Le cancer pédiatrique au départ : l’impact du diagnostic
III.1.1 Le cancer au départ : l’impact du diagnostic
Ainsi, le cancer étant une sorte de « révolution psychologique », les inquiétudes principales sont, dans leur principe, existentielles (RAZAVI, DELVAUX et COCK, 2002, p.70; SHANDS,1966).
Quand on parle des enfants cancéreux, le processus de bouleversement émotionnel est transféré aux parents : les mères, par exemple, peuvent s’interroger sur d’éventuelles erreurs commises avant, pendant et après la grossesse en ne s’exemptant ni de la responsabilité ni de la culpabilité que fait naître en elles la maladie de leur enfant.
C’est à un ensemble de sentiments inattendus que les parents doivent faire face et s’adapter avec le temps.
Chez l’enfant, l’incidence est plus grande dans la première année de vie, avec un sommet à l’âge de 2-3 ans, suivi par un déclin jusqu’à l’âge de 9 ans et ensuite une augmentation progressive pendant l’adolescence (SMITH et RIES, 2002). Les tumeurs de l’enfance ont habituellement une localisation anatomique profonde.
L’observation clinique des symptômes et les techniques de détection précoce, si utiles dans quelques néoplasies chez les adultes, restent ainsi peu utiles.
C’est la raison pour laquelle, malheureusement, les tumeurs chez l’enfant sont découvertes habituellement de manière fortuite et le plus souvent, dans une phase avancée de la maladie (MERINO et SÁNCHEZ, 2005).
80 Action Mondiale contre le cancer- version révisée 2005, p.6,7 sur www.who.int/topics/cancer/fr/ , données du