L’ouverture des organisations agricoles aux projets atypiques

Découvrez comment les organisations agricoles ont évolué pour soutenir les projets atypiques en agriculture, offrant ainsi de nouvelles opportunités aux futurs agriculteurs en Bretagne.

Cet article explore les opportunités et défis liés à l’installation en Bretonne Pie Noir, une race bovine à faible effectif, et présente les témoignages d’éleveurs convaincus de Opportunités et défis de l’exploitation bovine Bretonne: Découvrez comment l’installation en exploitation bovine Bretonne Pie Noir présente des opportunités et des défis, tout en vous offrant des perspectives pour l’avenir de cette filière.


4.6 Les organisations agricoles sont plus ouvertes aux petits projets que par le passé

Depuis deux à trois ans, la position des organisations agricoles vis-à-vis des structures appellées « atypiques » a évolué favorablement. Ce changement d’attitude a deux explications. tout d’abord, le nombre d’installations aidées diminue régulièrement en Bretagne : 960 en 1996, 700 en 2000, 507 en 2004 alors qu’il y a des candidats : 890 candidats inscrits au RDI pour 348 offres d’exploitations en 2005. (ADASEA DE BRETAGNE, 2006).

Ensuite, la réussite de nombreux projets atypiques dans plusieurs domaines (maraîchage, élevage…) a prouvé la viabilité et la vivabilité de ces exploitations auparavant considérées comme peu sérieuses.

Le fait que les mentalités aient évolué signifie plusieurs choses. Pour commencer, les porteurs de projet peuvent demander conseil aux différents organismes sans que leur projet ne soit rejeté avant même d’avoir été étudié.

Les ADASEA ont suivi l’installation de plusieurs candidats atypiques, les conseillers peuvent donc apporter un certain soutien et il est toujours bon d’avoir un avis extérieur sur son projet.

Ensuite, l’accès aux aides n’est pas plus difficile pour un candidat à l’installation ayant un projet atypique que pour un candidat avec un projet conventionnel. Lorsque le candidat répond aux conditions d’octroi, il serait dommage pour lui de les refuser. Les bénéfices des aides semblent supérieurs aux contraintes.

L’obtention de la capacité professionnelle n’impose plus forcément un stage

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Elevages de Bretonne Pie Noir en France : structures rentables

Typologie des systèmes Bretonne Pie Noir

Résultats – Chapitre 3 :

Produits de la BPN très majoritaires (> 80 % du chiffre d’affaire)
Produits de la BPN associés à d’autres productions
La BPN occupe un mi-temps
Livraison du lait en laiterie
Transformation du lait et valorisation de la viande
Système allaitant
Transformation du lait des BPN
avec le lait d’autres vaches
Transformation du lait de BPN et de chèvres
Système allaitant BPN et transformation de lait de chèvres
Système allaitant BPN et autres productions de viande
Système allaitant
1 ferme avec un projet de transformation laitière
8 fermes, avec 8 à 25 vaches BPN transformant 10 à 80 000 L de lait
2 fermes sur lesquelles les veaux ou les bœufs sont élevés de façon extensive
1 ferme dont le troupeau est constitué de 18 BPN et 6 Montbéliardes
1 ferme avec 6 BPN et 25 chèvres
1 ferme, sur laquelle les BPN sont arrivées pour manger les refus des chèvres et dont le troupeau a finalement été agrandi.
1 ferme avec production de viande de porc et de mouton
1 ferme (10 vaches) tenue par une personne pluriactive

Typologie des systèmes Bretonne Pie Noir
Figure 6 : Typologie des systèmes Bretonne Pie Noir
Les résultats concernent tout d’abord la Bretonne Pie Noir, les éleveurs, les systèmes actuels puis les points de vue et positions des organismes professionnels ou administratifs sur ces systèmes.
3.1

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La place des élevages BPN dans l’environnement agricole actuel

Quatre piliers de la durabilité des exploitations

1.3 De l’opportunité d’une relance
1.3.1 Le souhait de la Société des Eleveurs
Un article publié dans le rapport d’orientation du compte-rendu de l’Assemblée Générale du 15 décembre 1999 détaille le plan de relance. Il fait suite au mémoire de fin d’études de Grégoire BROSSARD en 1999. La conclusion étant qu’il est tout à fait possible de vivre de l’élevage de la Bretonne Pie Noir, un plan de relance est proposé. Il comporte quatre grands axes :
– Poursuivre et renforcer les mesures du plan de sauvegarde ;
– Accroître la connaissance de la race (mensuration du cheptel, …) ;
– Promouvoir la race et les produits qui en sont issus ;
– Développer de nouveaux élevages ;
– Améliorer le fonctionnement interne – développer la communication entre éleveurs. Les efforts de communication ont été importants ces dernières années : présence annuelle au salon de l’agriculture à Paris, au festival de l’élevage à Quimper, organisation d’un concours interdépartemental tous les 3 ou 4 ans, rédaction de nombreux articles dans les quotidiens régionaux, parution d’un bulletin de liaison trimestriel entre éleveurs (« Bonne Pour Nous »), édition d’une plaquette grand public (Annexe B) mais aussi de fiches de références technico-économiques…
Dans les années 1990, une vague d’installations donne des perspectives à la Société des Eleveurs. En 1999, on espère atteindre 6 nouvelles installations par an en 2006. Mais cet objectif n’est pas atteint. La Société des Eleveurs n’enregistre qu’une ou deux

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Les élevages de Bretonne Pie Noir, les installations aidées

1.2.3 Les aides à l’installation

1.2.3.1 Installation aidée

Les installations aidées permettent de bénéficier de la DJA (8 000 à 17 300 €) et de prêts spéciaux JA (plafond : 110 000 € ; taux : 2,5 % ; durée de bonification : 12 ans maximum).
L’obtention des aides donne aussi droit à un abattement fiscal sur les bénéfices agricoles, à une réduction des cotisations sociales MSA, au soutien à l’installation des JA (SIJA, PIDIL), à des aides des communautés de commune, au dégrèvement sur les frais d’acquisition et sur la taxe foncière…
Pour en bénéficier, il faut :

  • – Réaliser une première installation
  • – Etre de nationalité française ou ressortissant de l’Union Européenne
  • – Etre âgé de 18 à 40 ans
  • – Justifier de la capacité professionnelle :
  • • pour les jeunes nés avant le 01/01/1971 : être titulaire d’un diplôme au moins équivalent au BEPA ou BPA.
  • • pour les jeunes nés après le 01/01/1971 : être titulaire d’un diplôme au moins équivalent au BAC PRO ou BPREA et avoir réalisé (ou validé) un stage pratique de six mois.

– Présenter un plan de développement de l’exploitation (PDE) qui démontre à son terme, la viabilité du projet.
Officiellement, d’après le nouveau Règlement de Développement Rural du FEADER, aucun minimum n’est exigé.
Officieusement, le SMIC est toujours demandé, voire plus selon les départements.
L’attribution des aides oblige à certains engagements :

Les fabrications de produits laitiers et fromages fermiers et GBPH

Exemples de plans d'ateliers de transformation fermière

1.2.2.2 Le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène
Le GBPH pour les fabrications de produits laitiers et fromages fermiers s’adresse à tous les producteurs fermiers, c’est-à-dire aux exploitants agricoles transformant le lait de leur propre exploitation, sur le lieu même de celle-ci et selon des techniques traditionnelles. Les trois espèces laitières : bovin, ovin et caprin, sont traitées dans le guide, de la production du lait à la commercialisation des produits.
Exemples de plans d'ateliers de transformation fermière
Exemples de plans d'ateliers de transformation fermière
Exemples de plans d'ateliers de transformation fermière

Figure 4 : Exemples de plans d’ateliers de transformation fermière (Source : ANGLADE, 2005)
La démarche décrite dans le guide doit aider les producteurs fermiers à :
– formaliser leurs gestes quotidiens, de la production du lait à la commercialisation des produits ;
– lister leurs pratiques dans le détail ;
– affirmer la pertinence de leurs choix et les défendre face à leurs interlocuteurs (clients, administration, …) ;
– construire leurs « solutions qualité ».
La démarche du guide met en avant la notion de savoir-faire du producteur en tant que moyen de contrôle et reconnaît le producteur comme professionnel et digne de confiance (FNEC & FNPL, 2004).
Le GBPH répond à la réglementation européenne sur l’hygiène qui veut que tout producteur de denrée alimentaire mette en place une analyse des risques dans son exploitation (cf règlements 852/2004 et 853/2005). Il devrait être révisé prochainement,

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La Bretonne Pie Noir et la réglementation sur la transformation

1.2.2 La réglementation en vigueur pour transformer et vendre
1.2.2.1 La réglementation européenne
La réglementation s’appliquant à la transformation fermière et la vente directe est regroupée dans le « pack hygiène », comprenant six règlements européens (figure 3) pouvant être complétés par une réglementation nationale.
Les règlements pouvant concerner les éleveurs sont les règlements 852/2004 et surtout 853/2004. Avant d’en tirer les grandes lignes, il faut savoir que les producteurs de produits laitiers sont classés en trois catégories :
– les producteurs agréés : ils peuvent vendre n’importe quelles quantités de produits à n’importe qui ;
– les producteurs en dispense d’agrément : ils doivent livrer des établissements situés à moins de 80 km du lieu de production. En outre, il doivent se situer dans un des deux cas de figure suivants :
• soit la quantité totale de produits laitiers vendus en circuits indirects (avec un intermédiaire) ne dépasse pas 30 % de la production totale ET représente moins de 250 kg de produits laitiers par semaine (et 800 L de lait traité thermiquement).
• soit la quantité totale vendue en circuits indirects ne dépasse pas 100 kg de produits laitiers par semaine (et 250 L de lait traité thermiquement), et alors le pourcentage de vente indirecte est libre.
– les producteurs en « remise directe » pour ceux qui commercialisent des « petites quantités », directement au consommateur.
Les règlements 852 et 853 précisent : « ce règlement ne s’applique

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Installation en exploitation bovine Bretonne Pie Noir : opportunités, freins et perspectives

Relance de l’exploitation bovine Bretonne Pie Noir

Dans cet article, l’auteur explore l’installation en exploitation bovine de la race Bretonne Pie Noir, mettant en lumière ses opportunités et les défis rencontrés par les nouveaux agriculteurs.
Faciliter l’installation de la Bretonne Pie Noir : Découvrez des solutions innovantes proposées à la Société des Eleveurs pour faciliter l’installation de la Bretonne Pie Noir, un enjeu crucial pour la relance de cette race emblématique.


ENESAD
Option Animal Espace Produit

Mémoire de fin d’études
Réalisé avec la Société des Eleveurs de la Race Bovine Bretonne Pie Noir
Relance de l’exploitation bovine Bretonne Pie Noir
L’installation en exploitation bovine Bretonne Pie Noir :
opportunités, freins et perspectives

Auteur : Ronan LE PALUD
Ingénieur en Formation Initiale à l’ENESAD Option Animal Espace Produit

Maître de Stage : Pierre QUÉMÉRÉ
Maître de Mémoire : Claire GAILLARD

Promotion 2004 – 2007

 

Résumé :

Après être passée par un plan de sauvegarde, mis en place en 1975 avec 311 vaches, la race bovine Bretonne Pie Noir compte aujourd’hui 1 400 femelles. La relance est envisagée par la Société des Eleveurs. Celle-ci est basée sur l’installation de nouveaux agriculteurs professionnels, actuellement au nombre d’une trentaine.
Une enquête auprès de 16 d’entre eux permet de caractériser ces exploitations.

Deux systèmes principaux existent : « laitier transformateur » et allaitant. Tous les agriculteurs ont des pratiques extensives (1 UGB/ha). Grâce à la vente directe et à

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