Apprentissage et motivation dans la relation dentiste-patient

besoins physiologiques et les besoins de sécurité

Apprentissage et motivation dans la relation dentiste-patient

 

I.1.2 La perception dans la relation praticien dentiste-patient

La relation thérapeutique entre le chirurgien-dentiste et le patient est spécifique sous bien des aspects et les comportements des patients seront orientés par les professionnels de santé de sorte qu’ils puissent répondre le plus adéquatement possible aux soins requis.

La question de la perception qu’a le dentiste de l’anxiété dentaire et celle de sa gestion commencent à être étudiées plus sérieusement vu que les dentistes sont impliqués dans des traitements traumatisants et/ou douloureux et que la qualité technique des soins dentaires est étroitement dépendante de l’ambiance psychosociale de la relation patient-praticien (MOORE et BRODSGAARD, 2001).

Les actes spécifiques qui interviennent dans la relation thérapeutique définissent très vite un lien thérapeutique entre le praticien et le patient : le geste prend vite un sens d’échange entre les deux partenaires.

D’autre part, tout geste de l’un appelle par interaction une réponse dans le comportement de l’autre (GALINIE, 1981).

Par conséquent, trouver la façon la plus efficace de cerner la motivation chez une personne, « c’est se donner le moyen d’influencer son comportement ».

Et, à la base de cette motivation se trouvent la perception et l’interprétation que chacun fait des sensations ou des stimuli qu’il reçoit de l’extérieur (BOURASSA, 1998, p.49).

I.1.2.1 Prédispositions, apprentissage et motivation dans la relation dentiste-patient

Un ensemble de divers

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Aperçu historique de la dentisterie comportementale

Aperçu historique de la dentisterie comportementale

Aperçu historique de la dentisterie comportementale

Chapitre I: Psychologie et soins dentaires

L’image globale de l’individu se présente comme une donnée relativement nouvelle pour le chirurgien-dentiste.

Car comment tourner le regard vers les autres parties du corps, voir ce qui se cache derrière tout ce qu’on voit avec les yeux et comprendre les facteurs intervenant dans les émotions, les réactions et le comportement du patient ? Même si le fait que les aspects psychologiques soient pris en considération dans ce qui touche à la sphère oro-faciale n’est pas vraiment récent, il est clair que ce sujet est beaucoup plus développé par les psychologues que par les praticiens dentistes.

L’intégration de connaissances est un défi permanent de la science et cet aspect est d’autant plus souligné qu’aujourd’hui le professionnel est reconnu en fonction de son degré de spécialisation dans son domaine.

Les sciences de la santé comprennent, quant à elles, les maladies, les pronostics, les traitements mais, bien que le praticien travaille avec des patients, il ne sait pas toujours les voir ni gérer la situation dans sa globalité et en toute plénitude, en les prenant comme des humains porteurs d’émotions et d’autres problèmes que leur santé qui se cachent derrière les réactions biochimiques (SEGER, 2002).

Cette incapacité est actuellement bien perçue et les chirurgiens-dentistes se retrouvent sur le constat d’une perte de relations.

Mais, si jamais ils pensent qu’il est possible d’apprendre à maîtriser cet aspect, ils se retrouvent confrontés à

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Facteurs psychologiques, soins dentaires aux enfants

Les facteurs psychologiques impliqués lors des soins dentaires aux enfants brésiliens

Facteurs psychologiques impliqués lors des soins dentaires aux enfants

Université PARIS 8- VINCENNES-SAINT-DENIS

Ecole Doctorale Cognition, Langage, Interaction

Thèse de doctorat en psychopathologie et psychologie clinique

Les facteurs psychologiques impliqués lors des soins dentaires aux enfants brésiliens

Les facteurs psychologiques impliqués lors des soins dentaires aux enfants brésiliens

Présentée et soutenue publiquement par

PAULA DE LIMA SOARES

Directeur de thèse :

Monsieur le Professeur SERBAN IONESCU

JURY

Mme. Évelyne BOUTEYRE, MCF, H.D.R – Université de Rouen

M. Serban IONESCU, Professeur – Université Paris 8

M. Bernard PELLAT, Professeur – Université Paris 5

M. Arnaud PLAGNOL, MCF, HDR – Université Paris 8

DISCIPLINE : PSYCHOLOGIE Ecole Doctorale

Equipe de Recherche Traumatisme, Résilience, Psychothérapies; Université Paris 8

2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex 02

Résumé :

L’implication des aspects psychologiques dans une consultation dentaire constitue une matière importante de l’odontologie pédiatrique et, à cette situation spécifique de soins, nous ajoutons

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La malbouffe et les aliments santé : l’écart de prix

la malbouffe
La malbouffe et les aliments santé : l’écart de prix

9.7 Le problème de l’écart de prix entre la malbouffe et les aliments-santé

L’observation qu’une diète plus santé soit davantage dispendieuse pose des problèmes à la stratégie actuelle de lutte à l’obésité.

Drewnowski (2005) affirme que bien que les experts reconnaissent que les taux d’obésité les plus élevés se retrouvent parmi les milieux défavorisés, plusieurs groupements de spécialiste affirment que pour lutter contre celle-ci, il faut augmenter la consommation de fruits et légumes prioritairement, mais également de grains entiers, de lait faible en gras, de poisson, de viandes maigres, de volailles et de légumineuses.

De plus, ils recommandent d’éviter les aliments trop caloriques et riches en gras. Malheureusement, ces mesures ne ciblent pas le problème économique principal qui est qu’une telle diète plus nutritive est davantage dispendieuse, comme l’ont démontré des recherches européennes citées au chapitre 3.

Ces études contredisent l’opinion nord- américaine faussement répandue jusqu’à maintenant qui affirmait que la nourriture «santé» est aussi dispendieuse, sinon moins dispendieuse que la malbouffe.

Donc si l’augmentation du taux d’obésité est reliée à la disparité croissante du prix entre les aliments santé et les aliments-camelotes, alors les stratégies actuelles de prévention de l’obésité devraient être révisées. Selon Drewnowski (2005) encourager les familles à faible revenu à consommer des aliments plus santé, mais également plus coûteux pourrait être

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Cliniques spécialisées dans le traitement de l’obésité juvénile

Cliniques spécialisées dans le traitement de l’obésité juvénile

9.3 Les cliniques multidisciplinaires spécialisées dans le traitement de l’obésité juvénile

Même si les parents et le milieu scolaire font tout leur possible pour prévenir l’obésité, il se peut que le problème de l’obésité persiste chez certains enfants. Dans ce cas, la fréquentation d’une clinique multidisciplinaire spécialisée dans le traitement de l’obésité pédiatrique peut s’avérer une solution. Ces cliniques suivent chaque enfant et adoptent des mesures selon les variations de son IMC dans le temps.

Selon Milne (2004), une de ces cliniques spécialisées située à Hamilton a vu son nombre de clients référés à sa clinique passer de 12 par mois en 1999 à 20 par mois, en moyenne, en 2004. Ces cliniques offrent une approche multidisciplinaire personnalisée, incluant, le support de psychologues, de nutritionnistes et d’entraîneurs. Le rôle d’un psychologue est primordial, pour modifier le comportement des jeunes patients de façon durable, selon le Dr Nieman.

En effet, selon-lui : « l’obésité sévère de 50 % des enfants traités serait reliée à des problèmes émotionnels variés, pouvant aller de : l’abus sexuel, au placement en famille d’accueil, aux problèmes conjugaux entre les parents, ou tout simplement au sentiment de solitude, rejet ou d’ennui. » (Milne, 2004, p.25) Bien que l’aspect médical de ces cliniques soit couvert par l’assurance maladie dans les provinces canadiennes, les services non-médicaux (psychologues, diététiciens, entraîneurs) sont chargés directement aux clients.

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Politiques mises de l’avant pour lutter contre l’obésité juvénile

Politiques mises de l’avant pour lutter contre l’obésité juvénile

Chapitre IX

Politiques mises de l’avant pour lutter contre l’obésité juvénile et autres recommandations

L’épidémie d’obésité a engendré un débat créé par la percée de la médecine. Est-il préférable de traiter l’obésité et les problèmes pouvant en découler, en misant sur la prévention ou en usant de moyens médicaux (comme les médicaments et la chirurgie)? Selon Plourde (2006) il existe actuellement des médicaments de perte de poids qui sont administrés aux adolescents de 16 ans et plus.

Par exemple, le Sibutramine, un médicament qui agit sur l’appétit et le Orlistat, qui diminue l’absorption de gras par l’organisme. Il en est de même pour des médicaments anti-cholestérol (comme la statine) administrés chez les individus obèses pour prévenir les troubles cardiaques. Ces médicaments ont des effets secondaires à long terme inconnus pouvant les rendre dangereux s’ils sont administrés à des enfants. De plus, leur efficacité réelle, à moins de changer ses habitudes de vie n’a pas été démontrée.

En ce qui concerne la chirurgie bariatrique, celle-ci est risquée et plusieurs complications ont été observées chez ceux qui l’ont subit comme : une carence en vitamine D et en fer, la formation de pierres vésiculaires, la malnutrition protéino-calorique, l’infection des plaies, des péritonites, des ruptures gastriques et même la mort. Selon le New York Times (2008), plusieurs experts craignent que les parents soient incités à recourir aux médicaments et à la chirurgie plutôt que de modifier

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Limites et critiques de l’ESCC Cycle 2.2

Limites et critiques de l’ESCC Cycle 2.2

8.8 Limites et critiques de l’ESCC Cycle 2.2

8.8.1 Critique de la façon dont sont mesurées certaines variables indépendantes Voici quelques critiques que nous émettons au sujet de la mesure de nos variables indépendantes. Le questionnaire de l’ESCC interroge les gens, pour connaître le nombre de fois où ils consomment des fruits et des légumes dans une journée, mais, sans poser de questions plus précises sur la quantité consommée.

Connaître la taille des portions, et pas seulement la fréquence de consommation est important, car par exemple, une fraise n’a pas le même impact nutritionnel qu’une pomme. Étant donné que l’enquête n’en tient pas compte, il est difficile de dire si effectivement, la personne atteint les objectifs prescrits par le Guide alimentaire canadien. La variable de consommation de fruits et légumes, peut donc, ne pas décrire efficacement les apports quotidiens d’une personne.

De plus, il est ardu de mesurer le niveau d’activité physique et le lien avec l’obésité. Dans l’ESCC, bien que l’on comptabilise les heures où l’enfant s’adonne à des activités physiques (par jour ou par semaine selon leur groupe d’âge), il est difficile de savoir jusqu’à quel point l’enfant et ses parents fournissent de l’information fiable, surtout lorsque la question est posée à des enfants de 6 à 11 ans.

Il pourrait très bien y avoir des problèmes de remémoration et de précision, mais, l’ampleur en est inconnue. Ceci pourrait fausser les associations entre obésité et activité physique. De

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Pourquoi le taux d’obésité juvénile québécois inférieur ?

Pourquoi le taux d’obésité juvénile québécois inférieur ?

Pourquoi le taux d’obésité juvénile québécois inférieur qu’ailleurs au Canada?

Résultats – Chapitre VIII

8.5 Interprétation des résultats pour les 6 à 11 ans

Pour les 6 à 11 ans, nous remarquons que le fait d’habiter en Colombie-Britannique a un impact significatif négatif (niveau de significativité de 1 %) sur l’obésité.

Il semble que si l’on fait l’exception du Québec, il y a une corrélation où l’IMC suit une courbe décroissante en partant de l’est et en allant vers l’ouest canadien. En effet, c’est dans les maritimes où le niveau d’IMC moyen est le plus élevé, bien que ce résultat ne soit pas significatif.

On remarque aussi que les enfants de 9 à 11 ans sont moins obèses en moyenne (niveau de significativité de 1 %) que ceux de 6 à 8 ans. Bien que cela puisse paraître bizarre, car nous serions portés à penser que l’obésité s’installe progressivement en vieillissant, ceci peut s’expliquer par divers facteurs.

Premièrement, comme on peut le voir à l’Annexe A, l’obésité a été calculée avec la méthode de Cole spécifique aux 2 à 17 ans, donc pas avec la même manière uniforme que chez les adultes.

Deuxièmement, particulièrement chez les grands enfants, le gras se brûle moins rapidement avant que le processus de puberté ne s’enclenche que pendant et après que ce processus ne se soit enclenché, ce qui explique ce résultat.

Nous constatons également que les enfants d’une autre origine ethnique que blanche sont davantage obèses en moyenne que les enfants blancs (10 %).

En ce qui concerne les habitudes de vie, nous trouvons que le nombre d’heures par

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Comment distinguer obésité franche et surplus de poids?

Chapitre VII – Echantillon et variables utilisées

La problématique économique est de démontrer à l’aide de la méthode économétrique, quels sont les déterminants de l’obésité chez les jeunes canadiens. Nous devons donc construire un échantillon et choisir les variables explicatives appropriées expliquant le phénomène de l’obésité.

7.1 Critères de sélection de l’échantillon

Premièrement, notre échantillon ne doit contenir que des jeunes canadiens, donc des gens âgés de 17 ans et moins. Idéalement nous aurions aimé avoir un échantillon contenant des jeunes de 0 à 17 ans. Finalement, nous avons retenu les jeunes de 2 à 17 ans et cela parce que l’IMC a été mesuré seulement chez les jeunes de 2 ans et plus dans la base de données.

7.2 La variable dépendante : l’IMC

L’indice de masse corporelle (IMC) est l’indicateur standard pour calculer l’adiposité (quantité de gras dans le corps) autant chez les adultes que chez les enfants. C’est une façon objective d’évaluer la masse corporelle qui peut ensuite être utilisée pour faire des comparaisons au fil du temps et entre les pays.

L’IMC est calculé de la façon suivante : on divise le poids (en kg) de la personne par sa taille (en m) au carré. Nous suivrons les recommandations des experts en obésité pédiatrique, qui définissent un enfant comme obèse ou en surplus de poids, si son IMC dépasse le niveau établi par les nouvelles normes du groupe de travail international sur l’obésité (IOTF). La variable dépendante que

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Procédures pour mesurer la taille et le poids des enfants

Procédures pour mesurer la taille et le poids des enfants

6.2 Procédures pour mesurer la taille et le poids

Dans cette enquête, il a été demandé à tous les répondants âgés de 2 ans et plus, la permission que l’intervieweur mesure leur taille et leur poids. Lors des cycles précédents de l’ESCC, les enquêteurs utilisaient des renseignements de taille et de poids qui étaient fournies par le répondant. Après avoir pris connaissance des études affirmant que les gens ont tendance à ne pas fournir les renseignements exacts, les choses furent changées en 2004.

Selon Statistique Canada (2005) pour la première fois au Canada dans le cycle 2.2 de l’ESCC, les intervieweurs ont mesuré la taille et le poids des répondants selon un protocole normalisé au moyen d’une balance et d’un mètre ruban.

Quand une personne refusait de faire prendre ses mesures (pour diverses raisons, par exemple elle est en fauteuil roulant) on demandait à ses parents ou à elle-même (selon son âge) de déclarer ses mesures, mais les mesures déclarées n’étaient pas assimilés aux mesures mesurées dans la banque de données.

Selon Statistique Canada (2005), des dispositions ont été prises pour assurer l’exactitude et l’uniformité des mesures de la taille et du poids. Premièrement, des balances de grande qualité, qu’il n’est pas nécessaire de régler, qui sont faciles à utiliser et qui sont incroyablement exactes (au 50 grammes près) ont été utilisées. L’exactitude des pèse- personnes a été évaluée au début et à la fin de l’enquête pour s’assurer que leur fonctionnement ne

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L’enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes

L’enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes

Chapitre VI – L’enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes

Les deux seules enquêtes canadiennes récentes ayant des micro-données d’obésité mesurées réalisées sur un échantillon national représentatif et contenant un nombre suffisant de variables pertinentes sont l’ESCC et l’ÉLDEQ. Ces deux enquêtes sont transversales.

Nous avons décidé de ne pas utiliser l’ÉLDEQ (l’Étude Longitudinale du Développement des Enfants du Québec), car le volet nutrition (traitant de l’obésité) bien que détaillé incluait seulement les enfants de 4 ans sur une seule année. De plus, les données étaient exclusivement québécoises ce qui empêchait toute comparaison avec d’autres provinces. Nous avons donc choisi l’ESCC qui est l’Enquête sur la Santé dans les Collectivités Canadiennes.

L’ESCC, un projet mis en branle en 2000, visait avant tout à recueillir des informations sur les déterminants de la santé, l’état de santé et l’utilisation du système de santé à l’échelle de la population. Cette série d’enquêtes résulte d’une collaboration entre Santé Canada, Statistique Canada et l’Institut Canadien d’information sur la santé (ICIS). L’ESCC comporte deux cycles de collectes des données qui s’échelonnent sur deux ans; elle renferme deux types d’enquêtes :

– Une enquête globale sur la santé est menée lors de la première année du cycle (cycles 1.1, 2.1, …) auprès d’un échantillon d’environ 130 000 Canadiens et Canadiennes.

– Au cours de la deuxième année

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Les données longitudinales canadiennes vs celles de d’autres pays

Les données longitudinales canadiennes vs celles de d’autres pays

Chapitre V – Remise en question de l’exactitude des données sur l’obésité obtenues dans nos enquêtes longitudinales canadiennes

L’utilisation des données de panel est une des méthodes d’analyse statistique les plus précises pour évaluer des liens de causalité. Celles-ci permettent de contrôler pour des facteurs inobservés qui varient entre les individus, mais qui sont constants au fil du temps.

Ces facteurs pourraient causer un biais d’omission si l’on n’en tenait pas compte. En résumé, les données de panel prennent en compte le problème d’hétérogénéité et permettent de réduire les risques de multicollinéarité.

Nous aurions pu utiliser l’Enquête Longitudinale Nationale sur les Enfants et les Jeunes (ci- après l’ELNEJ). C’est une enquête longitudinale canadienne qui recueille différents renseignements sur les enfants et les jeunes au cours du temps. Ces renseignements portent sur différents sujets comme : le développement social, physique, émotionnel et intellectuel de l’enfant, son statut socio-économique, mais également sa santé entre autres.

Cette enquête aurait permis d’évaluer au cours des différents cycles temporels les principaux déterminants de l’obésité chez les jeunes. Toutefois, les données de l’ELNEJ, de même que celles de presque toutes les enquêtes longitudinales canadiennes traitant de l’obésité, par exemple l’ENSP (l’Enquête Nationale sur la Santé de la Population), avaient des données d’obésité erronées. Ces erreurs touchent le calcul de l’IMC et

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Étude de French sur l’impact des prix sur les choix alimentaires

Étude de French sur l’impact des prix sur les choix alimentaires

4.4 Étude de French (2003) sur l’impact des prix sur les choix alimentaires

Selon French (2003) les choix individuels de nourriture sont influencés principalement par le goût, la valeur perçue (prix vs quantité et qualité), la convenance (facilité à trouver et à préparer) et la valeur nutritive de la nourriture. La valeur accordée à chacune de ces caractéristiques va varier selon les individus. Une personne, par exemple, dont le revenu familial est bas va sans doute privilégier des aliments qui lui en procurent davantage au niveau calorique pour son argent.

Puisque la consommation d’aliments riches en sucre et en gras est reliée à l’obésité et qu’en plus ces aliments sont peu dispendieux, deux études sur la nourriture mangée à l’extérieur de la maison ont été réalisées par French pour connaître l’ampleur de l’impact des prix sur les choix alimentaires. La nourriture mangée à l’extérieur de la maison est l’objet d’étude car celle-ci correspondait à 40 % des dépenses alimentaires totales aux États-Unis en 1995.

Celle-ci peut-être obtenue facilement (restaurants, école, travail, machines distributrices etc.) et est pointée du doigt comme cause de l’épidémie d’obésité. En partant du fait que la hausse des prix relatifs des aliments santé a nui à la consommation de ces aliments chez les plus démunis et que la baisse des prix relatifs du fast-food a entraîné une hausse de sa consommation, elle a utilisé la théorie économique pour voir si celle-ci pouvait effectivement changer les habitudes

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L’environnement commercial et la consommation de nourriture

L’environnement commercial et la consommation de nourriture

Chapitre IV – Observations expérimentales de l’effet de prix et influence de l’environnement commercial sur la consommation de nourriture et d’exercice physique

Au chapitre précédent, nous avons parlé de la façon dont les prix peuvent influencer notre consommation. L’analyse économique nous demande de soumettre l’hypothèse que les agents sont rationnels et qu’ils vont se tourner vers l’option la plus avantageuse pour eux. Mais l’économie comportementale vérifie la théorie et cherche à résoudre les questions suivantes.

Est-ce que les individus à faible revenu se tournent nécessairement vers la nourriture plus dense en calories car elle est moins dispendieuse? La nourriture dans son ensemble est-elle un bien élastique ou est-il possible que des facteurs non-monétaires fassent en sorte qu’ils préfèrent se tourner vers le fast-food rendant la demande pour cette nourriture plus inélastique? Ce chapitre tentera de répondre à cette question.

De plus, au chapitre précédent nous avons abordé la question de l’environnement et le rôle crucial qu’il joue sur le choix comportemental des gens, ce qui contribue à l’obésité. Nous traiterons également de cette question et plus particulièrement de l’impact de l’environnement commercial sur les enfants.

4.1 Explication des choix du consommateur avec l’économie comportementale

L’économie comportementale est de la recherche économique qui cherche à vérifier la théorie économique de façon expérimentale. Pour résumer la pensée de Bickel et al.

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Lien entre pauvreté et consommation d’aliments riches en énergie

3.2 Lien entre pauvreté et consommation d’aliments riches en énergie

Une étude de Chou et al. (2004) a trouvé que l’IMC est inversement lié au prix réel de la nourriture dans les restaurants de fast-food, du panier d’épicerie et dans les restaurants plein- service. Mais, l’élasticité du prix par rapport à l’IMC serait plus importante pour les restaurants de fast-food que dans les deux autres cas. Pour résumer la pensée de ces auteurs, la baisse du prix réel de la nourriture compterait pour beaucoup dans la tendance à la hausse de l’obésité.

Selon-eux, la demande croissante pour de la nourriture rapide combinée à l’innovation technologique et la réalisation d’économies d’échelle, pour accommoder cette clientèle ont eux comme conséquences de réduire le prix réel de la nourriture, dans les restaurants de fast-food particulièrement.

D’après les chiffres de Drewnowski et Darmon (2005), les taux les plus élevés d’obésité et de diabète se retrouvent dans les couches les plus pauvres de la population aux États-Unis. Étant donné leur pauvreté, ces personnes se doivent de trouver la source la plus abordable d’énergie calorique pour subvenir à leurs besoins et non pas nécessairement la nourriture la plus nutritive.

En effet, « le besoin calorique quotidien d’une femme peu active physiquement est de l’ordre de 1800 calories et de 2100 calories pour un homme. » (http://www.plurielles.fr/src/scripts/plurielles/popupToolbar.php) Selon Drewnowski et Darmon, la qualité de la diète dans les pays

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