Les fausses couches spontanées à répétition: les résultats
Résultats et discussion
Dans notre travail de recherche, nous avons essayé de réaliser une enquête épidémiologique descriptive, prospective concernant les fausses couches spontanées à répétition dans la région de Constantine.
Plusieurs raisons nous ont amené à porter la réflexion de ce sujet.
En effet, les fausses couches qui correspondent à des pertes spontanées et consécutives de grossesses sont devenues un phénomène traumatisant et assez courant dans la population générale soit pour les grossesses cliniquement reconnues ou les grossesses qui échouent avant d’être reconnues.
Ainsi l’étiologie de la Fausse Couche Spontanée à Répétition FCSR est souvent inconnue et il existe peu de stratégies de diagnostic et de traitement fondées sur des preuves.
Les études épidémiologiques de ces dysfonctionnements sont importantes pour comprendre le trouble et son apparition dans la population et pour également identifier les facteurs de risques.
Dans notre objectif de départ, nous nous sommes engagé à suivre une démarche de recherche d’une étiologie et l’identification des facteurs à l’origine des pertes récurrentes grâce à l’utilisation des données clinico-biologiques et du matériel génétique des parents recrutés au niveau du CHU Benbadis et de la maternité Sidi Mabrouk – Constantine pour la réalisation des caryotypes et les différentes techniques cytogénétiques.
Pour l’enquête épidémiologique, nous avons préparé un questionnaire visant à recueillir les données cliniques et biologiques des femmes enrôlées dans notre cohorte d’étude.
Durant la période de notre stage qui a commencé en février 2020, nous avons collecté 20 échantillons qui correspondaient à des prélèvements sanguins pour 20 couples ayant vécu des ASR, âgée entre 32 ans et 39 ans, 14 de ces échantillons ont été mis en culture et traités afin de réaliser les caryotypes et identifier les anomalies chromosomiques.
Malheureusement, il a été impossible de les réaliser et de traiter les échantillons restants suite à l’apparition et la propagation de la pandémie du COVID-19 qui forçait l’arrêt du travail.
La mise en place de l’enquête épidémiologique était aussi impossible pour la même raison. Malheureusement, l’analyse cytogénétique en bande R n’a été complétée que pour quatre couples.