Une analyse de la coopération dans l’industrie pétrolière

Analyse de la Coopération dans l’Industrie Pétrolière Aujourd’hui

III. Une Analyse de la Coopération dans l’Industrie Pétrolière Aujourd’hui Tout comme les néo-insitutionnalistes se posent la question de savoir pourquoi la firme existe, il a s’agit jusqu’à présent de savoir pourquoi les accords de coopération existe. Au-delà de l’avantage de gains, s’agit-il de raisons purement économiques, ou existe-t-il aussi des raisons techniques; en claire d’où vient l’avantage de la coopération sur les autres formes d’organisation. Considérer la coopération comme un réseau d’interaction est utile pour l’analyse. Il y a création d’un réseau d’interdépendance relationnel fort entre les acteurs si bien que la situation est telle que tout mouvement d’un des acteurs du système se traduit par des répercutions chez tous les autres. Ainsi, l’industrie pétrolière est en générale partagée en 2 entre un secteur amont, l’upstream, qui correspond bien à l’analyse du chapitre 3, et un secteur aval, le downstream qui correspond davantage aux descriptions faites dans l’analyse de ce chapitre. Ce partage est une remarquable logique car au delà des différences techniques, c’est toute l’organisation et les performances qui sont différentes.

** Peu d’évolution à attendre dans l’Upstream

La branche de l’exploration/production est d’une remarquable stabilité depuis quelques années. Non pas qu’il n’y a aucune entrée ou sortie, là n’est pas l’essentiel.

Continuer la lecture

Le droit de la concurrence face aux formes d’accords

Le droit de la concurrence face aux formes d’accords

II. Le droit de la concurrence face aux formes d’accords

L’objet des règles antitrust est d’assurer la compétition d’une économie sous l’hypothèse de recherche du bien être optimal grâce au plus bas prix possible et grâce à une production la plus efficiente possible.
La concurrence permet la maximisation de la capacité productive d’une économie.
La concurrence est ainsi un instrument destiné à promouvoir l’efficience économique; les autorités gouvernementales s’y intéressent donc de près. Toutefois, la concurrence n’est pas toujours bien appropriée : une baisse du nombre d’offreurs peut permettre d’augmenter l’efficience économique. Comment concilier cette politique générale avec les réalités ?
Les possibilités de nouer un accord sont grandes : cartel, fusion à chaque extrémité et accords de long terme et filiales communes (entre autres) entre les 2. Que disent les institutions en général et le droit en particulier ?

** Les réglementations antitrust

Les institutions font partie des 3 éléments essentiels à considérer selon Ménard [1990] avec le marché et l’organisation.
Par institution il faut entendre Ménard [1990, p.15]
Ces règles visent à définir des conditions dans

Continuer la lecture

L’alliance dans l’industrie pétrolière: 3 types et stratégie

L'alliance dans l'industrie pétrolière: 3 types et stratégie

L’alliance dans l’industrie pétrolière : 3 types et stratégie de la coopération

Chapitre 4 : Stratégie et concurrence dans l’industrie pétrolière

L’évolution du secteur pétrolier dans les années à venir va dépendre étroitement da la stratégie qui sera adoptée par les firmes (I).

En effet, l’urgence semble aujourd’hui être la restructuration du secteur aval qui est en proie à des surcapacités de raffinage et à une concurrence très vive des différents réseaux de distribution.

La tendance semble être clairement à la concentration des acteurs.

Cette concentration ne se fait toutefois pas par la fusion complète de groupe. Cela serait inacceptable aux yeux des autorités de régulation de la concurrence (II).

Cette concentration se fait par l’entreprise conjointe.

Tout en permettant de résoudre les problèmes actuels, elle a l’accord de la Commission Européenne par exemple, comme le montre ses dernières décisions.

I. La coopération dans l’industrie pétrolière : le cœur d’une stratégie

Le motif stratégique est poussé par le positionnement stratégique et par l’impact de ce positionnement sur la profitabilité de la firme.

Alors que la théorie des coûts de transaction s’intéresse à la minimisation des coûts de transaction, l’approche stratégique s’intéresse à la maximisation des profits par un meilleur positionnement stratégique face aux rivaux.

Continuer la lecture

La coopération comme solution pour l’industrie pétrolière

III. La coopération comme solution pour l’industrie pétrolière Si la coopération a un succès si vif, c’est certes par ce que cela engage moins qu’une fusion, mais c’est probablement surtout parce qu’elle apparaît comme une solution idéale pour se faire concurrence de manière saine et peu destructrice. Les acteurs de l’industrie pétrolière l’ont véritablement compris … Continuer la lecture

Coopération dans l’Industrie Pétrolière, jeu de Common Pool

II. … Au jeu de Common Pool Dans l’extraction de la ressource pétrolière, le problème du monopole n’est pas le seul problème. Il existe aussi un problème d’externalités qui se retrouve aussi dans les activités de recherche et développement de beaucoup d‘autres industries. Avant cela, il faut voir que ces problèmes viennent de la nature de la connaissance qui a les caractéristiques d’un bien publique : difficulté d’exclure, duplication facile et bon marché. Dans ce contexte la coopération peut jouer un rôle décisif pour essayer d’atténuer les effets de ce bien public sur l’incitation à l’effort.

*** L’appropriation d’un travail collectif

La nature du problème vient comme souvent de contraintes techniques qu’il faut surmonter pour atteindre l’efficience économique.

** Les contraintes techniques de l’exploitation

L’une des questions fondamentales de l’exploitation pétrolière est la vitesse à laquelle les acteurs se décident à extraire la ressource. Cette question est fondamentale pour 2 raisons; la première est économique et vient de l’exploitation collective : s’il y a plusieurs personnes à exploiter une ressource finie chacune voudra exploiter cette ressource le plus rapidement possible pour en extraire le plus possible. La seconde raison est purement technique

Continuer la lecture

La notion de rente pétrolière et les droits de propriété

La notion de rente pétrolière et les droits de propriété

La notion de rente pétrolière et les droits de propriété

La Coopération dans l’Industrie Pétrolière – Partie 2 :

Chapitre 3 : La production de pétrole se fait maintenant presque exclusivement par le biais de la coopération en générale et de la joint venture en particulier (voir Annexe D). Cela permet de rationaliser les investissements, de réduire les imperfections du marché, d’entrer sur des marchés mal connus (pour de petits acteurs) et enfin de partager l’information. Toutefois, qu’entend-on par imperfection des marchés ? Il faut aller plus loin pour comprendre en quoi la coopération est essentielle pour résoudre les incapacités du marché et de la hiérarchie. La coopération permet en fait de limiter les effets de l’imperfection en redistribuant la rente de monopole (I) et en éliminant les externalités (II). C’est dans ce contexte que la coopération apparaît comme la solution idéale (III).

I. De la notion de rente et de droits de propriété…

Le profit tiré d’une ressource non renouvelable, une fois déduit la rémunération des facteurs de production, est souvent qualifié de rente. La richesse, la taille et la puissance des grandes compagnies pétrolières ne font que conforter l’idée d’une manne pétrolière accaparée par quelques-uns. Que désigne-t-on par rente

Continuer la lecture

L’entreprise conjointe comme moyen efficace de coopérer

L’entreprise conjointe comme moyen efficace de coopérer

III. L’entreprise conjointe comme moyen efficace de coopérer L’entreprise conjointe est une forme de coopération intéressante à bien des niveaux. Elle apparaît dans la littérature anglo-saxonne sous equity joint venture car sa caractéristique réside dans le capital. Le concept en lui-même est problématique car il n’existe pas de définition générique; il faut donc dépasser cette définition et voire ses formes de manifestation économique et juridique. Cette absence de définition est assez surprenante car cette forme de coopération possède des avantages certains. Qu’est ce qui pousse finalement les acteurs à envisager un partage de l’autorité dans une telle formule ? Ses avantages certes, mais dans ce cas comment peut elle être une forme d’organisation stable au moins à court et moyen terme.

*** Les formules d’association

Il va s’agir de rechercher l’adéquation entre la forme juridique et les objectifs économiques poursuivis. Pour l’écriture du contrat, la forme sociétaire de l’entreprise conjointe va permettre de répondre aux objectifs de coopération à long terme car il apporte le cadre juridique adéquat pour permettre une incitation à l’effort, l’instauration de la confiance et une gestion efficace. Le trait commun de toutes entreprises conjointes c’est le partage de capital. Toutefois les

Continuer la lecture

Modalité de coopération interentreprises pétrolières

Modalité de coopération interentreprises pétrolières

II. Le Choix de la Modalité de Coopération Pour répondre aux problèmes qui ont pu être évoqués une firme a divers instrument; elle a besoin d’atteindre une taille critique pour diversifier le risque et réaliser des économies d’échelle. Pour cela fusionner avec des concurrents serait une solution. Toutefois au-delà de la dichotomie Marché/Firme déjà évoqué, il faut étudier l’aspect concurrentielle par les conséquences que la fusion peut entraîner. En effet, bien que le résultat soit équivalent en terme d’efficience économique en terme d’impact sur le surplus du consommateur et le surplus de la société les conséquences sont différentes selon que la fusion ou la coopération est choisi. D’autre part, pour que la coopération marche il faut que tout le monde ait intérêt à participer activement. Il faut donc pour que la coopération soit un succès que chacun soit incité à le faire. Le choix de la formule d’association a donc son importance.

*** L’impact micro-économique des rapprochements

** Une collusion pure

La fusion entre 2 firmes est la forme la plus poussée de collusion; à coté de cela il existe le cartel, mais son efficacité en terme de performance économique reste à prouver (Asch, Seneca, 1976; Selten, 1984). Lorsque 2 firmes fusionnent, elles perdent

Continuer la lecture

Les accords interentreprises pétrolières de coopération

Définition et typologie des accords inter-compagnies pétrolières

Les accords interentreprises pétrolières de coopération Les Modalités de coopération – Chapitre 2 : Les formes de coopération dépendent des contraintes et des motivations propres à chaque firme. Face à la nature différente des problèmes il faut adopter une structure de droits de propriété adéquate. La propriété privée ne convient pas toujours car elle correspond à une internalisation complète. L’exclusion non plus car elle correspond au marché. Il faut donc se tourner vers une structure alternative, de type collectif ou communal qui permet une collaboration (I). Il s’agit d’adapter la structure de droit de propriété à une organisation bien particulière de façon à ce que le partage des profits entre chacun soit équitable et donc suffisamment incitatif pour avoir confiance en l’autre et pour coopérer (II). C’est l’entreprise conjointe qui va le mieux répondre à tous les objectifs nécessaires de la coopération et qui va le mieux permettre une équité et une stabilité de l’accord (III).

I. Définition et typologie des accords interentreprises

La diversité des formes de coopération est le premier problème que pose son étude. Elles sont presque infinies et être exhaustif serait impossible; toutefois une typologie peut être établie.

*** Les différents

Continuer la lecture

L’inefficience des marchés dans l’industrie pétrolière

L’inefficience des marchés dans l’industrie pétrolière

L’inefficience des marchés dans l’industrie pétrolière

III. La question de l’inefficience des marchés dans l’industrie pétrolière

Selon B. Kogut [1988, pp320], les courants théoriques qui ont recherché à expliquer la coopération interfirme sont aux nombres de 3; il s’agit de la théorie des coûts de transaction, des théories se basant sur les comportements stratégiques et de la théorie organisationnelle. La première section a abordé l’approche en terme de coûts de transaction. Cette section poursuit l’approche transactionnelle de la même façon que l’avait faite Hennart [1988], pour qui l’inefficience des marchés est une condition première de l’apparition de joint venture au sens anglo-saxon.

*** L’inefficience des marchés

Il s’agit dans cette section de voir que les marchés ne sont pas capables de réaliser une allocation efficiente des ressources. Les agents arrivent en général à atteindre leurs objectifs, mais il est pour eux très difficile d’y arriver aux meilleurs coûts. Il existe une organisation de la production et des activités économiques plus efficientes. Cette inefficience apparaît à 4 niveaux : dans la distribution, dans les produits intermédiaires, dans la connaissance et dans les capitaux.

** Les problèmes de distribution

La distribution de produits pétroliers requiert des infrastructures coûteuses à mettre en place. Quand une firme opère sur son propre marché elle peut envisager d’en prendre la responsabilité (bien que dans les faits c’est plutôt rare); les distributeurs s’en chargent, mais aussi les concessionnaires, franchiseurs, et

Continuer la lecture

Stratégie de coopération interfirme, Industrie pétrolière

Stratégie de coopération interfirme, Industrie pétrolière

Stratégie de coopération interfirme, Industrie pétrolière

II. …A la coopération interfirme

*** Une introduction à la coopération interfirme

Avant d’aborder une étude de la coopération, il semble intéressant d’apprécier le phénomène. En effet, la coopération interfirme a toujours existé; ce qui semble intéressant ces dernières décennies c’est l’ampleur qu’a pu prendre le nombre d’accords noués. Ces accords concernent tout le monde tant la diversité des formes de partenariat est impressionnante. Marity et Smiley [1983] discernaient 3 types d’accords : accords de long terme, joint venture et consortium. Cependant cette classification est loin de refléter la diversité; la notion de joint venture est très générale et confond des accords aussi bien informel que des entreprises conjointes. Pour établir une typologie adéquate, il faut prendre en compte la forme de l’accord mais il faut aussi prendre en compte la nature des motivations des accords; La préoccupation est économique certes, mais elle est aussi technique, commerciale, et politique. Ces préoccupations se manifestent dans toutes les industries, et dans toute la firme. Des services à l’alimentation en passant par l’énergie (voir Annexe C), mais aussi de la recherche et développement à la distribution. Le tableau de répartition suivant illustre le propos :

Objectifs visés par la  coopérationPourcentage
Recherche et développement sans production5.5%
Fabrication seule1.2%
Fabrication et commercialisation34.5%
Recherche et développement, fabrication et commercialisation17.2%

Glais, 1996, p.43. La question à se poser maintenant est de savoir comment analyser ce phénomène. Les entreprises liées par un accord de coopération créent un lien de transaction privilégié qui se distinguent des échanges du marché concurrentiel. Les alliances créent artificiellement de nouveaux marchés, dans le sens où ils sont basés sur des accords de long terme et ils

Continuer la lecture

De l’internalisation des transactions…, Industrie pétrolière

continuum de Richardson

De l’internalisation des transactions…, Industrie pétrolière La Coopération : une Modalité Incontournable du Fonctionnement d’une Economie de Marché – Partie 1

Chapitre 1 : Les objectifs de la stratégie de coopération

De l’internalisation des transactions (I) à la coopération interfirme (II), l’asymétrie de l’information et la spécificité des actifs jouent un rôle essentiel dans l’organisation d’une industrie. Le chapitre préliminaire a montré en quoi l’industrie pétrolière était avait une certaine spécificité à cet égard. Peut être pas tant en terme d’asymétrie de l’information qui est présente dans tout secteur mais peut être surtout en terme d’actif qui sont difficilement divisibles et transférables, de par les économies d’échelle indispensables et de par la diversité des hydrocarbures exploités. Ainsi, ces problèmes conduisent à se poser des questions en terme d’efficience des marchés qui en l’absence de concurrence pure et parfaite sont soumis à des frictions profondément néfastes en terme de fluidité des mécanismes (III).

I. De l’internalisation des transactions

L’une des questions que les auteurs en économie industrielle se sont le plus posées c’est celle de savoir ce qui était déterminant dans le choix entre l’internalisation et l’externalisation d’une transaction par une firme. Les réponses apportées ont été nombreuses; pour

Continuer la lecture

Motifs de l’intégration verticale dans l’industrie pétrolière

Motifs de l’intégration verticale dans l’industrie pétrolière

III. Les motifs de l’intégration verticale dans l’industrie pétrolière L’intégration verticale est la caractéristique la plus apparente dans l’organisation de l’industrie pétrolière et implique qu’une Major est présente tout le long de la filière. Ainsi, selon MacLean et Haigh [1954] l’intégration verticale correspond à une volonté de maîtrise des processus techniques de production, de diversification des risques et de stabilisation des profits, de monopolisation de rente, et enfin de recherche d’économie de type managérial.

*** Les nécessités techniques

L’un des motifs principaux identifiés pour expliquer l’intégration verticale est l’interdépendance technique entre les différentes activités productives. L’étude de la filière a montré l’existence d’une telle interdépendance entre les stades de production, de transformation et de distribution. Il s’agit d’assurer des réserves (les approvisionnements) et des débouchés. En effet, du fait de l’indivisibilité technique de la production pétrolière, les capacités d’offre ne peuvent pas s’ajuster de façon instantanée, et l’intégration verticale peut permettre d’assurer des débouchés. De manière parallèle, se pose le problème de l’approvisionnement qu’une firme indépendante amont peut vouloir régler en s’assurant contre un avantage concurrentiel d’un

Continuer la lecture

Dynamique concurrentielle du marché du pétrole

Dynamique du marché du pétrole : Concurrence imparfaite

Dynamique concurrentielle du marché du pétrole : Concurrence imparfaite

II. La dynamique concurrentielle

Les acteurs de l’industrie énergétiques sont connus de tous; toutefois cette industrie regroupe des compétences si multiples qu’il est un peu difficile de s’y retrouver entre le pétrole lui-même et ses composés, ses substituts et les différents marchés. De plus ses acteurs sont très différents les uns des autres et une classification s’impose à ce stade. D’autre part, malgré la concentration verticale relativement poussée, cette industrie doit maintenant passer par un processus de concentration horizontale pour assurer la rentabilité du downstream qui est pour l’instant en terme de profitabilité en partie «subventionnée » par l’upstream.

*** Les marchés de concurrence imparfaite

Par marché il faut entendre un lieu d’échange de droits de propriété où il existe une interaction entre les agents. Les concurrents vont tenter volontairement ou non de se placer dans une situation de dépendance mutuelle, où la mise en commun d’actifs conduit à une monopolisation (hausse de prix, hausse de profit et donc baisse de la concurrence). En ce sens le marché du pétrole est un ensemble de marchés de produits différenciés non seulement par leurs qualités physiques et leurs localisations géographiques, mais aussi par la logique des marchés d’accumulation et de valorisation économique qui sont sous-jacents à la définition de ces qualités et qui pousse à la concentration. Cette concentration va se justifier

Continuer la lecture

Les investissements des firmes pétrolières

Les investissements des firmes pétrolières

Les investissements des firmes pétrolières

*** Les caractéristiques technologiques

Le pétrole est un concentré d’énergie irremplaçable dans de nombreux domaines comme les transports et la pétrochimie. En effet, cette énergie possède des qualités remarquables, en particulier au niveau physico-chimique; il a un pouvoir calorifique supérieur au gaz et au charbon et il est facilement manipulable (il peut être pompé et transporté avec peu de risques); de plus il est très bien adapté au moteur à explosion et aux turbines thermiques grâce à son haut pouvoir de vaporisation. Cependant le pétrole ne sert pas uniquement à la production de carburant pour les transports ou le chauffage. Au-delà de son utilisation énergétique, le pétrole est utilisé à 11 % pour d’autres usages : pharmacie, cosmétologie, bougie, encre, bitume de routes, huile de graissage, naphta et gaz de raffinerie utilisé comme base pétrochimique [Dalemont et Carrié, 1994, p.8]. On en tire ainsi les produits intermédiaires comme le propylène, l’éthylène, le benzène ou encore le xylène qui sont ensuite utilisés pour fabriquer du caoutchouc synthétique ou des fibres textiles par des procédés propres de transformation ou de polymérisation. Depuis le 1er sondage de Titusville (Etats-Unis, 1859), les techniques de production ont fortement évoluées; un programme d’exploitation dure en moyenne 8 ans et requiert des techniques de plus en plus pointues où l’informatique est indispensable pour traiter les données issues

Continuer la lecture