Le traitement tertiaire et quaternaire des eaux usées

Schéma d’un système d’ozonation

Le traitement tertiaire et quaternaire des eaux usées

3.4. Le traitement tertiaire (N et P)

Lorsque l’eau épurée doit être rejetée en milieux particulièrement sensibles, tels que les lacs, étangs et rivières souffrant de phénomène d’eutrophisation, un traitement tertiaire est réalisé afin d’éliminer l’azote et le phosphore.

Selon la directive européenne, toutes les stations de plus de 10 000 équivalents habitants doivent être munies d’un traitement tertiaire (N et P). (S.Vandermeersch,2006)

3.4.1 Azote

Dans les eaux usées, l’azote est essentiellement présent sous forme organique et ammoniacale. Outre l’assimilation de l’azote par les bactéries qui n’agit que faiblement sur sa réduction, l’abattement de l’azote se réalise en deux phases successives :

a) Nitrification (en milieu oxygéné)

La nitrification consiste en la transformation de l’ammoniaque en nitrate, elle est réalisée de façon biologique par les bactéries nitrifiantes.

Or, ces bactéries ont une faible croissance, le temps de rétention des eaux dans le bassin d’aération doit donc être assez long. La nitrification ne se produit donc pas dans le traitement secondaire, mais

Continuer la lecture

Le traitement biologique des eaux usées

Schéma du traitement biologique aérobie à boue activée

Le traitement biologique des eaux usées

3.3 Le traitement secondaire ou traitement biologique

Les traitements biologiques s’apparentent aux procédés de dégradation naturelle, mais de façon plus intensive.

Deux voies sont possibles pour dépolluer les effluents organiques biodégradables :

– La voie anaérobie

Elle est réalisée en milieu réducteur, où le carbone organique est transformé en CH4 et en de la biomasse.

Ce processus est réalisé par les bactéries anaérobies. Vu que les eaux domestiques usées sont faiblement polluées, l’anaérobie n’est pas souvent utilisée en station d’épuration urbaine. Un traitement aérobie convient amplement.

Le traitement anaérobie sera quant à lui utilisé dans certains effluents industriels très chargés en pollution organique. Par la suite, je ne parlerai donc que du traitement aérobie.

– La voie aérobie

Cette voie est celle qui s’instaure spontanément dans les eaux suffisamment aérées, le carbone organique y est dégradé par la respiration bactérienne. La réaction de respiration bactérienne peut être résumée ci-après :

Matières Organiques + O2 CO2 + H2O + Biomasse

La voie

Continuer la lecture

Les méthodes de traitement des eaux usées

Les méthodes de traitement des eaux usées
Chapitre III

Méthodes de traitement des eaux usées

1. Introduction

L’épuration des eaux usées a pour objectif de réduire la charge polluante qu’elles véhiculent, afin de rendre au milieu aquatique qui est le milieu récepteur une eau de qualité, respectueuse des équilibres naturels et de ses usages futurs.( CHELLE et DELLALE,2008)

Dans une STEP l’épuration des eaux passe par différentes étapes dont on va présenter ci- dessous.

2. Schéma général d’une station d’épuration

Une station d’épuration peut s’apparenter à une usine de dépollution des eaux usées avant leur rejet en milieu naturel, généralement en rivière. Par sa fonction, elle est installée à l’extrémité d’un réseau de collecte des égouts et en amont du milieu naturel.

Elle rassemble une succession de dispositifs, empruntés tour à tour par les eaux usées, chacun de ces dispositifs étant conçu pour extraire au fur et à mesure les différents polluants contenus dans les eaux.

Il existe plusieurs types de filières d’épuration selon le type et la quantité de pollution à traiter. Voici ci-dessous les différentes filières

Continuer la lecture

Caractéristique des eaux usées et qualité microbiologique

Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés

Caractéristique des eaux usées et qualité microbiologique

3. Qualité microbiologique

Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales. Cette flore entérique normale est accompagnée d’organismes pathogènes.

L’ensemble de ces organismes peut être classé en quatre grands groupes, par ordre croissant de taille : les virus, les bactéries, les protozoaires et les helminthes (Baumont et al., 2004).

3.1. Les virus

Ce sont des organismes infectieux de très petite taille (10 à 350 nm) qui se reproduisent en infectant un organisme hôte.

Les virus ne sont pas naturellement présents dans l’intestin, contrairement aux bactéries (tableau 2). Ils sont présents soit intentionnellement (après une vaccination contre la poliomyélite, par exemple), soit chez un individu infecté accidentellement. L’infection se produit par l’ingestion dans la majorité des cas, sauf pour le Coronavirus où elle peut aussi avoir lieu par inhalation (CSHPF, 1995).

On estime leur concentration dans les eaux usées urbaines comprise entre 103 et 104 particules par litre. Leur isolement et leur dénombrement dans les eaux usées sont difficiles, ce qui conduit

Continuer la lecture

Les eaux usées: Définition, origine et composition

Nature de la pollution des eaux

Les eaux usées: Définition, origine et composition

Chapitre II

Généralités sur les eaux usées

1. Introduction

Les eaux usées regroupent les eaux usées domestiques (les eaux vannes et les eaux ménagères), les eaux de ruissèlements et les effluents industriels (eaux usées des usines) (Baumont et al ; 2004).

1.1. Définition des eaux usées

Les eaux usées sont utilisées pour des usages domestiques, industriels ou même agricole, constituant donc un effluent pollué qui sont rejetées dans un émissaire d’égout.

1.2. Origine des eaux usées

Suivant l’origine et la qualité des substances polluantes, on distingue quatre catégories d’eaux usées :

1.2.1. Les eaux usées domestiques

Elles proviennent des différents usages domestiques de l’eau.

Elles sont constituées essentiellement d’excréments humains, des eaux ménagères de vaisselle chargées de détergents, de graisse appelées eaux grises et de toilette chargées de matières organiques azotées, phosphatées et de germes fécaux appelées eaux noires (Soufiya, 2009).

1.2.2. Les eaux usées industrielles

Elles sont très différentes des eaux usées

Continuer la lecture

Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès

Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès

Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès

2. Potentiel hydrique de la wilaya

2.1 Les eaux superficielles

Les eaux de surface de la wilaya sont très variables dans les temps et dans l’espace. Au sud, où il pleut rarement, les apports en eau de surface sont très faibles et très irréguliers, alors que dans le nord de la wilaya, ces apports sont plus importants et moins réguliers (CHADLI A,2008)

Tableau n°4 : Rapports des ressources en eau superficielle (CHADLI A,2008)

Sous bassinPotentielOuvrage de mobilisation
Mekerra25 à 30 hm3/anCheurfa (Mascara)
Melghir10 à 15 hm3/anOuizert (Mascara)
Tagouraya7 à 10 hm3/anBouhanifia (Mascara)
Chott chergui4 à 8 hm3/anNappe de Chott Chergui

Les eaux de surface de la wilaya de Sidi Bel Abbes sont de 4 types : les eaux des sources, les eaux des barrages, les eaux des oueds et les eaux des

Continuer la lecture

Présentation de la zone d’étude : wilaya de Sidi Bel Abbès

Sidi Bel Abbès
Présentation de la zone d’étude : wilaya de Sidi Bel Abbès

Chapitre I – Présentation de la zone d’étude

1.1. Introduction

La wilaya de Sidi Bel Abbès est une wilaya importante par sa population et ses diverses potentialités, agricoles et industrielles. Elle comporte 15 daïras et 52 communes.

1.2 Situation géographique

La wilaya de Sidi Bel Abbes est située au nord ouest de l’Algérie, elle est délimitée comme suit :

  • au nord par la wilaya d’Oran ;
  • au nord-ouest par la wilaya d’Ain Temouchent ;
  • au nord est par la wilaya de Mascara ;
  • à l’ouest par la wilaya de Tlemcen ;
  • à l’est par les wilayas de Mascara et Saida ;
  • au sud par les wilayas de Nâama et El-Bayad et
  • au sud est par la wilaya de Saida.

La wilaya occupe une position centrale et stratégique et s’étend sur environ 15% du territoire de la région du nord ouest du pays soit 9150,63 km². Elle est considérée comme relais de par son emplacement privilégié dans la mesure où elle est traversée par les principaux axes routiers de cette partie du pays. (D.P.A.T. 2013)

1.3 Topographie de la zone

1.3.1. Les zones de montagnes

Elles

Continuer la lecture

L’évaluation de l’efficacité du traitement des eaux usées

L’évaluation de l’efficacité du traitement des eaux usées

République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur e de la recherche scientifique

Université Djilali Liabes

Faculté des sciences de la nature et de la vie

Département des sciences de l’environnement

Mémoire De fin d’étude pour l’obtention du Diplôme de Master en Génie Biologique

Spécialité : Pollution et Environnement

Intitulé du thème :

traitement des eaux usées - l'évaluation de l'efficacité du traitement des eaux usées domestiques

Contribution à l’évaluation de l’efficacité du traitement des eaux usées domestiques de la station d’épuration à boues activées de la ville de SBA

Présenté par :

Mr. AKOLI IKAMA Junior Mr. ITOUA Sachel Andréas

Mémoire soutenue devant l’honorable jury composé de :

Président du jury : Mr. AMAR Youcef (Prof. UDL SBA)

Examinateur : Mme LEBID Sara (M.A.B UDL SBA)

Encadreur : Mme CHADLI Amina (M.A.A UDL SBA)

Année universitaire:

2014 – 2015 Session : « Juin »

Remerciements

Dédicaces

Résumé

La station d’épuration permet

Continuer la lecture

Application: daily precipitation models at the 6 locations

Stations numbers and their locations on map
Application: daily precipitation models at the 6 locations

3 Application

3.1 Data

The data used in this study, is the daily rainfalls at 6 stations in Scotland (table 3.1), from 1 January 1961 to 31 December 2015.

This data is used to simultaneously simulate daily, monthly and annual precipitation at the 6 locations.

The data is available in the National River Flow Archive website https://nrfa.ceh.ac.uk/data/search.

Stations numbers and their locations on map

Figure 3.1: Stations numbers and their locations on map.

Station NumberLocationCatchement Area

Continuer la lecture

Stochastic generation of monthly and annual precipitation

Stochastic generation of monthly and annual precipitation

2 Stochastic generation of monthly and annual precipitation

Generation of monthly and annual rainfall data is important for water resources systems and the estimation of water yield from large catchments. One can suggest to aggregate the generated daily rainfall sequences, detailed in the previous chapter, to monthly and annual rainfall values. However, in doing so the model does not take into consideration the monthly and annual characteristics.

To address this problem, Srikanthan (2005, 2006, 2009) proposed a nested model, an extension of the two-part model for monthly and annual generation for both single and multiple sites, that ensures the monthly and annual covariances are preserved.

2.1 Single site monthly and annual models

2.1.1 Single site monthly model

As previously mentioned, the generated rainfall amounts when aggregated into monthly totals will not, in general, preserve the monthly characteristics. Thus, the daily amounts model was nested and modified by Srikanthan (2005, 2006) in a single site monthly model to improve the monthly at-site characteristics of the generated rainfall data.

Once the daily

Continuer la lecture

Multisite stochastic generation of daily precipitation

Flowcharts for single site dialy precipitation generation using two-part model
Multisite stochastic generation of daily precipitation

1.2 Multisite stochastic generation of daily precipitation

Wilks (1998) extended the single site stochastic model, described in the previous section, to a multisite model. The basic idea in his

Comparison of the histogram for precipitation amounts with the corresponding fitted exponential and gamma probability density functions

Figure 1.2: Comparison of the histogram for precipitation amounts with the corresponding fitted exponential and gamma probability density functions

Flowcharts for single site dialy precipitation generation using two-part model

Figure 1.3: Flowcharts for single site daily precipitation generation using two-part model

model is to simultaneously simulate precipitation occurrences using a uniform [0, 1] vector ut and the precipitation amounts using a uniform [0, 1] vector vt in the way in which the

Continuer la lecture

Stochastic generation of daily precipitation

Diagram for weather generators models

Mohammed V University Faculty of sciences Rabat Department of mathematics master of statistics and econometrics Stochastic generation of daily, monthly, and annual precipitation Author: Said OBAKRIM Supervisor: Prof. Abdelhak ZOGLAT July 24, 2019 Acknowledgements This work would not be possible without the guidance, assistance, and support of my supervisor Prof. Abdelhak Zoglat. I am very … Continuer la lecture

L’ancienne orpheline Lorraine : cas de mine orpheline

Positionnement des instruments sur le terrain dans la CEBC
L’ancienne orpheline Lorraine : cas de mine orpheline
VI. Chapitre VI

Etude de cas (L’ancienne mine Lorraine, Québec, Canada)

1. Situation géographique de site d’étude

La mine Lorraine est située à mi-distance entre les villages de Belleterre et de Latulipe, dans la région du Témiscamingue au Québec, à environ 130 km de Rouyn Noranda (figure10).

Localisation du site minier Lorraine (Fontaine 1999) (a) et vue en plan du site avant la restauration

Figure 10 : Localisation du site minier Lorraine (Fontaine 1999) (a) et vue en plan du site avant la restauration (Nastev et Aubertin, 2000) (b).

2. Historique de la mine Lorraine

Le gisement de la mine Lorraine a été découvert en 1961 par prospection de surface (Lulin, 1990). La mine, en opération entre 1964 et 1968, a produit un minerai contenant du cuivre, du nickel, de l’or et de l’argent (Lavergne, 1985).

Continuer la lecture

Revégétalisation et phytorestauration des sites dégradés

Les principes de la phytoremédiation
Revégétalisation et phytorestauration des sites dégradés

3. Revégétalisation et phytorestauration

3.1. Lien entre revégétalisation et phytorestauration

La revégétalisation se définit comme le rétablissement d’un couvert végétal, souvent appelé reverdissement. En fonction des objectifs recherchés, elle peut mener à la récupération du milieu (sans retour à son état d’origine), à sa réaffectation (nouvel usage de l’écosystème) ou encore à sa restauration écologique d’origine.

Dans l’un ou l’autre de ces cas, la revégétalisation d’un site dégradé peut être réalisée afin d’éliminer la source de contamination ou de pollution que génère ou que constitue le site. De ce fait, elle peut représenter une forme de phytorestauration.

Le Dictionnaire de l’environnement (2010), définit cette dernière comme étant : «Ensemble des technologies qui utilisent les plantes comme principal agent de traitement des pollutions et vise à restaurer les ressources essentielles que sont l’eau, les sols et l’air, mais aussi la valeur sociale, économique, écologique et paysagère des sites traités» Plusieurs techniques de phytorestauration existent et

Continuer la lecture

Le drainage minier acide : les méthodes de gestion

La mine de Louvicourt à Canada restauré par la technique "barrière à l’oxygène
Le drainage minier acide : les méthodes de gestion

2. Les méthodes de prévention et de gestion du drainage minier acide

Les méthodes de prévention et de gestion du drainage minier acide sont basées sur le fait qu’il y a trois éléments essentiels à la formation du DMA (les minéraux sulfureux, l’eau et l’oxygène). Lorsqu’au moins un des trois éléments est absent ou réduit à des faibles concentrations, il n’y aura pas ou très peu de génération de DMA.

Les méthodes traditionnelles de prévention du DMA regroupent l’utilisation de recouvrements sur les parcs à résidus générateurs d’acide.

En climat humide ces recouvrements servent normalement de barrière à la pénétration de l’oxygène vers les résidus sulfureux puisqu’il est habituellement reconnu que les barrières à l’oxygène sont les solutions les plus efficaces pour limiter le DMA (SRK 1989; MEND 2001).

Plusieurs types de recouvrements peuvent être utilisés, les principaux étant le recouvrement en eau (ennoiement) et les recouvrements en sol (ou autres matériaux géologiques), il y a aussi d’autres méthodes plus récent peut-être efficace comme la neutralisation des rejets miniers, la

Continuer la lecture