Informations à fournir dans le cadre de la réglementation sur le e-commerce
B. Les informations à fournir dans le cadre de la réglementation sur le « commerce électronique »
638. Des informations cumulatives
S’agissant de contrats conclus en ligne, la directive sur le commerce électronique impose également la fourniture d’un certain nombre d’information relative au prestataire de service (a), avant (b) et après (c) la passation de commande.
Cependant, l’obligation imposée par cette directive se distingue de celle exigée par la directive sur les services financiers et l’ordonnance de 2005, qui touchent aux services fournis ainsi qu’aux conditions du contrat.
Dans la directive sur le commerce électronique, le contenu des informations à fournir s’attache à la spécificité des contrats conclus électroniquement. La LEN a largement repris ces exigences en droit interne.
972 « D’autres règles du droit français contribuent néanmoins à l’encadrement de la fourniture de services financiers, en particulier des services d’investissement, mais protègent les investisseurs et non les consommateurs, et sont en grande partie édictées par les autorités de régulation des activités financières. Elles pourraient donc venir s’ajouter, dans le cadre de la fourniture de prestations à distance, aux dispositions correspondant à la transposition de l’article 3 de la directive » Avis n° 202 (2003-2004) de M. Denis BADRÉ, fait au nom de la commission des finances, déposé le 5 février 2004 (modifications législatives envisagées suite à la directive de 2002).
a. Les informations relatives au prestataire de service
639. L’identité
En premier lieu, le consommateur doit savoir avec qui il envisage de rentrer en affaires. C’est pourquoi le prestataire de services de la société de l’information doit lui fournir un certain nombre d’informations973 précises relatives à son identité et à son activité professionnelle (art. 5, § 1er) : son nom, son adresse géographique, ses coordonnées (y compris son adresse de courrier électronique), ainsi que, le cas échéant, son numéro de registre du commerce, son numéro de TVA, l’autorité de surveillance à laquelle il est soumis, l’ordre professionnel auprès duquel il est inscrit, son titre professionnel et l’Etat membre dans lequel il a été octroyé, et une référence aux règles professionnelles qui lui sont applicables et au moyen d’y accéder.