Analyse des hypothèses: les élèves autistes 

Analyse des hypotheses: les élèves autistes

Chapitre 2

Analyse de la question de recherche

Toutes ces analyses nous permettent à présent de répondre à notre question de recherche : Les enseignantes connaissent-elles des stratégies déjà existantes afin d’adapter leur enseignement aux élèves autistes tout en facilitant leur pratique pédagogique ? Et si oui, quelles sont celles utilisées pour aider leurs élèves dans leurs apprentissages ? et dans la gestion des comportements-défis ?

Ce sont les enseignantes qui accueillent des élèves avec un autisme modéré ou sévère (de niveau 2 ou 3) qui s’intéressent concrètement aux stratégies déjà existantes afin de les aider dans leurs difficultés d’apprentissage et leurs problèmes de comportements.

Plus l’élève va avoir de besoins particuliers, plus l’enseignante va s’adapter en se formant un peu plus et en allant chercher des idées d’outils à mettre en place afin de répondre à leurs besoins.

Les stratégies les plus connues par les enseignantes sont ABA, TEACCH, PECS et SACCADE.

Il s’agit uniquement de nom de programmes comportementaux ou de méthodes sur le langage et la communication qui se sont développés à un niveau international et que l’on retrouve dans la plupart des ouvrages et des articles traitant la question de l’autisme. Cependant, un manque de moyens et de formation limite leur utilisation et amène les enseignantes à construire eux-mêmes leurs outils sur mesure.

Leur pratique pédagogique ne se retrouve ainsi en rien facilitée, bien au contraire.

C’est finalement l’utilisation d’incitations qui va s’observer de façon systématique dans chaque classe. Les incitations de toutes sortes se font assez naturellement de la part des enseignantes, qui, par leur posture très dynamique et active, vont avoir des comportements verbaux et non verbaux motivant et incitant l’élève à progresser.

La structure des activités et de l’environnement est réalisée seulement dans le cas où l’élève en a véritablement besoin. Les enseignants trouvent alors facilement des solutions dans l’aménagement temporel, spatial ou même matériel de leur classe.

Enfin, on retrouve aussi dans chaque classe un système de renforcement positif qui va évoluer en fonction de l’intensité des comportements-défis. S’ils sont inexistants, le renforcement positif peut se faire de la même manière qu’avec les autres élèves de la classe (par exemple l’utilisation de bons points) afin de gratifier l’élève dans ses bonnes conduites.

Puis, plus les comportements- défis seront intenses et fréquents, plus l’enseignante va devoir mettre en place un renforcement du type ABA (récompense ou ignorance).
Chapitre 3

Analyse des hypothèses

L’analyse des données recueillies au cours de cette recherche sur l’inclusion des élèves autistes va nous permettre de répondre aux différentes hypothèses que nous avons avancées au tout début de ce mémoire.

3.1 Analyse de l’hypothèse 1

Notre première hypothèse était la suivante : « les stratégies, méthodes ou outils à choisir vont varier selon les élèves et selon leur niveau d’autisme. ».

Cette recherche a dévoilé en effet une corrélation entre la diversité des stratégies utilisées par les enseignantes et le niveau d’autisme des élèves. Plus l’élève sera atteint d’un niveau élevé d’autisme, plus il aura de difficultés liées à son handicap, et ainsi, plus l’adaptation de la pédagogie utilisée sera nécessaire.

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Analyse des données: les difficultés de l’élève autiste

Analyse des données: les difficultés de l’élève autiste

Analyse des données: les difficultés de l’élève autiste

Partie III : Résultats

Chapitre 1

Analyse des données

2.1 Une pensée par cas

Le corpus de sources que j’ai constitué grâce à la grille d’observation et aux tapuscrits d’entretiens semi-directifs m’a permis de dresser un profil de chaque élève faisant part de son contexte familial et de ses difficultés (cf. F. annexe 6 : études de cas).

Cette évolution, d’une démarche de comparaison vers une pensée par cas, est un ajout de dernière minute à ce travail de recherche, qui selon moi, était primordial afin de mettre en avant toute la singularité de chacun des élèves, mais aussi de replacer chaque fait dans son contexte.

Par conséquent, chaque cas présente, pour chaque élève autiste, et donc chaque enseignante observée et interrogée :

En premier lieu un descriptif des difficultés de l’élève (difficultés d’apprentissage et problèmes de comportement liés à son handicap), ainsi que son contexte familial dans le cas où les informations étaient accessibles.

En deuxième lieu, un inventaire des stratégies utilisées par son enseignante pour l’aider. Cette démarche, je l’espère, permettra aussi de proposer une lecture plus agréable aux lecteurs de ce mémoire, et d’offrir une meilleure compréhension de l’analyse et des résultats qui adviennent.

La pensée par cas est une vraie méthodologie. Selon Passeron et Revel, il s’agit d’un raisonnement descriptif où l’on procède par « l’exploration et l’approfondissement d’une singularité accessible à l’observation ».

Et ce, pour « en extraire une argumentation de portée plus générale, dont les conclusions seront réutilisables » (Passerons & Revel, 2005, p. 9). Ainsi, dans la démarche d’étude de cas, il est question de faire preuve par les faits, et d’effectuer une contextualisation ou une « montée en généralisation » de ces faits.

C’est donc un raisonnement qui va se réaliser du particulier au général.

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Les entretiens semi-directifs: les élèves autistes 

Les entretiens semi-directifs: les élèves autistes

Chapitre 3

Les entretiens semi-directifs

3.1 Elaboration du guide d’entretien semi-directif

Afin de cadrer ces entretiens, j’ai établi un guide présentant les différents sujets que je voulais aborder. Mon premier guide était très large, car je voulais être sûr de traiter tous les aspects de ma question de recherche.

Puis, petit à petit, je me suis recentrée en rédigeant de nouvelles questions plus restreintes. Mon guide s’est redéfini ainsi au fur et à mesure de l’avancement de ma recherche et de mes observations.

Finalement, l’atout primordial de l’entretien semi-directif est dans sa liberté d’adaptation. Il permet de poser le minimum de questions et donc de laisser parler l’interlocuteur jusqu’à avoir abordé tous les thèmes et sous-thèmes présents dans le guide d’entretien.

D’ailleurs, lors des échanges, même si je suivais les questions prévues, cette liberté me permettait de réaliser parfois certains écarts (ordre différent, adaptation de la formulation, ajouts, justifications, relances…).

Cet ajustement permanent m’a permis de développer des discours de plus en plus riches et de recueillir des données de meilleure qualité.

Certains inconvénients de l’entretien semi-directif sont tout de même à prendre en considération. Le discours peut être biaisé par différents facteurs, comme des suggestions de réponses inconscientes de ma part dans les relances, ou encore tout simplement un changement de discours de la part de l’interviewé qui veut plaire, ou en tout cas, qui essaye de donner des réponses différentes de ses idées personnelles de peur d’être en marge avec les idéaux sociétaux actuels.

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Les outils de recherche : l’inclusion des élèves autistes

Les outils de recherche : l’inclusion des élèves autistes

Partie II

Les outils de recherche

Intéressons-nous à présent au projet de recherche en lui-même et à ses implications.

Cette deuxième partie sera divisée en quatre chapitres qui auront pour vocation de décrire la méthodologie du projet, ainsi que les différents outils de recherche choisis dans le cadre de ma recherche sur l’inclusion des élèves autistes.
Chapitre 1

Méthodologie

1.1 Démarche du projet de recherche

La démarche suivie, lors de la réalisation du projet, s’est réalisée en plusieurs étapes distinctes :

Tout d’abord, la lecture et l’analyse de divers documents provenant de différentes sources m’ont permis de mieux appréhender ma problématique et de réaliser une revue de littérature.

Ce premier travail m’a été utile tout au long de ma réflexion de façon à être la plus objective possible.

J’ai pu, au cours de mes nombreuses lectures, réfléchir à la question de l’inclusion scolaire des élèves autistes et répertorier dans ce mémoire les principales problématiques que soulevait le sujet, ainsi que les différentes méthodes et stratégies existantes qui pouvaient être mises en place par les enseignants afin de favoriser leurs apprentissages et réguler les comportements-défis en classe.

Ensuite, si j’ai pu trouver de nombreuses réponses à mes questionnements dans des livres ou des articles divers, la partie centrale de ma recherche a été réalisée sur le terrain.

L’objet d’étude, et les moyens dont je disposais, ont déterminé une méthodologie plutôt qualitative.

Il s’agissait d’observer d’une part la pratique des enseignants dans l’accueil des élèves autistes grâce à une grille d’observation prédéfinie, et d’autre part, de leur proposer un entretien semi-directif à l’aide d’un guide qui a été élaboré en amont.

Les données recueillies à l’aide de ces outils de recherche m’ont permis de réaliser des tableaux comparatifs de mes observations, mais aussi de chacune des réponses de mes interviewés pour chaque question de l’entretien.

Puis, à la phase de recueil des données succèdent leur traitement et leur analyse. Face à un ensemble important de données recueillies, j’ai finalement fait dériver ma démarche vers une pensée par cas, qui selon moi, était plus révélatrice de ce que je souhaitais démontrer à travers ma recherche.

Enfin, dans un dernier temps, il convient d’analyser rétrospectivement la démarche de recherche et les résultats qui en découlent.

1.2 Echantillonnage

Ma recherche a été réalisée en France, dans plusieurs établissements de l’Académie de Nancy-Metz. Afin de réaliser mon échantillonnage, j’ai sélectionné plusieurs classes qui accueillaient des élèves autistes :

  •  La première est un CP (Cours Préparatoire) dédoublé ayant un effectif de 13 élèves. L’enseignante accueille E., une élève autiste de niveau 1.
  •  La deuxième est une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). L’enseignante accueille T., un élève autiste de niveau 1.
  •  La troisième est également une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). L’enseignante accueille F., une élève autiste de niveau 2.
  •  Enfin, la quatrième est une ULIS TED où l’enseignante accueille dix élèves autistes de niveau 2 et 3.

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L’autisme, régulation des comportements-défis en classe

L’autisme, régulation des comportements-défis en classe

L’autisme et la régulation des comportements-défis en classe

3.2 Des stratégies pour la régulation des comportements-défis en classe ?

Afin d’aider les élèves autistes dans leurs apprentissages, l’enseignant doit essayer de leurs « apprendre à apprendre ».

Outre les stratégies d’apprentissage que nous venons de voir, il est important de travailler aussi sur la régulation de leurs comportements qui peuvent être problématiques en classe et qui peuvent parasiter les apprentissages.

Les troubles du comportement chez les enfants autistes sont la conséquence des déficits caractéristiques de l’autisme (Deprez, 2018), et adviennent d’un défaut de traitement des informations environnantes (Jordan & Powell, 1997). Tout est perçu différemment, ce qui amène des problèmes de compréhension.

Un comportement-défi va être un comportement qui est anormal, inadapté et problématique.

D’après la définition d’Einfeld et Emerson (2016), il s’agit d’un « comportement culturellement anormal d’une telle intensité, fréquence ou durée qu’il menace la qualité de vie et/ou la sécurité physique de l’individu ou des autres et est susceptible de mener à des réponses restrictives, aversives ou de donner lieu à l’exclusion » (p.15).

C’est une des raisons pour laquelle l’autisme peut être une réelle souffrance pour l’élève, mais aussi pour ses parents et ses proches (Danon-Boileau, 2012).

Selon Schopler, Lansing, et Waters (2000), il existe cinq catégories de comportement-problèmes chez les élèves autistes : l’auto-mutilation (se mordre / se cogner), l’agressivité (frapper, cracher), les comportements destructeurs (jeter, hurler), la persévération (répétitions et stéréotypies), et les comportements déficitaires (impulsivité, évitement).

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Stratégies pour l’adaptation des enseignements aux élèves autistes

Des stratégies en faveur des apprentissages ?

Stratégies pour l’adaptation des enseignements aux élèves autistes

Chapitre 3

Stratégies pour l’adaptation des enseignements aux élèves autistes

Il ne suffit pas qu’un élève autiste soit dans une classe ordinaire pour qu’il y ait inclusion, il faut que la classe soit organisée pédagogiquement.

Les élèves ordinaires et les élèves en situation de handicap sont considérés individuellement avec leurs propres besoins (qu’ils soient physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime, ou d’accomplissement, si l’on se réfère à la pyramide de Maslow), et avec leur singularité.

Il y a une réelle transformation du système éducatif : ce n’est plus l’élève qui s’adapte au système, mais l’école qui s’adapte à lui.

Pour cela, l’enseignant va devoir mettre en place une pédagogie et une différenciation adaptée aux besoins spécifiques des élèves autistes.

Le problème, selon Philip, Magerotte et Adrien (2012, p.295), c’est que « face aux différences de compétences et d’appétences, l’école privilégie la différenciation structurelle à une différenciation plus fonctionnelle ».

Les enseignants préfèrent les classes homogènes et appréhendent les classes avec plusieurs niveaux comme étant plus difficiles et rebutantes.

Pour certains, un élève différent peut être perturbateur, c’est celui qui va l’empêcher d’enseigner comme à ses habitudes, qui va lui faire perdre du temps.

C’est le souci de représentations culturelles et sociales. En effet, la France a longtemps refusé la différence au nom d’une vision unitaire et uniforme. Un handicap est perçu encore aujourd’hui comme une anormalité.

Mais qui est normal finalement ? Qu’est-ce que la normalité ?

Avant d’être un enfant en situation de handicap, l’élève, malgré ses différences, est un enfant avant tout. Et toutes ces différences, il faut les cultiver.

Selon Bintz (2015), il ne faut pas s’enfermer avec l’élève dans sa différence, mais la prendre en compte, et trouver les adaptations nécessaires pour le faire progresser dans ses apprentissages.

Ce sont d’ailleurs dans les classes homogènes que les progrès des élèves autistes sont les plus faibles, et ce sont les systèmes les moins élitistes qui sont en tête (Philip et al., 2012). Une école inclusive est finalement synonyme de richesse et d’ouverture, elle est hétérogène par les différences.

Pour considérer un élève individuellement et comprendre ses besoins, le rôle de l’enseignant va être d’évaluer ses difficultés et ses points forts. En effet, l’éducation scolaire doit tenir compte à la fois des particularités de fonctionnement et de développement de l’enfant.

Dans le cas de l’autisme c’est une tâche qui n’est pas toujours évidente. Il faut commencer par désapprendre ce que l’on croit déjà et se défaire des aprioris et des fausses-idées reçues.

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La prise en charge des élèves autistes en France

La prise en charge des élèves autistes en France 2.3 La prise en charge des élèves autistes en France Lorsqu’un élève est en situation de handicap, il est possible de faire une demande d’AESH (Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap) à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Sa présence n’est ni un préalable … Continuer la lecture

La scolarisation des élèves autistes en France

La scolarisation des élèves autistes en France

La scolarisation des élèves autistes en France

Chapitre 2

La scolarisation des élèves autistes en France

2.1 Qu’est-ce qu’une école juste ?

Nous ne pouvons pas aborder le sujet de la scolarisation des élèves autistes sans se poser la question suivante : qu’est-ce qu’une école juste ? L’école parfaite ne peut pas exister, car il n’existe ni individu parfait, ni société parfaite.

Ce que l’on cherche, c’est l’école la plus juste possible, ou du moins, « la moins injuste possible » pour reprendre les mots de François Dubet (2004).

Il faudrait développer « l’égalité distributive des chances », c’est-à-dire veiller à l’équité de l’offre scolaire afin d’annuler les effets des inégalités sociales sur les inégalités scolaires. Selon lui, « Une école juste, c’est une école qui distingue le mérite de chacun indépendamment de sa naissance ou de son origine sociale ».

Tous les élèves ont le droit d’espérer obtenir les meilleurs résultats.

En pratique, cela n’est malheureusement pas si simple. Si l’égalité parfaite des chances est impossible, Dubet affirme que c’est une fiction nécessaire à ne pas abandonner : « Il faut changer la norme de l’école obligatoire, non pour l’abaisser, mais pour lui faire tenir un autre rôle » (Dubet, 2004, p. 59).

Finalement, dans une école qui se veut être juste, il n’est pas question de baisser le niveau afin qu’il soit accessible à tous, mais bien de différencier et d’adapter celui-ci pour chaque élève. L’enseignant ne peut plus considérer tous ses élèves comme égaux, où chacun bénéficie des mêmes supports, car tous sont différents.

Il doit former des individus indépendamment de leurs performances.

Le Ministère de l’Education Nationale (2009) nous invite à aller vers un individualisme positif, où le mérite de chacun doit être reconnu et où la différenciation est au cœur des apprentissages.

2.2 L’évolution du système éducatif français : de l’intégration à l’inclusion

Le terme d’inclusion scolaire est une notion promue par l’Unesco en 1994, lors de la déclaration de Salamanque, s’inspirant du concept d’intégration scolaire des années 1970-1980 où les élèves ayant des besoins particuliers étaient placés dans des environnements scolaires adaptés à leurs besoins (classes « spéciales »).

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Le diagnostic de l’autisme et la prise en charge

Le diagnostic de l’autisme et la prise en charge

Le diagnostic de l’autisme et la prise en charge

1.3 Le diagnostic et la prise en charge

En 2009, lors de la journée de sensibilisation à l’autisme, l’ONU (Organisation des Nations Unies) avait précisé que l’autisme affectait au moins 67 millions de personnes dans le monde.

De tous les troubles du développement, il est celui qui connaît la plus rapide expansion : « On le sait peu mais cette année, plus d’enfants recevront un diagnostic d’autisme que de diabète, de cancer et de SIDA additionnés. »

Aujourd’hui, la prévalence de l’autisme au niveau international est d’une naissance sur cent selon le National Institute of Mental Health. En France, 700 000 personnes seraient atteintes, dont 100 000 enfants d’après les chiffres de l’Institut Pasteur, ce qui est équivalent à une naissance sur cent-cinquante (estimation de la Haute Autorité de Santé).

L’autisme est un état physiologique à long terme.

Si les symptômes restent à vie, ils peuvent être amoindris avec de l’aide. Cependant, le diagnostic de l’autisme est complexe, car ses symptômes sont très variés et son évolution peut être très différente d’un individu à l’autre. Chaque cas est unique, et si le handicap est parfois invisible, celui-ci est bien réel.

Ce trouble touche tous les aspects de la vie quotidienne de l’enfant.

Il est donc primordial de le diagnostiquer le plus tôt possible afin que la prise en charge soit la plus rapide possible.

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L’autisme : définition et l’origine de l’autisme

L’autisme : définition et l’origine de l’autisme

L’autisme : Définition et l’origine de l’autisme

Partie I

Définition du sujet et revue de littérature

Chapitre 1

Qu’est-ce que l’autisme ?

1.1 Définition de l’autisme

L’autisme est un ensemble de syndromes qui ont été regroupés dans la CIM10 (la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé) sous le nom de « troubles envahissants du développement » ou plus communément appelé TED.

En mai 2013, l’American Psychiatric Association (APA) publie la nouvelle version du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM 5, où l’autisme est catégorisé par un unique spectre avec une qualification de l’intensité des troubles.

Il existe en tout cinq formes principales d’autisme : l’autisme léger, le syndrome d’Asperger, le syndrome de Rett (plus présent chez les filles), le TDE (trouble désintégratif de l’enfance) et les TED non spécifiés.

Il se caractérise par un ensemble de pathologies communes qui affectent simultanément plusieurs domaines de développement que l’on nomme la triade autistique :

La première pathologie est l’atteinte qualitative des interactions sociales et est directement liée à la théorie de l’esprit développée par Léo Kanner.

Il s’agit de la capacité permettant à un individu d’attribuer des états mentaux (intentions, désirs, croyances) à soi- même ou à d’autres individus. Les enfants autistes n’arrivent pas à décoder les états mentaux des autres enfants, ni même les leurs.

Ils ont une grande difficulté à attribuer simultanément des sentiments et des pensées.

Selon Frith, Gerschenfeld & Roques (2010), c’est cette incapacité couplée à l’inaptitude à relier des informations sous forme d’ensembles cohérents qui est le problème clé à l’origine de l’autisme.

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L’inclusion scolaire des élèves autistes

Comment favoriser l’inclusion scolaire des élèves autistes– et étayer une pédagogie adaptée à leurs besoins spécifiques - afin de maximiser leur réussite scolaire et personnelle ?

Comment favoriser l’inclusion des élèves autistes ? Université de Lorraine L’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation INSPE Mémoire de Master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formationComment favoriser l’inclusion scolaire des élèves autistes – et étayer une pédagogie adaptée à leurs besoins spécifiques – afin de maximiser leur réussite scolaire et personnelle … Continuer la lecture