Analyse et critiques : Photographier le corps obèse

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Analyse et critiques : Photographier le corps obèse

Partie IV :

Partie pratique du mémoire : analyse et critiques

Le service d’endocrinologie pédiatrique et de diabétologie de l’Hôpital Saint Vincent de Paul accueille des enfants et adolescents obèses pour de courtes périodes.

L’admission se fait après une à deux consultations auprès de l’équipe le lundi matin et ils restent une semaine au cours de laquelle ils se soumettent à plusieurs examens médicaux et psychologiques.

Au cours de cette hospitalisation courte, on procède à un bilan de santé avec analyses sanguines, diverses prises de mesures (tension, masse graisseuse, etc…) afin de déterminer leur état de santé et envisager divers protocoles curatifs.

On analyse leur sommeil pendant une nuit entière afin de détecter les survenues d’apnée du sommeil et d’en étudier leur fréquence et leur durée. Les examens se font normalement durant les matinées, les après-midis étant consacrés aux entretiens (accompagnés éventuellement des parents).

Une psychologue, une diététicienne aussi des cours dispensés par un professeur pour évaluer le niveau scolaire complètent le tableau médical.

Cette semaine complète a pour but d’évaluer la santé du patient mais aussi d’envisager un séjour en centre comme une solution adéquate ou non. Les après-midi, le patient se retrouve souvent seul dans sa chambre, il regarde la télévision, joue à la Playstation sans autorisation de sortie. ser.

Il est donc face à aux discours des médecins qui l’encouragent à être actif et une réalité autre se produit : ses pensées

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Jen Davis ou le principe narratif de l’autoreprésentation, Corps obèse

Jen Davis ou le principe narratif de l’autoreprésentation, Corps obèse

C. Jen Davis ou le principe narratif de l’autoreprésentation.

La jeune photographe américaine et obèse, Jen Davis, réalise un travail sur son corps dans une série d’autoportraits. Cette recherche photographique s’étend sur une période de six ans (de 2002 à 2008).

Ce qui nous intéresse ici, c’est de comprendre comment une photographe professionnelle, dont le métier est l’image, utilise ce médium afin de rencontrer son corps par la constitution de son image.

Ce n’est plus le travail amateur de Stéphanie Zwicky mais celui d’une femme qui connaît l’histoire de l’art, l’histoire de la photographie, l’esthétique, et la technique. Cela lui permet de maîtriser son image et de s’en servir dans la construction d’un projet artistique.

Tout d’abord, Jen Davis utilise son propre corps dans ses photographies. Elle est à la fois la photographe mais aussi le modèle, pouvant contrôler totalement l’image, que cela soit en terme de technique, de cadre, de décor mais aussi de son corps; ainsi le sens qui découle de la photographie est forcément au plus proche de ses intentions.

La photographe s’utilise comme outil de représentation bénéficiant ainsi d’un support toujours disponible mais aussi parce que son corps possède ce physique hors-norme qui l’intéresse tout particulièrement.

 

Jen Davis, Pressure Point,2002

Jen Davis interroge le rapport de son corps à l’espace et pointe cette relation complexe dans des scènes

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Une approche sociale et documentaire de l’obésité

Une approche sociale et documentaire de l’obésité

Une approche sociale et documentaire de l’obésité

B. Une approche sociale et documentaire de l’obésité

L’obésité est maintenant reconnue comme fléau mondial et on s’intéresse de plus en plus au problème conjoncturel.

On montre de plus en plus les malades obèses dans la presse pour sensibiliser dans un premier temps, et stigmatiser cette maladie, la vie qu’elle suscite et les traitements en visageables.

L’obésité étant très importante dans la société américaine, c’est d’abord aux Etats-Unis que sont apparus les centres de thérapie collective pour enrayer ce que l’on considère comme une menace pour la santé publique.

Une politique de prévention incite à produire des reportages sur ces centres, nouveaux lieux de soin où règne une discipline martiale. Attachons nous à comprendre ce que ces deux reportages sur les camps pour obésité infantile réalisés par les photographes américains, Lauren Greenfield et Donald Weber nous apprennent.

Ici, l’obésité n’est pas montrée sous les traits d’une recherche esthétique mais en tant que témoignage de la lutte contre la maladie, déployée différemment. Le reportage de Lauren Greenfield traite plus des adolescents obèses dans un camp alors que celui de Donald Weber observe la vie d’un camp pour adolescents obèses.

Dans les deux propositions photographiques, on est mis face à des moments quotidiens dans le centre, banalités du cours de la vie adolescentes. Les deux visions se rapprochent et diffèrent cependant par certains traitements de l’image car ces deux points de vue constituent des messages distincts

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Mise en question du corps obèse dans la représentation

Mise en question du corps obèse dans la représentation

Mise en question du corps obèse dans la représentation

Partie III :

Mise en question du corps obèse dans la représentation

Dans un mémoire qui s’interroge sur la manière de mettre en œuvre une démarche photographique afin d’interroger l’image du corps d’enfants et d’adolescents obèses, il est intéressant de voir après avoir observer comment la photographie pouvait-elle être exploitée dans une relation et comment on pouvait travailler sur l’image du corps, comment l’obésité est-elle montrée photographiquement ? Trois axes de recherches esthétiques ont pu être dégagé.

L’obésité est avant tout un hors-norme et a trait au physique, qu’en a t il était fait de ce physique obèse par les photographes esthétiquement ? Quelle a été leur recherche sur l’aspect purement physique.  À travers quelques exemples, Irving Penn, Patricia Schwartz, Ariane Lopez-Huici,Erwin Wurm et Andrea Modica, la question de la forme obèse sera vu.

L’obésité est devenu de plus en plus présente dans la société actuelle si bien qu’elle deviendra d’ici à 20 ans deuxième cause de mortalité après les accidents de la route. L’obésité devient sujet d’actualité et de ce fait de reportage et de documentaire que ce soit à la télèvision ou dans la presse.

Deux remarquables photographes étudient la question de l’obésité dans les centres pour adolescents obèses. Enfin, Jen Davis est une photographe obèse qui travaille directement sur le représentation de son image en tant que personne obèse.

A. Pour une esthétique formelle de l’obésité.

L’obésité est perçue

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Médiatisation d’une représentation dans l’élaboration d’une image du corps

Médiatisation d’une représentation dans l’élaboration d’une image du corps

C. Médiatisation d’une représentation dans l’élaboration d’une image du corps

Stéphanie Zwicky*, cette jeune comédienne trentenaire, est considérée comme obèse. Elle est devenue médiatisée au travers de son blog qui s’élabore avec des mises en scène photographiées dans lesquelles elle témoigne d’une recherche vestimentaire.

Dotée d’une certaine notoriété, elle est fréquemment sollicitée pour donner son avis sur les femmes rondes et les questions de mode. Ceci rentre dans notre recherche puisque cela concerne l’appréhension de l’image d’un corps hors-norme, image justement valorisée pour cette raison.

On peut prendre en compte l’idée que la définition de l’obèse est d’abord élaborée par le regard des autres. Marc Pataut le dit aussi : « Moi je ne me sens pas obèse, ce sont les autres qui me le disent. » Ce terme en forme d’anathème est lancé pour différencier de la norme.

C’est d’ailleurs ainsi que Stéphanie Zwicky l’a appris (mais c’est certainement le plus souvent le cas). De ce fait, la question de la représentation est au cœur de cette problématique de visibilité. Les obèses sont obligés et rabattus sur la considération des signes émis par leur image.

Tandis que notre recherche tourne autour de la question de la difficulté pour les jeunes adolescents obèses d’accepter leur image, leur corps et la façon de se voir avec cette image qualifiée et dévaluée à leurs yeux, on peut voir comment cette jeune femme appréhende et s’attache à valoriser ce qui la distingue.

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Achinto Bhadra ou la métamorphose pour image du corps

Achinto Bhadra ou la métamorphose pour image du corps

B. Achinto Bhadra ou la métamorphose pour image du corps

Ici, ce n’est ni le physique ni l’image corporelle qui sont évoqués mais l’histoire et le vécu personnel inscrits dans le corps.

Comment la photographie permet-elle de travailler et d’être utilisée comme un moyen de réflexion sur l’image de soi ? Comment agir sur l’apparence extérieure afin de modifier l’ensemble de l’image perçue d’un individu ? Achinto Bhadra travaille avec des femmes indiennes dont la vie a été chaotique : esclaves, femmes violées, battues, anciennes prostituées, toutes possèdent un passé qui les a détruites et leur a façonné une image d’elles détestable.

Leurs vies plus que pénibles, aux douloureuses expériences, ont marqué les corps et les esprits. On ne peut que se référer à ce propos à Boris Cyrulnik qui dans Un merveilleux malheur traite du phénomène de résilience et affirme :

« Quand la douleur est trop forte, on est soumis à sa perception. On souffre. Mais dès qu’on parvient à prendre un peu de recul, dès qu’on peut en faire une représentation théâtrale, le malheur devient supportable, ou plutôt, la mémoire du malheur s’est métamorphosée en rire ou en œuvre d’art. 29»

Comment ne pas rapprocher cette notion de l’enjeu du projet initié par l’organisation suisse « Terre des hommes » avec Achinto Bhadra et ces femmes, lorsque ensemble, ils réalisent un travail de réhabilitation en se servant de la photographie.

Dans ce mémoire, il est question de l’action et des effets de la photographie

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Corps en question, Image en question, Une a-normalité transcendée

Corps en question, Image en question, Une a-normalité transcendée

PARTIE II :

Corps en question, Image en question

Après avoir observé les différentes relations qui pouvaient s’établir entre la photographie et les malades, on cherchera à comprendre comment faire de la photographie peut-être un outil de réflexion sur son image. Il est temps d’aborder les différentes expériences photographiques qui nous introduisent à cette question.

En effet, l’image du corps est une notion sur laquelle s’est penchée la psychanalyse et avant de poursuivre plus avant, il est important de définir le concept d’image du corps et de sa formation.

Tout d’abord, il faut comprendre en quoi l’image du corps se différencie du schéma corporel et comment le narcissisme et l’estime de soi sont implicites à cette notion. L’image du corps peut être différente selon les théoriciens. Nous travaillerons ces questions à partir de notions apportées par Paul Schilder et Françoise Dolto.

Le schéma corporel

Le schéma corporel correspondrait à la forme graphique et physique d’un corps tel qu’il est réellement et parvient à se spatialiser dans l’environnement qui l’entoure.

Il fait de l’homme un individu aux critères physiques appartenant à une espèce. Le Moi-peau, notion que l’on doit à Didier Anzieu est la manière de se figurer son corps dans ses limites par le contact qui est offert au nourrisson avec sa mère.

De ces contacts, le nourrisson ressent ce qui ne fait pas partie de son corps et appréhende, dès lors, son corps physique dans la limite qu’il perçoit de

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La photo-thérapie selon Jo Spence

La photo-thérapie selon Jo Spence

E. La photo-thérapie selon Jo Spence

Après avoir déterminé l’art-thérapie, et ses pratiques photographiques, il est intéressant d’observer le cas particulier de Jo Spence qui dans une démarche artistique personnelle développe une autre Photo-thérapie.

Elle s’est jusque là démarquée par une pratique empreinte de féminisme, mais alors qu’on lui diagnostique un cancer du sein, ses recherches photographiques évoluent jusqu’à l’établissement d’une véritable méthode/procédure de thérapie photographique.

Comment Jo Spence utilisa-t-elle la photographie et en fait quelque chose d’autre dans ce nouveau statut de malade ?

La photographie est utilisée comme moyen de réflexion et nous observerons cette notion de patient-objet qui rappelle là aussi, en certains points, l’approche d’Adrian Hill sur sa maladie un siècle auparavant, mais aussi le travail de Welch Diamond.

Jo Spence travaillait sur son corps à la fois comme objet et sujet avant qu’elle reçoive le diagnostic du cancer du sein. Après un épisode dépressif suite à l’annonce, Jo Spence réfléchit à ce que constitue cette attaque sur le corps d’une femme et comment poursuivre son œuvre.

La photographie va, dès lors, être envisagée comme moyen de réflexion sur son corps, sa maladie mais aussi sa nouvelle condition de femme malade, constituant les marques de son cheminement dans l’évolution de son corps. Le sein représente pour Jo Spence un symbole de féminité et de séduction.

Cet argument de séduction adressé aux hommes, dédié à eux parfois, par son nouveau statut cancéreux devient un objet possédé par la médecine et le personnel soignant.

Pour se réapproprier son corps dans ce qu’il est, dans le temps même de la maladie et du combat contre celle-ci, Jo Spence choisit de traduire ses ressentis dans des images. La photographie la présentant en autoportrait frontalement face à l’objectif avec l’inscription sur son sein « Property of Jo Spence ? » est explicite.

De même, lorsqu’elle se fait photographiée en plein examen de mammographie par le médecin radiologue , elle inverse les rôles et devient la commanditaire; elle n’est plus un objet passif.

L’appareil photographique lui attribue le rôle de malade non pas régi par l’institution hospitalière mais elle, malade, sujet de sa maladie menant son chemin dans le système hospitalier.

Elle photographie également l’hôpital à bout de bras comme un panoramique constant autour de sa personne, se plaçant en pivot de l’action pour cet environnement particulier qui traduit la place réservée au malade dans l’institution hospitalière alors qu’Adrian Hill avait dessiné une opération chirurgicale que l’on pratiquait sur lui.

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L’art thérapie et une autre utilisation de la photographie

L’art thérapie et une autre utilisation de la photographie

D. L’art thérapie et une autre utilisation de la photographie.

L’art-thérapie, ou thérapeutique par l’art dans son nom original, a connu un véritable essor depuis une vingtaine d’années. Les domaines de santé actuels semblent de plus en plus s’intéresser à d’autres voies de guérison et s’ouvrent à de nouvelles disciplines thérapeutiques.

Dans un mémoire s’interrogeant sur l’utilité et l’efficacité de la photographie auprès de jeunes patients obèses, il semble important de décrire une discipline qui aborde ces questions.

En quoi s’en rapproche-t-elle et en diffère-t-elle ? Pour cela, nous tenterons de faire un historique de la discipline et de replacer la photographie au sein de celle-ci et de ce que cet art offre dans la spécificité de ce domaine.

L’art-thérapie est la façon dont un art est abordé par l’art-thérapeute avec un patient afin que le processus créatif et de réflexion sur l’art l’aide dans un prolongement de soin. Elle ne peut aucun cas être constituée comme substitut unique de soin mais seulement comme élément complémentaire à celui-ci.

Adrian Hill, considéré comme le fondateur de la discipline l’énonçait ainsi aux patients auxquels il s’adressait : « Ce qu’il signifie réellement est « un peu de ce que vous imaginez qui vous fait du bien ».

Et mon but, cette après-midi, est de vous persuader d’abord qu’il vous fait du bien, puis de vous inciter à vous l’imaginer, et puis de l’essayer pour vous-même.18 »

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La photographie comme travail de parole – Outil de parole

La photographie comme travail de parole – Outil de parole

C. La photographie comme travail de parole

En observant les différents modes de relation entre les malades et les photographes, on s’aperçoit que la photographie sert à interroger la maladie dans les symptômes qu’elle fait apparaître sur un corps.

Cela peut-être sous la forme documentaire où les malades sont requis comme des porte-paroles de la maladie et de la condition de patient, mais nous pouvons envisager une autre voie avec l’implication comme mode d’élaboration dans une relation plus investie.

Nous avons également pu observer avec le travail de Nan Goldin ou Jim Goldberg que la place du photographe lui permettait avant tout de se construire en dépassant le tragique des évènements.

La rencontre servant alors, à l’artiste de moyen afin d’incorporer la maladie à sa propre histoire. Enfin, nous aborderons un autre type de mise en œuvre de cette relation entre les malades et le photographe, la photographie s’envisageant comme lieu de rencontre d’une véritable parole installant le travail.

Ceci constitue le cœur du travail de Marc Pataut. Le malade ne se trouve plus un objet d’observation et c’est pour cela que le photographe construit son œuvre en intégrant la dimension participative. Il a réalisé depuis 2003 un projet photographique avec de jeunes anorexiques dans un hôpital pédopsychiatrique de Limoges.

Le projet s’est fait dans le cadre de « Culture à l’hôpital ». Patrick Gripe, lui, est photoreporter et réalise, aussi, un travail photographique avec de jeunes anorexiques à partir d’une commande

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Photographie et Patient : De l’espace projectif pour le photographe

Photographie et Patient : De l’espace projectif pour le photographe

B. De l’espace projectif pour le photographe

La photographie peut être outil documentaire de la maladie et se servir des patients en tant que physique portant les traces signifiantes de la maladie. Il s’agit là d’un traitement du patient en sa qualité de malade.

Une autre manière interroge la maladie dans ce qu’elle représente pour lui comme sentiment et sensation et non comme maladie en tant que telle, elle aborde la maladie et s’intéresse aux patients dans un lien plus personnel et profond du photographe.

Un exemple de cette implication individuelle du photographe face à la maladie allant jusqu’à l’issue fatale est le projet réuni dans un livre : Hospice, a photographic inquiry.

Cet ou vrage répond à la commande passée par la Fondation nationale des Hospices afin de réaliser une recherche photographique sur les soins palliatifs et l’encadrement des patients ante-mortem.

Chaque photographe est choisi pour la démarche personnelle de recherche photographique. Comment faire de la photographie de malades inconnus une réflexion personnelle par rapport à sa propre vie grâce à la photographie ? Nous nous intéresserons aux travaux de Nan Goldin, Jim Goldberg et Sally Mann.

Jim Goldberg est connu pour avoir réalisé des reportages photographiques qui mêlent divers médiums et qui ne se cantonnent pas qu’à la photographie. Il ajoute, le plus souvent, des textes pour tenter de montrer l’intégralité d’un modèle qui devient un sujet.

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Distance entre photographie et patient: Exposition des symptômes 

Régnard, Attaque, Période elipeptoï de: Phase tonique, 1886

Distance entre photographie et patient: Exposition des symptômes

A. La photographie ou l’exposition des symptômes.

Le médium photographique est relié au milieu médical depuis ses débuts et plus particulièrement au domaine psychiatrique.

La photographie dans ses multiples relations aux malades peut être abordée de différentes manières et ici, nous estimerons que le patient n’est désigné qu’en tant que porteur de symptômes, figuration et incarnation de la pathologie parcourant son corps.

Le malade n’est alors plus une personne, un individu, mais un cas et sa seule trace d’individualisation relève de la manière dont la maladie s’inscrit en lui.

Jean-Martin Charcot, célèbre aliéniste en fera un des outils pour son observation des maladies nerveuses et plus particulièrement des hystériques de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. Les images des séances d’hypnose ou des tableaux cliniques familiariseront les regards avec ces corps tendus dans l’apogée des crises tétaniques.

De ces malades, on conserve des photographies qui deviendront sujets d’étude, rendant médiatique ce secteur en pleine évolution que sera la psychiatrie contemporaine voire la psychanalyse puisque Sigmund Freud s’appuiera sur les travaux du célèbre neurologue pour élaborer sa clinique.

On peut penser, que les photographies en circulant, ont participé à l’ouverture des esprits, pour le domaine des soins mais aussi pour une curiosité envers des êtres exclus socialement, appelés d’ailleurs à l’époque les incurables. Nous verrons plus loin quels processus étaient mis en place.

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Photographier le corps en souffrance : le cas de l’obésité

Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière
Section Photographie

Mémoire de fin d’études et recherche appliquée

Beth Ditto (chanteuse du groupe Gossip) en couverture du magazine LovePhotographier le corps en souffrance,
Le cas particulier de l’obésité

Présenté par :
Sophie Carrère

Sous la direction de :
Madame Claire Bras

Professeur à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière

Membres du jury :
Madame Claire Bras
Madame Françoise Denoyelle
Madame Véronique Dürr
Monsieur Pascal Martin

Année universitaire :
Année 2009

Remerciements

Je tiens à remercier sincèrement :

Claire Bras, professeur à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière, Pour l’aide avisée dans mes recherches.

Le professeur Bougnères, professeur du service d’endocrinologie et diabétologie infantile à l’hôpital Saint Vincent de Paul de Paris, Pour m’avoir permis de réaliser ce travail de recherche au sein de son service en toute liberté.

Madame Dewynter, cadre supérieure infirmière du service d’endocrinologie et diabétologie infantile à l’hôpital Saint Vincent de Paul de Paris,

Pour son ouverture d’esprit et l’intérêt qu’elle a porté à mon projet

Tout le personnel soignant du service d’endocrinologie et diabétologie infantile à l’hôpital Saint Vincent de Paul de Paris,

Qui ont facilité mon travail dans l’accueil qu’ils m’ont offert

Et surtout : Anaïs, Bala, Claire, Laura, Lina, Mehdi, Ophélie, Savannah, Yannis et Waël.

Ainsi que leurs parents qui m’ont fait confiance.

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