L’impact du risque perçu et de la culture d’achat sur l’achat en ligne
Section 2 : Analyse de l’impact du risque perçu et de la culture d’achat sur l’achat en ligne.
Dans cette partie, nous allons vérifier les hypothèses émises dans notre recherche, afin de les valider ou de les rejeter.
Pour ce faire, nous vérifierons premièrement l’impact du risque perçu sur l’achat en ligne. Deuxièmement, nous vérifierons l’influence de la culture sur l’achat en ligne.
I- Influence du risque perçu sur l’achat en ligne
Dans cette partie, nous désirons savoir s’il existe une relation entre le risque Perçu par les consommateurs et l’achat des produits ou service en ligne.
A partir du moment où le risque perçu est tridimensionnelle nous effectuerons des analyses de régression linéaire multiple pour vérifier l’impact du risque perçu sur l’achat en ligne.
Tableau 20 Synthèse de l’analyse de la qualité du modèle de régression du risque perçu
ANOVA
Modèle
Somme des carrés
Ddl
Moyenne des carrés
F
Sig.
1
Régression
96,589
3
32,196
57,644
,000b
Résidu
118,411
212
,559
Total
215,000
215
Source : nos enquêtes
Nous constatons à la lecture du résultat que la valeur de F obtenue pour le modèle retenu permet de rejeter l’hypothèse nulle (H0).
En effet, la valeur F de 57, 644 est significatif à p=0,000. Ainsi, nous pouvons passer à l’évaluation de la qualité de l’ajustement et des paramètres du modèle de régression. Ceci est présenté dans le tableau ci-dessous.
Tableau 21 : récapitulatif des résultats de l’analyse de régression du risque perçu
Analyse des facteurs explicatifs de l’échec de l’achat en ligne
Chapitre 4 : Analyse des facteurs explicatifs de l’échec de l’achat en ligne
Dans le chapitre précèdent nous avons présenté la méthodologie de la recherche ainsi que les variables qui seront utilisées pour l’analyse des données. Dans ce présent chapitre, nous présenterons les analyses proprement dites sur une base SPSS v.20.
Section 1 Analyse descriptive de l’achat en ligne
Dans cette section, nous ferons une analyse des caractéristique de la connexion Internet de notre échantillon d’une part, et de l’autre part en cas de variable mesurée par plusieurs items, utilisons-nous l’analyse en composantes principales (ACP) pour confirmer ou non le caractère unidimensionnel du concept en présence.
I- Usage marchand de l’internet au Cameroun
Dans cette partie, nous mettons en exergue les usages de l’internet au Cameroun, les outils utilisés pour se connecter à l’internet et le nombre d’acheteur via Internet ainsi que leur fréquence d’achat.
1. Usage de l’Internet
Au Cameroun, la connexion au réseau Internet a été amorcée en 1997 suite à laréussite du «programme de numérisation».
La stratégie nationale d’ancrage à la société de l’information a été de cibler le secteur de l’éducation comme porte d’entrée des technologies émergentes.
Deuxième partie : les facteurs influençant l’intention d’achat en ligne: une analyse empirique
Cette deuxième partie est consacrée à la présentation de la partie empirique de notre travail.
La méthodologie de la recherche employée et les résultats obtenus sont présentés et commentés dans cette partie. Ainsi, elle se compose des deux derniers chapitres du mémoire.
Dans le troisième chapitre, nous exposons et justifions, dans un premier temps, la posture épistémologique adoptée et le cadre méthodologique pertinent à notre étude, et dans un second temps, nous présentons et justifions nos choix des méthodes statistiques employées pour obtenir les résultats qui seront exposés dans le chapitre suivant. Le quatrième chapitre est consacré à la présentation des résultats.
Ainsi nous passerons à la vérification des hypothèses émises plus haut afin de donner quelques recommandations nécessaires pouvant permettre la renaissance de l’achat en ligne au Cameroun.
Chapitre 3 : présentation du canevas d’investigation et mise en œuvre de la démarche empirique
Nous visons dans ce mémoire en faisant une analyse du point de vue des consommateurs, à étudier les facteurs explicatifs de l’échec de l’achat en ligne au Cameroun.
Après avoir présenté la revue de littérature et choisi le cadre conceptuel de la recherche, qui nous a permis de délimiter notre objet de la recherche, nous consacrons ce chapitre pour présenter notre choix épistémologique et méthodologique de la recherche.
En effet, la définition de l’objet de la recherche nous conduit à choisir le positionnement épistémologique pertinent par rapport aux différentes approches en sciences de gestion et ensuite la démarche méthodologique adéquate.
Ainsi, notre démarche se construit au fur à mesure comme l’explique Gavard-Perret et al. (2012) , d’après eux, « La réflexion épistémologique intervient plutôt comme une rationalisation a posteriori[……..]le chercheur est conduit à bien vérifier que sa démarche offre une cohérence nécessaire entre les choix épistémologiques, laou les stratégies, les techniques (de collecte et d’analyse) et les exigences de validation /légitimation de son travail de recherche ».
Ce chapitre vise deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à présenter les principaux paradigmes épistémologiques abordés dans la littérature, notre positionnement épistémologique et enfin le cadre méthodologique pertinent à notre étude.
Deuxièmement, il vise à présenter ou d’exposer la mesure des variables et les outils d’analyses statistiques dans le but de tester nos hypothèses de recherche.
Section I : positionnement épistémologique et choix méthodologiques
Cette section vise à exposer le cadre épistémologique et méthodologique adoptés dans cette recherche.
Dans un premier temps, nous dégagerons les principaux paradigmes épistémologiques abordés dans la littérature, qui nous aident par la suite à choisir et à justifier notre positionnement épistémologique.
Notons que le choix du paradigme de recherche retenu a des implications sur la conception de la stratégie de collecte et de traitement des données qui seront aussi exposées dans un deuxième temps.
I- La posture épistémologique de la recherche
L’épistémologie est « l’étude critique de la connaissance, de ses fondements, de ses principes, de ses méthodes, de ses conclusions et des conditions d’admissibilité de ses propositions » (Legendre, 1993).
Dans notre étude, elle présente l’étude de la connaissance dans les sciences, en autre terme, elle s’intéresse aux connaissances qui forment les sciences en se demandant comment ces connaissances émergent, se structurent et évoluent (Thiétart, 2014).
Cette étape est un passage indispensable dans la recherche comme le souligne Gavard-Perret et al. (2012) : « la spécification du cadre épistémologique dans lequel le chercheur inscrit son projet de recherche est un acte fondateur, qui porte à conséquence sur l’ensemble de la recherche ».
II- ACHAT EN LIGNE : une culture d’achat sous-estimé
Les travaux de recherche antérieurs soulignent l’importance de la culture sur lecomportement des individus, mais aussi son influence sur le comportement du consommateur dans le commerce en ligne.
Bien qu’il existe de nombreuses définitions sur ce concept, nous nous sommes inspirés des travaux de Hofstede (1980) pour définir la culture comme mode de vie d’une communauté ou comme système de valeur et d’idéaux d’une communauté.
Cette conceptualisation cognitive et subjective a jusqu’ici été l’approche la plus couramment employée pour étudier la culture dans la littérature en marketing (Birgelen et al., 2002). Ainsi, Hofstede, (1980) met en évidence des différences culturelles qui se matérialisent dans les choix, les symboles, les rituels et les valeurs.
Il identifie dans ses travaux cinq dimensions autour desquelles se traduisent ces différences culturelles, à savoir : l’individualisme/ collectivisme, la distance hiérarchique, la masculinité/féminité, le contrôle de l’incertitude et l’orientation à long terme/court terme.
Il convient d’examiner sur la base de ces travaux, les aspects culturels distinctifs susceptibles d’influencer le comportement d’achat en ligne du consommateur Camerounais. Partant de la définition de la culture ci-dessus, la culture d’achat au Cameroun repose sur la possibilité de marchandage, la possibilité d’interaction avec le vendeur en face à face et le mode de paiement à la caisse.
Cependant, sur les sites de commerce en ligne, les choses sont différentes : il y’a pas de vendeur avec qui interagir, on note également l’absence de marchandage, les décisions d’achat sont prises à partir de photos et de descriptions et le paiement s’effectue de façon électronique et souvent à l’avance.
Ces facteurs augmentent le risque perçu par les consommateurs et impact négativement sur la probabilité globale d’achat.
Selon Alphonse (2017), les éléments distinctifs se rapportant à la culture africaine susceptibles d’influencer le comportement du consommateur dans le commerce en ligne sont : l’absence de marchandage, l’absence d’orientation relationnelle en ligne et le mode de paiement.
1- Le marchandage
Le marchandage correspondrait à un « comportement complexe de concessions mutuelles engagé par l’acheteur et le vendeur dans le but d’établir un prix acceptable pour les deux ».
Section 2 : le concept de culture dans l’achat en ligne
Dans cette section, nous examinerons dans un premier temps la littérature sur le concept de culture, dans un second temps la culture dans l’achat sur Internet et enfin les influences culturelles dans l’adoption de l’achat en ligne.
I- La culture : des sciences humaines au marketing
Le premier obstacle rencontré dans l’étude de la culture est celui de trouver unconsensus sur la définition de ce concept qui satisferait les chercheurs de l’ensembledes sciences humaines et sociales.
Ainsi, pour trouver une définition de la culture qui satisferait les chercheurs en marketing, il importe de remonter aux origines du concept pour enfin faire une synthèse de plus de cent soixante-quatre définitions recueilli par Kroeber et Kluckhohn (1952).
1. Les origines du concept de culture
La culture est une notion extrêmement complexe à définir.
Ses origineslointaines remontent dans la langue française à l’époque médiévale et renvoient au mot latin « Cultura » qui signifie le soin apporté aux champs ou au bétail, il apparaît vers la fin du 13ème siècle pour désigner une parcelle de terre cultivée (Cuche, 1996).
Au début du 14ème siècle, il ne signifiera plus un état mais une action (le fait decultiver la terre).
Puis, au milieu de ce siècle, va se former le sens figuré du motculture qui désigne la culture d’une faculté. Mais cette signification n’obtient guère de reconnaissance académique, puisqu’elle ne figure pas dans la plupart des dictionnaires de l’époque.
C’est ainsi qu’au 18ème siècle la culture au sens figuré commence à s’imposer et fait son entrée dans le dictionnaire de l’académie française (édition de 1718) et est plus souvent suivie d’un complément d’objet (culture des arts, culture des lettres, etc.).
Progressivement la culture s’affranchit de ses compléments et finit par s’employer seule pour désigner la formation, l’éducation de l’esprit (état de l’esprit cultivé par l’instruction, état de l’individu qui a de la culture). La culture est alors vue comme un caractère distinctif de l’espèce humaine.
Influence du risque perçu sur l’achat en ligne par les consommateurs
III- Influence du risque perçu sur l’achat en ligne par les consommateurs
L’un des principaux freins avancés dans la littérature pour expliquer une certaine réticence des consommateurs à s’engager dans l’achat sur Internet serait le risque perçu.
Avec l’avènement de l’Internet comme un nouvel environnementd’achat de nature virtuelle, le risque que perçoivent les consommateurs dans l’utilisation de ce nouveau mode de commercialisation pour commander des produitsaugmente.
Selon Cases (2001), le risque perçu est considéré comme une variabledéterminante dans la décision d’achat à distance. Vu le contexte de la transaction enligne, plusieurs chercheurs ont mis l’accent sur l’importance accordée au facteurrisque perçu.
Dans le domaine du commerce électronique, Forsythe et Shi (2003) placent en tête les mêmes risques que ceux relevés par Mitchell(1999), susceptible d’influencer l’intention d’achat par Internet: le risque financier, le risque de performance et le risque psychologique.
Dans l’environnement traditionnel comme dans l’environnement virtuel, les consommateurs visent à optimiser le risque et en particulier le risque financier.
Le risque financier correspond à la dépense monétaire potentielle associée au prix d’achat initial d’un produit ainsi que le coût d’entretien ultérieur de ce produit (Featherman et pavlou, 2003).
Pour Mitchell (1999) le risque financier correspond à la perte potentielle liée à la défaillance du produit, aux co
Déterminants et dimensions du risque perçu par le consommateur, l’achat en ligne
II- Déterminants et dimensions du risque perçu
Apres avoir mis en évidence les composantes du risque perçu, pour mieux comprendre cette notion, il est intéressent d’étudier ses déterminants.
Voir également si le risque perçu par le consommateur est cerné d’une manière globale, ou au contraire, s’il est décomposé au niveau de chaque perte potentielle (diversité et importance des pertes), appelées également « les dimensions du risque perçu ».
1. Déterminants du risque perçu
On pourrait identifier dans la littérature trois types de déterminants du risque perçu.
En effet, Cunningham (1967) écrit que la perception du risque perçu dépend de l’individu, mais aussi du produit. En plus, Dowling et Staelin (1994) y ajoutent que la situation d’achat aussi fait évoluer la perception du risque.
Sur cette base de travail, nous présenterons premièrement le risque perçu selon l’individu (c’est-à-dire le consommateur en ligne), deuxièmement nous parlerons du risque perçu selon le produit, et pour terminer nous parlerons le risque perçu selon la situation d’achat.
1.1 Le risque perçu selon l’individu ou le consommateur
Le risque perçu dépend étroitement des caractéristiques individuelles du consommateur comme la confiance en soi, l’implication, attitude face au risque… (Pichon, 2002).
Ainsi, Filser (1994), identifie trois catégories de caractéristiques individuelles qui peuvent influencer le comportement du consommateur: les caractéristiques sociodémographiques, psychographique et psychologiques. Chaque consommateur a sa propre tolérance au risque précise Mitchell (1998) qui est fonction de ses propres caractéristiques.
1.1.1 Caractéristiques sociodémographiques
Pour la première caractéristique, peu de relation a été trouvée entre les variablessociodémographiques et le risque perçu (Volle, 1995; BruneI, 2002) par le consommateur lors de son achat via Internet.
* L’âge
Cependant Schiffman (1972) a relié la variable âge à la prise de risque lors de l’essai de nouveaux produits. Kogan et Wallach (1964) estiment que les personnes les plus âgées prennent le moins de risque.
* Le sexe
Les résultats de Mitchell (1999) montrent que les hommes ont tendance à prendre plus de risque que les femmes.
Par contre dans le cadre du risque alimentaire, Brunel (2002) note que la « double fonction de “ portier économique ” (gate keeper) et de mère nourricière, peut influencer positivement la perception du risque chez les femmes.
En effet, la mère de famille ne fera courir aucun risque à ses enfants, si elle perçoit que le produit alimentaire peut être d’origine douteuse ou susceptible de les rendre malades. Par ailleurs, les femmes semblent se préoccuper davantage de leur corps et de leur alimentation que les hommes (Rozin, 1998).
L’achat en ligne, analyse et composantes du risque perçu
Chapitre 2 : Achat en ligne : entre risque perçu et culture d’achat
L’achat en ligne est considéré comme un sous-ensemble du commerce électronique, auquel les consommateurs associent généralement l’utilisation de la technologie.
Compte tenu de la nouveauté qu’il représente, mais aussi des spécificités qu’il apporte, le canal électronique influence les interactions entre détaillants et consommateurs.
Il en résulte chez les consommateurs des changements touchant leurs préférences, leurs attentes, leurs perceptions et leurs attitudes. C’est pourquoi il s’avère important d’étudier les facteurs qui expliquent la réticence du consommateur à acheter en ligne dans le contexte camerounais.
Dans ce chapitre, nous commencerons par analyser le concept de risque perçu avant de passer en revue le concept de culture.
Section I : le risque perçu et son impact sur l’achat en ligne
Sujet de préoccupation central pour les consommateurs, le risque perçu constitue un domaine de recherche pertinent, susceptible de guider la stratégie marketing des professionnels et des chefs d’entreprise.
En effet, Mitchell (1999) montre pourquoi les praticiens et les chercheurs en marketing continuent à s’intéresser à ce concept en soulignant son intérêt et sa portée conceptuels et pratiques.
Ainsi, nous allons dans cette section analyser le concept de risque perçu, présenter ses déterminants et dimensions, enfin analyser son influence dans l’adoption de l’achat en ligne.
I- Analyse et composantes du risque perçu
Bauer (1960) est le pionnier de la théorie du risque perçu en considérant que le comportement d’achat du consommateur comporte un risque dans la mesure où chaque achat occasionnera des conséquences, qui peuvent être parfois négatives, et qu’il ne peut anticiper avec certitude.
L’auteur met l’accent sur l’incertitude relative aux conséquences de toute décision prise par le consommateur. À partir de là, deux composantes de la notion du risque perçu peuvent être distinguées selon Ouzaka (2001).
Avant de traiter de ces composantes, il est important de passer en revue le concept de risque perçu.
Les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun
III- Présentation des plates-formes de commerce populaire au Cameroun
Au Cameroun, tout comme dans plusieurs autres pays africain, les entreprises spécialisées dans le E-commerce sont pratiquement inexistantes.
Depuis la fermeture de JUMIA et de la startup française « Afrimarket »en 2019, le commerce électronique a connu un échec sans détour au Cameroun.
Cependant, bien qu’échouer au Cameroun, l’achat en ligne reste balbutiante. Le seul moyen de pratiquer l’achat en ligne est le recours aux réseaux sociaux.
Le site web Smart insight dans une publication d’avril 2017 intitulé « Global social media research summary 2017 » fait un état des lieux de l’adoption et de l’utilisation des médias sociaux dans le monde.
Selon ce rapport, le réseau social le plus populaire dans le monde est facebook avec environ 1,8 milliards d’utilisateurs, suivi de whatsapp (1 milliards d’utilisateurs) et de Messenger (1 milliards d’utilisateurs).
Ce même rapport dévoile que sur 5,01 millions d’utilisateurs d’internet au Cameroun, environ 2,50 millions sont actifs sur les médias sociaux pour un taux de pénétration d’environ 10% (en 2017) largement supérieur au taux 6% réalisé en 2016.
Ceci peut témoigner de l’adoption fulgurante et de l’utilisation des médias sociaux au Cameroun.
1. Facebook
Chendjou (2017), déclare que Facebook est le réseau social le plus utilisé au Cameroun et ce depuis Décembre 2009.
A ce jour sur les 2,5 millions d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux au Cameroun, environ 2,1 millions sont présent sur Facebook (InternetWorldStats, 2016). La popularité de Facebook a suscité l’intérêt de diverses entreprises, qui ont commencé à investir dans le social commerce B2C sur Facebook.
De cette manière, Facebook est devenu une plate-forme de premier plan parmi les sites de réseaux sociaux en ce qui concerne le commerce en ligne.
En juillet 2014, Facebook a commencé à tester le bouton « Acheter », qui permet d’acheter directement les produits des entreprises, depuis l’application (Bao et Volkovynska, 2016). Cependant, la recherche d’informations concernant le succès ou l’échec de la fonctionnalité d’achat n’a donné aucun résultat.
TIC au Cameroun et comportement du consommateur sur internet
Section 2 Achat en ligne au Cameroun
Conscients des avantages offerts par les Technologies de l’Information et de Communication, les entreprises camerounaises vont elles aussi de plus en plusles intégrer dans leurs processus d’affaires.
L’on va ainsi voir un grand nombredes organisations se déployer sur des réseaux tels que Twitter, Facebook, Instagram, whatssap…
Ainsi dans cette section nous ferons un bref état des lieux de l’utilisation des TIC au Cameroun, nous analyserons le comportement du consommateur en ligne et enfin nous présenterons les plateformes de commerce électronique présent aujourd’hui au Cameroun.
I- Etats des lieux d’utilisation des TIC au Cameroun
Dans un contexte mondial marqué par la mutation vers le «tout numérique», leCameroun s’est résolument engagé à suivre la cadence mondiale.
En effet, le Cameroun, à travers « le plan stratégique Cameroun numérique 2020 » a définit les axes stratégiques pour le développement de l’économie numérique suite au discours prononcé par le chef d’état en ce sens, « […] j’ai instruit le gouvernement d’accélérer la mise en place des conditions préalable à l’industrialisation de notre pays.
Ces conditions indispensables sont :
le développement des infrastructures de Communication et Télécommunication. Dans ce dernier domaine il faut rattraper au plus vite notre retard dans le développement de l’Economie Numérique […] » (2015).
6 Organisme disposant des plateformes de suivi des flux sur internet et le réseau sociaux
Le pays a donc entrepris de grands chantiers sur les plans institutionnel, réglementaire et infrastructurel pour soutenir son ambition d’une émergence dans le secteur numérique.
Ayant compris le rôle incontournable des TIC dans le développement de l’économie et du changement social, les populations autant que les entreprises vont de plus en plus s’y intéresser.
Cet intérêt peut s’illustrer à travers les figures suivantes :
Figure 1 : Taux de pénétration d’internet au Cameroun de 2009-2019
Source : internetlivesstats
Selon le rapport de Hootsuite et we are Social, le Cameroun comptait en janvier 7,8 millions de personnes connectées à l’internet. Avec ce nombre d’internaute, on apprend le taux de pénétration d’Internet au Cameroun à presque atteint 30% en janvier 2020.
La figure ci-dessus nous montre l’évolution de ce taux de pénétration de 2009 à 2019.
Définition et état de lieux de l’achat en ligne au Cameroun
III- Définition et état de lieux de l’achat en ligne
Dans cette partie, nous présenterons quelques définitions relatives à l’achat en ligne et l’état de lieux de l’achat en ligne au Cameroun
1. Définition de l’achat en ligne
Le commerce électronique a fait l’objet de plusieurs définitions. Dans ce qui suit, nous allons évoquer les plus pertinentes d’entre elles.
1.1 Définition de l’AFTEL (Association française du télématique et multimédia)
Pour l’AFTEL, l’achat en ligne désigne « l’ensemble des échanges commerciaux pour lesquels l’achat s’effectue sur un réseau de télécommunication.
Il couvre aussi bien la prise de commande que l’achat avec paiement. Il concerne autant les achats de biens que de service, qu’ils soient eux-mêmes directement consommé en ligne (service d’information, jeux en réseau…) ou non ».
Mais il désigne aussi l’ensemble des usages commerciaux des réseaux, y compris ceux dans lesquels une entreprise ne fait que présenter ses produits, la commande s’effectuant hors ligne (Andrea et al., 2002)
1.2 Définition de l’OCDE
L’OCDE définit le commerce électronique comme étant « la vente ou l’achat de bien ou de service effectués par une entreprise, un individu, une administration ou toute autre entité publique ou privé, et réalisés au moyen d’un réseau électronique».
Cette définition inclut, non seulement les achats et ventes réalisés à travers un site, mais également les achats par minitel, par un système téléphonique interactif (type Audiotel) ou encore à travers des relations directes et automatisées d’un ordinateur à un autre excluant les transactions passées sur un mode non interactif, par un fax et téléphone.
Par ailleurs, les biens et les services sont commandés par l’intermédiaire du réseau électronique, le règlement financier, mais la livraison pouvant être réalisé par d’autres moyens.
Une autre définition envisage le commerce électronique comme un ensemble de transaction commerciale à destinations des particuliers (B to C : Business to Customer) ou entre entreprises (B to B : Business to Business) utilisant exclusivement internet ou un moyen électronique comme mode de commande, en revanche le paiement et la livraison peuvent s’effectuer par des méthodes traditionnelles.
2. Etat de lieux de l’achat en ligne
Nous présenterons l’état de lieu de l’achat en ligne dans le monde en générale et en Afrique en particulier.
TIC et Historique du commerce sur internet ou commerce électronique
Première partie : cadre théorique etconceptuel de la recherche
Dans cette partie, il est d’abord question, dans le premier chapitre de présenter les concepts de base lié à l’achat en ligne, ensuite nous essayerons de parler de l’achat en ligne dans le contexte Camerounais.
Dans le deuxième chapitre, nous présenterons le cadre théorique relatif aux facteurs explicatifs du non achat en ligne des consommateurs Camerounais et enfin nous présenterons leurs influences sur la décision d’achat en ligne.
Chapitre 1 : place de l’achat en ligne au Cameroun
La récente percée des techniques de télécommunication et de l’information a porté ses nouvelles technologies au cœur de l’infrastructure économique nationale et internationale, surtout le développement explosif du réseau Internet qui a accéléré la transformation du commerce, permettant des contacts instantanés et peu onéreux entre vendeurs et acheteurs.
La rapide intégration d’Internet dans la quasi-totalité des sphères économiques, a suscité l’attention que l’on porte depuis peu, dans tous les pays, au nouveau mode d’achat : le «commerce électronique ».
Notre objectif dans ce présent chapitre est d’apporter une lumière sur ce nouveau concept (commerce électronique). Nous allons donner une introduction au domaine de l’achat en ligne.
Section I : Concepts de base lies a l’achat en ligne
Nous allons débuter le chapitre par une vue globale de la réalité des TIC et de l’achat en ligne dans le monde.
I- Définition et évolution des TIC
Dans cette partie nous traiterons de la définition et de l’évolution des TIC (Technologies de l’information et de communication) mais aussi d’une brève histoire sur l’achat en ligne.
1. Définition des TIC
Dans les différentes littératures on constate qu’il n’y a pas un consensus sur la définition des TIC vu leur hétérogénéité et leurs complexités.
n effet, on peut distinguer selon les auteurs les définitions suivantes :
TIC : Technologie de l’information et de la communication
FEVAD : Fédération E-commerce et de la vente à distance
CEFRIO : Centre Francophone d’Informatisation des Organisations
CNUCED : Conférence des Nations Unis sur le Commerce et le Développement.
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique
AFTEL : Association Française de la Télématique multimédia
EDI : Echange des Données Informatisées
ANRT : Agence Nationale de Régulation des Télécommunications
E-commerce : Commerce Electronique
BtoB : Entreprise à Entreprise
CtoC : Consommateur à Consommateur
Liste des tableaux
Tableau 1:Commerce électronique B2C dans dix grandes économies
Tableau 2: Les questions d’un positionnement méthodologie et leurs réponses
Tableau 3 : Méthode du questionnaire en ligne
Tableau 4: Finalité des questions
Tableau 5 : Analyse du taux de retour et du taux de réponse
Tableau 6 : échelle de mesure du risque perçu
Tableau 7: échelle de mesure de la culture
Tableau 8 : échelle de mesure de l’achat en ligne
Tableau 9: Répartition de l’échantillon global en fonction du sexe
Tableau 10: Répartition de l’échantillon global en fonction de l’âge du répondant
Tableau 11 : caractéristique de l’échantillon selon la répartition géographique
Tableau 12: Caractéristique de l’échantillon selon le niveau d’instruction
Tableau 13: Caractéristique de l’échantillon selon la profession
Tableau 14 : usage de l’internet
Tableau 15 : Récapitulatif des principaux motifs d’usage de l’internet
Tableau 16 : le nombre d’e-consommateur Tableau 17: Synthèse du résultat de l’ACP sur le risque perçu
Tableau 18: Synthèse du résultat de l’ACP sur la culture d’achat
Tableau 19: Synthèse du résultat de l’ACP sur l’achat
Tableau 20 Synthèse de l’analyse de la qualité du modèle de régression du risque perçu
Tableau 21 : récapitulatif des résultats de l’analyse de régression du risque perçu
Tableau 22 : Synthèse de l’analyse de la qualité du modèle de régression de la culture d’achat
Tableau 23 : récapitulatif des résultats de l’analyse de régression de la culture d’achat
Liste des figures
Figure 1 : Taux de pénétration d’internet au Cameroun
Figure 2 : Nombre d’utilisateurs d’internet au Cameroun
Figure 3 : Nombre d’abonnés à la téléphonie mobile
Figure 4 : Les facteurs explicatifs du comportement du consommateur.
Figure 5 : Modèle à priori de recherche
Figure 6 : pourcentage d’adoption des outils de connexion Internet.
Figure 7 : fréquence d’achat en ligne au Cameroun
Résumé :
L’achat à partir d’internet représente une des plus importantes tendances marquant les dernières années surtout au Cameroun.
Le volume de ventes enregistrées laisse prévoir un grand potentiel dans le marché Camerounais en particulier. Cependant malgré l’usage de plus en plus croissant d’Internet pour des activités diverses, l’utilisation d’Internet pour des activités commerciales a perdu son statut au Cameroun avec le départ du principal acteur de l’achat en ligne Jumia.
Cependant, cette recherche tente d’analyser les facteurs explicatifs de l’échec de l’achat en ligne au Cameroun. Partant de la revue de littérature, nous avons générés 2 hypothèses de recherche qui expliquent le lien entre l’achat en ligne et les principaux facteurs explicatifs.
Les résultats de cette étude nous ont permis d’identifier un modèle explicatif qui fait ressortir les principaux facteurs qui influencent significativement l’achat en ligne au Cameroun. Il s’agit du risque perçu et de la culture d’achat.
L’étude se propose d’apporter aux responsables marketing des éléments de décision permettant d’identifier les stratégies marketing les mieux adaptées au contexte du marché en ligne, afin de répondre aux besoins spécifiques des consommateurs.
Mots clés : Achat en ligne
Abstract :
Buying from the internet represents one of the most important trends marking the last few years, especially in Cameroon. The volume of sales recorded suggests great potential in the Cameroonian market in particular.