Faisant partie des opérateurs qui impactent le marché, la caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) compte parmi les plus importants investisseurs de la bourse de Casablanca. Khalid Chedadi, président de cet institutionnel de taille, analyse la conjoncture financière actuelle, revient sur les effets de cette correction et donne son avis sur les mesures pouvant l’atténuer.
– Mais n’y a-t-il pas une crise dans l’immobilier ?
-Il y a eu beaucoup d’articles dans les journaux qui annonçaient une grande crise dans l’immobilier, qui aboutirait à l’éclatement de la bulle spéculative. En réalité, la secteur de l’immobilier continue à se porter très bien et a encore de très belles années devant lui.
Ce que l’on oublie, c’est que ce secteur est composé de plusieurs segments, dont seul celui des résidences touristique haut standing a souffert de la conjoncture internationale. Et encore, ce qui est vrai pour Marrakech, ne l’est pas pour les autres villes .
Et ce segment représente très peu par rapport au cœur de l’activité de la promotion immobilière, qui est le logement économique et moyen standing, dans lequel la Maroc continue à accuser un grand retard et une demande qui ne cesse de croître avec l’amélioration du niveau de vie des Marocains.
– Les sociétés immobilières n’ont-elles pas atteint des cours astronomiques qui justifiaient une correction ?
-Les sociétés immobilières cotées sont ce que l’on appelle « des sociétés de croissance » qui ont un grand potentiel de développement, et dont le cours actuel anticipe une partie des résultats à venir. La démarche est donc parfaitement objective et même « scientifique ».Ce dont il faut s’assurer par contre. C’est la réalité de ce potentiel et la capacité de ces