B. L’évolution économique du monde du vin : l’état de crise
« Qu’ils sont doux Bouteille jolie, Qu’ils sont doux
Vos petits glouglous !
Mais mon sort ferait bien des jaloux, Si vous étiez toujours remplie.
Ah ! Bouteille ma mie, Pourquoi vous videz-vous ? »20
Que les temps ont l’air doux avec les propos de Sganarelle dans le Médecin malgré lui, qui ne demande que du vin à l’infini. Or, dans le milieu du vin, la notion de crise peut être utilisée depuis une dizaine d’année. En effet, les ventes sont en chute libre depuis longtemps et les vignerons tentent de survivre dans ce contexte.
La filière vitivinicole est malmenée. Elle oscille entre réduction des exportations, de la consommation des ménages, augmentation de la concurrence et des normes réglementaires.
La crise conjoncturelle reprend donc les exportations et la concurrence internationale que subissent les vignerons français (1) alors que celle structurelle correspondrait alors à l’évolution alimentaire des Français qui transforment le monde du vin (2).
1. Une crise conjoncturelle amenée à se structurer
La crise du vin est mondiale. On a vu depuis 2007, avec la crise financière, un coup d’arrêt très net au niveau des achats des vins, qui s’est étendu aux années 2008 et 2009. Le marché international représente 258 milliards de dollars ou encore 3 milliards de caisses.
Depuis les années 1960, la consommation de vin recule de 2% en moyenne par an21. On remarque qu’en 2009, les exportations en