2. Un glissement vers une offre de services ?
Poser une telle question fera sans doute bondir les défenseurs les plus ardents du livre en tant qu’objet sacré et de la « grande littérature », ceux-là même qui généralement rejettent avec autant de véhémence les évolutions numériques touchant l’édition qu’ils déclarent leur amour sans limite à « l’odeur de l’encre et du papier ».
Pourtant la question est bien réelle, car tous les éléments que nous avons soulevés jusqu’à présent montrent que l’éditeur ne se cantonne plus à sa fonction traditionnelle de créateur de livre.
Il a en effet désormais de plus en plus la responsabilité de créer un univers autour de celui-ci permettant aux lecteurs de poursuivre leur expérience de lecture au-delà du récit, à cheval entre les fonctions éditoriales et promotionnelles.
Nous pouvons donc d’ores-et-déjà apporter une réponse positive à la question posée en titre en ce qui concerne les maisons d’édition. Reste à savoir si dans les structures de grande taille, ces aspects doivent être traités par le service éditorial, le service promotionnel ou encore par de nouveaux acteurs, tel les community mangers déjà évoqués à travers les propos de Virginie Clayssen.
Ces derniers, dont le métier s’est développé de manière exponentielle aux États-Unis, restent à l’heure actuelle marginaux en France. Ils commencent malgré tout à émerger, souvent dans les domaines directement liés aux technologies numériques toutefois. Un site Internet1 et une page professionnelle sur
