Densité calorique des aliments et Coût de l’énergie calorique

Contribution relative en termes de coût de la diète et d’énergie calorique de la nourriture de six groupes alimentaires d’après les résultats de l’enquête Val-de-Marne

Densité calorique des aliments et Coût de l’énergie calorique

Chapitre III

Conséquences de l’effet de prix sur la demande de nourriture et d’exercice physique

Plusieurs économistes, dont Lakdawalla et Philipson (2008) croient que la baisse des prix (en dollars réels) de la nourriture et la hausse relative des prix de l’exercice physique, peuvent expliquer partiellement le comportement des agents, qui réagissent en augmentant leur consommation de nourriture tout en diminuant leur dépense calorique.

On peut résumer la pensée de Lakdawalla et Philipson en disant qu’environ 40 % de la hausse de poids observée dans la deuxième partie du 20e siècle s’expliquerait par la baisse du prix réel de la nourriture due aux innovations technologiques dans le domaine de l’agriculture.

De plus, l’augmentation de la demande en nourriture dense en calories aurait entraîné plus de compétition dans ce secteur et par le fait même des économies d’échelle à long terme grâce au progrès technologique dans les pays riches. En effet, la technologie rend le coût de production moins dispendieux au fil des années, une fois que les coûts fixes sont payés.

Cette hausse du prix étant inférieure à l’inflation sur 20 ans, ceci équivaudrait à une baisse du prix en dollars réels de la malbouffe. En conséquence, cela a amené une plus grande consommation d’énergie chez les gens à faible revenu qui vont souvent privilégier ce type de nourriture. L’autre 60 % serait dû à la mécanisation des modes de production et la sédentarisation du travail en Amérique du Nord. Faire de l’exercice physique

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Les heures de sommeil et le tabagisme, Déterminants de l’obésité

Les heures de sommeil et le tabagisme, Déterminants de l’obésité

2.3.3 Les heures de sommeil

Les heures de sommeil sont également importantes. Une étude tel que résumée par ScienceDaily (2005) affirme qu’il y a une corrélation directe négative entre le nombre d’heures de sommeil et l’IMC. En effet, les gens obèses ou ayant un surpoids dormaient moins en moyenne de 16 minutes par jour que ceux qui avaient un poids normal. Selon Nicholson (2004) tous ces problèmes peuvent être reliés les uns aux autres.

La nutrition, les problèmes de sommeil, les problèmes psychologiques et l’apnée du sommeil peuvent amener l’enfant à se réveiller fatigué le matin, dormir durant la journée et être inactif.

2.3.4 Le tabagisme

Étant donné le nombre non-négligeable de jeunes fumeurs ou de jeunes vivant avec des parents fumeurs, victimes de la fumée secondaire, nous nous sommes attardés au déterminant de tabagisme que nous pouvons observer au tableau 2.19.

Celui-ci n’a été mesuré que chez les jeunes de 12 ans et plus. Malheureusement la question à savoir si l’enfant demeurait avec un parent fumeur n’a pas été posée, ce qui nous empêche de connaître l’impact de la fumée secondaire sur le jeune.

Tableau 2.24

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon le type de fumeur, population à domicile de 12 à 17 ans,

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L’alimentation : facteur de l’obésité chez les jeunes au Canada

L’alimentation : facteur de l’obésité chez les jeunes au Canada

2.3.2 L’alimentation

La consommation calorique moyenne quotidienne a un lien direct avec l’IMC. Une enquête sur 1 an de Mollard et al. (2007) réalisée auprès de jeunes de 10 à 16 ans établit une corrélation positive importante entre la consommation de nourriture riche en énergie avec le taux d’embonpoint/obésité. De plus, selon ces auteurs, les enfants obèses mangeaient moins de portions de fruits et de légumes par rapport aux enfants ayant un poids santé.

Mollard et al. (2007) ont aussi constaté que la taille des portions servie à l’enfant avait une influence sur sa quantité de calories ingérées, à partir de l’âge de 5 ans. Avant cet âge, les enfants écouteraient davantage leur faim et autoréguleraient mieux leur consommation calorique. Nos chiffres confirment le lien précédent entre la consommation de fruits et de légumes et l’obésité.

Tableau 2.23

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon la fréquence quotidienne de la consommation de fruits et légumes, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon la fréquence quotidienne de la consommation de fruits et légumes, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004

Source : ESCC

Ici l’on voit que plus la fréquence de consommation de fruits

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L’obésité : le niveau d’activités physique vs sédentaire

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon le nombre d’heures total d’activité physique par semaine, population à domicile de 6 à 11 ans, Canada, 2004
L’obésité : le niveau d’activités physique vs sédentaire

2.3 Les habitudes de vie

2.3.1 Niveau d’activité physique vs niveau d’activité sédentaire

Les habitudes de vie ont un rôle important à jouer. L’exemple passerait d’abord par les parents qui sont les premiers modèles d’un enfant et qui ont pour rôle d’inculquer de bonnes habitudes de vie à ceux-ci.

Quelles sont les habitudes de vie à acquérir pour diminuer la prévalence de l’obésité à l’échelle nationale? Tout d’abord, des enfants actifs physiquement courent moins de risque d’être obèses. « Plusieurs enquêtes réalisées auprès de jeunes âgés de 9 à 18 ans démontrent qu’effectivement, il y a une relation négative entre les deux. En effet, plus un enfant est actif physiquement et plus son taux d’obésité va diminuer en conséquence, et vice-versa. » (Mollard et al., 2007, p. 6)

L’analyse de nos données va dans la même veine. Ici nous avons divisé notre échantillon de jeunes en deux groupes. Premièrement, les enfants de 6 à 11 ans d’un côté et deuxièmement les adolescents de 12 à 17 ans de l’autre.

La raison étant que leur niveau d’activité physique et sédentaire n’a pas été calculée uniformément de la même façon dans l’ESCC. Il est également important de mentionner qu’aucune question sur le niveau d’activité physique ou sédentaire n’a été posée aux enfants de moins de 6 ans dans notre base de données, ce qui explique pourquoi on ne les retrouve pas dans les tableaux qui suivent.

Voyons voir tout d’abord l’effet de l’activité physique chez les

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La santé psychologique et physique et l’obésité chez les jeunes

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon la présence d’une maladie chronique, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004
La santé psychologique et physique et l’obésité chez les jeunes

2.2.4 L’état de santé psychologique et physique et la prise de médicaments

Outre la génétique, les problèmes endocriniens et hormonaux, les conditions thyroïdiennes et le métabolisme, il y a d’autres facteurs médicaux dont il faut tenir compte qui peuvent causer l’obésité.

Selon Sharma et al. (2005), des problèmes psychologiques comme l’anxiété ou la dépression peuvent amener une personne à être moins sportive et à consommer davantage de calories. Il en est de même pour des problèmes physiques comme l’arthrose ou l’apnée du sommeil, qui peuvent amener une personne à pratiquer moins d’activité physique.

Aussi selon ces médecins, certains médicaments peuvent diminuer le métabolisme et faciliter la prise de poids. C’est le cas des bêtas bloquant, de l’insuline et de la cortisone. De plus, Correll et al. (2009) affirment que la prescription d’antidépresseurs et antipsychotiques dits atypiques peut entraîner une prise de poids significative chez les enfants et les adolescents.

Leur étude a été menée sur 272 patients âgés de 4 à 19 ans, souffrant de troubles de l’humeur, de schizophrénie ou de comportements agressifs et destructeurs. D’après leurs résultats, les jeunes ayant utilisé un antipsychotique atypique pour traiter ces maladies ont enregistré dès la 11e semaine une prise de poids moyenne allant de 8,5 kg à 4,5 kg, selon la sorte de médicaments utilisés. En comparaison, les enfants faisant parti du groupe contrôle ne prenant pas de médicaments a pris en moyenne 200 grammes. Dans

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L’environnement intra-utérin, le gain de poids de la mère

L’environnement intra-utérin, le gain de poids de la mère

2.2.2 L’environnement intra-utérin, le gain de poids de la mère durant la grossesse et la durée d’allaitement

L’environnement intra-utérin tout au long de la période de gestation aurait également un rôle à jouer dans le développement de l’obésité. Hadjiyannakis (2007) affirme qu’il y a une relation en U qui existe entre le poids du bébé et l’indice de masse corporelle ainsi que son pourcentage de gras à l’adolescence.

Autrement dit, si le bébé est trop gros ou trop petit dans le ventre de sa mère et à sa naissance par rapport à la moyenne représentée par un certain seuil statistique dépendant de l’âge gestationnel, ceci augmente les risques d’obésité à l’adolescence.

Ces différences de croissance peuvent être causées entre autre par : la primiparité (premier enfant de la femme), le tabac, l’âge des parents, des restrictions dans la diète de la mère, la résistance à l’insuline maternelle ou le diabète de grossesse.

Plourde (2006) prétend qu’une étude longitudinale réalisée sur un échantillon de 33 413 enfants a démontré que les enfants ayant un poids à la naissance supérieur à 4 000 grammes avaient 3 fois plus de chance d’être obèses à l’âge de 17 ans que les enfants ayant un poids inférieur à 4000 grammes à la naissance. Une autre étude (Sorensen et al., 1997) affirme également que le poids de naissance de l’enfant est positivement corrélé à l’IMC à l’âge adulte.

Plusieurs recherches dont (Hodges, 2008) affirment que si la mère a pris trop de poids durant la

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Facteurs socio-économiques du surpoids chez les jeunes au canada

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon le groupe d’âge chez les garçons, population à domicile de 4 à 17 ans, Canada, 2004
Facteurs socio-économiques du surpoids chez les jeunes au canada

2.2 Facteurs familiaux

2.2.1 Les facteurs socio-économiques

L’éducation est souvent invoquée comme déterminant. Leiter (1999) affirme que selon des recherches du Canada heart health surveys, faites auprès d’adultes, 47 % des hommes qui ont seulement une éducation primaire ou secondaire non-complétée sont obèses ou en surplus de poids (ce chiffre est de 38 % chez les femmes). En revanche, seulement 26 % des hommes qui ont au moins un degré universitaire le serait (19 % pour les femmes).

Dans cette enquête, on constate également que plus le niveau de scolarité est élevé et plus le temps consacré à l’activité physique sous forme de loisir va augmenter. Dans notre recherche, l’échantillon que nous allons observer est constitué d’enfants et d’adolescents de 6 à 17 ans, donc nous ne pourrons pas comparer leur niveau d’éducation à cause du jeune âge. Par contre, nous utiliserons le plus haut niveau de scolarité dans le ménage comme déterminant.

En effet, des parents ayant eu une haute scolarité peuvent prioriser certains comportements et étant donné que ceux-ci ont une influence sur les choix de leurs enfants (particulièrement en bas âge) cette variable est importante.

Tableau 2.6

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La relation entre le métabolisme et l’obésité

l’obésité
La relation entre le métabolisme et l’obésité

2.1.4 Le métabolisme

Le métabolisme basal représente la dépense d’énergie d’une personne à jeun, testé dans un état de repos complet. À l’état de repos, une certaine quantité d’énergie est nécessaire pour répondre aux besoins vitaux de l’organisme comme la respiration, la circulation du sang, les battements de cœur, la fonction des organes et le maintien de la température corporelle.

Le métabolisme basal correspond à environ 2/3 de l’énergie dépensée par une personne au cours d’une journée.

(http://www0.umoncton.ca/enef/na1602/m6o213p1.html)

Le métabolisme n’expliquerait pas à lui seul aléatoirement pourquoi des individus ont de la misère à prendre du poids et d’autres à en perdre. Ce serait plutôt l’impact de certains déterminants qui influencerait celui-ci. Plus le métabolisme est élevé et plus un individu va avoir de la facilité à perdre du poids; en revanche, plus son métabolisme est bas et plus il lui sera difficile d’en perdre.

En résumé, Roy (1999) prétend que les déterminants qui influencent le plus le métabolisme sont : le sexe, l’âge, le niveau d’activité physique, la taille et le poids.

Selon-lui, les femmes ont un métabolisme moins rapide, ce qui s’explique par une masse adipeuse plus élevée et une moins grande surface corporelle par rapport aux hommes. De plus, le métabolisme basal diminuerait avec l’âge, de 2 à 3 % par décennie après l’âge adulte. Cela s’expliquerait par le fait que les enfants et les adolescents sont en pleine croissance ce qui

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Facteurs de l’obésité : Bagage héréditaire et le poids des parents

2.1.3 Bagage héréditaire et le poids des parents

Pour résumer la pensée de Drewnowski (2003), les facteurs génétiques ne peuvent expliquer à eux seuls l’obésité, car au Canada, le bagage héréditaire de la population, surtout en région, est resté sensiblement le même, ce qui n’a pas empêché le taux d’obésité d’augmenter exponentiellement au cours des 25 dernières années.

De plus, le fait, par exemple, que l’obésité affecte particulièrement les ménages à faible statut socioéconomique élimine l’hypothèse qu’elle soit causée par un élément génétique aléatoire, qui ne ferait pas de distinction entre les individus.

Des changements dans les habitudes de vie dus à la modernisation sont plus probables. Bien qu’il soit admis que certains peuples aient davantage une prédisposition génétique à l’obésité que d’autres, nous soumettons l’hypothèse que les taux d’obésité chez ceux-ci seraient en parti moins élevés s’ils avaient un niveau d’éducation et un revenu aussi élevé, en moyenne, que les gens de race blanche.

En revanche, Sharma et al. (2005) affirme que certains individus prédisposés génétiquement à l’obésité seraient davantage affectés par l’obésité lorsqu’ils se retrouveraient dans un environnement favorisant son développement.

Par contre, ceci ne veut pas dire qu’un individu ne possédant pas ces gènes ne pourra pas devenir obèse, cela sera seulement un processus plus long. Pour résumer les résultats de recherche de Frayling et al. (2007) des facteurs

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Origine ethnique de l’obésité chez les jeunes canadiens

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon le statut d’immigration, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004
Origine ethnique de l’obésité chez les jeunes canadiens

2.1.2 Origine ethnique et immigration

Le tableau 2.3 indique une relation entre le poids et l’origine ethnique.

Tableau 2.3

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon l’origine ethnique, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004

Taux de poids normal, embonpoint et obésité selon l’origine ethnique, population à domicile de 2 à 17 ans, Canada, 2004

Source : ESCC

Ces résultats affirment que les Canadiens d’une origine autre que blanche sont davantage sujets à l’obésité (taux de significativité de 5 %) par rapport aux blancs. La littérature scientifique traitant de l’obésité pédiatrique admet que la propension à l’obésité n’est pas la même, selon les individus et les groupes ethniques. En effet, selon Hadjiyannakis (2007), nous ne serions pas tous égaux lorsque nous sommes exposés au mode de vie occidental.

Cet auteur a constaté qu’il y avait une prédisposition génétique à l’obésité chez les Premières Nations, les Afro-américains, les Hispaniques et les gens des îles du Pacifique. Cette prédisposition génétique à l’obésité favoriserait des traits génétiques d’économie métabolique qui portent davantage au gain de poids dans les périodes d’abondance alimentaire. Les populations qui

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Facteurs démographiques de l’obésité chez les jeunes canadiens

Taux de poids normal, d’embonpoint et d’obésité selon la province

Facteurs démographiques de l’obésité chez les jeunes canadiens

Chapitre II

Les déterminants de l’obésité chez les jeunes

L’obésité est causée par un débalancement énergétique. Autrement dit, l’individu ne dépense pas suffisamment de calories dans une journée, par rapport à la quantité qu’il consomme sous forme de nourriture, ce qui résulte en un gain de poids dû à une accumulation calorique.

Mais, au-delà de cette définition, y a-t-il des facteurs pouvant expliquer pourquoi cette tendance au débalancement a augmenté exponentiellement au cours des dernières années? Ce déséquilibre est-il réparti uniformément à travers la population canadienne, faisant fi des différences socio-économiques entre les individus? Quels sont les principaux déterminants pouvant causer l’obésité chez les jeunes? Nous croyons que l’obésité est partiellement causée par des facteurs exogènes, dont le bagage héréditaire de l’individu, mais nous pensons qu’elle est également causée par plusieurs facteurs endogènes, tel le temps passé à faire des activités sédentaires par rapport au temps physiquement actif.

Ceci étant dit, il y a également plusieurs facteurs difficiles à observer pouvant également la causer, par exemple, une dépression. Regardons tout d’abord nos chiffres provenant de l’ESCC Cycle 2.2 ainsi que la littérature scientifique provenant d’économistes et d’experts du milieu médical pour nous éclairer à ce sujet. L’observation de ces données nous permettra de mieux catégoriser certains types de relation pouvant causer l’obésité et d’expliquer nos

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La situation de l’obésité juvénile au Canada et son impact

La situation de l'obésité juvénile au Canada

La situation de l’obésité juvénile au Canada

Université du Québec à Montréal UQAM

Mémoire présenté comme exigence partielle de la maîtrise en économique

Les déterminants de l’obésité et du surpoids chez les jeunes au canada

Les déterminants de l’obésité et du surpoids chez les jeunes au canada

Par

Jules Dessureault

2010

Avant-Propos

L’urbanisation au cours des 30 dernières années, dans les pays développés a eu plusieurs répercussions économiques positives, mais a également eu des retombées négatives.

Durant cette période, selon les estimations, la prévalence de l’obésité a été multipliée par trois au niveau mondial.

Le Canada n’a pas échappé à cette épidémie d’obésité et pour cette raison, le gouvernement canadien, de concert avec des spécialistes de plusieurs domaines, s’est progressivement intéressé à cette problématique.

De notre côté, nous nous sommes  intéressés à l’aspect économétrique pour évaluer les facteurs ayant déclenché cette épidémie d’obésité.

Face aux coûts croissants du budget de la santé, causés principalement par le vieillissement de la population et le perfectionnement continuel de la technologie médicale, le gouvernement cherche par tous les moyens à réduire les coûts évitables en misant sur la prévention.

On peut faire le parallèle avec le tabagisme.

Le gouvernement, en sensibilisant les gens aux méfaits du tabac, à l’aide de diverses campagnes, et en promulguant plusieurs lois a réussi à faire chuter le tabagisme de presque moitié au cours des 20 dernières années.

Tout ceci a été rendu possible suite à plusieurs études qui ont non seulement permis de constater que le tabac était nocif pour la santé, mais également de comprendre ce qui pouvait entraîner une personne à fumer.

Face au nouveau fléau «évitable» de santé moderne, l’obésité, on pourrait croire que la problématique est similaire à celle du tabagisme.

En revanche, la problématique de l’obésité dispose de limites différentes que celles concernant le tabagisme, notamment en ce qui concerne le rôle de l’hérédité.

Mais avant d’y aller de lois et de campagnes de prévention, il importe de comprendre le

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Thérapie en ligne et Face-à-face, comparaison d’alliance thérapeutique

Thérapie en ligne et Face-à-face, comparaison d’alliance thérapeutique

Thérapie en ligne et Face-à-face, comparaison d’alliance thérapeutique

2.1 Introduction

La thérapie en ligne, définie comme la prestation de services de santé mentale à travers Internet, est une pratique croissante qui a généré attirance et controverse en abondance. Malgré le peu de recherches empiriques concernant l’efficacité de ce genre de pratique, les résultats préliminaires sont encourageants. Plusieurs études publiées ont trouvé des résultats similaires entre la thérapie en face à face et la thérapie en ligne (Day & Schneider, 2002 ; Barak, 2002).

Des résultats positifs ont été trouvés en regard à certains problèmes spécifiques incluant l’anxiété (Cohen & Kerr, 1998), le syndrome de stress post-traumatique (Lange & Schrieken 2000), les troubles alimentaires (Celio et al, 2000) et l’agoraphobie accompagnée d’attaques de panique (Bouchard, Payeur, Ribard et al, 2000). Si l’efficacité des thérapies par Internet est soutenue par de plus en plus de publications, ses avantages et désavantages sont toujours au cœur des débats.

Un des principaux points de controverse est le suivant : l’alliance thérapeutique, considérée comme une des composantes centrales de toute thérapie, peut elle être établie à distance, en l’absence du non-verbal ? L’importance de l’alliance thérapeutique pour

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Computer-mediated counseling, Nouveau traitement de santé mentale

Computer-mediated counseling

Computer-mediated counseling, Nouveau traitement de santé mentale

Partie pratique

Pour cette dernière partie du mémoire, nous avons décidé d’analyser deux études américaines. La première étude compare l’effet du « computer mediated counseling » à celui d’un « traditionnal face-to-face counseling pour des patients souffrant d’anxiété.

La deuxième évalue la qualité de l’alliance thérapeutique sur des patients souffrant de divers problématiques, avec, ici aussi, un groupe face à face et un groupe utilisant Internet. L’impossibilité de réaliser une étude de cas de qualité en Belgique, vu l’inexistence de ce type de démarche thérapeutique dans notre pays, nous a fait choisir d’analyser des recherches existantes.

Si le nombre d’articles sur le sujet de ce mémoire commence à être conséquent, les études sérieuses, elles, sont encore très rares. Nous avons sélectionné la première car elle se préoccupe des différents aspects de l’entretien thérapeutique, nous livrant une évaluation globale. La seconde étude a été retenue car elle évalue un aspect central : l’alliance thérapeutique.

Ces deux études, sélectionnées parmi un choix très limité, nous ont paru être adéquates dans le cadre de cette partie pratique. L’hypothèse de travail est donc le postulat que les entretiens de soutien par Internet sont efficaces malgré l’absence de certains aspects traditionnels (pas d’accès au langage corporel, à la voix,…). Pour mesurer cette efficacité, des critères précis seront définis dans les deux études ci-dessous et évalués puis comparés au groupe

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Emotions et émoticons, Psychothérapeutes sur Internet

Emotions et émoticons, Psychothérapeutes sur Internet

Chapitre 6

Emotions et émoticons

Nous avons trouvé peu de références aux émoticons dans les recherches concernant les activités psychothérapeutiques pratiquées sur Internet, nous trouvons néanmoins qu’ils sont importants et qu’ils sont également une aide potentielle.

Comme nous l’avons vu précédemment, nous ne disposons pas du langage corporel lors d’une communication par Internet (à l’exception des cas, très minoritaires, où la vidéo conférence est utilisée). Nous ne pouvons donc pas visuellement identifier les émotions exprimées par l’autre personne.

Lors d’un face à face classique, il est déjà parfois difficile pour certains patients d’exprimer leurs émotions verbalement, le langage corporel est, dans ces cas encore plus que dans les autres, un précieux indice pour le thérapeute. A l’origine, la communication par Internet était constituée à 100% de symboles ASCII. Il n’y avait donc pas d’images.

Très vite, les utilisateurs ont appris à combiner différents symboles pour en créer de nouveaux représentant les émotions. Voici une table reprenant les émoticônes les plus courants (ceux-ci sont intuitivement compris par la majorité des utilisateurs d’Internet).

IcônesensIcônesens
🙂sourire🙁tristesse
😀grand sourire😛tirer  la langue
:-Osurprise:-/incertain
:'(pleurs😉clin d’œil

Pendant de longues années, ces symboles ont été employés par de nombreux utilisateurs. Actuellement, et depuis

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