Le Maroc et les défis de l’accord de libre-échange

Le Maroc et les défis de l’accord de libre-échange

Le Maroc et les défis de l’accord de libre-échange

Section IV – Les solutions préconisées par le Maroc pour affronter les défis du libre-échange

Il faut savoir que l’économie marocaine n’est pas encore prête à relever les défis de l’accord de libre-échange, il suffit de rappeler que seulement 30% des entreprises marocaines sont jugées aptes à suivre la libéralisation alors que 70% devraient se restructurer et s’organiser.

Ajoutons à cela l’insuffisance et la médiocrité des infrastructures économiques que se soit la qualité des ports des routes … où les prix d’énergie et des matières premières sans oublier le niveau et la qualité de formation des ressources humaines qu’il faut améliorer et développer pour servir les besoins des entreprises et de l’expansion de l’économie marocaine en général.

En plus on trouve que l’administration marocaine est improductive et rigide, ce qui constitue un facteur de blocage pour le développement de l’économie marocaine.

Donc le Maroc est obligé de mettre à niveau l’ensemble de son secteur productif, en s’appuyant sur des chantiers qui sont considérés prioritaires, tels que l’organisation et l’environnement de l’entreprise marocaine, la qualité des infrastructures économiques, le niveau de formation des ressources humaines et la modernisation de l’administration.

§1 -La mise à niveau et la restriction des entreprises

L’insertion du Maroc dans le libre-échange surtout avec un mastodonte économique international, pose une grande interrogation sur la capacité de l’économie marocaine à conforter des économies plus compétitives.

La fragilité du tissu économique national risque de compromettre le succès de l’accord.

Au cours de la période de transition, l’économie marocaine doit apporter des adaptations considérables à ses structures pour parvenir au niveau de compétitivité souhaitée.

Tous les opérateurs économiques et les responsables marocains avancent l’idée de la continuité de réformes, de la mise à niveau ou la restriction de l’économie marocaine pour être à la hauteur des attentes.

I- La réforme du système fiscal, financier et juridique

L’Etat marocain doit veiller à préparer un environnement juridique, financier administratif et fiscal propice au développement des activités de l’entreprise marocaine.

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Accord de libre-échange: Maroc & Turquie / pays arabes

Accord de libre-échange: Maroc & Turquie / pays arabes

Accord de libre-échange: Maroc & Turquie / pays arabes

Section III – Accord de libre-échange : Maroc-Turquie & Maroc-pays arabes

Afin de réduire sa dépendance commerciale vis à vis de l’Union Européenne, le Maroc cherche à diversifier ses marchés à l’export.

A cet effet, le Maroc a signé la déclaration d’AGADIR relative à l’instauration d’une zone de libre-échange entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie.

L’accord entre le Maroc et la Turquie permet d’ouvrir de nouveau horizons aux opérateurs économiques surtout que les deux pays disposent d’atouts complémentaires non encore exploités de manière efficiente.

Le partenariat Euro-Méditerranéen peut constituer un processus d’accompagnement au développement de la zone de libre-échange arabe. Car, il constitue, un point d’appui pour les réformes et la modernisation des économies.

De même, pour favoriser un développement important des investissements directs étrangers et de leur permettre de jouer un rôle actif en matière de dynamisation des exportations, les pays de la zone arabe de libre-échange gagneraient à mettre en place les réformes indispensables pour crées un climat favorable à l’investissement et aux échanges.

§1 : Accord de libre-échange : Maroc-pays arabes/ Maroc-Turquie

Le Maroc a toujours affirmé son attachement aux pays arabes et la nécessité d’activer, de dynamiser ses structures et de rationaliser ses mécanismes d’action, en tant que choix stratégique pour faire face à tous les défis internationaux et aux

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Les défis du partenariat et libre-échange Maroc USA

Les défis de libre-échange Maroc USA §3 : Défis du partenariat Maroc – USA La théorie économique et les expériences de libre-échange entre un pays dit développé comme les Etats-Unis et un pays en voie de développement comme le Maroc, ont montré que le libre échange est en faveur du premier et détriment du second, … Continuer la lecture

Les opportunités de l’accord de libre-échange Maroc-USA

Opportunités réelles: l’accord de libre-échange Maroc-USA §2 : L’accord de libre-échange avec les USA des opportunités réelles La création de la ZLE entre le Maroc et les USA induit avec un aspect important au fur et à mesure que l’ouverture se consolide et que les gains de productivité se développent. Il s’agit de l’apport des … Continuer la lecture

L’accord de libre-échange Maroc-USA

Les importations des Etats-Unis du Maroc en 2003

L’accord de libre-échange Maroc-USA

Section II – Une Zone de libre-échange Maroc-USA

Afin de réduire sa dépendance commerciale vis à vis de l’UE, le Maroc cherche à diversifier ses marchés à l’export.

A cet effet, le Maroc et Etats-Unis ont entamé des concertations pour examiner l’opportunité de l’établissement d’une zone de libre-échange, au sein de laquelle les barrières au commerce et aux investissements seront progressivement éliminés entre les deux pays.

Etant donné les différences importantes qui existent entre la taille des deux partenaires, on peut s’interroger sur la capacité de ce projet à faire bénéficier l’économie marocaine d’un gain additionnel dans ses échanges avec l’Amérique, sachant que le PIB national atteint à peine 0,3% du PIB américain, le poids des deux nations dans les échanges mondiaux est aussi contrasté : les Etats-Unis sont la première puissance commerciale, le Maroc navigue difficilement au delà du centième rang.

§1 : L’accord de libre-échange Maroc-USA

Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président Georges W.Bush ont décidé, à l’occasion de la visite Royale à Washington (20-24 Avril 2002), d’établir une zone de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, affirmant, par la même, la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales.

Cet accord s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale d’ouverture maîtrisée de l’économie marocaine et son intégration dans l’économie mondiale. Les procédures institutionnelles internes aux Etats-Unis, relatives à la négociation d’accords commerciaux internationaux ont retardé l’ouverture officielle des négociations.

En effet, ce n’est que 1er Août 2002 que le gouvernement américain a pu faire adopter par le sénat la loi « trade promotion authority (TAP) ». Aux termes de cette importante décision, l’administration américaine est désormais habilitée à mener des négociations commerciales internationales sans que le congrès puisse amender les accords ainsi conclus.

I- L’accord de libre-échange avec les USA : déroulement des négociations

Tout au long des négociations, le Maroc a veillé, de manière rigoureuse, à faire prévaloir ses spécificités économiques et ses réalités sociales pour aboutir à un accord adapté, se distinguant de tout modèle préétabli.

Les travaux du premier round de négociation ( janvier 2003 à Washington ), ont été consacrés principalement à un échange d’informations et à des discussions et débats sur les attentes de chacune des parties, quant à l’accord projeté.

La partie marocaine a présenté l’environnement macro-économique du Royaume et la vision nationale dans les différents secteurs d’activité, en insistant sur la sensibilité de certains d’entre eux, tels celui de l’agriculture.

Elle a souligné la nécessité d’aboutir à un accord de libre-échange adapté aux spécificités, aux contraintes et aux réalités socio-économiques du Maroc.

Les deux parties ont poursuivi leurs contacts et l’échange d’information au cours des mois de Février et de Mars, avant de tenir des discussions techniques, la semaine du 24 Mars 2003, à Genève. Au cours de ce second round, les groupes ont, de manière générale , passé en revue un premier projet de texte.

La partie marocaine a mis à profit cette rencontre pour présenter, de façon détaillée, sa vision et évaluer les positions américaines.

A l’occasion du troisième round (Juin 2003 à Rabat), les deux parties ont poursuivi leurs discussions sur la base de réactions et contre-projets. Certaines parties du texte ont fait l’objet d’un accord de principe.

Lors du quatrième round (Juillet 2003 à Washington), les deux parties ont continué l’examen des dispositions restées en suspens dans certains chapitres, notamment l’investissement, les marchés publics, le droit du travail, l’environnement, les droits de propriété intellectuelle, les services et les questions juridiques.

En matière d’accès au marché, les deux parties ont progressé dans l’élaboration des listes de démantèlement. De même il ,a été procédé à l’échange des offres initiales agricoles .

Au cours du cinquième round (Octobre 2003 à Rabat), les différents groupes de négociation ont poursuivi leurs travaux de manières intensive, avec pour objectif de finaliser les différents chapitres avant la fin de l’année 2003. À l’exception des volets « Agriculture », «Textile » « Questions juridiques » et « Services » tous les autres groupes étaient dans la phase finale de leurs travaux.

Les travaux du sixième round ( Janvier 2004, à Washington ) se sont donc focaliser sur les questions restées en suspens, et qui représentaient un intérêt majeurs pour le Maroc. Il est à relever que, suite à ce sixième round, les groupe « Agriculture », « Services » et « Questions juridiques » ont multiplié leurs contacts.

C’est à l’issue d’un septième et dernier round de négociation (Février-Mars 2004, à Washington), que les deux parties ont trouvé un compromis sur les questions restées en suspens, ce qui a permis d’annoncer la conclusion des négociations le 2 Mars 2004.

Une fois signé, l’accord entrera en vigueur après l’échange des instruments de ratification et la finalisation des procédures constitutionnelles de chacun des deux pays.

II- Le potentiel des échanges Maroc-USA

Le choix d’une politique commerciale ne répond qu’à la volonté de réaliser un objectif de promotion des échanges ou de satisfaire des groupes d’intérêts particuliers. Il obéit plutôt aux intérêts stratégiques et géopolitiques spécifiques des deux parties et au souhait de voir leurs relations bilatérales d’investissement et d’échanges commerciaux se renforcent.

Chacun des deux pays déjà liés par des accords commerciaux préférentiels avec ses partenaires régionaux ou bilatéraux.

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L’accord de coopération entre le Maroc et l’UE

L’accord de coopération entre le Maroc et l’Union-européenne

L’accord de coopération entre le Maroc et l’UE

Chapitre II – Les opportunités et les défis de la zone de libre-échange au Maroc

« Les accords de libre-échange, signés par le Maroc sont à la fois une opportunité et une menace.

Une opportunité, dans la mesure où ils vont nous ouvrir des marchés additionnels à l’exportation, attirer des investissements étrangers dans notre pays et nous obliger à mettre à niveau notre production, du fait de l’ouverture de nos frontières.

Ils constituent une menace si des réformes structurelles ne sont pas rapidement mises en oeuvre pour réformer la gouvernance de l’Etat et améliorer la compétitivité de nos entreprises »*.

On va traiter dans ce chapitre les différents accords du partenariat entre le Maroc et L’UE, Maroc-USA et enfin la création d’une zone arabe de libre-échange, en traitant leurs opportunités et leurs défis et la dernier section fera l’objet de la politique de mise à niveau des différents secteurs productifs.

Section I : L’accord de coopération entre le Maroc et l’Union-européenne

Les liens du Maroc avec l’union européenne ne datent pas d’aujourd’hui, mais il s’agit des rapports séculaires, qui ont été institués par l’histoire et le voisinage géographique. Il semble de ce fait que le destin du Maroc est lié à cet espace attractif.

Le Maroc, en signant l’accord d’association avec l’Union-européenne devra démontrer qu’il est capable de résister face à la compétition… « Le Maroc en signant l’accord d’association, va se jeter à l’eau, il s’agira pour lui de démontrer qu’il sera capable de nager » et ceci doit être dans un délai de moins de 10 ans.

§1 : L’accord de libre échange Maroc-UE

« La situation est déjà très complexe pour les Européens alors imaginer ce que ce serait d’introduire au sein de la CEE un autre pays dont l’identité est très affirmée, nous voulons commencer par un accord de libre échange qui possède aussi un volet politique.

Au fil du temps, si nous sommes contents de l’Europe et si celle-ci est contente de nous, nous irons de l’avant … » .

I- Les relations Maroc-UE depuis les années soixante

Toute réflexion sur le devenir des rapports Euro-marocains dans la perspective de l’instauration d’une zone de libre-échange nécessite un rappel même succinct de l’histoire récente du cadre ayant régi les dites relations. Ainsi, on peut dire qu’on a assisté depuis l’indépendance à trois générations d’accords entre le Maroc et l’UE.

Après l’indépendance, les relations Maroco-européennes sont pressées par trois grandes des stations : l’accord de 1969 suivi par l’accord d’association de 1976 et en suite un accord d’adaptation en 1988.

En 1996 le Maroc a signé l’accord d’association avec L’UE.

A- L’accord de coopération de 1969

Le Maroc a signé son premier accord de coopération avec l’UE le 31 Mars 1969, cet accord vise a entériner les échanges commerciaux tissés avec les pays Européens durant la période coloniale.

Il revêtait essentiellement un caractère commercial, et régissait plus précisément les exportations agricoles marocaines qui entraient en franchise de droit de douanes dans les pays de la communauté à cause de l’application de la politique agricole communautaire (PAC).

Mais cet accord n’a concerné que l’aspect commercial tout en négligeant les autres aspects notamment financier et technique.

B- L’accord d’association de 1976

L’accord d’association de 1976 s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la politique communautaire méditerranéenne, cet accord est considéré comme global car il concerne à la fois le volet commercial, agricole, industriel, technique et financier.

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L’insertion du Maroc dans l’économie mondiale

Le tableau suivant présente la répartition des IDE par les principaux pays en MDH
L’insertion du Maroc dans l’économie mondiale
Section II – L’insertion de l’économie marocaine dans l’économie mondiale

L’insertion des économies émergentes dans l’économie mondiale n’est pas facile.

Pourtant, cela doit et peut se faire grâce au soutien des entreprises et de l’ensemble du tissu industriel.

Ce processus d’insertion ne pourra s’accomplir qu’à la condition que l’économie marocaine se mette en position de mettre en œuvre de manière maîtrisée, les choix stratégiques appropriés à ses contraintes économiques, et à son identité socioculturelle.

Les entreprises marocaines sont donc contraintes par l’environnement économique mondiale actuel à s’investir dans une culture d’intelligence économique.

§1: La politique d’ouverture au niveau du secteur privé et public

La mise en œuvre d’une politique sociale novatrice et les volets de la nouvelle politique économique, doivent porter sur la modernisation du secteur public et le renforcement de la compétitivité des entreprises privées.

Il s’agit pour le nouveau gouvernement d’achever les programmes de réformes initiés ces dernières années visant à promouvoir le secteur privé et à préparer l’intégration du Maroc dans l’économie mondiale.

I- La politique d’ouverture au niveau du secteur privé

Le programme d’appui aux entreprises vient en soutien à l’action du gouvernement marocain dans l’effort d’ouverture de son économie, et dans sa politique d’insertion dans la zone de libre échange.

A- Les objectifs du projets d’appui aux entreprises

L’objectif global du programme est l’appui au développement et la modernisation du secteur privé marocain, en particulier les PME dans la perspective de la libéralisation des échanges commerciaux.

Les objectifs spécifiques du programme, en lien avec chacune de ses composantes sont les suivants :

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Les étapes de l’ouverture de l’économie marocaine

Les étapes de l’ouverture de l’économie marocaine

Les étapes de l’ouverture de l’économie marocaine

Partie II – Opportunités et défis d’une zone de libre-échange : cas de l’économie marocaine

Pour s’inscrire dans le processus de la mondialisation des relations économiques internationales au cours des ces dernières années, le Maroc a fait de l’ouverture sur l’extérieur un choix stratégique.

Une option qui a été couronnée par son adhésion à l’accord du GATT en mai 1987 , la signature du traité portant création de l’organisation mondiale du commerce en avril 1994, l’accord d’association avec l’Union européenne en 1996 celui du libre-échange avec l’association européenne de libre-échange en 1999, ainsi que la signature de la déclaration d’Agadir et la conclusion des accords de libre échange avec les Etats-Unis et la Turquie en 2004.

Dans cette partie, on traitera, dans un premier chapitre l’insertion de l’économie marocaine dans l’économie mondiale tout en traitant les étapes de son ouverture, le deuxième chapitre fera l’objet de l’étude des opportunités et défis de la zone de libre-échange au Maroc.

Chapitre I

L’insertion de l’économie marocaine dans l’économie mondiale

Au début les années quatre-vingts, le Maroc a lancé un programme d’ajustement structurel (PAS) qui vise à la fois la stabilisation de l’économie, la réduction du déficit de la balance des paiements, la libéralisation de l’économie, ainsi que la restructuration de l’appareil productif en permettant une meilleure allocation des ressources.

L’adoption du PAS devrait rétablir les équilibres aussi bien économiques que financiers, intérieurs qu’extérieurs.

Cette politique se traduit par une ouverture progressive sur l’extérieur de l’économie marocaine, La libéralisation

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La politique commerciale marocaine depuis 1983

La politique commerciale marocaine depuis 1983

Section II

La politique commerciale marocaine depuis 1983 [1]

Le Maroc poursuit le processus de réformes économiques et commerciales engagées en 1983, mais le changement est plus ou moins rapide suivant les secteurs.

D’après le rapport du secrétariat de l’ OMC sur la politique et les pratiques commerciales du Maroc, ce pays a fait récemment un effort important en vue de libéraliser certains domaines des services, en particulier le secteur bancaire, et de privatiser les entreprises publiques.

§1- Les traits caractéristiques de la politique commerciale marocaine

A l’OMC, le Maroc s’est engagé à consolider toutes ses lignes tarifaires.

Comme d’autres membres de l’organisation , il s’est aussi engagé à convertir en tarifs toutes les mesures quantitatives affectant les importations de produits agricoles.

Le rapport conclut que l’économie marocaine tirera vraisemblablement partie des efforts fait récemment pour développer l’économie de services.

Avec la baisse des activités agricoles, ce secteur contribue à présenter pour plus de 50 % au PIB du pays.

Cette tendance devrait se poursuivre, en particulier parce que le secteur des services est celui qui a bénéficier le plus des mesures de libéralisation du commerce et de privatisation adoptées récemment.

Avec les accords de l’OMC, le Maroc à la possibilité de poursuivre sa politique de libéralisation et d’en étendre l’application , et de redynamiser le processus d’ajustement général.

[1] -www.l’écnomiste.ma n° 113, 18 Mars 2004 p : 15

I- Environnement économique et échanges mondiaux marocain

L’Union européenne est le principal partenaire commercial du Maroc.

Elle assure plus de

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Les politiques commerciales marocaines jusqu’en 1983

Les politiques commerciales marocaines jusqu’en 1983

Chapitre II – Le Maroc et les politiques commerciales internationales

Pays en développement, en transition, intermédiaire, d’économie mixte, la multiplicité et le flou de termes révèlent la complexité de l’économie marocaine.

Passé en quelques décennies d’une activité rurale et primaire dominante à une économie diversifiée dans laquelle la part des secteurs secondaires et tertiaires ne cessent de progresser, de la dépendance imposée par la convention d’Algésiras et les liens politiques du protectorat à la maîtrise de ses choix, des illusions de la planification et de l’étatisation aux espoirs du libéralisme et des et de l’étatisation aux espoirs du libéralisme et des privatisations, porté par son dynamisme démographique, mais contraint par les impératifs d’un marché mondialisé, le Maroc offre un immenses terrain de constats, d’études et de réflexion.

Dans le présent chapitre on va traiter dans la première section l’histoire des politiques commerciales marocaines jusqu’en 1983, et dans la deuxième section la politique commerciale marocaine depuis 1983.

Section I

Histoire des politiques commerciales marocaines jusqu’en 1983

L’économie marocaine a connu plusieurs étapes dans son évolution. C’est déjà, à partir du XVIIIème siècle, que l’EUROPE en voie d’industrialisation avait imposé peu à peu. Le vieux royaume protectionniste qu’était le Maroc à s’ouvrir.

De traité commerciale en traité commerciale, elle impose, par l’acte d’Algésiras du 07 Avril 1906, le régime douanier dit de la « porte ouverte », qui prendra jusqu’en 1957.

Le tarif douanier était alors fixé,

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La politique du protectionnisme tarifaire et non tarifaire

La politique du protectionnisme : tarifaire et non tarifaire

Section II 

La politique du protectionnisme

Les périodes de prospérité et de croissance de l’économie mondial vont toujours de pair avec celle de la libéralisation et d’expansion des échanges internationaux.

Ceci ne signifie pourtant pas que tous les pays notamment parmi les plus ouverts au commerce international, ont définitivement choisi le libre échange intégral.

La libéralisation progressive des échanges grâce aux réductions tarifaires obtenues à la suite des négociations multilatérales dans le cadre du GATT est encore limitée en 1991 aux produits manufacturés.

La protection étant la règle dans le cas des produits agricoles ( sans préjuger de l’issue prochaine de l’Uruguay ROUND).

Elle est d’autre part entravée de plus on plus par la mise en place des barrières non tarifaires dont les plus visibles sont les accords bilatéraux d’auto limitation avec les pays fournisseurs, les mesures anti-dumping, ou l’obligation de conformité aux normes techniques pointilleuses.

§1- Le protectionnisme tarifaire

Un tarif douanier est une sorte de taxe imposée aux produits importés à les rendre moins concurrentiels sur le marché domestique. Nous pouvons regrouper les tarifs douaniers sous deux types : les tarifs ad-valorem et les tarifs spécifiques.

Les tarifs ad-valorem sont des tarifs imposés en pourcentage de la valeur du bien importé ( par exemple, un tarifs de 20%sur les chaussures importés ).

Les tarifs spécifique constituent la forme la plus simple de tarifs douaniers, car il sont levés sous forme d’un montant fixe par unité de bien importé ( par exemple, un tarifs de 3$ le litre de vin).

I- Les pratiques du protectionnisme tarifaire

Vue de l’extérieur la coopération régionale peut se présenter sous la forme d’un rempart.

En outre, entre les zones qu’elle dessine en particulier, apparaissent de nouvelles formes de protectionnisme.

Les pays en développement, en raison de leur spécificité économique et des considérations géopolitiques, fonctionnement souvent avec des règles dérogatoires au libre échange.

A- La coopération régionale et la politique protectionniste

Si la coopération régionale se traduit par une progression du libre échange au sein de la zone, elle peut aussi aboutir à un protectionnisme plus ou moins fort vis -à vis des pays extérieurs et partant à un détournement de trafic.

● L’établissement de barrières autour des zones de coopérations régionales

Parce que des difficultés affectent le fonctionnement d’une zone de libre-échange (par exemple, si le tarif douanier est plus bas dans un pays de la zone de libre échange, l’importateur sera tenté de transiter par celui-ci, sans qu’il soit le destinataire ce qui complique le travail des douanes), parce que aussi et surtout les Etats coopérant entendent tirer avantage de leur appartenance à une zone, ils peuvent êtres amenés à mettre en place une union douanière ou une coopération plus avancée après la zone de libre échange.

Il va alors s’agir de décider de droits de douanes. Bien sûr, ces droits existent déjà (à des taux variables). Simplement dans un tel contexte.

On sera moins enclins à les supprimer dans les négociations, au sein des instances mondiales en particulier.

● Le détournement du trafic commercial

Il est possible de voir l’intégration régionale comme une première étape vers la coopération mondiale.

Mais si l’on compare le rapport (exportation/PIB x 100) de l’UE avec celui des Etat- Unis et celui du JAPON, on note une ouverture de l’UE nettement moins importante puisque les valeurs sont respectivement 8%, 12%, et 10%.

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Le Maroc et les politiques commerciales internationales

Le Maroc et les politiques commerciales internationales

Le Maroc et les politiques commerciales internationales

Section I

La politique du libre échange

Le libre échange est un système de commerce international reposant sur l’absence de barrières douanières et non douanières, et à la libre circulation des biens et des services.

Il ne concerne pas les mouvements de travailleurs ou de capitaux.

La première analyse rigoureuse du libre échange est due à HERY MARTYN dans « Considération sur le commerce avec les Indes orientales ».

Dès la préface, il prévient : « La plupart des idées dans ces travaux sont directement opposées aux opinions reçues »*

MARTYN s’oppose à la fois au monopole de la compagnie Néerlandaise des Indes orientales et aux restrictions sur les importations de biens manufacturés en provenance de l’Inde.

Il explique que la liberté de commerce va diminuer la rente des marchands déjà établis, et accroître le volume au bénéfice de la nation toute entière. MARTYN est aussi le premier à appliquer le principe de la division du travail au commerce international.

§1- Les fondements théoriques de libre échange

Le libre échange naît à la fin du XVIIIème siècle avec la réaction des économistes anglais « Classiques » ADAM SMITH et DAVID RICHARD, conte le mercantilisme.

I- Evolution théorique du libre échange

Pour les théoriciens de la doctrine mercantiliste, le commerce n’est qu’un « jeu à somme nulle » : Une nation y gagne ce qu’une autre y perde. SMITH montre que par la division du travail et la spécialisation des tâches, il est possible de gagner en productivité et donc d’abaisser les coûts de production.

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Une zone de libre-échange : Opportunités et défis

Opportunités et défis d’une zone de libre-échange Cas de l’économie marocaine

Une zone de libre-échange : Opportunités et défis Université Moulay Ismail Mémoire de licence en Sciences Economiques et Gestion Opportunités et défis d’une zone de libre-échange Cas de l’économie marocaine Encadré par : Me OUAZZANI Aicha Préparé par : Kamal N. & zakia L. & loubna S. Année universitaire : 2005-2006 Liste des abréviation GATT … Continuer la lecture