Implémentation de l’approche standard Bâle II

crédit agricole du Maroc

Implémentation de l’approche standard Bâle II

IV- Implémentation de l’approche standard « Bale II »

Pour la transposition de Bâle II, Bank Al –Maghrib a adopté une démarche pragmatique et progressive qui tient compte de la structure du système bancaire et répond le mieux possible à ses besoins. Ce grand projet qui est actuellement en stade d’implémentation, incite le CAM, à l’instar des autres banques, à adopter les meilleurs pratiques en matière de gestion globale des risques (marché, crédit, opérationnel). Les actions à entreprendre se présentent comme suit :

Définir les besoins en matière de système d’information suite aux études d’impact conduite par Bank Al Maghreb, ces besoins correstpondent à :

  • L’enrichissement des rubriques relatives à l’identification de la clientèle.
  • L’enrichissement du système comptable par les attributs réglementaires.
  • Le développement des états de reporting BAM.
  • La construction des bases de données (historique) crédit.

-Mettre à jour et enrichir les bases de données pour servir dans la construction des modèles internes, il s’agit de :

  • clôturer les comptes gelés
  • Renseigner la fiche client
  • Suivre l’opération d’assainissement et d’enrissement

-Construire les modèles internes de risque selon une démarche progressive en opérant les tests y afférents.

-Asseoir les structures de gestion du risque et mettre à jour les procédures de travail nécessaires à leur

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Audit des engagements, garanties : Gestion du risque crédit

système opérationnel de surveillance

Audit des engagements, garanties : Gestion du risque crédit

Section VI
Renforcement de l’organisation

I-Evaluation des garanties

L’évaluation des garanties est une action durable qui vise à estimer en permanence le niveau de couverture des crédits débloqués. La surveillance de ce taux est un élément fondamental du système de gestion du risque.

tant au nivau individuel d’un crédit puisqu’il permet de déclencher le processus de recouvrement en bon moment que sur le plan du portefeuille crédit de la banque.

Pour le crédit agricole, l’élaboration d’un tel système suppose la mise en place de :

  • Une structure spécialisée dans la gestion des garanties : cette structure sera chargée du volet administratif et juridique relatif aux garanties et veillera sur l’évaluation permanente des garanties selon des modèles appropriés.
  • Une procédure qui réglemente ce volet et qui pourrait être informatisée à travers un base de données des garanties,
  • Des modèles d’évaluation des garanties par type qui tiennent compte de l’évolution de l’environnement économique,
  • Des tableaux de bord de gestion de l’activité de tenu des garanties. ces derniers doivent être exploités dans le cadre d’un système de reporting dédié.

II- Industrialisation des recouvrements

La pro activité et la réactivité constituent les maitres mots en matière de recouvrement des créances. Afin de mettre à profit ces valeurs de travail au sein du crédit agricole, il est nécessaire de substituer l’approche de recouvrement

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Modernisation des outils de gestion du risque

Tableaux de bord risque

Modernisation des outils de gestion du risque

Section III

Modernisation des outils de gestion du risque 

I- Scoring pour la banque de détail

La banque de détail a pour cible une clientèle très exigente en matière de qualité de service et de célérité des traitements. L’industrialisation de l’activité crédit ainsi s’impose et se traduit pour le système de gestion de risque par la mise en place d’outils décisionnels faibles (scoring).

Pour le crédit Agricole du Maroc le cœur de cible de cette banque est composé des agricultures (petites et Moyennes Exploitation Agricoles) et des particuliers.

Pour le premier, une approche est déjà installée avec le système de scoring des PMEA (voir chapitre diagnistic). Il s’agit de la perfectionner davantage et de veiller sur sa mise à jour continuer en enrichissant les critères discriminants.

Pour la clientèle des particuliers, il est nécessaire de mettre en place un système de scoring. Toutefois, la démarche classique de construction du modèle de score ne peut être actionnée en raison d’absence d’historique des réalisations en matière de crédit.

C’est dans ce sens que nous préconisons d’adopter une démarche simpliste de type «  système expert » avec un engagement d’amélioration progressive au fur et à mesure de la construction d’un historique. Le moeur de scoring devrait inclure dans un premier temps des critères simples (risque client, risque projet)

II-Cotation des entreprises

Les pratiques d’étude du risque crédit auprès de la clientèle des entreprises au sein du CAM pourraient être renforcées par la mise en place d’un système de cotation. Il s’agit d’affecter les entreprises clientes à des classes de risque définies

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Mise à niveau des ressources du système risque

Segmentation de clientèle

Mise à niveau des ressources du système risque

Section II
Mise à niveau des ressources du système risque

I- Assainissement et enrichissement de la base de données clientèles

La construction d’une base de données clientèle fiable est l’un des piliers du système de gestion du risque, dans la mesure cette base constitue la matière première d’appréciation des facteurs risque présentés par le client.

Le système d’information actuel au Crédit Agricole du Maroc est un système orienté comptable, ceci explique largement le grand déficit en matière de connaissance de la clientèle.

L’absence de base de données clientèle a un double impact sur la qualité d’appréciation du risque client : sur le plan individuel lors du montage d’un dossier de crédit, il est difficile d’identifier le profil risque potentiel d’un client et sur le plan portefeuille de la banque, on ne peut procéder à une qualification du risque couru par la banque.

C’est dans ce cadre qu’il est impératif d’asseoir un processus de mise à niveau de la base de données à travers l’assainissement des comptes et l’enrichissement des fiches client selon des canevas appropriés en phase avec les pratiques bancaires et les exigences de Bank Al Maghrib.

Ceci suppose la mise en place des moyens techniques et humains nécessaires.

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Nouvelle politique de gestion de risque crédit

objectifs strategiques risque crédit

Nouvelle politique de gestion de risque crédit

PartieIII
Proposition d’actions pour l’amélioration du Système de gestion du risque crédit

Compte tenu des limites relevées, en matière de gestion du risque crédit au sein du crédit Agricole du Maroc et pour sécuriser le développement du portefeuille crédit de la banque à l’instar des nouvelles orientations stratégiques tout en respectant les exigences réglementaires en la matière, nous proposons dans ce chapitre une série de mesures à entreprendre dans les meilleurs délais pour mettre à niveau un système de gestion du risque crédit.

Comme tout système, un système de gestion du risque doit disposer de :

  • Une politique déclinée en stratégie qui oriente l’action,
  • Des ressources qui alimentent le système,
  • Des structures qui optimisent le fonctionnement du système,
  • Des outils de gestion modernes pour assurer son efficacité.

Ainsi les mesures proposées s’articuleront autour de ces 4 thèmes. ces mesures correspondent soit à des actions ponctuelles ou à des projets entiers. Nous insisterons dans leur présentation sur leurs objectifs et leurs démarches d’implémentation.

Section I
Un nouvelle politique de gestion de risque crédit

Le point de départ de la construction du système de gestion du risque crédit est la définition d’une politique claire. C’est un ensemble d’orientations stratégiques qui cadre les actions en la matière et assure leur cohérence et leur

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Les limites du système de gestion du risque actuel

Les limites du système de gestion du risque actuel

Les limites du système de gestion du risque actuel

II- Les limites du système de gestion du risque actuel

A l’issu de l’analyse du système de gestion du risque au sein du crédit agricole du Maroc à travers l’étude du portefeuille de crédit, les structures de gestion du risque, le processus de gestion et les différentes approches adoptées et après avoir présenter succinctement les orientations stratégiques du CAM, nous pouvons formuler certaines limites du système.

Certaines limites peuvent être qualifées de structurelles, leurs corrections supposent l’engagement à moyen terme de la baque dans un projet structurant.

D’autres revêtent un caractère opérationnel et peuvent être dépassés par des actions ponctuelles.

La formulation de ces limites se fera selon quatre thèmes :

  • La politique de risque
  • L’approche de gestion du risque
  • Les outils de gestion du risque
  • Les ressources du système de gestion

1- La politique de risque

La politique du risque du crédit agricole du Maroc manque de formalisme dans sa formalisation. Certes le plan d’entreprise CAP 2008, dont la portée et principalement commerciale, ressort quelques orientations générales en la matière sans pour autant être très explicite sur le schéma d’implémentation.

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Approche de gestion du risque (clientèle des agricultures)

Approche de gestion du risque

Approche de gestion du risque (clientèle des agricultures)

V- L’approche de gestion du risque

L’approche de gestion du risque, au niveau individuel au sein du crédit Agricole du Maroc, peut être qualifiée de classique de part sa outils. Toutefois on assiste, ces dernières années, à une modernisation du dispositif de gestion à travers des projets spécifiques à l’amélioration de l’approche du risque en l’occurrence :

  • Le système de scoring des petites et moyennes exploitations agricoles
  • La sous-traitance de la gestion crédit à la consommation,
  • La réfonte du circuit du crédit « Work Flow »
  • La segmentation de la clientèle
  • La standardisation de l’offre produit.

Ou encore des projets structurants dont les retombés sont très sollicités en matières de surveillance et d’appréciation du risque à savoir :

  • La refonte du système d’information,
  • La refonte du système de contrôle interne,
  • La refonte du système comptable.
  • sans oublier les projets d’alignement sur les dispositifs prudentiels de Bank Maghreb.

Par ailleurs, on peut distinguer 3 approches différentes selon le segment de clientèle :

  • La clientèle des agriculturs,
  • La clientèle des particuliers,
  • La clientèle des entreprises

1-Approche de gestion du risque pour la clientèle des agricultures

Le crédit Agricole a mis en place, depuis 2004, un système de scoring [1] pour le financement de la petite et Moyenne

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Structures, processus de gestion du crédit et système de décision

Structures et processus de gestion du crédit

Structures, processus de gestion du crédit et système de décision

II- Les structures de gestion du risque

1- Les structures d’études

L’étude des demandes de crédit est initiée au niveau des points de vente par le service crédit de l’agence à l’occasion de chaque demande une étude est établie selon les canevas appropriés.

Compte tenu de l’orientation commerciale des points de vente, ce service est encours de disposition, il sera remplacé par les chargés de clientèle qui disposent d’une visibilité plus globale sur le client, ils sont désormais responsables d’instruction des dossiers au niveau des agences.

Si les caractéristiques de la demande de crédit dépassent les compétences des points de vente, l’étude du risque est refaite au niveau des unités des engagements des directions régionales qui réexaminent la capacité financière et le niveau de risque que présente le client émettent un avis sur le dossier et le communiquent à l’organe de décision compétent.

Si encore une fois les caractéristiques de la demande de crédit dépassent les compétences des directions régionales, les dossiers sont réétudiés au niveau de la direction centrale des engagements du siège.

a- Organes de décision

[1]

La décision d’octroi de crédit est une décision collégiale prise par un comité de crédit après étude de dossier. On distingue ainsi 8 organes de décisions dont les compétences sont

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Portefeuille crédit : la structure du portefeuille de crédit

Les crédits par décaissement

Portefeuille crédit : la structure du portefeuille de crédit

Section II

Le système de gestion du risque

I- Le portefeuille crédit du CAM

Compte tenu de sa nouvelle orientation de diversification de l’activité et eu égard de la volonté de construire une banque universelle de détail, l’offre produit s’est diversifiée est englobe pratiquement tous les besoins des différents segments

1- Les crédits offerts

[1]

A l’instar des banques de la place, le crédit agricole du Maroc offre une gamme de produits de crédit complète et répondant aux différents besoins de la clientèle.

Pour leur développement commercial certains produits font l’objet d’habillage marketing, nous les présenterons ci après selon leur nature.

a- Les crédits offerts à la clientèle des particuliers et professionnels

Ces crédit revêtent un caractère standardisé : même produit avec des fonctionnalités différentes. On distingue 3 grandes familles selon l’objet financé :

  • Le crédit immobilier pour financement des acquisitions ou de la construction de logement,
  • Le crédit à la consommation pour le financement des besoins personnels clients à court terme(événement),
  • Le crédit leasing pour le financement à moyen terme d’acquisition des équipements.

b- Les crédits offerts à la clientèle des entreprises

Ces crédits revêtent un caractère personnalisé, paramètre spécifiques à chaque produit. On distingue 4 grandes

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Crédit Agricole du Maroc, stratégie et structures du CAM

stratégie du Crédit Agricole du Maroc

Crédit Agricole du Maroc, stratégie et structures du CAM

Chapitre II

Diagnostic du système de gestion du risque au sein  du crédit agricole du Maroc

Section I

Présentation du Crédit Agricole du Maroc [1]

I- Identification

1- Raison sociale

Depuis 1961 à 2005, la raison sociale était «  caisse Nationale du Crédit Agricole » A partir de 2005 elle a été baptisée le crédit agricole du Maroc (CAM) à l’occasion de la transformation du statut juridique en société anonyme.

2- Statut juridique

Au sens de la loi n° 15-99 portant la réforme du Crédit Agricole, la Caisse Nationale du Crédit Agricole, instituée par le dahir n° 1-60-106 du 4 décembre 1961, a été transformé en société anonyme à directoire et à conseil de surveillance, dénommée «  Crédit Agricole du Maroc ».

Le Crédit Agricole du Maroc est régi par les dispositions de la présente loi, par le dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414 (6 juillet 1993) relative à l’exercice de l’activité des établissements de crédit et de leur contrôle par la loi n° 17/95 relative aux sociétés anonymes ainsi que par ses propres statuts.

3- Adresse

Le siège social du Crédit Agricole du Maroc est sis au 28 rue Abou Fares Al Marini Bp 10000, à Rabat le téléphone est 212-37-20 8219 à 26 fax 212-70-78-32

Capital : Le capital social du Crédit Agricole du Maroc s’élève à 120 MDH, suite à une opération de restruction

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La gestion du risque dans le secteur bancaire

structure des crédits

La gestion du risque dans le secteur bancaire

 Section II

La gestion du risque dans le secteur bancaire

I-Le portefeuille crédit des banques marocaines

1-La structure par type de crédit

[1]

Type de crédit200420052006[2]
Compte courants débiteurs296293424742199
Crédits de trésorerie326533806144299
Crédits à l’équipement347534572252192
Crédit à la consommation95861025912400
Crédit immobiliers349354379154771
Autres crédits303993115928528
Total créances sur la clientèle171956203239234389

Durant les deux derniers années, l’encours global des crédits accordés à la clientèle par les banques commerciales à progressé de plus de 36% soit une progression annuelle de l’ordre de 18 % correspondant à un montant de 30.000 MDH.

le plan structure des crédits

Sur le plan structure des crédits, les crédits à moyen et long terme (crédit immobilier, crédit d’équipement) représentent 46% des crédits accordés à la clientèle par les banques commerciales et enregistrement un taux de

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Le système bancaire : caractéristiques et acteurs

La structure du système bancaire

Le système bancaire : caractéristiques et acteurs

La gestion du risque crédit au sein du crédit Agricole du Maroc Partie II

Le Crédit Agricole du Maroc a fait, pendant les 10 dernières années, l’objet de grandes mutations stratégiques.

Ces transformations profondes  visaient d’abord la mise à niveau et le redressement de la banque, objectif atteint en 2003 à travers le plan stratégique Oufok et ensuite le développement de la banque à l’horizon 2008 selon une logique de banque universelle ouverte sur l’ensemble des secteurs économiques outre que l’agriculture.

Aujourd’hui, le CAM occupe la 4ème place dans le système bancaire avec plus de 10 % de part de marché.

Afin de consolider ces premières performances et dans le but de réussire la nouvelle stratégie de diversification, il devient nécessaire de moderniser les outils de gestion en générale et de qualifier le dispositif de gestion du risque crédit en particulier dans un souci de sécurisation de la croissance horizontale tout en respectant les exigences réglementaires en la matière.

Dans cette deuxième partie, nous essaierons d’établir un diagonstic du système de gestion du risque actuel adopté par le crédit Agricole du Maroc avant de proposer un ensemble de mesure pour améliorer les systèmes.

Chapitre I
La gestion du risque crédit dans le secteur bancaire Marocain

Avant d’axer notre analyse sur le système de gestion du risque crédit au sein du crédit agricole du Maroc, nous avons jugé important de présenter le contexte macro-économique et réglementaire dans lequel cette banque. Le but étant de situer des profondes transformations.

Pour ce faire, nous présenterons dans une première un aperçu général sur le système bancaire marocain et les enjeux que revêt la gestion du risque crédit. Ensuite nous exposerons, dans une deuxième section, d’une

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Les accords Bâle II et la gestion du risque crédit

Exposure at defautl

Les accords Bâle II et la gestion du risque crédit

Section IV
Apports des accords Bâle II

I-Présentation des accords Bâle II

[1]

Les accords Bâle II constituent un ensemble de recommandations pour la mesure des risques dans les banques et pour l’affectation des fonds propres afin de couvrir ces risques.

Il s’agit d’un cadre permettant au système bancaire international de renforcer sa santé et sa stabilité. La mise en place de ces recommandations est un processus déjà initié par les banques centrales des différents pays.

1- Les objectifs des accords

L’objectif fondamental étant d’offrir un cadre permettant de renforcer la santé et la stabilité du système bancaire international, tout en maintenant une garantie suffisante que la réglementation sur l’adéquation des fonds propres ne sera pas une source significative d’inéglité concurrentielle entre les banques dont les activités s’étendent à l’echelle internationale.

Le comité estime que le cadre révisé encouragera l’adoption de pratiques renforcées de gestion des risques par le secteur bancaire, et voit l’un de ses principaux avantages.

2- L’étendue et évolution des accords Bâle II

Par rapport aux accords Bâle I (1988) dont l’accent était mis sur une seule mesure (fonds propres de la banque) avec une faible différenciation du risque, les accords Bâle II étend les mesure à trois piliers (fonds propres, surveillance, transparence) avec un éventail de mesures du risque crédit, risque de marché, risque opérationnel).

Ce nouvel accord rapproche de cadre prudentiel  et les exigences en fonds propres résultant des pratiques bancaires pour le pilotages des risques. Deux finalités étant : le renforcement de l’égalité des conditions de concurrence et le

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Les instruments de transfert du risque de crédit du portefeuille

relations commerciales

Les instruments de transfert du risque de crédit du portefeuille

II: Les instruments de transfert de risque de crédit sur portefeuille de signatures

1- Crédit linked note

Contrairement aux deux dérivés précédents, le Crédit linked note CLN n’est pas un produit hors bilan.

Il s’agit d’un titres lié au risque de défaut composante CDS) et il requiert donc, de la part de l’investisseur, le financement de la position sur le risque de crédit.

De fait, l’acheteur de protection ne subit pas le risque de défaut du vendeur A maturité, l’acheteur remboursera le principal et en cas de défaut du sous jacent, il paiera uniquement la valeur restante de l’actif c’est à dire conservera sur le principal la valeur du montant de perte.

Crédit linked note

Prime

100% principal à maturité

si défaut valeur de l’actif de

référence après défaut.

2- La titrisation

La possibilité pour la banque de dissocier le risque de crédit du financement constitue l’innovation majeure des dérivés présentés précédemment. On peut par exemple réaliser un arbitrage entre des obligations et des prêts bancaires.

Un certain nombre de signatures peuvent se financer sur les marchés avec des spreads inférieurs à ceux offerts par les banques. L’arbitrage consiste donc à acheter des obligations en cash et à vendre un total swap sur un crédit bancaire.

Toutefois, il est également possible d’évacuer le risque en cédant ses crédits. C’est l’objet de la titrisation. La banque constitue un pool de créance et les cède à une entité spécialement conçue pour les recevoir (SPV ou special vehicle purpose).

En contrepartie, cette dernière émet des tranches de différents profils rendement/ risque, revendues aux investisseurs. Si un défaut survient, la perte en capital sera supportée en priorité par les porteurs des tranches les plus

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Le transfert de risque de crédit : les différents modèles

Le transfert de risque de crédit

Le transfert de risque de crédit : les différents modèles

II- Présentation des différents modèles de transfert de risque de crédit

1- L’approche structurelle ou le modèle de la firme

L’approche structurelle appréhende le risque de crédit comme la probabilité d’insolvabilité, c’est à dire le risque que la valeur des actifs d’un débiteur ne couvre plus le montant de ses dettes.

Sur la base de l’article de Black et Scholes, intitulé «  The pricing of options ans corporates liabilities » 1973, Merton, en 1974, puis d’autres auteurs vont développer cette approche en représentant le défaut comme un processus endogène directement lié à la structure du capital d’une firme, plus préscisément, le profil de gains asymétrique des actionnaires et des créanciers est comparable à celui des options.

On peut donc utiliser le modèle d’option de Black–Scholes pour déterminer la valeur des dettes de l’entreprise.

L’information contenue dans le prix des actifs, qui est le sous-jacent du modèle, contient ainsi une information implicite sur le dafaut.

2- Mesure du risque par les spreads

Plutôt que de chercher à calculer une probabiltié de défaut, une autre approche consiste à l’extraire directement des spreads.

C’est la nécessité de tarifer les produits dérivés de crédit et la difficulté des modèles de Merton à

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