Le président de CIMR en entretien avec l’économiste

Taux des T-Bonds à 10 ans 1985-2005
Le président de CIMR en entretien avec l’économiste
III. Khalid Cheddadi président de (CIMR) en entretien avec l’économiste

Faisant partie des opérateurs qui impactent le marché, la caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) compte parmi les plus importants investisseurs de la bourse de Casablanca. Khalid Chedadi, président de cet institutionnel de taille, analyse la conjoncture financière actuelle, revient sur les effets de cette correction et donne son avis sur les mesures pouvant l’atténuer.

  • – Mais n’y a-t-il pas une crise dans l’immobilier ?

-Il y a eu beaucoup d’articles dans les journaux qui annonçaient une grande crise dans l’immobilier, qui aboutirait à l’éclatement de la bulle spéculative. En réalité, la secteur de l’immobilier continue à se porter très bien et a encore de très belles années devant lui.

Ce que l’on oublie, c’est que ce secteur est composé de plusieurs segments, dont seul celui des résidences touristique haut standing a souffert de la conjoncture internationale. Et encore, ce qui est vrai pour Marrakech, ne l’est pas pour les autres villes .

Et ce segment représente très peu par rapport au cœur de l’activité de la promotion immobilière, qui est le logement économique et moyen standing, dans lequel la Maroc continue à accuser un grand retard et une demande qui ne cesse de croître avec l’amélioration du niveau de vie des Marocains.

  • – Les sociétés immobilières n’ont-elles pas atteint des cours astronomiques qui justifiaient une correction ?

-Les sociétés immobilières cotées sont ce que l’on appelle « des sociétés de croissance » qui ont un grand potentiel de développement, et dont le cours actuel anticipe une partie des résultats à venir. La démarche est donc parfaitement objective et même « scientifique ».Ce dont il faut s’assurer par contre. C’est la réalité de ce potentiel et la capacité de ces

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Le haut standing souffre de la confoncture international au Maroc

Immobiliers du Maroc
Le haut standing souffre de la confoncture international au Maroc
Chapitre IV

Immobiliers du Maroc

I. Le haut standing souffre de la confoncture international à Marrakech et Tanger

Ce qui vaut pour la crise financière doit valoir pour la crise immobilière. Ce comparatif n’est valable que du point de vue des retombées de la crise sur le Maroc.

A l’image du marché boursier, celui de l’immobilier subit juste l’impact psychologique de la tendance internationale. Par contre, si en Bourse, le marché est nettement vendeur sous l’effet de la panique, en immobilier, il donne l’impression de stagner. Les acheteurs, au même titre que les vendeurs, préfèrent reporter l’exécution des transactions jusqu’à ce que le ‘’tsunami psychologique » soit passé. Les acheteurs, de leur côté, anticipent la baisse des prix. Les vendeurs, eux, souhaitent répercuter dans leurs prix de vente le récent renchérissement des matériaux de construction. Du coup, ça stagne.

Cependant, crise ou pas crise, le débat ne peut être tranché sans une segmentation précise des gammes, voire même de

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Le secteur financier marocain et la crise financière

La Bourse de Casablanca, maroc
Le secteur financier marocain et la crise financière
Chapitre II – Secteur financier

Les réformes profondes menées ces dernières années ont amélioré le fonctionnement du monde de financement du Trésor dans le sens  de la  transparence et permis la modernisation des trois composantes du système financier (banques, assurances et marchés financiers).

Degré d’influence de la crise sur les banques marocaines

I. Bourse : La crise de confiance injustifiée

Modérés toutefois, les analyses rassurent : « La baisse enregistrée aujourd’hui n’est pas tout à fait révélatrice d’un marché qui serait réellement touché par la crise financière internationale ». Au sien de la communauté financière, on préfère parler d’effet psychologique et de retour de flamme provoqué par l’entraînement Addoha. L e marché marocain ne serait donc « pas directement concrète, sur le court terme, par la dégringolade que connaissent les principales places financières internationales ». En effet, pour les observateurs, « les fondamentaux nationaux demeurent intacts et les sociétés cotées en bourse se maintiennent, en majorité dans une logique de croissance ».

Les chiffres sont cependant là pour rappeler l’ampleur du trend baissier.

Pour lundi 6 octobre, l’indice de toutes les valeurs a clôture en recul de 2.30% à 12.240,54 points. Le Madex, pour sa part, n’a guère fait mieux, achevant la séance avec -2,46% à 10.051,57% points.

Les performances annuelles se trouvent respectivement portées à -3,58 et -3,9% s’affichant à plus de 587 milliards de DH, la capitalisation boursière est en érosion par rapport aux séances précédentes.

Le volume inscrit lors de la séance reste relativement convenable. S’élevant à 598 millions de DH, il a été exclusivement enregistré sur le marché de détail. En tête du podium pour la plus forte variable, la performance la plus importante est à mettre à l’actif de Papelera Teyuan avec une progression de 6% à 198,75DH.

Côté baisses, la plus faible variation a été enregistrée par la société métallurgique d’Imiter (-6% à 145,70 DH) et Madiaco Maroc

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Le secteur industrie-textile et la crise financière

le président de l'Amith Mohamed Tamer

Le secteur industrie-textile et la crise financière

Chapitre I – L e secteur industriel 

I. La crise financière plane sur le secteur industrie-textile

1) Budget réduit  provoque une commande restreinte des pays européens

Martyrisé. Le textile-habillement est un secteur auquel cet objectif correspondrait bien. A peine remis de la tornade liée à l’absolution des accords multifibres (AMF) en 2005 , la revoilà plongé dans un nouvelle tourmente , celle de la crise économique mondiale .

« Cela fait pratiquement deux mois que nous vivons une conjoncture difficile et délicate », affirme un opérateur lors de l’assemblée générale ordinaire (AGO) de l’Amith (association des taxtiliens) tenue mardi 8 juillet, à Casablanca. « Nous n’avons pas de visibilité pour la rentrée prochaine et la crise financière semble  se profiler sur le moyen terme », poursuit-il. Une chose est sûr : « les trois prochains mois vont être les plus difficiles », prédit un autre taxtiliens.

Tout a commencé aux Etat-Unis, il y a un an, avec la crise des subprimes. A tort, avait-on affirmé, haut et fort, que le Maroc serait épargné par les répercussions de ces dysfonctionnements d’économies développées étaient nos clients. Lorsque leur pouvoir d’achat est atteint, ce sont nos usines qui chôment.

Heureusement, ce n’est pas encore le cas. Mais, « il y a une baisse généralisée de la demande extérieure », indiquent les professionnels. Pis, certains donneurs d’ordre sont même devenus insolvables. « Sur le premier trimestre, des entreprises, notamment en France, en Italie et en Espagne, ont déclaré leur insolvabilité. Une  étude révèle que ce phénomène concerne 40% des entreprises

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L’impact de la crise financière sur l’économie marocaine

l'économie marocaine
L’impact de la crise financière sur l’économie marocaine
Deuxième partie

L’impact de la crise financière international sur l’économie marocaine

Il ne l’a pas clairement dit, mais le Centre marocain de conjoncture tire déjà, quoique de manière feutrée, la sonnette d’alarme: le Maroc ne sera pas à l’abri de la crise financière qui secoue la planète: «Les mécanismes de transmission des effets de la crise emprunteront les circuits réels portant sur les échanges commerciaux et les apports en investissements directs plutôt que les flux à caractère purement financier», lit-on dans une note dudit centre relative à ce sujet. Une situation très en rapport avec le degré d’intégration du Maroc au système financier mondial.

Le Centre marocain de conjoncture CMC considère, et ce n’est un secret pour personne: « N’ayant pas encore atteint le seuil critique d’intégration aux marchés financiers internationaux malgré ses tendances de plus en plus marquées à l’ouverture, le marché financier national demeure encore dans sa globalité assez réduit avec des flux d’échanges limités avec l’extérieur.

Même le développement important du crédit immobilier ces dernières années ne peut être considéré dans la conjoncture présente comme une source d’inquiétude du fait qu’il se conforme au potentiel économique et que son expansion se conforme aux règles prudentielles les plus strictes».

Par conséquent, la crise financière ne manquera pas de se manifester à d’autres niveaux. Il s’agit, en premier lieu, du comportement de la demande extérieure adressée à la production nationale en liaison avec les développements de la conjoncture internationale. Les flux d’investissement étrangers directs auront aussi un impact sur le processus d’accumulation au plan interne et sur le développement des capacités de production. L’économie marocaine sera aussi

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La crise financière, quelles protections pour les particuliers ?

l'assurance vie
La crise financière, quelles protections pour les particuliers ?
II- Crise financière : quelles protections pour les particuliers ?

Fin de notre dossier sur la crise financière d’octobre 2008 avec les protections mises en place pour les particuliers présentés par Lafinancepourtous et Kevin Koudjee.

1) La garantie des dépôts

Avec la crise financière actuelle, nombreux sont les particuliers qui s’interrogent sur le sort de leurs dépôts et de leurs titres, et craignent pour leurs actions, leur PEA et leur assurance vie même si ils entendent dire que les dépôts sont garantis à hauteur de 70.000 €.

Le fonds de garantie des dépôts

La garantie de 70 000€ résulte d’une loi de 1999 et s’exerce au travers du Fonds de garantie des dépôts. Le Fonds de garantie de dépôt des dépôts a été crée en septembre 1999, en vertu d’une loi du 25 juin 1999 conformément à une directive européenne.

Le Fonds de garantie des dépôts est une personne morale de droit privé dont l’objet est d’indemniser les déposants d’un établissement de crédits français ( et de toutes les succursales de l’Union Européenne) lorsque celui-ci n’est plus en mesure de leur restituer leurs dépôts immédiatement ou à terme rapproché.

Outre cette mission curative le fonds peut aussi avoir d’autre mission mais sur proposition de la commission bancaire. Mais revenons d’abord à la garantie des dépôts qui nous importe en cette période de crise financière.

  • – La règle des 70 000 €

La règle, en fait, c’est 70.000 € par déposant et par établissement. Qu’avec votre conjoint (ou partenaire de PACS…), vous ayez des comptes joints ou séparés, vous serez considérés comme des déposants distincts. Cette garantie est globale et couvre tous les types de dépôts (comptes courants, comptes à terme, comptes épargne logement…).

Elle s’applique à tous les établissements bancaires agréés par le CECEI, qu’il s’agisse de banques françaises ou de filiales françaises de banques étrangères. Le CECEI, est le Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement. C’est un organe dont les membres titulaires sont choisis au sein du conseil national du crédit et du titre, et qui est chargé e prendre les décisions et d’accorder les autorisations ou dérogations individuelles prévues par les dispositions législatives e réglementaires applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissements. A l’exception de celle relevant de la commission bancaire.

  • Exemple :

Vous avez un PEL, votre conjoint également et vous en avez ouvert un au nom de chacun de vos deux enfants mineurs

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Crise financière : épargne et placements : que faut-il faire ?

Epargne

Crise financière : épargne et placements : que faut-il faire ?

I- Crise financière : Epargne et placements : que faut-il faire ?

1) Votre argent est-il à l’abri ?

Oui, mais pas en totalité.Votre argent est protégé jusqu’à 70 000 euros par personne par un fonds de garantie. Sur le site Internet de la Banque de France, vous trouverez la liste des établissements adhérents (la plupart des banques présentes sur le territoire) à ce fonds, doté de 1,8 milliard d’euros.

2) Le crédit va-t-il être plus rare et plus cher ?

Sans doute, car avec la crise, les liquidités se font rares, et les prêts entre banques sont plus chers. La Ministre de l’économie, Christine Lagarde, avait déjà averti que les faillites des banques allaient aboutir à « un renchérissement du crédit dans les semaines qui viennent ».

Et selon une étude de l’Observatoire du financement des marchés résidentiel, « une nouvelle phase de remonter des taux s’est amorcée ». Selon elle, au deuxième trimestre, 10,4% des prêts avaient un taux supérieur à 5%, contre 7,4% au premier trimestre. Parallèlement, cette même étude montre une baisse de 11% du nombre de crédits immobiliers au premier semestre.

3) Et pour les entreprises ?

Les banques demandent de plus en plus de garanties. Pour les sociétés installées depuis longtemps, avec un bon

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Les conséquence de la crise financière sur la bourse

Analyse du CAC 40 à moyen terme
Les conséquence de la crise financière sur la bourse

III- Crise financière : conséquence sur la Bourse (CAC 40)

1) Méthode de l’analyse
a- L’analyse technique

L’analyse technique est un moyen de décrypter la psychologie des investisseurs, d’analyser leur comportement sur le marché en fonction ce qu’il s’est passé dans les semaines, mois ou années précédentes. En fonction de leurs niveaux d’investissement et de leur prix de revient, les investisseurs vont réagir différemment, guidés tour à tour par leurs espoirs de gain et leurs craintes de moins-values.

Des évolutions des cours dans le passé, proche ou lointain, vont naître des supports, des résistances, des points de retournement, des tendances, qui vont dicter la psychologie des acteurs du marché, et donc leurs comportements.

  • – Analyse technique a long terme et moyen terme du CAC 40

Dans ces temps de crise et d’extrême nervosité, où il serait d’ailleurs peut-être plus réaliste de parler de psychiatrie plutôt que de psychologie, je vous propose d’essayer de prendre un peu de recul en étudiant d’un point de vue technique deux graphiques LT et MT du CAC40, histoire d’essayer de voir où tout ceci peut nous mener.

L’analyse technique ne peut et ne doit être considérée comme unique critère d’analyse pour tenter de décrypter l’évolution des marchés, mais dans ces temps où les évolutions des cours sont plus de résultats d’émotions et de peurs que de critères fondamentaux tangibles, elle semble encore l’une des dernières à laquelle se raccrocher.

b- Analyse du CAC 40 à long terme

  • – Graphisme du CAC 40 depuis sa création

Pour situer les choses, commençons par un petit graphique du CAC à LT, c’est à dire depuis sa création. Ce graphe ne commence qu’à la fin des années 80, et ne nous permet pas de prendre en compte le krach de 87, mais une vingtaine d’année de recul me semble amplement suffisant si l’on en revient à ma définition

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La crise immobilière des Etats-Unis gagne le reste

La crise immobilière des Etats-Unis gagne le reste

II- La crise immobilière US gagne le reste du monde

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’éclatement des bulles immobilières qui a débuté par les USA commence à se faire ressentir un peu partout à travers le monde. En première ligne, l’Irlande, l’Espagne et le Royaume Uni sont parmi les plus menacés. La France est pour le moment épargnée, mais le niveau de prix y est tout de même supérieur de 20% aux fondamentaux, selon le FMI.

L’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis devient un phénomène mondial, et l’on voit les prix de l’immobilier défaillir un peu partout, depuis la campagne irlandaise jusque le long de la côte espagnole en passant par les ports baltes, et même dans certaines régions du nord de l’Inde.

Ce ralentissement global simultané, de plus en plus marqué au cours de ces derniers mois, pénalise la croissance économique mondiale, affectant non seulement l’immobilier mais également l’emploi.

En Irlande, en Espagne, en Grande-Bretagne et ailleurs, les prix de l’immobilier qui avaient grimpé au cours de la dernière décennie sont en train de retomber. Les analystes du secteur prévoient que certains pays feront face à un ajustement encore plus drastique que celui des États-Unis, et envisagent la possibilité que ce ralentissement se transforme en effondrement majeur.

Dans une certaine mesure, les problèmes apparaissant dans le monde entier sont le résultat d’une contagion américaine. Au moment où les conditions d’octroi de crédit immobilier se resserrent en raison de la crise qui a débuté dans le marché hypothécaire des subprimes, les analystes craignent que d’autres pays puissent souffrir de défaillances d’emprunteurs comme celles qui ont frappé la Californie, la Floride et d’autres États américains.

Mercredi dernier, le Fonds Monétaire International, tenant compte des répercussions de l’éclatement de la bulle immobilière américaine et de la contraction du crédit, a réduit ses prévisions pour la croissance économique mondiale cette année et a averti que les difficultés pourraient se

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L’évolution de la crise des subprimes à la crise globale

L'évolution et conséquence de la crise financière actuelle

L’évolution de la crise des subprimes à la crise globale

CHAPITRE II – Evolution et conséquence

I- De la crise des subprimes à la crise globale

« Une véritable politique structurelle mondiale est aujourd’hui indispensable pour éviter les effets rétroactifs des différentes sorties de crise.

Des investissements sont nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire de chaque pays, réduire la dépendance énergétique, la formation d’une main d’œuvre qualifiée. L’Afrique n’est pas la moins avancée si elle sait valoriser le savoir séculaire de la relation symbiotique de ses habitants à leur environnement. »

La crise financière, dernier symptôme en date des déstabilisations induites par le modèle libéral de développement dérégulé, éclate au moment même où le paradigme de la croissance infinie est remis en cause par la réalité de la finitude des ressources. Aminata Diagne et Jérôme Gleizes plaident pour une économie sociale et solidaire, respectueuse de l’environnement.

Citant André Gorz, ils lancent un avertissement : « La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer. »

Hausse record du prix du baril du pétrole (119,93 $ le 28 avril), du prix de denrées alimentaires comme le blé qui vient de dépasser les 460 $ la tonne ou le riz dont le prix de référence, celui de la Thaïlande, premier exportateur mondial de riz, a plus que doubler entre décembre et avril, passant de 360 $ à plus de 1000 $, la dépréciation continue du dollar vis-à-vis de l’euro (et donc vis-à-vis du franc CFA lié à l’euro) avec un record le 22 avril à 1,6019 mais aussi vis-à-vis d’autres monnaies, record du prix de l’or avec 1 032,70 dollars l’once le 17 mars à New-York, record pour le cuivre (8 880 dollars la tonne atteint le jeudi 17 avril), l’étain (24 602 dollars la tonne le 24 avril, 80 % de hausse sur un an)…,

les records se multiplient et les mauvaises nouvelles financières s’accumulent : baisse des bourses mondiales, nationalisation de la banque anglaise Northern Rock, rachat bradé de la cinquième banque d’affaire américaine Bear Stearns, quasi-faillite du hedge fund Carlyle qui a perdu 80 % de sa valeur…

Cette crise, ou plutôt cette accumulation de

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Les raisons de l’amplification de la crise financière

Les raisons de l'amplification de la crise financière
Les raisons de l’amplification de la crise financière

III- Les raisons de l’amplification de la crise

1ère raison : L’aléa moral

Avec la titrisation la vigilance des banques et des courtiers immobiliers qui ont initié les crédits aux ménages a été moins importante sur la capacité de ces derniers à rembourser correctement leur emprunt. Les banques qui « titrisent » portent moins les crédits.

Elles se rémunèrent à la commission, puis revendent le crédit. Elles font de la quantité et peuvent être moins regardantes sur la qualité. Ce qu’on appelle l’aléa moral.

L’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une entreprise assurée contre un risque peut, de ce fait, se comporter de manière plus risquée que si elle était totalement exposée au risque. Exemple : si le propriétaire d’un vélo qui s’assure contre le vol réduit la taille des anti-vols au prétexte que si son vélo est volé il sera remboursé, il fait jouer l’aléa moral.

Dans le cas des banques, se considérant comme non pénalisées en cas d’imprudences dans leurs opérations, elles prennent plus de risques lors de l’octroi de crédits ou de l’exécution d’opérations de marché. Le cadre de la réglementation et de la régulation des activités bancaires et d’assurance s’efforce d’empêcher de tels mécanismes.

Mais il peut parfois perdre de son efficacité. Ainsi, la politique monétaire doit veiller à empêcher les crises générales qui pourraient provenir des effets en chaîne de faillites bancaires sur l’ensemble du système et de l’économie. Mais pour les

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Subprimes et titrisation : facteurs de la crise financière

La représentation graphique de la crise des subprimes

Subprimes et titrisation : facteurs de la crise financière

Premier partie – La crise financière actuelle : Faillite de  » Lehman brothers »

Le 15 septembre 2008 restera une journée noire dans l’histoire de la finance américaine.

La quatrième banque d’investissement de Wall Street, Lehman Brothers, s’est mise en faillite, tandis que Merrill Lynch a été reprise par Bank of America pour 50 milliards de dollars.

En quelques jours, les annonces préoccupantes s’accumulent du côté des banques et des assurances, créant une spirale de défiance sur les Bourses.

Chapitre 1 : les facteurs majeur :

Début de notre chapitre sur les facteurs majeurs de la crise financière d’octobre 2008 avec les raisons qui ont lancé la crise aux états unis expliquées par Lafinancepourtous et Kevin Koudjee.

I – Subprime

1- origine de la crise financière

La crise actuelle a débuté avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faible revenu pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l’achat de leur logement.

  • Les subprimes

Ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêt préférentiels (en anglais « prime rate »), mais seulement à des taux moins préférentiels (« subprime »).

Un Subprime est un crédit à risque que l’on va offrir à un client qui ne présente pas toutes les garanties nécessaires et suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêts préférentiels. Aux USA, il s’agit d’un crédit

hypothécaire (immobilier) dont le logement du client (emprunteur) est pris en garantie en cas de défaut de paiement.

  • Surendettement des ménages au profit de la croissance

L’endettement des ménages américains a pu s’appuyer sur les taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués pendant des années par la Banque centrale des Etats-Unis (la « FED ») à partir de 2001 après la crise boursière sur les valeurs « Internet ».

Il s’agit de la bulle Internet, c’est- à- dire une bulle spéculative réalisée sur les marchés financiers qui ont surévalué les actions des produits liés aux nouvelles technologies (télécommunications, l’informatique). Cela a duré de la fin des années 1990 à mars 2000 où la bulle spéculative a atteint son apogée.

En plus de prêter à un taux bas, les crédits étaient rechargeables, c’est-à-dire que régulièrement on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se ré endetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine.

Cela a soutenu la forte croissance des Etats-Unis, mais a fortement endetté les ménages moyens.

2- La théorie de base des Subprime

  • Le pari de l’augmentation continue de l’immobilier

Les crédits « subprime » ont été gagés par une hypothèque sur le logement acheté, l’idée étant que les prix de

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L’effondrement du système de Bretton Woods 1970 – 1973

système de Bretton Woods

L’effondrement du système de Bretton Woods 1970 – 1973

II- L’effondrement du système de Bretton Woods (1970 – 1973)

Après la première guerre mondiale, apparait à l’échelle mondiale un nouveau leader après l’essoufflement du Royaume Uni les Etats- Unis. La période 1918- 1940 est caractérisée par une grande concurrence entre le dollar Américain qui malgré son ascension, n’est pas encore monnaie dominante.

De plus, c’est une période de désordre économique avec des politiques protectionnistes, des dévaluations de combats avec des inflations galopantes et de nationalismes étroites.

L’or connaît une répartition inégalitaire entre les pays et un épuisement de ses stocks au niveau des banques centrales, le système d’Etalon- Or (E.O) des lors est conteste.

En 1922, la conférence de Gène préconise un nouveau système proche de système de Bretton Woods basé sur des réserves en Or et des monnaies convertibles ainsi que des monnaies épuisées sur l’or. En réalité, durant cette période les pays ne pouvaient redonner au métal jaune (or) son rôle monétaire. La convertibilité de ce dernier a été suspendue.

La décennie 1930-1940 est caractérisée par le désordre et des guerres économiques qui poussèrent les réformateurs du système monétaire à réfléchir à un nouveau système pour rétablir des équilibres mondiaux des économies. Ainsi, après la deuxième guerre mondiale et la victoire des Etats- Unis la conférence de Bretton Woods édifiant en Juillet 1944 le système d’Etalon-Or pour le change ou CES .Quelles sont les principales théoriques de ce système ? Ses automatismes et les raisons explicatives de sa décadence ?

1- Les principes théoriques et les implications du GES

a- La place de l’Or dans le système de Bretton Woods

En théorie de l’Or continuait un rôle important dans les REI comme moyen de paiement officiel de dernier ressort. Chaque Etat membre du FMI s’engage à définir la valeur de sa monnaie en un certain poids d’or et les Banques Centrales s’engagent à garder le métal précieux dans leurs réserves.

De plus, le FMI demande à ce que chaque Etat membre lui verse un ¼ de sa cote part en or. Toutefois, le pair (ou la parité)  de chacun d’eux peut être exprimé en dollar des Etats- Unis .Les banques centrales ont la faculté de  se référer soit en dollar comme monnaie d’intervention et monnaie étalon.

Soit à l’or comme monnaie de compte et monnaie d’intervention sur les marchés des changes. Mais, des détenteurs privés de devises (les entreprises et les particuliers) ne peuvent plus de convertir leur monnaie en or auprès des Banques Centrales comme s’était le cas sous l’Etalon-or. Ils ont seulement la possibilité de convertir les monnaies les unes dans les

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La grande dépression de 1929-1934 et ses enseignements

La grande dépression de 1929-1934

La grande dépression de 1929-1934 et ses enseignements

Chapitre introductif – Les crises financières mondiales et mutations du système monétaire internationale

I- La grande dépression de 1929-1934 et ses enseignements essentiels

La Crise de 1929 a été la conséquence de l’expansion déraisonnable des crédits boursiers qui l’a précédée aux Etats-Unis et de la montée extravagante des cours de bourse qu’elle a suscitée.

1- La hausse des cours et leur effondrement

Aux Etats-Unis, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles est passé de 121 le 2 Janvier 1925 à 381 le 3 Septembre 1929, soit une hausse de 215% en quatre ans et huit mois. Il s’est effondré à 230 le 30 Octobre, soit une baisse de 40% en deux mois correspondant pour certaines actions à des bas biens plus grands encore.

L’indice Dow Jones n’a atteint son minimum de 41,2 que le 8 juillet 1932, soit une baisse de 89% en trois ans.

Il n’a trouvé son cours du 2 janvier 1925 que le 24 juin 1935, et son cours du 3 septembre 1929 que le 16 novembre 1954.

La baisse des cours de bourse de 1929 à 1932, avec toutes ses séquelles, représente probablement un des plus spectaculaires effondrements d’une hausse spéculative des cours que le monde n’ait jamais connu.

Tant que la bourse a monté, ceux qui achetaient, le plus souvent à crédit, voyaient leurs prévisions confirmées le lendemain par la hausse des cours, et jour après jour la hausse venait justifier les prévisions de la veille.

La hausse s’est poursuivie jusqu’à ce que certains opérateurs aient été amenés à considérer que les actions étaient manifestement considérablement surévaluées, et ils se sont mis à vendre ; voire même à spéculer à la baisse. Dés que les

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La crise financière actuelle et son impact sur le Maroc

Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales

Mémoire de fin d’étude en sciences économiques et gestion sous le thème :

La crise financière, le Maroc

La crise financière actuelle et son impact sur le Maroc

Encadré par :

Mr. Abdellah BENTAHAR

Préparé par :

Imane H.  &  Halima B. A.

Année universitaire

2009 /2010

Introduction Générale

Une crise débute souvent par un Krash : phase brutal provoqué par l’effondrement du système qui régit l’économie du territoire visé. Cependant comme un séisme la crise provoque des ondes de choc qui se répartissent dans tous les domaines de l’économie et gangrène des différents secteurs du pays.

Cette rupture ou retournement de la conjoncture économique qui marque la fin d’une période d’expansion s’accompagne ainsi d’une baisse importante de la croissance du pays puis d’une récession plus ou moins longue, le temps de stabiliser de nouveau l’économie.

En particulier une crise financière concerne les acteurs en difficulté financière, ayant du mal à payer leurs engagements à

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