A.3. Facteurs de choix personnel
Le fait que la grossesse ait été planifiée est significativement associé à un allaitement maternel prolongé au-delà de 4 mois (Peters 2005). Les grossesses planifiées représentaient environ 73% des naissances dans l’étude de Peters et al.
Donath et al. (2003) ont fait une revue de la littérature pour établir l’impact de la décision d’allaiter sur l’initiation et sur la durée de l’allaitement.
Les auteurs trouvent que la décision d’allaiter joue un rôle essentiel non seulement sur l’initiation de l’allaitement mais sur sa durée. En effet, ils montrent que le désir prénatal d’allaiter (ou de ne pas) prédit en grande partie le comportement de la mère après la naissance de l’enfant.
Inversement, si une certaine ambivalence est ressentie chez la mère durant la grossesse, la probabilité d’arrêter l’allaitement très tôt après la naissance est augmentée. L’intention prénatale de ne jamais allaiter ou d’arrêter précocement est considérée comme un facteur de risque pour toute perspective d’allaitement (Digirolamo 2005).
L’intention prénatale d’allaiter de manière prolongée (Blyth 2004, Kronborg 2004, Digirolamo 2005) est significativement associée à un allaitement prolongé.
Le moment de la décision d’allaiter semble être un facteur d’influence important sur le comportement d’allaitement des mères (Blyth 2004) : plus la décision est précoce, meilleures seront l’initiation et la durée d’allaitement. Dans l’étude de Blyth, les mères qui avaient l’intention d’allaiter depuis plus de 6 mois avant la naissance de leur enfant ont allaité plus longtemps que les mères qui avaient pris la décision plus tardivement.
Le choix tardif du mode d’alimentation du bébé est en effet associé à un sevrage plus précoce (Labarère 2001).


