Analyse des hypotheses: les élèves autistes
Analyse de la question de recherche
Toutes ces analyses nous permettent à présent de répondre à notre question de recherche : Les enseignantes connaissent-elles des stratégies déjà existantes afin d’adapter leur enseignement aux élèves autistes tout en facilitant leur pratique pédagogique ? Et si oui, quelles sont celles utilisées pour aider leurs élèves dans leurs apprentissages ? et dans la gestion des comportements-défis ?
Ce sont les enseignantes qui accueillent des élèves avec un autisme modéré ou sévère (de niveau 2 ou 3) qui s’intéressent concrètement aux stratégies déjà existantes afin de les aider dans leurs difficultés d’apprentissage et leurs problèmes de comportements.
Plus l’élève va avoir de besoins particuliers, plus l’enseignante va s’adapter en se formant un peu plus et en allant chercher des idées d’outils à mettre en place afin de répondre à leurs besoins.
Les stratégies les plus connues par les enseignantes sont ABA, TEACCH, PECS et SACCADE.
Il s’agit uniquement de nom de programmes comportementaux ou de méthodes sur le langage et la communication qui se sont développés à un niveau international et que l’on retrouve dans la plupart des ouvrages et des articles traitant la question de l’autisme. Cependant, un manque de moyens et de formation limite leur utilisation et amène les enseignantes à construire eux-mêmes leurs outils sur mesure.
Leur pratique pédagogique ne se retrouve ainsi en rien facilitée, bien au contraire.
C’est finalement l’utilisation d’incitations qui va s’observer de façon systématique dans chaque classe. Les incitations de toutes sortes se font assez naturellement de la part des enseignantes, qui, par leur posture très dynamique et active, vont avoir des comportements verbaux et non verbaux motivant et incitant l’élève à progresser.
La structure des activités et de l’environnement est réalisée seulement dans le cas où l’élève en a véritablement besoin. Les enseignants trouvent alors facilement des solutions dans l’aménagement temporel, spatial ou même matériel de leur classe.
Enfin, on retrouve aussi dans chaque classe un système de renforcement positif qui va évoluer en fonction de l’intensité des comportements-défis. S’ils sont inexistants, le renforcement positif peut se faire de la même manière qu’avec les autres élèves de la classe (par exemple l’utilisation de bons points) afin de gratifier l’élève dans ses bonnes conduites.
Analyse des hypothèses
L’analyse des données recueillies au cours de cette recherche sur l’inclusion des élèves autistes va nous permettre de répondre aux différentes hypothèses que nous avons avancées au tout début de ce mémoire.
3.1 Analyse de l’hypothèse 1
Notre première hypothèse était la suivante : « les stratégies, méthodes ou outils à choisir vont varier selon les élèves et selon leur niveau d’autisme. ».
Cette recherche a dévoilé en effet une corrélation entre la diversité des stratégies utilisées par les enseignantes et le niveau d’autisme des élèves. Plus l’élève sera atteint d’un niveau élevé d’autisme, plus il aura de difficultés liées à son handicap, et ainsi, plus l’adaptation de la pédagogie utilisée sera nécessaire.