L’économie marocaine : atouts, évolutions et endettement
Université de Bretagne Occidentale
Institut d’administration des Entreprises
de Bretagne Occidentale
DESS : Ingénierie Financière
Mémoire du Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Ingénierie Financière
Sous le thème

Le gouvernement d’entreprise au Maroc
Réalisé par :
Hicham Belkadi
Sous la direction de :
Mlle Elisabeth GENAIVRE
Maître de conférence en Gestion
IUT de Lannion-Université de Rennes 1
Responsable du DESS :
Mr. Christian CADIOU
Professeur Agrégé des Universités en Gestion
IAE de Bretagne Occidentale
Année Universitaire
2002-2003
Depuis l’indépendance, le Maroc était réputé un pays libéral. Néanmoins, l’Etat a toujours gardé un rôle prépondérant dans l’économie. Le pays a ainsi vécu depuis des années dans l’attente de réformes économiques.
Or, jusqu’au début des années 1990 rien de particulièrement important n’a été entrepris à part un programme d’ajustement structurel (PAS) douloureux, imposé par les instances financières internationales notamment le FMI.
Ce n’est qu’à partir de 1993 que le pays a entrepris un ensemble de réformes. Il a ainsi choisi la libéralisation économique interne et l’ouverture sur l’économie mondiale.
Le royaume a compris qu’il y a des exigences incontournables, comme la modernisation de son économie et la mise en place d’un cadre incitatif qui puisse libérer les énergies locales et attirer les investisseurs étrangers.
La mondialisation impose au Maroc en tant que pays en développement de s’aligner aux normes internationales et d’être capable de fournir aux investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers les mêmes conditions que celles qu’ils peuvent obtenir ailleurs.
Le respect des principes de gouvernement d’entreprises constitue l’une de ces conditions. En effet ce sujet est actuellement au centre des débats.
Les enjeux sont importants, car il s’agit de générer la confiance et de permettre aux investisseurs d’obtenir les moyens d’exercer un véritable contrôle sur la gestion de leurs actifs.
Dans les pays en développement ce débat n’est pas posé avec la même acuité. Toutefois, le Maroc ne peut pas se permettre de rester à l’écart.
De ce fait le législateur marocain a introduit dans le texte de la loi (17-95), relative à la SA et entrée en vigueur en janvier 2001, des dispositions ayant trait au gouvernement d’entreprises.