Compétitivité des équipements en TIC des entreprises françaises

Compétitivité des équipements en TIC des entreprises françaises

III. 3. La compétitivité

Un rapport récent émanant conjointement du Conseil Général des Mines et du Conseil Général des Technologies de l’Information publié sous l’égide du Ministère délégué à l’Industrie78 situe d’emblée la portée réelle du défi des NTIC : 2003 a montré une nette reprise pour les « champions » rescapés de la tempête et la nouvelle économie poursuit son développement mais loin des feux de la rampe : c’est au cœur des entreprises qu’elle apporte ses profondes mutations.

Il apparaît aujourd’hui clairement qu’Internet ce n’est ni du contenu, ni du contenant (ce n’est ni un « média » ni des télécoms et encore moins une synergie entre ces deux métiers profondément différents), ni pour l’essentiel de la Technologie, ni de la Communication, ni de l’Information (dans NTIC, seul N devrait être conservé !), que les sites web et le commerce électronique ne sont qu’une infime partie des potentialités qu’il offre, qu’Internet, outil extrêmement puissant et qui fera la différence dans la compétition n’est pas pour autant un « gri-gri » qui dispenserait d’avoir un vrai métier avec des vrais produits ou services, avec des vrais clients et un vrai compte d’exploitation.

Internet est un outil de réseau, l’outil des transactions qui transmet des instructions opérationnelles autant que des informations. Il change en profondeur l’organisation des entreprises et permet des gains considérables de compétitivité en écrasant les coûts : coûts administratifs permettant un redéploiement du

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La satisfaction des usagers de l’administration en ligne en France

La satisfaction des usagers de l’administration en ligne en France

Développer la satisfaction des usagers

Le baromètre ADELE (Administration ELectronique)69 est un outil mis en place par l’institut BVA pour mesurer le degré de satisfaction des usagers de l’administration en ligne.

L’édition de mars 2005 met en évidence de façon très claire un bon niveau de satisfaction parmi ces usagers. 61 % d’entre eux estiment que les services administratifs en ligne se sont un peu voire beaucoup développés. Une majorité d’entre eux (51 %) considère Internet comme le moyen privilégié pour accomplir les tâches administratives futures.

Mais ce baromètre permet d’aller au-delà, en nous fournissant deux éléments supplémentaires : les services administratifs favoris à l’avenir ainsi que les facteurs favorisant l’accès à l’administration en ligne.

Les 5 premiers services administratifs favoris à l’avenir sont :

  1.  Le renouvellement des pièces d’identité
  2.  La déclaration des impôts
  3.  Le suivi de vos remboursements de la sécurité sociale
  4.  Le suivi du dossier médical
  5.  L’inscription dans les services communaux

À noter qu’en sixième position vient le paiement des impôts – l’exigence de transactionnel s’est donc encore accrue.

Les 5 premiers facteurs favorisant l’accès à l’administration en ligne – et pas seulement de l’administration en ligne, du reste, cela concerne tout service en ligne de façon générale – sont :

  1.  La baisse du prix des ordinateurs
  2.  Le

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L’administration électronique en France et la fracture numérique

L’administration électronique en France et la fracture numérique

III. 2. L’administration en ligne

Une étude de 2002 émanant d’Accenture67 rappelle le contexte d’émergence du vaste chantier de l’administration en ligne :

Lancé en 1998, le programme d’action gouvernemental pour la société de l’information (PAGSI) a jeté les bases d’une administration électronique en France. La planification et la coordination des efforts du secteur public entrent – entre autres – dans les compétences d’un service interministériel ad hoc, le CIRE (Comité interministériel pour la réforme de l’État). La mise en œuvre du projet était placée sous l’autorité du ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’État, Michel Sapin68.

Fin 2001, le gouvernement français a donné une impulsion nouvelle à son projet d’administration électronique afin de dématérialiser l’ensemble des démarches administratives d’ici à 2005.

Comme l’a préciser Michel Sapin lors du colloque de la Commission européenne sur le e-gouvernement tenu à Bruxelles en novembre 2001, le gouvernement français vise à généraliser les téléservices publics à l’horizon 2005, tout en personnalisant l’interaction des citoyens avec les services publics.

Michel Sapin a également souligné l’importance d’assurer une continuité au sein même des fonctions administratives, pour offrir des services de qualité réellement centrés sur les besoins de l’usager. Enfin, il a appelé à l’adoption d’une approche transverse, parlant de « solidarité entre internautes et non- internautes », entre

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L’aménagement du territoire et la fracture numérique en France

L’aménagement du territoire et la fracture numérique en France

III. Défis

Nous avons pu précédemment évaluer de façon chiffrée les tenants de la fracture numérique. Nous avons pu la caractériser, la mesurer. Mais il faut maintenant la résoudre. Or la résolution de la fracture numérique, celle du triple enjeu des infrastructures, des accès et des usages ne saurait se faire in abstracto. Elle se rattache à des préoccupations plus globales, et c’est ce qui en fait un sujet si important et si brûlant.

De fait, nous allons voir que chacun de ses enjeux se rattache à un grand défi français.

L’enjeu des infrastructures, comme nous le suggérions déjà un peu ci-avant (notamment avec les réseaux d’initiatives publiques), est lié à l’aménagement du territoire.

L’enjeu des accès peut se raccrocher à un accès décisif, celui de l’administration en ligne, simplifiée pour tous. C’est, plus largement, le défi de l’e-gouvernance.

Enfin l’enjeu des usages ne peut se concevoir sans l’impérieuse nécessité de la compétitivité, celle des entreprises, à laquelle le recours aux NTIC doit servir.

III. 1. L’aménagement du territoire

L’association officielle de l’aménagement du territoire et du problème de la fracture numérique est récente. Elle n’est faite qu’en juin 2004 avec l’adoption de la loi « pour la confiance dans l’économie numérique » (loi n°2004-575 du 21 juin 2004) qui donne un cadre juridique aux collectivités locales souhaitant intervenir pour pallier une insuffisance du secteur privé dans le domaine des

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Usages d’Internet: Téléphonie et Achat en ligne et Peer-to-peer

Usages d’Internet: Téléphonie et Achat en ligne et Peer-to-peer

L’intérêt pour ces mêmes services

Afin de rendre notre propos le plus clair possible, nous nous proposons de reprendre les trois services qui ont le vent en poupe – l’achat en ligne, le peer-to-peer et la téléphonie en ligne – et décryptons le profil de ses usages.

L’ACHAT EN LIGNE

Fabrice Le Guel, Thierry Pénard et Raphaël Suire26 ont très bien analysé les motivations de l’acheteur en ligne. Leurs résultats sont étonnants. Ils rejettent la thèse du déterminisme socio-économique, parfois même en l’inversant – ainsi de la profession. Plus généralement, les auteurs ont mis en évidence l’absence de corrélation entre les revenus et la tendance à acheter sur Internet26.

De même la barrière de l’âge (sauf pour les 15-20 ans, en raison de la non-détention de carte de crédit) est balayée. Il en est de même pour le niveau d’études, le sexe ou encore le lieu d’habitation (ville – campagne) 26.

La technophile ne joue pas davantage. Ni l’accès à haut débit26.

Parmi les facteurs ayant un effet d’entraînement sont en fait seuls reconnus « l’influence de l’entourage » et « l’usage quotidien de l’Internet ».

LE PEER-TO-PEER

En nous appuyant sur les travaux de Régis Bigot34, on peut constater que le profil de l’utilisateur de peer-to-peer – à part le quasi-impératif technique du haut débit – est à peine plus « typé »33, un peu orienté toutefois vers les étudiants.

Rappelons

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La durée et la fréquence d’usage d’Internet en France

En un an, le temps total passé en ligne par mois a augmenté de près de 2 heures
La durée et la fréquence d’usage d’Internet en France

II.3. Les usages d’Internet

Nous suivrons Jean-François Rouet62 en distinguant 3 aspects dans l’usage d’Internet :

  1.  La durée et la fréquence d’usage
  2.  Les services utilisés
  3.  L’intérêt pour ces mêmes services

La durée et la fréquence d’usage

De façon générale, comme le montre ce graphique établi à partir des données de Médiamétrie, les internautes français passent de plus en plus de temps en ligne.

Figure 6 – En un an, le temps total passé en ligne par mois a augmenté de près de 2 heures. Cette croissance s’explique en partie par le comportement des internautes en haut débit qui passent 9h10 de plus sur Internet que les internautes bas débit

En un an, le temps total passé en ligne par mois a augmenté de près de 2 heures

Source : Médiamétrie/NetRatings, Panel France – Domicile et/ou lieu de travail, décembre 2004 – Applications Internet Exclues

La fracture est nette entre ceux qui doivent payer au temps passé sur Internet – les internautes bas débit – et ceux qui disposent d’un accès permanent et illimité – les internautes haut débit. Comment croire que les usages des deux catégories d’internautes sont les mêmes ?

Avant de répondre à cette question, un passage par l’analyse des fréquences d’usage nous permet de collecter quelques informations supplémentaires et d’affiner ainsi cette première approche de l’usage. On apprend ainsi que les « trois quarts des individus qui jouissent d’un abonnement à Internet se connectent au minimum une à

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Fracture des catégories socio-professionnelles de l’accès à Internet

Courbe en S de Rogers
Fracture des catégories socio-professionnelles de l’accès à Internet

LA FRACTURE DES CATÉGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES

En 2003, Régis Bigot déclarait :

Le niveau de diplôme, le niveau de revenus et la profession sociale révèlent des différences encore plus importantes : 9 % des non diplômés ont un accès Internet à domicile, contre 60 % des diplômés du supérieur ; le taux est de 66 % chez les cadres supérieurs, contre 19 % chez les femmes au foyer, 21 % chez les ouvriers et 32 % chez les employés ; il est enfin de 67 % chez les titulaires de revenus supérieurs à 3 100 €, contre 14 % chez les individus disposant de moins de 900 €33.

De fait, sur un spectre fin 2001-fin 2004, les catégories socio- professionnelles (CSP) semblent bel et bien être une ligne de fracture persistante. Une ligne de fracture entre les CSP + et les étudiants – nettement surreprésentés parmi les internautes – d’une part et les CSP –, les retraités et autres inactifs d’autre part, nettement en retrait (

Tableau 6 – France : part des internautes par CSP).

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La fracture socio-économique de l’accès à Internet en France

La fracture socio-économique de l’accès à Internet en France

La fracture socio-économique de l’accès à Internet

Lorsque nous abordions plus haut l’approche thématique de la fracture numérique, nous avions vu la mise en garde de Jacques-François Marchandise contre 5 inégalités – rappelons-les :

  1.  La fracture générationnelle due principalement à l’accélération temporelle provoquée les NTIC : PAO…
  2.  La fracture culturelle due à l’avènement fulgurant d’une approche textuelle, technique et abstraite de l’information et de la communication
  3.  La fracture géographique entre Nord et Sud, villes et campagnes
  4.  La fracture d’accessibilité (handicap, état de santé) en voie de réduction même si les coûts pour y parvenir sont considérables
  5.  La fracture au sein des corps sociaux due à l’émergence d’une logique horizontale du travail

Nous avons d’ores et déjà abordé la fracture géographique dans la partie consacrée aux infrastructures57. La fracture culturelle et celle survenant au sein des corps sociaux concernent davantage le problème des usages d’Internet. Nous y reviendrons donc plus loin.

Il nous reste donc à aborder ici 2 fractures : la fracture générationnelle et la fracture d’accessibilité, auxquelles nous ajouterons celle des catégories socio-professionnelles.

LA FRACTURE GÉNÉRATIONNELLE

Tableau 4 – France : profil des internautes par âge (en décembre 2004)

Internautes de 11 ans et plus qui se sont connectés au cours du

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La réalité de l’accès à Internet des Français en fonction du lieu

Au 4ème trimestre 2004, la France compte près de 24 millions d'internautes

La réalité de l’accès à Internet des Français en fonction du lieu

La réalité de l’accès à Internet des Français selon le lieu de consultation

Dans les lignes qui vont suivre, nous nous appuierons essentiellement sur l’étude du CRÉDOC sur la diffusion des technologies de l’information dans la société française33. Nous allons suivre cette étude dans la démarche qui consiste à distinguer la réalité de l’accès à Internet en fonction du lieu : domicile, lieu de travail, école, lieu public.

AU DOMICILE

Au domicile, la première ligne de fracture est celle qui sépare les quelques 31 % de Français qui ont accès à Internet à leur domicile des autres. Avoir accès à Internet à domicile reste, aujourd’hui encore en France, un fait minoritaire. Toutefois, la situation change rapidement.

Aujourd’hui, plus d’une personne sur trois dispose d’une connexion à Internet à domicile. Parmi la population adulte, le taux d’équipement est passé de 30% à 35% en un an. Rappelons qu’il y a cinq ans seulement, seuls 6% des plus de 18 ans étaient équipés34.

La deuxième ligne de fracture est celle qui sépare les 54 % de Français qui bénéficient du haut débit et les 46 % qui – volontairement ou involontairement – restent au bas débit. Mais là encore, les choses bougent.

La diffusion d’Internet dans les foyers se fait à grande vitesse… et haut débit, car plus d’une ligne sur deux bénéficie aujourd’hui d’une connexion ADSL ou câble34.

La troisième ligne de fracture est le profil socio-économique des internautes

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Les infrastructures d’accès à Internet en France : le haut débit

3ème trimestre 2004 : la barre symbolique des 50 % de foyers internautes connectés en haut débit est franchie
Les infrastructures d’accès à Internet en France : le haut débit

II.2. L’accès

Il est utile ici – pour la clarté du propos – de bien distinguer l’accès théorique des infrastructures et l’accès réel des utilisateurs et des abonnements. Après avoir étudié les premiers, nous nous intéressons dans cette partie aux seconds.

Aussi puissantes, sophistiquées ou prometteuses que puissent être les infrastructures d’accès à Internet en France, la réalité de cet accès est quelque peu différente. Car même si les Français ont de plus en plus massivement – mais potentiellement tant qu’ils n’ont pas souscrit un abonnement avec un opérateur – au haut débit, nous verrons que la victoire de ce dernier sur le bas débit est récente.

Puis nous comparerons la réalité de l’accès à Internet des Français selon le lieu de consultation (domicile, lieu de travail, école). Enfin nous évoquerons le profil des utilisateurs.

La lente victoire du haut débit sur le bas débit

Pour la première fois en France, le nombre des abonnés à l’ADSL dépasse celui des abonnés à l’Internet bas débit. C’est ce qui se dégage de l’observatoire de l’Internet publié par l’Autorité de régulation des télécoms (ART), portant sur le quatrième trimestre 2004.

Selon les données qu’elle a recueillies auprès des fournisseurs d’accès Internet, les connexions ADSL ont augmenté de 18,8% en trois mois, pour atteindre 6,5 millions d’abonnés. Tandis que la décroissance des accès bas débit s’est poursuivi à un rythme de 7% sur le trimestre.

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Délégation de service public et réseaux d’initiatives publics 

Délégation de service public et réseaux d’initiatives publics

L’ultime alternative ? : la délégation de service public et les réseaux d’initiatives publics

En décembre 2004, devant le double défi de la réduction de la fracture numérique et de l’accroissement de la compétitivité des offres – et pourrions-nous ajouter de leur équité, l’ART encourageait les collectivités locales – à l’occasion d’un colloque consacré aux « Enjeux des collectivités territoriales dans les télécommunications » – à s’impliquer directement dans la réduction de la fracture numérique en mettant en place leur propre réseau haut débit44 – un tel réseau est appelé « réseau d’initiative publique ».

Il faut préciser depuis 2004 et l’entrée en vigueur de la loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN), les collectivités locales sont habilitées à devenir elles-mêmes opérateurs télécoms. L’ART a souligné également le décalage entre les nouveaux services et débits proposés en zones denses et ceux proposés en zones moins peuplées.

Le président de l’ART, Paul Champsaur, a ainsi déclaré : « Le dynamisme impulsé dans les grandes villes a révélé une besoin de financement public pour compléter ou prendre le relais hors de ces zones » (discours de conclusion du colloque).

Toutefois, il met également en garde contre le risque de « distorsions de concurrence » susceptibles d’advenir dans le cas d’une « intervention publique dans un secteur marchand ».

De fait, les conditions de mise en place de réseaux par les collectivités

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Implantation de la Boucle Locale Radio et du Wifi en France

Implantation de la Boucle Locale Radio et du Wifi en France

BOUCLE LOCALE RADIO ET WIFI

La cartographie de l’implantation des technologies de la BLR et de la Wifi (Figure 9 – Implantation de la Boucle Locale Radio et du Wifi en France (fin 2003)) est plus originale. On retrouve l’implantation – BLR et Wifi – dans les grandes agglomérations comme pour l’ADSL et pour le câble.

Mais on peut remarquer, en plus, une myriade d’implantations inédites – dues à de multiples expérimentations Wifi, en particulier dans les zones difficiles d’accès comme les zones de montagne, pas ou peu desservies jusqu’à présent. Il y a là manifestement une démarche de désenclavement des zones exclues des TIC et donc un puissant levier de réduction de la fracture numérique.

Autre élément inédit, la forte présence d’opérateurs alternatifs comme Altitude (le nom n’est pas fortuit), Neuf Telecom (devenu Neuf Cegetel depuis le 11 mai 2005) ou encore l’opérateur réunionnais SRR.

Dans le cas de la BLR, c’est surtout la technologie WiMax qui est en vogue. Après une vague d’expérimentations prometteuses – notamment en Alsace, les institutions officielles poussent à son implantation étendue.

Le 8 juillet 2005, l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) expliquait la procédure d’attribution des licences en France. Un mois plus tard, elle précisait la marche à suivre pour la présentation des candidatures qui ont jusqu’au 14 octobre 2005 pour se manifester.

Pour le Wifi, la législation précise ceci :

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Radioscopie de l’implantation des normes de connectivité en France

Radioscopie de l’implantation des normes de connectivité en France

L’ADSL

L’implantation de l’ADSL (Figure 7 – Implantation de l’ADSL en France (fin 2003)) suit logiquement celui des grandes villes : Rennes, Nantes, Caen, Rouen, Poitiers, Paris, Amiens, Lille, Châlons-en-Champagne, Strasbourg, Orléans, Dijon, Besançon, Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Marseille.

Le schéma proposé ci-avant par l’ortel nous permet tout d’abord de distinguer 3 types d’infrastructures ADSL :

  1.  La couverture DSL France Télécom totale
  2.  La couverture DSL France Télécom partielle
  3.  L’accès à une offre DSL dégroupée

Cette typologie est à rapprocher de celle des « offres de collecte » ADSL :

  •  l’offre de collecte IP ADSL de France Télécom, dite « option 5 » ;
  •  une offre de collecte d’un opérateur tiers, elle-même construite sur l’offre ADSL Connect de France Télécom, dite « option 3 » ;
  •  une offre de collecte d’un opérateur tiers, construite sur du dégroupage partiel, dite « option 1 ».

La distinction des couvertures France Télécom s’explique par le rôle d’opérateur « historique » de France Télécom, qui avec sa marque Wanadoo continue de tenir le haut du pavé sur le marché (49 % fin 2004, source ART).

Couverture totale signifie 99 % de la commune prise en compte. Couverture partielle signifie 50 % de la commune prise en compte, sauf pour les départements 75, 92, 93

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Les enjeux de la réduction de la fracture numérique en France ?

Les enjeux de la réduction de la fracture numérique en France ?

II. Enjeux

Quels sont les enjeux et donc les leviers de la réduction de la fracture numérique en France ?

Comme pour la réduction de la fracture numérique en général, ces enjeux sont au nombre de trois. Le monde numérique repose sur les TIC et ces TIC reposent sur des infrastructures qui permettent la communication.

Le premier enjeu est donc celui des infrastructures. Dans un deuxième temps, même si les infrastructures sont en place, il faut encore pouvoir y accéder.

Le deuxième enjeu est celui de l’accès. Enfin, même si on a accès à la technologie, encore faut-il être en mesure de s’en servir. C’est le troisième enjeu, celui de l’usage.

Ce que nous allons montrer – tant pour les particuliers que pour les entreprises – comme étant plus particulier à la France – en tant que pays développé, tout du moins – c’est le fait que le problème ne vient pas tant des infrastructures, qui sont pour la majorité d’entre elles présentes, de moins en moins de l’accès qui est en voie de plus en plus rapide de démocratisation, mais bien celui de l’usage de ces technologies, qui sont loin d’être uniformément maîtrisées.

Selon Médiamétrie, 40 % des ménages français étaient équipés d’un micro-ordinateur en septembre 2003 et 27 % possédaient une connexion à l’Internet à domicile.

Autre fait significatif : les abonnements haut débit (câble et ADSL) auraient progressé, pendant la seule année 2002, de 250 % et auraient dépassé le seuil des deux millions, en septembre 2003. Ces chiffres

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Comment mesurer la fracture numérique et comment la réduire ?

Comment mesurer la fracture numérique et comment la réduire ?

I.3. Le problème de la mesure et le point de vue adopté

Même après avoir mis en évidence la nature socio-économique voire politique (importance de l’échelle étatique) de la fracture numérique, nous n’avons pas pour autant encore répondu à deux questions cruciales : comment mesurer la fracture numérique et comment la réduire ? Nous devons donc désormais affronter directement le problème de la mesure et adopter un point de vue – car en quelques 70 pages, nous ne saurions être exhaustifs – à partir duquel envisager les moyens de lutter contre la fracture numérique.

Le problème de la mesure

Jean-François Soupizet propose une solution concrète au problème de la mesure de la fracture numérique. Cette solution peut se décomposer entre trois éléments.

Premièrement, Soupizet procède à un choix de 4 indicateurs :

  1.  le nombre de lignes principales pour 100 habitants (indicateur historique) ;
  2.  la téléphonie mobile pour 100 habitants (nombre d’abonnés) ;
  3.  le nombre d’accès disponibles en matière d’ordinateurs personnels (nombre de PC pour 100 habitants) ;
  4.  le nombre d’utilisateurs Internet (exprimé en pourcentage de la population).

Deuxièmement, il les passe au spectre de l’analyse en composantes principales, c’est-à-dire le traitement par combinaisons linéaires des 4 indicateurs retenus, puis leur représentation en un axe ou un plan. Les variables auront été centrées réduites, afin de ne pas dépendre de valeurs absolues, mais

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