C. Des relations plutôt pacifiées
Contrairement aux idées toutes faites, la guerre avec l’autorité parentale est loin d’être aussi manifeste. 86 % des adolescents s’entendent avec leurs parents. Les parents me comprennent : 69% des élèves en 6e et 63% des élèves en 3e .
Parmi les adolescents interrogés, émergent des relations plutôt pacifiées avec les parents. Le rejet des anciennes identifications parentales n’indique en rien une rupture fondamentale, mais une intériorisation d’un certain nombre de valeurs familiales, culturelles, sociales après une mise à distance des parents. Ce constat est à mettre en parallèle avec la culture jeune qui se joue de moins en moins sur le terrain de l’opposition ouverte aux cultures parentales.
Pour Dominique Pasquier, « la culture jeune se développe en parallèle, en affichant une indifférence de plus en plus marquée à l’univers culturel des générations précédentes».
L’enfance contemporaine, rappelons-le, se caractérise surtout par une autonomie plus grande, sans que celle-ci se traduise par un allègement de la dépendance vis-à-vis des parents. Les relations qu’entretiennent les adolescents avec leurs parents sont pour beaucoup fondées sur la confiance, pour d’autres elles restent marquées par un contrôle parental fort, qui occasionne des crises et des conflits.
Le leitmotiv pour les des adolescents qui souligne la différence entre la pré-adolescence et l’adolescence, est « on s’affirme ». A l’adolescence, phase d’expérimentation, le jeune