvoir ou rendre le pouvoir au peuple ? Ces questions soulevées par H. HATZFELD (2019) relèvent toutes les deux de la même logique : la contestation du centralisme d’État.

Dès les années 1960, elle se matérialise par une volonté d’émancipation locale par le biais d’une réforme décentralisatrice et une meilleure acceptation du pouvoir politique territorial. 1968, marque une continuité dans l’opposition en s’étendant dans les mouvements sociaux ou les grèves.

De ces mouvements vont émerger de nouvelles expériences participatives. On ne parle pas encore de concertation citoyenne, mais plutôt d’une forme de « démocratie directe » (forums, importance donnée au collectif, le refus d’avoir un représentant, par exemple, un porte-parole ou encore les assemblées générales).

Cette critique, qui a pour origine le syndicalisme (la Confédération Fédérale Du Travail) ou les mouvances écologistes/féministes, se réfère au léninisme et au monopole partisan sur les corps intermédiaires (associations, syndicats)11.

La pensée d’A. TOURAINE (1973, 1978) concernant les mouvements sociaux va essaimer dans les milieux politiques. Celui-ci évoque le fait que les acteurs sociaux possèdent la capacité d’être les protagonistes des changements sociétaux (autrement dit, l’autogestion).

C’est à partir de ce cadre-là que l’on commencera à parler de la notion de « démocratie participative » dans les années 1960-1970 en intégrant les citoyens (ou habitants) dans les processus de décision.

Pour illustrer et expliciter cette partie qui pose les fondements historiques de la concertation citoyenne en France, nous allons retracer désormais le contexte dans lequel s’inscrivent ces changements fondamentaux. Cela nous permettra de comprendre comment s’est imposé ce modèle de gouvernance au niveau local.

Ainsi, l’histoire des luttes urbaines se calque tout d’abord sur l’évolution idéologique d’une partie du système partisan français. De cette façon, le parti socialiste a entamé une mue générale en faveur de la « démocratie locale ».

Tout d’abord, les évènements de mai 1968 ont fortement influencé le champ politique vers un mouvement plus global de remise en question.

Ensuite, l’échelon local apparaît au premier plan pour être un véritable laboratoire d’idées (cf. les expériences de Roubaix et de Louviers à cette époque)12. Le rapport d’O. GUICHARD (1976)13 stimulera « la participation » afin qu’elle puisse devenir « l’âme de la démocratie locale et le ressort de son efficacité ».

À cela s’ajoute, la transformation de l’électorat socialiste avec l’émergence des « nouvelles classes moyennes » (LEFEBVRE R., 2011, p. 64).

De la sorte, il y a une réciprocité très forte entre les groupes sociaux qui constituent les localités et le changement de logiciel vers la concertation [érigée en étendard du changement social]. C’est de là que va naître que l’on appelle le « socialisme municipal ».

Le programme socialiste de 1977 stipulait bien que « le projet municipal socialiste est sans équivoque : « fidèles à un passé républicain qui voulait faire de la commune la cellule de base de la démocratie, nous voulons faire demain de la même commune la cellule de base du socialisme »14.

11 Toutes ces informations ont été récoltées dans le chapitre d’ouvrage d’HATZFELD H. (2011, pp. 57-58).

12 Cf. HATZFELD H. (2019)

13 Repris de LEFEBVRE R. (2011, p. 64).

14 COLLECTIF (1977), Citoyen dans sa commune. Propositions municipales socialistes, Paris : Flammarion, p. 7.

De ce fait, la participation des citoyens au niveau local devient un enjeu important pour le parti, car elle s’inscrit dans une stratégie de conquête ascendante du pouvoir.

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La gouvernance territoriale et la géographie sociale

Schéma simplifié du modèle explicatif

L’apport de la géographie sociale à la gouvernance territoriale

2.2 L’ancrage théorique

Pour reprendre la problématique globale de ce présent mémoire, il est essentiel tout d’abord de dresser un tableau de notre positionnement scientifique et de la littérature afférente.

En raison de la spécificité du sujet, nous avons pensé réaliser un argumentaire descendant (ou en « entonnoir ») en commençant par partir du concept principal de notre démonstration : la « gouvernance » — nous le verrons par la suite, ce paradigme comprend deux volets : l’un qui évoque le territoire et l’autre le volet institutionnel – jusqu’aux questions d’ordre géographique soulevées par l’implémentation d’outils (innovants ou non) dans le champ politique local (cf. Figure 3).

Dans un premier temps et de manière contextualisée, nous allons revenir principalement sur les spécificités empiriques de la gouvernance. Ceci nous permettra de percevoir que cet élément détient une clef de compréhension de l’espace politique et les pratiques sociales correspondantes.

Ensuite, nous ferons le lien entre la gouvernance et la spatialité, à savoir une discussion sur l’articulation la plus adaptée pour notre posture de recherche.

On le verra, les sciences régionales ont ouvert la voie à l’analyse spatiale de la gouvernance. Tout ceci, nous permettra par la suite d’aborder les différentes approches de la géographie sociale qui se veut être complémentaire des sciences régionales.

Seulement, elle se singularise par un focus sur l’individu dans un ensemble systémique et non sur uniquement la variable système.

Cette dimension supplémentaire occasionnera un approfondissement de l’évolution des mécanismes participatifs et de leur inscription spatiale. En dernier lieu, nous discuterons le concept d’espace transactionnel, c’est-à-dire le cadre d’interactions sociales où sont débattus les enjeux et où se forme la figure de la démocratie locale.

Un cadre conceptuel qui au départ a été développé à l’échelle du quartier (SÉNÉCAL G. et al, 2008). Par extension, nous souhaiterions l’adapter à une prise en compte multiscalaire.

Schéma simplifié du modèle explicatif

Figure 3 : Schéma simplifié du modèle explicatif

Auteur : David Vigneron, 2021.

Historiquement, les premiers travaux à s’être intéressés à la notion de gouvernance territoriale remontent à un moment où les chercheurs s’interrogeaient sur le développement de paradigmes récursifs aux démarches territoriales descendantes classiques (LELOUP F. et al, 2005). Seulement avant de définir par ce que l’entend exactement par gouvernance territoriale, il est nécessaire de réaliser un « pas de côté » pour comprendre ce qu’est réellement la gouvernance en tant que telle.

En effet, celle-ci mérite d’être discutée, car elle repose sur des fondements épistémologiques (pluralité des sens et contemporanéité) à expliciter.

2.2.1 La gouvernance ou le besoin de coordonner un système d’acteurs

Dans un premier temps, on considère le terme de gouvernance comme étant polysémique c’est- à-dire que son sens évolue en fonction du contexte d’usage.

Par exemple, lorsque l’on parle de « bonne gouvernance » dans les pays du Sud ou (les pays en voie de développement), on y intègre les aspects de transparence de l’action publique, de contrôle de la corruption, de libre fonctionnement des marchés, de démocratie et d’État de droit (MEISEL N., OULD AOUDIA J., 2008).

Celle-ci est pleinement incorporée au dispositif des politiques de développement promu par les institutions financières internationales.

Dans ce cadre-ci, le concept de gouvernance est une forme de cahier des charges politique à respecter pour bénéficier du soutien financier des institutions de Bretton Woods (le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale). Également, ce modèle n’a pas seulement pour usage l’exportation, il concerne également les pays développés.

Dans ce cas-là, l’accent est mis sur la volonté de rapprocher l’État avec les citoyens via la participation et la transparence.

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La consultation citoyenne et le concept de participation

Les échelons de la participation citoyenne selon S. ARNSTEIN

La consultation citoyenne et le concept de participation

Chapitre 2 – Contextualisation

Pour commencer cette partie, nous allons définir la notion de consultation en commençant par revenir sur le cadre paradigmatique dans lequel elle s’inscrit en faisant le lien avec le concept de participation.

A quel mode de pensée se raccroche-t-elle ?

Par la suite, nous reviendrons sur les différentes évolutions de l’objet scientifique à travers les différentes échelles d’Arnstein et de Wilcox). Des outils qui ont permis de hiérarchiser la procédure de la consultation citoyenne.

Cette gradation schématique du concept nous permettra de poser les bases de notre porte d’entrée par le biais de la géographie sociale et de sa relation avec la gouvernance territoriale. Ceci infirmera le modèle théorique des systèmes d’acteurs que nous avons établi au préalable.

Quelle est la place du citoyen dans le déroulement de la consultation citoyenne ?

De manière plus prosaïque, nous évoquerons par la suite la montée en puissance de la gouvernance territoriale en France à partir des années 1970 à travers l’exemple du « socialisme municipal ». Ensuite, nous verrons comment la participation s’est imposée à travers des mouvements citoyens jusqu’à devenir une véritable culture spatiale (cf. la citoyenneté urbaine).

Pour finir, cette rétrospective nous permettra d’exposer notre approche en mettant en avant le fait que les outils de participation sont des médiateurs entre les acteurs de la gouvernance et les citoyens.

2.1 Les éléments contextuels

2.1.1 Définition de la consultation

La notion de participation citoyenne n’est pas une idée récente, mais semble étroitement liée au concept contemporain de développement durable. Il s’opposerait ainsi à la démocratie représentative4 et se poserait comme « plus démocratique » que les systèmes de gouvernance dits traditionnels.

À cet égard, le rapport Bruntland (1987, p. 65) ne mentionne qu’une fois cette idée et de façon assez vague : « la quête de développement durable doit passer par un système politique qui assure une participation effective des citoyens à la prise de décision ». Ainsi, le rapport qui a édifié le concept de développement durable au rang de priorité planétaire ne fait qu’effleurer le concept de participation citoyenne.

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Outils de concertation citoyenne, Gouvernance territoriale

Les outils de concertation citoyenne, un levier pour la gouvernance territoriale

Les outils de concertation citoyenne, un levier pour la gouvernance territoriale

École de management de Normandie

École de management de Normandie (EM Normandie)

Mémoire de Master en MS Stratégie de développement & territoires

Les outils de concertation citoyenne, un levier pour la gouvernance territoriale

Les outils de concertation citoyenne, un levier pour la gouvernance territoriale

VIGNERON David

À Caen, date : 07/06/2021

Nom du Tuteur : Angélique Chassy

Indice de similitude Turnitin :

Confidentiel

Déclaration sur l’honneur de l’étudiant

[Accompagnant les dépôts écrits et/ou électroniques]

Je déclare que :

1. Ce travail destiné à être évalué est constitué principalement de mes idées, analyses, interprétations et rédaction. Il résulte de ma propre activité académique et de recherche.

2. Lorsque le travail reprend le travail d’autres auteurs, une référence bibliographique l’indique clairement dans le format adopté par l’école.

3. Lorsque les paroles ou les écrits d’autrui sont directement inclus dans le texte, ils apparaissent entre guillemets et sont convenablement cités.

4. Toute source employée dans la compilation de ce travail, de quelque nature que ce soit est identifiée dans le corps du texte et dans la bibliographie.

5. Aucune partie importante de ce travail n’a été déposée lors d’une évaluation antérieure dans mes cours précédents. Tout contenu de mon travail académique précédent est cité et identifié dans la liste des références bibliographiques dans le corps du texte et dans la bibliographie.

6. Aucune aide non autorisée n’a été obtenue de ma part auprès d’autres étudiants, amis ou à partir de sites Internet du type ‘aide scolaire’. *

En signant cette déclaration, je suis informé(e) que ce travail peut être soumis à un logiciel de détection du plagiat et je donne ma permission pour que l’école accomplisse ce travail de vérification.

Date : 07/06/2021 Signature : Signature

* sites internet qui proposent le téléchargement gratuit ou payant de travaux académiques

Remerciements

En premier lieu, je tiens à remercier Madame Angélique Chassy qui a pu se rendre disponible au moment charnière de l’élaboration de ce mémoire, ainsi que pour ses conseils avisés.

Je remercie également les personnes qui ont accepté de m’accorder un peu de leur temps pour réaliser les entretiens de ce mémoire : élus, techniciens, praticiens et chefs d’entreprise.

Enfin, merci à tous mes proches pour le soutien apporté au cours de cette année particulière.

Résumé

La succession de crises multidimensionnelles depuis 2015 en France réinterroge la relation entre la puissance publique et la population.

On assiste, ainsi, à une nouvelle demande d’inclusivité de la part des administrés. Pour y répondre, les décideurs tentent des innovations politiques en matière de concertation. Pourtant des outils de concertation existent préalablement.

Ce présent travail propose de mettre en avant les outils de concertation existants plutôt que la quête d’innovation qui ne fait que répondre partiellement à une attente sociale forte.

À travers, le cadre théorique de la géographie sociale, nous nous proposons de réaliser une analyse multiscalaire des de la gouvernance territoriale à travers le spectre des outils de concertation citoyenne.

Plus spécifiquement, nous verrons dans quelle mesure les dispositifs de concertation pourraient être utilisés afin de rapprocher les usagers du processus décisionnel politique et par extension, des élus.

Pour répondre à cette problématique, nous avons réalisé des entretiens avec des acteurs de Loos-en-Gohelle (près de Lille) et des praticiens.

De plus, nous avons exploité le corpus recueilli avec une méthode mélangeant l’analyse quantitative et qualitative des données récoltées (par traitement statistique et par une analyse discursive).

Mots-clés : Géographie sociale — Gouvernance territoriale — Innovation — Outils de concertation citoyenne.

Summary

The succession of multidimensional crisis since 2015 in France re-examines the relationship between public authority and population. We are thus witnessing a new demand for inclusiveness on the part of citizens.

To respond to this, decision-makers are attempting political innovations in terms of consultation.

However, tools for citizen cooperation already exist. This research dissertation proposes to highlight the existing tools for citizen cooperation rather than the quest for innovation which only partially responds to a strong social expectation.

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E-commerce Maroc: présentation et analyse des résultats

Si oui, auprès de quel site marchand ?

E-commerce au Maroc: présentation et analyse des résultats

Chapitre 5

Présentation et analyse des résultats obtenus

Introduction partielle

L’analyse des résultats est un processus qui consiste à examiner, décrire et interpréter des données issues d’une enquête afin de déduire des réponses et explications à des questions déterminées, cette analyse des données est essentielle pour comprendre les résultats conduisant à une réponse aux questionnements qui font partie de la problématique initiale.

Ce chapitre est consacré à une description de la série des questions que nous avons proposés dans notre questionnaire à l’ensemble des internautes de toute catégorie afin d’avoir une idée sur le comportement du consommateur et les facteurs qui l’influence dans le commerce électronique.

Cette description sera accompagnée par une interprétation consistant à une explication de quelques facteurs qui justifient les éléments de réponses de la cible.

Cette analyse fera l’objet de démonstration de l’ensemble des informations citées dans la partie théorique, une deuxième section présentera une synthèse qui résume l’ensemble des résultats suivi par une dernière section qui contiendra un ensemble de recommandations issue de cette analyse concernant l’efficacité du e-commerce notamment les sites marchands face au comportement exigeant du consommateur en ligne.

Section 1

Analyse des résultats obtenus

Question 1 : Êtes-vous?

Êtes-vous?

Figure 3: genre du répondant

Interprétation : Ce diagramme présent les résultats de la première question signalétique de la fiche d’identification, visant à déterminer l’identité du répondant en termes du genre, au titre des résultats.

Les femmes représentent la majorité des individus qui ont répondu à ce questionnaire soit 64%, alors que la proportion des hommes s’élève à 36%.

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Le comportement du consommateur et le e-commerce au Maroc

Le comportement du consommateur marocain vis à vis du e-commerce

Le comportement du consommateur et le e-commerce au Maroc Section 3 Le comportement du consommateur vis à vis du e-commerce dans le contexte Marocain Le e-commerce au Maroc Avec l’émergence et l’épanouissement du commerce électronique par tout dans le monde, et le changement du l’environnement qui adopte une cadence très rapide suite à une multitude … Continuer la lecture

Outil d’analyse choisi pour l’élaboration de l’étude

Outil d’analyse choisi pour l’élaboration de l’étude

Section 2

Objectifs et Outil d’analyse choisi pour l’élaboration de l’étude

1. Objectifs et choix de la Méthodologie

Tout d’abord, l’objectif de cette recherche est de mettre la lumière sur le comportement du consommateur vis à vis du e-commerce en général et au contexte marocain en particulier, y compris ses attitudes, pratiques et sa perception face à l’expérience de l’achat en ligne.

Surtout via les sites marchands, nous visons également à identifier les facteurs de différents types, endogènes qui correspondent aux variables individuelles propres à chaque individu, et exogènes, liés à son environnement et le niveau d’influence et de sensibilité de la personne.

Cette étude exploratrice du comportement du consommateur face au commerce électronique nécessite une analyse de l’ensemble des stimulus, réactions, motivations et freins du consommateur qui impactent son passage tout au long du processus d’achat ou de décision en ligne.

Surtout que le secteur du commerce électronique connaît actuellement une forte mutation et croissance de ses offres visant à engager le consommateur et à construire une confiance et une traçabilité à travers lesquelles.

Il peut attirer et recruter plus de clientèle en les encourageant à faire recours à l’expérience de l’achat en ligne voir même l’adopter comme alternative, puisqu’elle offre des avantages et opportunités en faveur du client et sa satisfaction, en profitant des avantages qu’offre la digitalisation et l’accès rapide à l’internet afin de maximiser l’efficacité des produits et services rendus aux clients.

Ainsi que l’optimisation de la gestion de la relation clientèle, le consommateur à son tour a été touché par l’évolution de l’environnement qui a impacter son comportement, sa vision et ses attentes en matière de consommation et d’achat.

Il est devenu de plus en plus digitalisé et informé sur le net, où l’information est disponible et rapide à trouver, ceci fait qu’il soit plus exigeant et rationnel en raison de l’abondance et la disponibilité des offres.

Plus la concurrence qui devient très acharné et rude suite à la présence de plusieurs offreurs avec un compétition basée sur la compétitivité des produits et services, l’exigence du consommateur se traduit par la présence d’un rapport qualité-prix et l’analyse par le coût d’opportunité comme priorités.

Le consommateur d’aujourd’hui cherche l’opportunité qui fait que sa satisfaction est maximisée alors que la contrepartie en matière de dépenses est bien minimisée.

Ce contexte met cette étude en valeur, raison pour laquelle, le choix de la méthodologie est justifié par le fait que les études quantitatives permettent d’obtenir des informations chiffrées dont l’analyse statistique sert à mieux comprendre le comportement des consommateurs.

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Présentation de la méthode quantitative et le questionnaire

E-commerce et comportement du consommateur marocain

Présentation de la méthode quantitative et le questionnaire

Partie 2

Le e-commerce et le comportement du consommateur dans le contexte marocain

Chapitre 4

Présentation de la méthode de recherche

Introduction partielle

Toute recherche commence par une motivation, un intérêt pour tenter d’éclairer un problème que l’on trouve pertinent à comprendre, d’en connaître les causes.

Lors de la réalisation d’une mémoire ou projet d’études, l’utilisation de certaines méthodes de recherche pour collecter des données est jugée nécessaire pour pouvoir procéder à une interprétation de résultats qui représentent une réponse à la problématique initiale.

Tout d’abord, le terme méthodologie représente l’ensemble de techniques, règles et démarches adoptées par un chercheur pendant son travail de recherche pour parvenir à une ou plusieurs conclusions, ces méthodes d’enquête et outils analytiques permettent de bien conduire et orienter la recherche depuis son début jusqu’à sa fin.

Dans ce chapitre, nous allons nous intéresser beaucoup plus à la méthode que nous avons choisi, ses outils et objectifs, afin de réaliser nos objectifs de recherche, avoir des réponses précises et des estimations à notre problématique et vérifier à ce que le contenu de la partie théorique est adaptée à ce que nous avons trouvé comme résultats sur le terrain.

Nous allons également présenter le contexte sur lequelle cette étude a été réalisée.

Section 1

Présentation de la méthode quantitative

La recherche quantitative permet de mieux tester des théories ou des hypothèses. La recherche quantitative est appropriée lorsqu’il existe un cadre théorique déjà bien reconnu. L’étude quantitative ne converge que très rarement sur un seul cadre, elle en propose souvent plusieurs.

Il faut alors les comparer et les combiner”. (Giordano et Jolibert, 2016).

1. L’étude quantitative

L’étude quantitative est une technique de collecte de données qui permet au chercheur d’analyser des comportements, des opinions, ou même des attentes en quantité. L’objectif est souvent d’en déduire des conclusions mesurables statistiquement, contrairement à une étude qualitative.

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Pratiques en e-commerce: personnalisation et monnaie

Les nouvelles pratiques en e-commerce

Section 3

Les nouvelles pratiques en e-commerce

Le commerce électronique continue de prendre de l’ampleur à tel point qu’il peut s’avérer très difficile de comprendre les nouvelles tendances qui apparaissent chaque jour, visant à optimiser les processus de vente afin de rendre toutes les opérations liées à la vente plus efficaces, en offrant aux internautes une expérience d’achat en ligne unique, commode et surtout satisfaisante.

Dans ce contexte, nous mettons l’accent sur deux pratiques qui vont changer l’avenir du commerce électronique et les expériences qu’il offre aux e-consommateur.

1. Personnalisation et engagement client

Un défi majeur pour le commerce en ligne est maintenant de personnaliser l’expérience achat sur Internet, on parle des deux types de personnalisation.

Celle de la relation clientèle et la personnalisation des produits vendues en ligne (customisation), l’adaptabilité du site et des offres au profil et besoins des clients est un sujet tendance depuis quelques années, reconnue par les grands acteurs du e-commerce comme le prochain levier majeur d’accélération des ventes et de la rentabilité des sites marchands.

Les e-consommateurs sont toujours attentifs et connectés, ils recherchent des expériences hors de l’ordinaire et ne sont fidèles ni à un seul canal de communication, ni à une seule entreprise, ils n’achètent plus seulement un produit, mais bien l’expérience entourant ce dernier.

De ce fait Ils s’attendent à recevoir une expérience personnalisée qui les vise personnellement d’une manière proche et intime, Les clients fidèles s’attendent à ce que l’on s’adresse à eux de manière personnalisée et que des recommandations d’achat appropriées leur soient proposées.

La personnalisation dans la globalité est une combinaison de la rapidité, efficacité et qualité de réponses.

Il est important de personnaliser les réponses apportées à chaque client, mais également de répondre à l’ensemble des demandes et des attentes, la gestion et la personnalisation de la relation client est un élément essentiel dans la gestion de la relation clientèle en ligne, elle repose sur une exploitation et optimisation des données internautes que la marque est capable de les retrouver dans l’ensemble des interactions client dans un seul et même espace.

Ce qui lui permet de répondre aux demandes rapidement, et de manière pertinente et personnalisée.

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La satisfaction en e-commerce et ses paramètres

Paradigme de la confirmation des attentes

La satisfaction en e-commerce et ses paramètres

Section 2

La satisfaction en e-commerce et ses paramètres

Il est essentiel de bien comprendre l’importance de la satisfaction client car elle représente un enjeu majeur dans la pérennité et le développement de toute activité.

Pour un site e-commerce, la satisfaction de ses internautes est primordiale.

https://wikimemoires.com/2014/02/satisfaction-client-caracteristiques-et-mesure-et-la-qualite/

1. La satisfaction client

« La satisfaction est un jugement de valeur, une opinion, un avis [qui] résulte de la confrontation entre le service perçu et le service attendu. » France Qualité Publique, 2004.

La satisfaction est une conséquence qui provient de l’expérience du consommateur à la fin du processus de la décision, c’est une évaluation ex-post de l’expérience du produit ou service, se traduisant par un sentiment positif, neutre ou négatif.

La satisfaction client se définit comme le résultat de la comparaison du client entre ses attentes initiales souhaitées et la réalité de l’expérience proposée, un client satisfait sera beaucoup plus disposé à renouveler ses achats mais aussi à développer un bouche-à-oreille positif., à l’inverse, un client insatisfait aura tendance à vous créer une réputation ou une e-réputation négative auprès de leurs proches ou sur les réseaux sociaux donc le degré de satisfaction affecte directement l’intention de réachat.

La recherche sur la satisfaction s’est essentiellement structurée autour du paradigme de la confirmation des attentes.

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