Le cycle biologique des acridiens (orthoptères)

Cycle biologique du criquet pèlerin Schistocerca gregaria Forskal, 1775 (COPR, 1982)

Le cycle biologique des acridiens (orthoptères) I-1-4-Cycle biologique Les acridiens passent toujours par trois états biologiques au cours de leur vie, les états d’œuf, de larve et d’imago (Fig.1). Le terme adulte est réservé aux individus physiologiquement capables de se reproduire (Appert et Deuse, 1982). Figure 1. Cycle biologique du criquet pèlerin Schistocerca gregaria Forskal, … Continuer la lecture

Les orthoptères: les espèces nuisibles à l’agriculture

Les orthoptères: l’importance économique et les espèces nuisibles à l’agriculture

Chapitre I : Données bibliographiques sur les Orthoptères

I-1- Généralités sur les Orthoptères

I-1-1- Importance économique

Il n’y a pratiquement aucun groupe d’animaux que celui des criquets qui, de tous temps, ait été associé par l’Homme à l’imagination des événements catastrophiques destructeurs, fatalement inévitables.

Le Criquet pèlerin étant phytophage, les dégâts causés à différentes cultures peuvent être très soudains et graves au point de déstabiliser les communautés rurales dans les pays en voie de développement et de provoquer des famines qui nécessitent une aide internationale.

Ce ravageur est non seulement capable de se reproduire de façon colossale, mais il mange chaque Jour son propre poids de nourriture fraîche.

Ainsi, un essaim de quarante millions de criquets pesant chacun 2 grammes en moyenne représente un poids total de 80 tonnes. Au nombre de 500.000 les criquets pèsent à peu près 1 tonne et consomment approximativement la même quantité de nourriture, que celle qui permettrait de nourrir 2500 personnes (Nurein, 1989).

D’après Launois (1986), la dernière invasion grave qui s’est produite en Algérie date de 1974.

A cette époque, les criquets avaient fait perdre 400.000 tonnes de céréales dans le Sahel alors que les habitants venaient de connaître quatre années de sécheresse consécutives engendrant la famine.

De même Launois (1988), signale que les cultivateurs d’oliviers de Sfax en Tunisie ont vu arriver sur leur récolte en avril 1988, des essaims compacts de Criquets pèlerins qui ont ravagé les cultures.

Les sauterelles dévorent les céréales, les légumes, les régimes de dattes et Jusqu’aux feuilles plutôt coriaces des palmiers en ne laissant que la nervure médiane une palmeraie ravagée par les sauterelles reste parfois deux ou trois ans sans produire (Capot- Rey, 1953).

S’il est vrai que l’action menée contre les criquets au Maroc ait été jugée par les experts comme exemplaire, aussi bien pour la mobilisation de la population que pour l’utilisation coordonnée d’importants moyens terrestres et aériens, il n’en reste pas moins qu’une nation ne peut parvenir seule à faire face à ce fléau.

Selon Lorelle (1989), 15 à 18 dollars par ha, constituent le coût de la lutte antiacridienne au Maroc pour la campagne 1987/1988.

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Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa

Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa

Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa

Institut national agronomique El Harrach (Alger)

Option : entomologie appliquee
Spécialité: protection des vegetaux

Thèse en vue de l’obtention du diplôme de magister
Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa
Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa – Régime alimentaire d’Acrotylus patruelis (Herrich- Schaeffer, 1838) [Orthoptera-Acrididae]

Par : ZERGOUN Youcef

Présentée et soutenue publiquement

le 05/06/1994

Devant le jury composé de:

PrésidentDOUMANDJI-MITICHE BProfesseur
Directeur de thèseDOUMANDJI S-EProfesseur
ExaminateurKHELIL M.A.Maitre de conférences
ExaminateurBENZARA A.Chargé de cours

Année universitaire :
1993/1994

Dédicaces et Remerciements

Résumé

Bioécologie des Orthoptères dans la région de Ghardaïa – Régime alimentaire d’Acrotylus patruelis (Herrich-Schaeffer, 1838) [Orthoptera-Acrididae]

Nous présentons ici un inventaire de la faune Acridienne de la vallée du Mzab (Sahara septentrional, Algérie).

Le climat de cette région est saharien avec un hiver modéré. Les sautériaux ont été échantillonnées avec des quadrats à Béni Isguen, Ghardaia et El-Atteuf. Au total, nous avons enregistré 29 espèces d’Orthoptères (Caelifera), 4 familles et 12 sous- familles, ont été collectés dans 3 sites différents échantillonnés de janvier à décembre 1992.

Sur la base du nombre total d’espèces, les Acrididae étaient la famille dominante avec 24 espèces.

Les espèces de sauterelles les plus communes étaient Ochrilidia gracilis et Acrotylus patruelis. Sur toutes les espèces recensées, la richesse totale atteint respectivement 16, 12, 11 à la station du milieu cultivée de Béni Isguen, la palmeraie de Ghardaia et le milieu naturel de Béni Isguen.

L’indice de diversité Shannon-Weaver (H) confirme ces résultats, où la valeur la plus élevée (3,58 bits) est rapportée milieu cultivée, (3,12 bits) est rapportée à l’environnement naturel et la valeur la plus basse (1,95 bits) est enregistrée dans la palmeraie de Ghardaia.

Des valeurs élevées de régularité (0,79 <E <0,98) indiquaient que la communauté des orthoptères était uniformément répartie dans chaque site. Le régime alimentaire a été déterminé par l’analyse de fragments de plantes dans les excréments d’Acrotylus patruelis prélevés sur le terrain.

La sauterelle étudiée a consommé 07 des 20 espèces végétales trouvées dans le milieu cultivé.

Quantitativement, Cynodon dactylon est bien consommé, suivi de Setaria verticillata, Cyperus rotundus, Lageneria vulgaris et Tribulus terrester; cependant, d’autres espèces végétales sont moins consommées.

Mots clé : Orthoptera – Bioécologie – Régime alimentaire – Ghardaïa – Sahara septentrional

Abstract

Bioecology of Orthoptera in the Ghardaia region – Diet of Acrotylus patruelis (Herrich- Schaeffer, 1838) [Orthoptera-Acrididae]

We present here an inventory of Acridid fauna in the Mzab valley (Septentrional Sahara, Algeria). The climate is Saharan with a moderate winter.

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Caractéristiques des exploitants et des étangs piscicoles

les différents types d’étangs selon la topographie

Caractéristiques des étangs piscicoles,

Presentation des résultats et discussion – Chapitre troisième:

3.1. Présentation des résultats

Les résultats obtenus durant notre investigation se trouvent consigner dans les différents tableaux et figurent ci-dessous.

3.1.1. Caractéristiques des exploitants

Le tableau 1 présente les données socio-économiques des enquêtés de notre zone d’étude.

Tableau 1: Caractéristiques socio-économiques

ParamètresCaractéristiquesFréquence (%)
SexeMasculin77,5
Féminin22,5
Age≤ 30 ans45
30 à 50 ans30
>50 ans25
Situation matrimonialeMonogame45
Polygame17,5
Veuf

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Le village de Mobi, la Province de la Tshopo

Le village Mobi province de la tshopo rdc

Le village Mobi
Milieu, matériels et méthodes – Chapitre deuxième:

2.1. Description du milieu

Notre étude a été menée entre Mars et Avril 2019 au village de Mobi et ses environs, territoire d’Ubundu, Province de la Tshopo en République Démocratique du Congo.

2.1.1. Situations géographiques et administratives

Le village Mobi est situé à 032° 10’ 58’’ de latitude Nord et à 00° 42’ 054’’ de longitude Est avec une altitude de 401m se trouvant au PK 31 de Kisangani route Lubutu, Secteur Bakumu Mandombe, Territoire d’Ubundu, Province de la Tshopo, R.D. Congo. Il est administrativement limité:
→ A l’Est: par le Centre Wanie-rukula;
→ A l’Ouest: par la ville de Kisangani;
→ Au Nord: par la forêt faisant la limite avec la Province d’Ituri et;
→ Au Sud: par le fleuve Congo.

2.1.2. Considérations écologiques

2.1.2.1. Climat

Se trouvant dans la Province de la Tshopo, le village de Mobi bénéficie d’un climat du type Af selon la classification de

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La pisciculture: définition, origine, type, sortes d’étangs et gestion piscicole

La pisciculture: définition, origine, type, sortes d’étangs et gestion piscicole

La pisciculture: définition, origine, type, sortes d’étangs et gestion piscicole

Chapitre premier: Généralités sur la pisciculture

I.1. Définition

D’après la FAO (1997), le terme aquaculture désigne: « La culture d’organismes aquatiques, y compris poissons, mollusques, crustacés et plantes aquatiques dans les eaux saumâtres salées.

Le terme culture implique une quelconque forme d’intervention dans le processus d’élevage en vue d’améliorer la production, telle que l’empoissonnement à intervalle régulier, l’alimentation, la protection contre les prédateurs…

Cette culture implique également la propriété individuelle ou juridique du stock d’élevage.

Du point de vue des statistiques, les organismes aquatiques récoltés par un individu ou une personne juridique les ayant eu en propriété tout au long de leur période d’élevage sont donc des produits de l’aquaculture.

Par contre, les organismes aquatiques exploitables publiquement en tant que ressource de propriété commune, avec ou sans licences appropriées, sont à considérer comme des produits de la pêche. »

Dans le cas présent, nous nous intéressons à la culture de

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La caractérisation de l’exploitation piscicole de village Mobi

L’exploitation piscicole de village Mobi

Institut facultaire des sciences agronomiques de Yangambi« IFA-YANGAMBI »
B.P. 1232 KISANGANI B.P. 28 YANGAMBI

Laboratoire d’Hydrobiologie, Aquaculture, Production Animale et Pathologie

Option: Agronomie Générale

Travail de fin de cycle Présenté en vue de l’obtention de grade de Gradué en Sciences Agronomiques
Exploitation piscicole de village Mobi - Caractérisation technique et socio-économique de l’exploitation piscicole
Caractérisation technique et socio-économique de l’exploitation piscicole de village Mobi et ses environs.

Par:
Nestor LINANGOLA NGANDI

Directeur:
Dr. Ir. MGW BONDOMBE-wa-YALOKOMBE

Professeur Associé
Encadreur: Ir. Joël EBWA KUM’AMBWA
Assistant

Annee academique
2018 – 2019

Epigraphe

« Ayant péché pendant toute la journée sans rien attrapé, Christ recommanda à ses disciples cette fois-ci de jeter le filet de l’autre côté et ils eurent capturé beaucoup de poissons et ils crurent à lui ».

«Avec deux poissons et cinq pains, Jésus-Christ nourrit une multitude des gens ».

Dédicace et Remerciements

Résume

Une étude sur la caractérisation technique et socio-économique de l’exploitation piscicole de village Mobi et ses environs a été menée pour diagnostiquer les causes de faible production et de proposer des pistes en vue d’améliorer les conditions de vie de ces exploitants.

Les sources de données ont été l’enquête par sondage faisant recours aux techniques d’interview semi-dirigé, par le biais de questions du type fermé et ouvert et l’investigation ad hoc.

A l’issue des observations, il s’avère que:

Les exploitants piscicoles sont majoritairement des hommes (75%) mariés et âgés, pratiquent l’agriculture comme activité principale, avec un taux d’alphabétisation élevé. La plus part de ses exploitants ne sont pas formés en pisciculture (70%).

Les caractéristiques des étangs piscicoles sont satisfaisantes permettant une bonne croissance des poissons mais les infrastructures d’élevage sont dominées par les étangs de barrage (72,5%) et ces derniers ne sont pas favorables à la mise en place des nouvelles techniques de production.

L’alimentation des poissons est constituée des sous-produits agricoles et sous-produits animaux pour la plupart des pisciculteurs et des aliments naturels (phytoplancton et zooplancton) exclusivement produits dans les étangs pour les autres.

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Variation des stocks de carbone du sol

Variation des stocks de carbone du sol

Variation des stocks de carbone du sol
Chap. IV. Discussion des résultats

IV.1 Variation des stocks de carbone du sol

Les résultats obtenus révèlent bien une variation de stock de carbone de sol par rapport aux types d’utilisation des terres. Les sols des forêts en transition secondaires- primaire, des forêts secondaires et des jachères sont ceux qui stockent plus de carbones que ceux d’autres types d’utilisation.
Les quantités obtenues en forêts (Annexe 2) sont proches des résultats de Ferry et al. (2014) qui estiment que les forêts tropicales humides stockent 27,9KgC/m2 dans les 100cm avec près de la moitié dans les 40 premiers cm soit, 13,9KgC/m2.
Comme l’affirme Razafimahatratra et al. (2008), ces résultats montrent que la présence des forêts originelles ne se témoigne pas toujours d’un stock de carbone exceptionnellement élevé dans leurs sols.
En effet, sans tenir compte du CO stocké dans la litière, les sols des forêts naturelles ont des stocks de carbone COS similaires voir légèrement inférieur aux jachères de longue durée (plus de 12 ans).
Les faibles stocks de carbone C dans les plantations et dans les champs

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Stocks de carbone et paramètres physico-chimique du sol

Chap. III. Présentation et interprétation des résultats
III.1. Stocks de carbone et paramètres physico-chimique du sol

III.1.1. Stocks de carbone de différents types d’utilisations de terre

A la figure 7 on présente les quantités moyennes de carbone stocké dans les 30 premiers centimètres de différents types d’utilisation de terre en tonnes de carbone par hectare (tC/ha)
Types d'utilisation des terres
Types d’utilisation des terres
Figure 7. Stocks de carbone de différents types d’utilisation des terres en tC/ha
Toujours à la même figure, les résultats indiquent les variations dans les stocks de carbone des différents types d’utilisation des terres. Les milieux forestiers et les jachères présentent un stock de

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Présentation du Parc Nationale de Kahuzi-Biega PNKB

Chap. II. Milieu et méthode
II.1 Milieu d’étude
Ce travail était réalisé à Tshivanga, partie haute altitude du Parc Nationale de Kahuzi-Biega (PNKB) dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC)
II.1.1 Présentation du PNKB
Le PNKB est l’un des sept parcs nationaux et des cinq sites du patrimoine mondial que compte la RDC, il fut créé en 1970 dans le but de protéger une espèce endémique des forêts orientales dont le gorille de plaine de l’Est. Il a été classé dès 1937 comme Réserve zoologique et forestière du mont Kahuzi par l’administration coloniale belge. En 1970, l’ordonnance n° 70/316 a classé cette réserve comme Parc National de Kahuzi-Biega avec une superficie de 60 000 ha. La superficie a été portée à 600 000 ha par ordonnance n° 75/238 du 22 juillet 1975.
Le parc se subdivise en deux zones suivant la variation de l’altitude dont la zone sub- montagnarde de basse altitude relevant du Domaine guinéo-congolais à l’ouest et la zone de haute altitude relevant du Domaine afro-montagnard à l’est. Ces deux

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Calcul du stock du carbone organique du sol en foret

Courbe typique de décroissance du stock de carbone d’un sol forestier après mise en culture

Calcul du stock du carbone organique du sol

I.6 Le carbone organique du sol en foret

Sur la planète (tableau 2) la quantité de carbone contenu dans les sols forestiers représente une grande proportion par rapports aux autres compartiments des forets.

Elle est liée en partie à la composition du couvert qui surplombe la forêt.

Cette dernière influence significativement la quantité de carbone organique dans la couverture morte du sous-bois et celui contenu dans les 30 premiers centimètres du sol (St-laurent et al., 2000)

Tableau 2. Répartition du carbone en forêt selon différents auteurs

Compartiment de la foretStock de COS selon différents auteurs
Dupouey et al, 2000Buchholz

et al, 2014

Luyssaer

et al, 2008

Tavema et al, 2007Lecocq et al, 2008IFN, 2010
Biomasse aérienne42%37%46%47%42%36%
Biomasse souterraine7%9%12%15%10%
Sol forestier51%54%54%42%43%54%
TOTAL100%100%100%100%100%100%

Source : Rossi et al., 2015

1) Dynamique du stock de COS en forêt

Deux facteurs majeurs influencent la dynamique de stockage du carbone

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Influence de l’occupation de sol sur le COS

I.5 Influence de l’occupation de sol et du type d’utilisation de terre sur le COS
Les couverts végétaux présentent deux intérêts majeurs pour le carbone du sol :
* Ils apportent et reconstituent l’humus par la restitution de la biomasse produite (aérienne et racinaire). L’impact sera bénéfique à court et moyen terme sur le niveau organique du sol.
* Ils permettent d’optimiser la couverture des sols et d’éviter les sols nus. Ainsi, ils boostent la biomasse microbienne lors du cycle de vie de la plante par la rhizodéposition issue de leurs racines (Aguer, 2015).
Bien que les formes de C organiques et inorganiques soient toutes deux présentes dans les sols, l’affectation et l’exploitation des terres ont généralement un impact plus grand sur les stocks de C organiques. (Aalde et al., 2006) Par exemple, la mise en culture d’un sol initialement sous prairie ou forêt engendre une diminution du stock deux fois plus rapide qu’une augmentation du stock liée à une conversion inverse des terres (Vigot, 2012).
Les sols sous forêt présentent les stocks organiques les plus élevés ; ces stocks

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Effet du climat sur le COS, type et nature du sol

I.3 Effet du climat sur le COS
Il est extrêmement difficile de prédire les effets du changement climatique sur les sols, étant donné les interactions complexes entre la température et l’humidité, l’augmentation de la productivité et l’augmentation de la décomposition et, les variations dues aux différentes régions et types de sols (Clara et al., 2017). Les stocks de carbone ne sont cependant pas distribués de manière homogène dans toutes les zones écologiques (tableau 1). Ces zones montrent de grandes différences, en termes de carbone organique, causées surtout par la température et les précipitations.
Le carbone du sol emmagasiné sur 1 m de profondeur, représente à peu près 4 kg/m2 (dans la zone aride) et 21–24 kg/m2 (dans des régions polaires ou boréales), avec des valeurs intermédiaires de 8 kg/m2 dans les zones tropicales. La contribution totale des régions tropicales au réservoir de carbone du sol serait dans un éventail de 400 GtC (jusqu’à 1 m), comparé à 2 000 pour le monde (2 456 GtC jusqu’à 2 m). La zone aride, qui couvre 40% de la surface des sols du monde, emmagasine seulement 5% (100

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Les facteurs du sol en lien avec les stocks du COS

Chap. I. Revue de la littérature

I.1 Le carbone du sol et son évolution

Le carbone (C) est l’élément fondamental de tous les êtres vivants et le principal constituant de la matière organique du sol.
Ce sont d’abord les plantes qui captent le carbone sous forme de dioxyde de carbone dans l’air durant la photosynthèse.
Ce carbone finit par se retrouver dans le sol lorsque meurent les plantes et les animaux qui consomment directement ou indirectement les plantes.
La plus grande partie de ce carbone retourne rapidement dans l’atmosphère durant la décomposition initiale des plantes et des animaux morts.
Toutefois, dans le cadre du processus de décomposition, une petite partie du carbone organique des plantes et des animaux dans le sol se transforme en matière organique qui se décompose moins facilement.
Avec le temps, la matière organique s’accumule dans le sol jusqu’à l’atteinte d’un équilibre où l’ajout de nouvelle matière organique dans le sol à partir des plantes et des animaux morts est égal aux pertes de carbone organique par la décomposition (McConkey et al.,

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La variation de stocks de carbone dans le sol forestier

stocks de carbone dans le sol forestier

Université catholique de Bukavu
Faculté des sciences agronomiques

Mémoire présenté envie de l’obtention du diplôme d’ingénieur Agronome
Option : Eaux et forêts

stocks de carbone dans le sol forestier
Etude de la variation de stocks de carbone dans le sol forestier suivant

le type d’utilisation des terres à Tshivanga au Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB)

Par : MUNGUAKONKWA CIZUNGU Merlin
Contacts : merlin.macmgs gmail.com , (+243) 842 621 746 / 972 269 528

Directeur :
Prof. Dr. Ir. CIZUNGU NTABOBA Landry

Co-directrice :
C.T. Ir. NSHOBOLE MIGABO Nicole

Encadreur :
Ir. BULONZA MUHIGWA Emmanuel

Année académique :
2017-2018

Epigraphe

« Parler de l’homme dans la nature revient presque aujourd’hui à parler de l’homme contre la nature. »
Théodore Monod

Résumé

Le carbone organique des sols (COS) représente un facteur déterminant des fonctions du sol tant sur le plan agroécologique qu’environnemental. Les sols forestiers en contiennent des quantités plus élevées mais également sensibles aux perturbations anthropiques dont les changements d’utilisation des terres.
Les défrichements en vue de l’agriculture et la récolte des bois énergies sont des formes des menaces qui pèsent actuellement sur les forêts du bassin du Congo et particulièrement sur les forêts du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB).
Ce travail vise à documenter la variation des stocks de carbone du sol dans différents types d’utilisation de terres identifiés à Tshivanga/PNKB.
Pour ce faire, les échantillons des sols ont été récoltés dans quatre types d’utilisation des terres notamment les forêts naturelles (forêts en transition secondaire-primaire et forêts secondaires), les jachères, les plantations forestières et les champs cultivés et ; sur lesquels les analyses de laboratoire ont été appliquées enfin de déterminer les fluctuations du COS et des quelques paramètres physico- chimiques suivant l’utilisation des terres et, la relation existant entre le COS et ces paramètres physico-chimiques.
Les résultats obtenus démontrent des valeurs de COS moyennement supérieures (≈102tC/ha) en milieu naturel mais avec des variations légèrement non significatives par rapport aux milieux anthropisés (≈75tC/ha). Les paramètres physico-chimiques des sols (texture, azote total, C/N, pH et humidité) varient également en fonction des types d’utilisation des terres.
Ces variations sont d’autant plus marquées que les milieux sont plus anthropisés. Cependant, seuls l’humidité du sol et les rapports C/N ont présenté une corrélation linéaire forte et positive avec le COS parmi tous les paramètres physico-chimique mesurés.
Mots clés : Carbone organique du sol, stocks de carbone, type utilisation des terres, défrichement, forêt.

Abstract

Soil organic carbon (SOC) is a determinant of soil functions both agroecologically and environmentally. Forest soils contain higher amounts but are also sensitive to anthropogenic

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