Les compétences de l’infirmier en chirurgie pédiatrique

Compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

Les compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

5. Analyse des entretiens et résultats

Après avoir mené un entretien d’une vingtaine de minutes avec chacune des trois des soignantes, je me suis attelée à retranscrire leurs propos (cf. Annexes X, XI et XII).

J’ai, ensuite, procédé à une analyse qualitative, en les triant et les classant à l’aide d’un tableau d’analyse (cf. Annexe XIII).

Celui-ci, une fois établi, m’a permis de faire émerger les thèmes que j’aborderai tout au long de cette partie.

5.1 Le niveau de compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

5.1.2 Le niveau de compétences de l’infirmier peu expérimenté

Tout d’abord, Léa juge que la formation en soins infirmiers ne dispense que peu de connaissances aux étudiants, en rapport à la pédiatrie.

Elle explique cela en comparant la formation infirmière initiale et la spécialisation de puéricultrice qu’elle a suivie, un an après l’obtention de son diplôme : « Infirmière, on fait vraiment un tout petit module sur la pédiatrie.

Alors que là, on

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Méthodologie de la recherche : l’infirmier / le petit-enfant

Méthodologie de la recherche : l’infirmier / le petit-enfant

4. Méthodologie de la recherche

Après avoir effectué la recherche d’éléments théoriques, me permettant de mieux maîtriser mon sujet… Il est temps de présenter, dans cette partie, la méthode d’exploration que j’ai appliquée dans le cadre de ce travail de mémoire.

Celle-ci m’a permis de recueillir, auprès des professionnels infirmiers, des propos conséquents et exploitables pour la suite.

4. 1 Présentation de l’outil du recueil de données

Tout d’abord, j’ai mené une recherche qualitative. Cette recherche, en comparaison à la recherche quantitative, m’a permis d’explorer avec les participants, des sujets plus en profondeur et en détails. Ainsi, je m’attendais à ce que les résultats soient riches et conséquents.

De plus, le travail de mémoire, ne représentant pas une étude en tant que telle mais plutôt son amorce, ne permettait pas d’interroger un grand nombre de participants. Le nombre de sujets rencontrés se restreignant à trois, le choix de la recherche qualitative s’imposait.

Cette recherche, sur le

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L’anxiété préopératoire du petit-enfant

L’anxiété préopératoire du petit-enfant

3.4 L’anxiété préopératoire du petit-enfant

3.4.1 L’impact de l’anxiété préopératoire sur le petit-enfant

L’anxiété préopératoire est un concept désignant « une forme de malaise physique et psychologique dont les manifestations et l’intensité sont variables » (Amouroux, Rousseau- Salvador, et Annequin, 2009).

Dans le cas de l’anxiété préopératoire, l’apparition de cette sensation de malaise est consécutive à la possibilité d’une intervention chirurgicale. La nature de l’intervention, l’âge du jeune enfant ou encore ses expériences chirurgicales et anesthésiques préalables sont autant de facteurs pouvant causer, chez lui, différentes réactions en période préopératoire.

Cependant, l’intensité de l’anxiété a son importance. Effectivement, si cette dernière reste faible ou modérée, elle sera considérée comme une appréhension normale… mais si elle s’avère être importante, voire massive, elle peut alors représenter une réelle attaque de panique.

Chez le petit-enfant, la

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La douleur postopératoire : déf., amygdalectomie, évaluation

La douleur postopératoire chez le petit-enfant

3.3 La douleur postopératoire

Faisons maintenant un virage à 180°. Avant d’évoquer l’impact qu’a l’anxiété préopératoire sur la perception de la douleur postopératoire, il est avant tout nécessaire que je précise le concept de la douleur postopératoire dans la partie à venir.

3.3.1 La définition de la douleur postopératoire et ses caractéristiques

Tout d’abord, selon Deymier et Wrobel (2000, p. 35) « Il n’y pas une, mais des douleurs. ».

Effectivement, l’on pourrait classer ces différentes douleurs selon leur mécanisme physiopathologique (par excès de nociception, neurogène, ou psychogène), leur durée d’évolution (aigue ou chronique), et le type de pathologie en cause (maligne ou non maligne).

La douleur postopératoire, à laquelle je m’intéresse, est « souvent caractérisée par une forte intensité évoluant sur une durée brève. ». (Deymier, Wrobel, 2000, p. 91). La douleur postopératoire est une douleur aigüe, par excès de nociception.

Pour tenter de comprendre ce que cela signifie, il importe d’apporter

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L’infirmier : définition, rôle et en chirurgie pédiatrique

L'infirmier : la définition et le rôle, chirurgie pédiatrique

L’infirmier : la définition et le rôle, chirurgie pédiatrique

3.2 L’infirmier

L’infirmier en service de chirurgie pédiatrique me semble tenir un rôle clé dans la prise en soins du petit-enfant, lors de son hospitalisation.

C’est pourquoi il me parait primordial, pour continuer, d’examiner de plus près les missions et les ressources de ce professionnel.

3.2.1 La définition et le rôle d’un infirmier

Tout d’abord, l’infirmier se définit comme une « personne qui, en fonction des diplômes qui l’y habilitent, donne habituellement des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical ou bien en application du rôle propre qui lui est dévolu.

En outre, elle participe à différentes actions, notamment en matière de prévention, d’éducation de la santé et de formation ou d’encadrement » (Amiec recherche, 2005, p. 130).

En d’autres termes, les soins prodigués par l’infirmier découlent soit directement d’une prescription lui étant faite par le médecin, c’est ce que l’on appelle le rôle sur prescription de l’infirmier, ou soit de sa propre initiative, il s’agit alors du rôle propre de l’infirmier.

Ce que l’on appelle le « rôle propre de l’infirmier » représente donc sa « zone d’autonomie […] reconnue par les textes régissant l’exercice de la profession qui lui permet de prendre des initiatives et accomplir les soins qu’il (elle) juge nécessaire dans son champs de compétences » (Amiec recherche, 2005, p. 240).

Prenons pour exemple la gestion de la douleur postopératoire du patient par l’infirmier.

Selon l’article R4312-19 du Code de la Santé Publique (Legifrance, s.d), il est du devoir du professionnel infirmier de mettre en œuvre tous les moyens appropriés visant à soulager la douleur du patient en dispensant des soins qui, s’ils dépassent son champs de compétences, doivent être prescrits par le médecin (il peut s’agir par exemple de prescrire des antalgiques), ou sinon qui dépendent de ses compétences propres (il peut s’agir alors d’apporter des conseils en terme de positions antalgiques, d’apporter de la glace à placer sur la région douloureuse afin de moduler la douleur, ou encore de pratiquer la relaxation etc.).

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Caractéristiques et psychologie d’un petit-enfant hospitalisé

Caractéristiques et psychologie d’un petit-enfant hospitalisé

3. Cadre théorique

Pour tenter d’obtenir des réponses à cette question, la recherche d’éléments théoriques, sur lesquels je pourrais m’appuyer dans la suite de ce mémoire, est nécessaire

. Cette recherche portera essentiellement sur les concepts composant mon interrogation précédemment établie.

3.1. Les caractéristiques du petit-enfant

Pour débuter cette première partie, je m’intéresserai tout d’abord à l’enfant au sens large, avant de me centrer sur le petit-enfant, âgé de deux à sept ans. Alors, je développerai ses caractéristiques, ses stades de développement ou encore ses émotions en Centre Hospitalier.

3.1.1 Le développement de l’enfant

Pour Freud, l’être humain développe sa personnalité tout au long de l’enfance et de l’adolescence. En effet, dès sa naissance et à mesure qu’il grandit, l’enfant se trouve dans un processus d’apprentissage continu.

Avec le temps, les tâches développementales qu’il accomplit se diversifient et ses besoins se modifient.

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Quand l’anxiété majore la douleur postopératoire

Quand l’anxiété majore la douleur postopératoire

L’infirmier de chirurgie pédiatrique a-t-il un rôle à jouer dans la gestion de l’anxiété préopératoire ?

Institut de Formation en Soins Infirmiers

Centre Hospitalier Le Mans (CHM)

Unité d’enseignement 5.6 S6

Initiation à la démarche de recherche

Quand l'anxiété majore la douleur postopératoireQuand l’anxiété majore la douleur postopératoire

Brisack Marie

Directeur de mémoire :

Laurent LAMARGOT

COMPETENCE 8

Promotion 2014-2017

Remerciements

Je tiens à remercier Laurent Lamargot. Ses conseils, sa disponibilité, mais aussi sa gaieté et son soutien ont été précieux dans l’élaboration de ce travail de fin d’études. Merci.

Je souhaite remercier également les infirmières que j’ai rencontrées au cours des entretiens, pour m’avoir accordé de leur temps et avoir partagé avec moi leur expérience et leur attrait pour la pédiatrie.

Aussi, je remercie le jury qui évaluera mon travail.

Enfin, je pense à ma famille et à mes amis.

Je les remercie infiniment pour tout leur soutien, et leurs encouragements.

Résumé

Quand l’anxiété majore la douleur postopératoire

Durant ma troisième année de formation en soins infirmiers, j’ai vécu, lors d’un stage effectué au bloc opératoire pédiatrique, une

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Les conséquences des MGF sur la santé des femmes

Les conséquences des Mutilations Génitales Féminines (MGF) sur la santé des femmes

10. Les conséquences des MGF sur la santé des femmes

Quelque soit le degré de mutilation pratiqué, les conséquences ou complications sont toujours néfastes pour la santé des femmes.

Nous retrouvons les complications les plus sévères chez nos sœurs qui ont été infibulées, ce qui n’a rien d’étonnant, vu la violence de l’acte.

Nous allons développer les principales conséquences des différents types de mutilations génitales féminines (MGF), à court et long terme, en nous basant principalement sur l’étude de l’OMS déjà citée (1998).

A noter que nous parlons là de conséquences sur un plan global et pas seulement malien (par manque de données concernant ce pays).

a. Conséquences immédiates après l’excision (court terme)

** Le décès

Il est très difficile, voire impossible de chiffrer le nombre de décès dus aux MGF, aucune étude n’ayant été menée sur ce point.

De nos jours, vu la lutte qui s’instaure contre les mutilations génitales féminines, il est probable que les données seraient compliquées à obtenir, la pratique tendant à être faite de manière cachée ; du moins, nous pouvons le supposer.

« La mort peut résulter d’une

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La mise en évidence des raisons principales justifiant les MGF

La mise en évidence des raisons principales justifiant les MGF

9. Mise en évidence des raisons principales justifiant les MGF

Nous l’avons vu, de nombreuses raisons poussent à poursuivre, au sein de la population malienne, les mutilations génitales féminines. Ainsi, il nous semble important de relever les éléments principaux qui continuent de légitimer cette pratique.

En préambule, nous pouvons dire que la valeur accordée à l’excision au Mali est essentiellement d’ordre culturelle et très importante pour la population. « Chacun se définit par l’appartenance à une ou plusieurs cultures. Chacun appartient à un faisceau d’identités qui inclut le culturel.

L’individu ne se trouve pas dans une identité monolithique, définie par un nombre de traits donnés comme définis immuables » (James, 2004). En général, les MGF sont déterminées sur la base de critères définis et justifiés socialement.

a) Le passage du statut de fillette à celui de femme adulte

Par ce rite de l’excision, il s’agirait, entre autre, d’initier les jeunes filles à devenir des femmes, d’assurer leur insertion sociale et de maintenir la cohésion sociale (UNICEF, 2007, 3 février).

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Les praticiens des MGF, coûts de l’opération et raisons invoquées

Les praticiens des MGF, coûts de l’opération et raisons invoquées
7. Raisons invoquées le plus souvent pour la pratique des MGF au Mali

Malgré les moyens mis en place par le biais de l’OMS, de l’United Nations Children’s Fund (UNICEF) et de centaines d’organisations non gouvernementales (ONG) pour la sensibilisation du peuple malien, la pratique continue à être perpétuée. Voyons les principales raisons du maintien de cette pratique.

a) Préservation de l’identité féminine et culturelle

Diallo indique que, pour les Bambara, l’excision permettrait de débarrasser la femme d’un esprit prétendument maléfique, le « wanzo » qui l’habiterait au niveau du clitoris à sa naissance et serait la cause des malheurs des humains (p. 7).

Sangho (1984), citée par Diallo (1997) nous rapporte que « chez les Sonraï pratiquants, les MGF auraient été instaurées depuis les temps reculés de la découverte du feu : les femmes furent choisies comme gardiennes du feu et elles ont dû être excisées pour rester pures (c’est à dire pour les empêcher de se souiller avec les rapports sexuels) afin d’éviter que le feu ne s’éteigne » (p. 7).

La pratique des MGF paraîtrait donc

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Les 3 types des mutilations génitales féminines MGF

Les 3 types des mutilations génitales féminines MGF

3. La typologie des mutilations génitales féminines (MGF)

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, en 1998, décrit de manière large les mutilations sexuelles féminines dans une brochure du même nom, portant le sous- titre : « aperçu du problème ».

De manière générale, elle a identifié que la chirurgie génitale, tant traditionnelle que moderne, est pratiquée dans différentes sociétés pour toute une série de raisons médicales, esthétiques, physiologiques ou sociales.

Le terme de mutilations sexuelles féminines, tel qu’il est employé ici, vise uniquement les actes chirurgicaux consistant en une excision rituelle, qui est pratiquée pour des raisons exclusivement culturelles et traditionnelles sur des fillettes ou des jeunes femmes, souvent sans leur consentement ou sans qu’elles en comprennent les conséquences (p.1).

Dans cette partie du mémoire, nous nous baserons fondamentalement sur une revue de littérature sur les MGF (Mutilations Génitales Féminines) au Mali par Diallo, sociologue, effectuée en 1997 (sauf pour les illustrations), car il s’agit d’un état des lieux spécifiquement malien.

Nous nous baserons aussi sur la revue de l’OMS, déjà citée, qui donne une image plus vaste du thème que Diallo.

Selon l’OMS, on entend par MGF « toutes les interventions aboutissant à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons culturelles ou autres et non à des fins thérapeutique » (page 6).

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La pratique de l’excision au Mali, Mémoire de fin d’études

La pratique de l’excision au Mali, un travail TFE

La pratique de l’excision au Mali

Haute école de santé de Genève HEdS

HES-SO Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale

Filière de formation

Infirmière HES, Infirmier HES

Mémoire de fin d’études

La pratique de l’excision au Mali, un travail TFELa pratique de l’excision au Mali

KONTE Assa

Directrice :

BARBEY Camille, chargée d’enseignement

Membres du jury :

FAVRE Sandrine, chargée d’enseignement

OKSALAMPI Anja, assistante sociale

Genève, novembre 2007

Résumé

Pour ce travail de fin d’études, j’ai choisi de m’interroger sur différents aspects de la pratique de l’excision au Mali.

Pourquoi ce thème ?

Tout simplement, étant malienne et ayant subi en bas âge cette pratique, elle me révolte depuis plusieurs années.

Ayant entrepris des études d’infirmière en Suisse, j’ai été confrontée au rôle de la femme, très différent de celui que je connaissais, les femmes occidentales menant couramment de front plusieurs rôles (épouse, mère, travailleuse, par exemple).

Cette confrontation a suscité en moi un processus de remise en question, particulièrement en lien avec mon rôle de femme en général.

Ce mémoire se propose donc d’explorer de manière large le thème de l’excision au Mali en approfondissant mes connaissances sur cette pratique, même si le sujet est tabou en Afrique et, par conséquent, extrêmement délicat à aborder.

Ce travail cherche également à identifier, au moins en partie, l’impact de l’excision sur les femmes maliennes par le biais d’entretiens compréhensifs de recherche, c’est-à-dire en tentant de comprendre le « monde » des femmes excisées de façon la plus large et approfondie possible, sans émettre de jugements, ni sur la société malienne, ni sur les femmes excisées.

L’accent est porté sur la compréhension générale de l’excision et son impact.

Pour mener à bien mes objectifs, le cadre de référence aborde les thèmes principaux suivants :

Sexualité de la femme normale, c’est-à-dire dans ce mémoire, non mutilée, les types de mutilations génitales féminines, leurs conséquences sur la santé des femmes et dans leur vie, ainsi que les raisons essentielles invoquées pour justifier les pratiques de mutilation.

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Les patientes et l’information reçue pendant la grossesse

Les patientes et l’information reçue pendant la grossesse

VII – La satisfaction des patientes

Dans un des objectifs secondaires, nous avons évalué la satisfaction des patientes sur l’information reçue pendant la grossesse pour la mise en route et la conduite de l’allaitement au retour à la maison.

Les différents types de stratégies anténatales doivent respecter les convictions de chaque femme pour lui permettre de prendre une décision dans les meilleures conditions possibles.

Il est donc de la responsabilité des professionnels de santé de donner une information claire et objective sur la pratique de l’allaitement et de ses bénéfices [40].

De façon générale, le ressenti est meilleur chez les patientes qui n’ont pas encore sevré leur nouveau-né au moment de l’enquête et pour celles qui allaitent exclusivement [22].

Dans notre étude, l’information pendant la grossesse a eu significativement plus de bénéfice pour la mise en route de l’allaitement maternel chez les patientes ayant eu une information spécifique que chez les patientes ayant participé aux séances de préparation à la naissance et à la parentalité.

En effet les patientes du groupe allaitement maternel ont été satisfaites à plus de 80% contre environ 50% environ dans l’autre groupe.

Les patientes ont plus de difficultés à évaluer l’influence des cours de préparation sur la poursuite de l’allaitement au retour de la maison car, selon elles, les conseils sont surtout centrés sur le début de l’allaitement.

Dans une autre étude ayant aussi étudié l’influence

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La durée de l’allaitement et l’influence de l’éducation antenatale

La durée de l’allaitement et l’influence de l’éducation antenatale

V – LA DUREE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL

Les taux d’allaitement (allaitement exclusif compris) à 1 et 2 mois du post-partum étaient respectivement de 83.7% et 65.3% dans l’échantillon. La durée médiane de l’allaitement était de 4.3 semaines +/-2.5. Dans l’étude Epifane de 2012 le taux d’allaitement à 1 mois était de 54.4% et dans l’étude menée en Rhône-Alpes entre 2004 et 2006, 54% des patientes avaient aussi poursuivi l’allaitement à 1 mois ; à 3 mois elles n’étaient plus que 27% [1 ; 22].

La plus forte proportion de femmes allaitantes peut s’expliquer par le fait que toutes les patientes incluses ont eu une information pendant la grossesse sur l’allaitement maternel. En effet, la synthèse de la revue a montré que la préparation à la naissance est un facteur influant positivement l’allaitement maternel.

Dans l’étude Epifane, une différence statistiquement significative sur le taux d’allaitement maternel à 1 mois s’observe entre les patientes qui ont participé ou non à une préparation à la naissance et à la parentalité, 59.8% d’allaitement chez les patientes ayant assisté à une préparation contre 47.4% dans l’autre groupe [1].

L’OMS recommande un allaitement maternel exclusif pendant 6 mois. La littérature retrouve des taux d’allaitement maternel exclusif à 1 mois de 41 à 35.4% et à 3 mois de 15% [1 ; 22].

La pratique d’un allaitement maternel exclusif a été évaluée dans l’enquête, 73.5% des patientes allaitaient de façon exclusive à 1 mois du

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La conduite de l’allaitement maternel

La conduite de l’allaitement maternel

IV – LA CONDUITE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL

Durant le séjour à la maternité, plus de la moitié des patientes (59.2%) ont eu recours au moins une fois à un complément, cela se répartissait de la même façon dans les deux groupes. Ces compléments ont été donnés préférentiellement à la seringue pour éviter de perturber l’apprentissage de la succion des nouveau-nés, conformément aux différentes recommandations.

Le taux d’utilisation de compléments est légèrement supérieur aux taux retrouvés dans d’autres études qui sont de 31%, 41% et 45% suivant les études. L’apport de compléments de lait artificiel est une pratique observable à la maternité, souvent sans réelles indications médicales. Les professionnels de santé ne sont pas toujours conscients des conséquences négatives de leur utilisation [7 ; 11 ; 22].

En effet, les indications à l’utilisation de compléments sont rares, certaines sont liées à la mère : maladie infectieuse, insuffisance de lait documentée (anomalies anatomiques, chirurgie mammaire), retard à l’établissement de la lactation ou encore tétées extrêmement douloureuses ; certaines sont liées à l’enfant : hypoglycémie sévère documentée, perte de poids associée à des signes de déshydratation et/ou un ictère.

Or, lors des entretiens, les patientes ont décrit y avoir recours pour les raisons suivantes : « peur de l’hypoglycémie et de l’insuffisance d’apports, tétées considérées comme trop espacées, fatigue maternelle et surtout difficultés

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