La reconnaissance des émotions chez l’enfant

La reconnaissance des émotions chez l’enfant

b. Les capacités discriminatives de l’enfant

Les études portant sur la reconnaissance des émotions chez l’enfant indiquent que les compétences de décodage des expressions faciales émotionnelles se développent tout au long de l’enfance.

** Au niveau de la catégorisation de l’émotion

Le développement du langage à partir de 2 ans apporte davantage d’informations quant aux compétences de reconnaissance des émotions chez l’enfant.

Pour étudier l’aptitude à catégoriser les expressions faciales c’est à dire pouvoir les reconnaître et mettre un mot sur l’émotion, les auteurs utilisent deux méthodes :

  • La tâche de jugement à choix forcé : les participants choisissent parmi plusieurs expressions faciales celle qui correspond à un terme émotionnel donné ou bien parmi différents termes ils choisissent celui qui correspond à une expression faciale donnée.
  • La tâche d’étiquetage libre : les participants citent spontanément un terme émotionnel correspondant à une expression faciale. Par cette technique, les résultats montrent que la catégorisation se fait à un rythme plus lent.

Dès la 2eme année, l’enfant utilise des adjectifs se rapportant à la joie et à la tristesse. Au cours de la 3eme année il peut employer des adjectifs concernant la colère et la peur pour commenter ses propres états internes mais aussi ceux d’autrui (Wellman, Harris, Banerjée et Sinclair, 1995, In Gosselin, 2005).

Dans l’étude de Widen et Russell (In Gosselin, 2005) la performance des

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Les compétences de reconnaissance émotionnelle du nourrisson

Les compétences de reconnaissance émotionnelle du nourrisson

2) Les compétences de reconnaissance émotionnelle

a. Les capacités discriminatives du nourrisson

Les études portant sur la reconnaissance des émotions indiquent que les compétences de décodage des expressions faciales émotionnelles apparaissent très tôt au cours du développement humain.

** Au niveau perceptif et discriminatif

Les capacités discriminatives chez le nourrisson ont été mises en évidence par l’analyse des réactions d’imitation précoces.

Meltzoff et Moore montrent qu’une exposition répétée de mouvements faciaux réalisés par l’adulte entraîne chez le nourrisson de quelques jours des réponses imitatives. Dans les années 80 ces mêmes chercheurs ont trouvé les mêmes résultats chez des enfants dont la moyenne d’âge était de 32 heures (Meltzoff & Moore, 1983).

Ainsi, très tôt, les nouveau-nés ont une capacité d’imitation immédiate. On peut donc dire qu’ils peuvent discriminer des mouvements faciaux entrant dans la composition des expressions de joie, de tristesse, et de surprise (Gosselin, 2005).

Les capacités discriminatives ont aussi été démontrées par l’analyse de la réponse de fixation visuelle avec la technique de préférence visuelle. Elle consiste d’abord à présenter dans le champ visuel du nourrisson deux objets de manière simultanée puis à enregistrer la durée de fixation pour chacun.

On voit de cette manière que dès le 3eme mois le bébé distingue une expression de joie d’une expression neutre (Kuchuk, Vibbert & Bornstein, 1986, In Gosselin,

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Comment étudie-t-on les expressions émotionnelles chez l’humain ?

Comment étudie-t-on les expressions émotionnelles chez l’humain ?

II. Le développement émotionnel

1) Comment étudie-t-on les expressions émotionnelles chez l’humain ?

a. Méthode subjective

Les études qui utilisent la « méthode par les jugements » sont les plus nombreuses. Elle consiste à chercher l’accord entre les observateurs sur l’état émotionnel exprimé par un visage. La face est alors considérée comme un stimulus engendrant un jugement chez des observateurs.

On peut se baser sur des photographies prises à l’improviste où les expressions faciales sont associées à des situations déterminées. Ou bien, on peut montrer aux juges des visages de sujets réagissant à des situations qu’on a contrôlées. Dans ces deux situations l’émotion exprimée est alors ressentie.

On peut à partir de photographies de sujets qui ont posé, tenter de traduire sur leur visage une émotion, parmi celles proposées. Ici les résultats obtenus sont les plus satisfaisants. En effet lorsqu’une pose est faite dans un cadre artificiel, le sujet n’est ni soumis à une situation affective complexe, ni aux règles des manifestations communicatives, ainsi l’émotion mimée sera plus pure.

Quand on procède par jugements, l’observateur doit soit répondre librement soit répondre en faisant un choix parmi une liste de catégories d’émotion.

L’approche par le jugement ne nous permet pas de savoir quelle modification de la face permet à l’observateur de déterminer l’émotion exprimée par le sujet.

b. Méthode objective

L’ »étude par les constituants » consiste à

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L’approche neuropsychologique de l’émotion

L’approche neuropsychologique de l’émotion

4) L’approche neuropsychologique

On sait sans nul doute que la libération hormonale lors d’une situation émotionnelle et les mouvements musculaires mis en jeu dans l’expression des émotions sont commandés par le cerveau. Les progrès de l’imagerie fonctionnelle ont permis de mettre en avant la recherche sur les bases neurales de l’émotion.

Papez, dans les années 30, se demande si « l’émotion est un produit magique ou un processus physiologique qui dépend d’un mécanisme anatomique » (In Lotstra,2002). Il propose alors le premier modèle de circuit nerveux comme siège anatomique des émotions. Ce circuit neural est composé de plusieurs structures cérébrales où le message émotionnel serait stocké. C’est la boucle hippocampo-mamillo-thalamo-cingulo-hippocampique.

Klüver et Bucy démontrent le lien entre une structure cérébrale spécifique et le comportement émotionnel. En effet, ils montrent qu’il existe une relation entre l’ablation bilatérale des lobes temporaux et une cécité psychique, caractérisée par la perte de la peur et des émotions en général, la perte des interactions sociales, une agnosie visuelle et une hypersexualité.

Mac Lean découvre qu’au cours de l’évolution trois cerveaux se sont superposés chez les mammifères : au plus profond, le cerveau reptilien qui est le siège des régulations physiologiques et des conduites primitives, au dessus, le cerveau paléo mammalien avec le système limbique, habituellement pris pour le centre des émotions, recouvert enfin du cortex néomammalien

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La dimension comportementale d’une situation émotionnelle

La dimension comportementale d’une situation émotionnelle

3) La dimension comportementale

Pour se rendre compte de la fonction adaptative de l’émotion, ceux qu’on nomme les néodarwiniens ont étudié les mouvements faciaux, la posture, les intonations vocales, toutes les actions visibles par autrui constituant le côté comportemental de l’émotion.

Ces éléments ont un rôle informatif, ils engendrent la régulation émotionnelle, la conventionnalisation, la minoration voire la dissimulation de l’émotion ressentie.

L’introduction de l’émotion dans le domaine scientifique est généralement attribuée à Darwin. Ce dernier considère l’émotion comme un comportement expressif. Il propose un catalogue des expressions faciales de l’homme et de l’animal. Ainsi il remarque pour la première fois que les marqueurs expressifs émotionnels sont présents chez de nombreux mammifères et ils sont d’autant plus diversifiés que l’espèce est plus évoluée. On se rend compte alors de leur aspect essentiel dans la communication et la survie de l’espèce.

Des psychologues comme Ekman ont essayé dans la lignée de Darwin de décrire les émotions fondamentales organisatrices du comportement humain (In Ekman, 1999).

Ekman affirme que certains stimuli, pas nécessairement reconnus consciemment, sont évalués automatiquement. Ils engendrent alors une réaction innée, rapide et de courte durée avec des manifestations physiologiques et morphologiques spécifiques, ce qui constitue l’émotion primaire. D’autres réactions comportementales, résultant d’évaluations

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Capacités de reconnaissance des expressions faciales émotionnelles

Université Paul Sabatier

Faculté de Médecine Toulouse Rangueil

Institut de Formation en Psychomotricité

Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme d’Etat de Psychomotricien

Construction d’une échelle d’évaluation des capacités

de reconnaissance des expressions faciales émotionnelles

LAPIERRE Lauréline

Juin 2007

Remerciements

Je remercie Messieurs Santamaria et Soppelsa pour m’avoir permis de participer à ce projet 100% Psychomotricité et pour avoir supervisé mon mémoire.

Un grand merci aux enfants de l’école primaire de Chevanceaux, aux instituteurs, institutrices et tout particulièrement à M Douteau qui m’a apporté son aide et son soutien (Bonne retraite ;-))

Merci à tous ceux, étudiants et psychomotriciens, qui ont bien voulu être mes experts d’un soir !

Merci à celui qui est entré dans ma vie cette année, merci de m’avoir toujours soutenu, d’être là aujourd’hui et de m’avoir permis de faire le plein d’émotions !

Je remercie tous ceux qui m’ont apporté leur soutien, mes parents, mes amis et j’ai une pensée toute particulière pour ma promo qui était là pour affronter les pétages de plomb !

Introduction

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La collaboration entre la filière obstétricale et odontologique

La collaboration entre la filière obstétricale et odontologique

Pour une collaboration entre la filière obstétricale et odontologique

Nous avons pu voir que les sources d’informations des sages-femmes provenaient essentiellement de leur propre chirurgien-dentiste. A contrario, certains dentistes refusent la prise en charge des femmes enceintes pour des raisons qui ne sont pas totalement fixées. Il existe de fait peu de partages d’informations formalisées et de niveau universitaire entre ces deux corps professionnels.

Il faudrait profiter d’espaces de communication (congrès, formation professionnelle, etc.) pour permettre aux deux professions d’échanger sur leurs pratiques respectives. Le principe d’un partenariat pour un enseignement commun sur la santé bucco-dentaire et la grossesse est à privilégier, que ce soit à destination des sages- femmes ou des chirurgiens-dentistes au cours de leur formation.

De l’intérêt d’une plaquette d’information aux professionnels…

Comme nous l’avons souligné, l’accueil d’une plaquette d’information par les sages- femmes peut être considéré comme un succès à réitérer. Une démarche conjointe des sages-femmes et des professionnels de l’odontologie devrait aboutir à l’élaboration de plaquettes à destination des sages-femmes, par exemple comme un élément parmi d’autres de la formation continue.

A titre d’exemple, le Conseil général du Val de Marne a conçu des « fiches-conseils » à l’attention des sages-femmes de la région suite au résultat d’une étude menée auprès de

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Place de la sage-femme dans la prévention en santé bucco-dentaire

Place de la sage-femme dans la prévention en santé bucco-dentaire

La place de la sage-femme dans la prévention en santé bucco-dentaire

Nous nous devons de souligner que 80% des sages-femmes considèrent qu’elles peuvent être une « personne ressource » dans le domaine de prévention en santé bucco- dentaire et grossesse.

Ce résultat est particulièrement encourageant et incite à mettre en œuvre dès que possible ce rôle de « personne ressource ». Le résultat aurait été plus probant s’il n’y avait pas eu un biais dans la compréhension de ce qu’est une « personne ressource » (13% des sages-femmes ne sont pas prononcées à l’énoncé de cette question).

Les conditions nous paraissent ainsi particulièrement bien remplies pour engager des actions de prévention. Parmi celles-ci, citons l’idée d’un dépistage bucco-dentaire systématique au cours de la grossesse qui reçoit dans notre enquête 87% d’avis favorables parmi les sages-femmes interrogées.

Notons qu’en pratique, la majorité d’entre elles (75%) orientent leurs patientes vers un chirurgien-dentiste lorsqu’elles se plaignent de douleurs dentaires (50% des sages-femmes rapportent que leurs patientes se plaignent souvent d’avoir des douleurs dentaires ou des gingivorragies) ; or, à ce stade, les pathologies sont déjà installées.

Nous pouvons aussi évoquer les conseils d’hygiène bucco-dentaire prodigués par les sages-femmes au cours du suivi de grossesse. La HAS recommande d’ailleurs une information sur l’hygiène dentaire au cours de l’entretien prénatal du quatrième mois.

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Santé bucco-dentaire et Sages-femmes : Comparaison de 2 groupes

Santé bucco-dentaire et Sages-femmes : Comparaison de 2 groupes

9.6 Comparaison de deux groupes de sages-femmes

La seule différence statistiquement significative porte sur les conseils d’hygiène bucco- dentaires prodigués lors des consultations. Il semble que notre groupe d’intérêt « suivi de grossesse » (exercice libéral, PMI, CHU avec poste fixe en consultation) délivre plus ces conseils d’hygiène que le reste de la population de sages-femmes (Test Chi2 ; p= 0.014).

Tableau 5 : conseils d’hygiène bucco-dentaires donnés par les sages-femmes en fonction de leur poste.

Conseils d’hygiène bucco-dentaire

PosteOuiOuiNonNonTotalp-value
Suivi de grossesse2148,8%2251,2%43p= 0.014
Autres1525,4%4474,6%59

Aucune différence significative n’a été retrouvée sur les autres critères de comparaison analysés :

Tableau 6 : intérêt selon les sages-femmes d’un dépistage bucco-dentaire au cours de la grossesse en fonction de leur poste.

Utilité dépistage bucco-dentaire

PosteOuiOuiNonNonNe se prononce

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La santé bucco-dentaire dans la pratique courante des sages-femmes

Répartition de la population des sages-femmes interrogées selon leur modalité d’exercice

La santé bucco-dentaire dans la pratique courante des sages-femmes 9 Résultats 9.1 Population étudiée Modalités d’exercice Figure 3 : Répartition de la population des sages-femmes interrogées selon leur modalité d’exercice. La majorité des sages femmes interrogées (43 sur 62) travaillant au sein de la Maternité du CHU de Bordeaux (site Pellegrin) n’avaient pas de poste … Continuer la lecture

La prévention bucco-dentaire chez la femme enceinte

La prévention bucco-dentaire chez la femme enceinte
6 La prévention bucco-dentaire chez la femme enceinte

6.1 Les recommandations actuelles

Une grande campagne de prévention a été lancée par la HAS pour la lutte contre la carie dentaire.

La HAS recommande 2 consultations chez le chirurgien-dentiste au cours de la grossesse : « Chez la femme enceinte, le groupe de travail recommande un examen clinique systématique, à la recherche de signes de maladie parodontale, dès le début de la grossesse et un examen dans les 6 mois qui suivent celui-ci (accord professionnel). La fréquence de ces examens en cours de grossesse est à adapter en fonction de l’atteinte parodontale (accord professionnel).

  • * Au cours de l’entretien médical du 4e mois de grossesse, la HAS recommande que la problématique de la santé bucco-dentaire de la mère et de l’enfant soit abordée.
  • * Au 4e mois également, un examen bucco-dentaire systématique de prévention réalisé par un chirurgien-dentiste est recommandé dans le cadre du suivi de grossesse. » (8)

Ces recommandations récentes devraient être connues des professionnels de l’obstétrique et de l’odontologie afin qu’ils puissent les mettre en pratique.

6.2 Les différents acteurs

6.2.1 Les professionnels de l’odontologie

Ces professionnels, par leur formation, sont disposés à dépister les pathologies de la cavité buccale dont les caries et les maladies parodontales et à les soigner. Lors de la consultation avec la femme enceinte ils pourront discuter avec elle de son mode de vie, de son alimentation, lui

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Les soins dentaires durant la grossesse

Les soins dentaires durant la grossesse

5 Place de la consultation dentaire

5.1 Les soins dentaires durant la grossesse

D’une manière générale les soins dentaires sont possibles tout au long de la grossesse. Cependant il existe des moments plus au moins propice pour la pratique de ces soins. (11, 26)

Du 1er au 3ème mois : c’est une période idéale pour un dépistage bucco-dentaire (conseils spécifiques et planification des soins selon les besoins). Durant cette période, les soins sont évités en raison de l’inconfort de la patiente causé par les nausées et vomissement fréquents durant ce premier trimestre. Si les soins sont impératifs, il faudra prendre soin d’écourter la séance au maximum.

Du 4ème au 7ème mois : c’est la période la plus favorable pour la réalisation des soins bucco-dentaires. L’objectif est de maîtriser les pathologies infectieuses et douloureuses.

Du 8ème au 9ème mois : les femmes enceintes sont souvent fatiguées et le risque d’accouchement étant augmenté, seuls les soins d’urgence permettant un soulagement sont effectués. Pour améliorer le confort de la patiente, il faut la placer en position semi-assise afin de libérer la veine cave inférieure pouvant entraîner des malaises.

Les thérapeutiques : Des antalgiques et des antibiotiques adaptés à la femme enceinte peuvent être administrés (paracétamol et

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Conséquences des pathologies bucco-dentaires sur la grossesse

Conséquences des pathologies bucco-dentaires sur la grossesse

4 Conséquences des pathologies bucco-dentaires sur la grossesse

Plusieurs études ont mis en évidence le lien entre les maladies parodontales et l’aggravation d’une pathologie obstétricale ou d’un devenir obstétrical. (1, 2, 3, 20)

Parmi les risques les plus fréquemment cités, nous retrouvons l’accouchement prématuré, l’hypotrophie fœtale, et l’augmentation de survenue d’une prééclampsie.

4.1 L’accouchement prématuré

Selon l’OMS, la prématurité se définit comme toute naissance entre 22 et 37 Semaines d’Aménorrhées (SA) révolues, avec un seuil minimal pour le poids à la naissance de 500g.

L’étiologie d’origine infectieuse est retrouvée dans 25 à 40% des accouchements prématurés. La prématurité est en augmentation depuis plusieurs années, sa prévalence est de 12-13% aux Etats-Unis et de 5-9% en Europe et dans les autres pays développés.

Elle représente un problème majeur de santé publique car c’est la première cause de mortalité infantile et elle est associée à un risque significatif d’affections. De plus, les naissances prématurées nécessitent des ressources financières médicales importantes. (17)

4.2 L’hypotrophie fœtale

Selon l’OMS, la naissance d’un nouveau-né hypotrophe se caractérise par toute naissance avec un poids significativement inférieur à la normale pour l’âge gestationnel. Un enfant vivant dont le poids à la naissance se situe au-dessous du 10ème percentile pour l’âge gestationnel est considéré comme hypotrophe.

4.3

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La grossesse et les impacts dentaires et parodontaux

Schéma de Keyes

Les modifications physiopathologiques au cours de la grossesse

3 Modifications physiopathologiques au cours de la grossesse : impacts dentaires et parodontaux

La grossesse est une période de modifications importantes, en particulier hormonales. L’état bucco-dentaire, à l’image du reste du corps, subit les conséquences de ces modifications.

3.1 Modifications physiologiques et conséquences sur les tissus dentaires et parodontaux

3.1.1 Effets des modifications hormonales

L’imprégnation hormonale au cours de la grossesse (augmentation des taux de progestérone et d’œstrogène) est à l’origine d’une augmentation de la prévalence de la gingivite.

En effet, l’augmentation du taux d’œstrogène et progestérone entraînent une fluidité plus importante de la matrice des tissus conjonctifs avec, comme conséquences, hyper-vascularisation, tendance œdémateuse et état congestif.

La progestérone agit également sur la perméabilité vasculaire gingivale, induisant une prolifération et une néoformation capillaire. De plus, elle a une action immunosuppressive sur les tissus buccaux favorisant la prolifération de certains germes. (9-11)

Cliniquement, cela se traduit par une inflammation gingivale accompagnée de rougeur et parfois de saignement spontané.

On parle alors de gingivite « gravidique » (en rapport avec la grossesse). Cette gingivite « gravidique » est un évènement physiologique qui peut être plus ou moins important selon les patientes.

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Les sages-femmes et la santé bucco-dentaire de la femme enceinte

Coupe d’une dent (molaire)

Université VICTOR SEGALEN-BORDEAUX 2

Ecole De Sages-Femmes

Santé bucco-dentaire et grossesse

Mémoire de fin d’études

Rôle des sages-femmes dans la prévention en santé bucco-dentaire chez la femme enceinte

Présenté par HAJJAR Emilie

Sous la direction du Dr. Cyril SEDARAT (chirurgien-dentiste, MCUPH) et la codirection du Dr. Elise ARRIVEE (chirurgien-dentiste, AHU)

Première année du premier cycle des études médicales 2006/2008

PROMOTION Ecole de Sages-femmes 2008/2012

Année 2012

Remerciements

A mon père, qui m’a beaucoup aidé et soutenu pour ce mémoire, merci à toi pour tout le temps et la patience que tu m’as consacré, merci d’être toujours présent et de croire en moi à chaque instant.

A M. Cyril Sédarat, chirurgien-dentiste, qui a accepté de me suivre dans ce projet et qui a su me guider et me conseiller tout au long de la réalisation de ce mémoire.

A Mme Elise Arrivée, chirurgien-dentiste, que je remercie pour sa disponibilité et ses conseils qui m’ont été précieux.

A Vincent, qui a du me supporter, merci à toi d’avoir été si patient et d’avoir trouvé les mots justes pour m’apaiser, merci simplement de faire partie

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